La républicaine Nikki Haley candidate à la présidentielle américaine de 2024

L'ancienne gouverneure républicaine de Caroline du Sud Nikki Haley (Photo, AFP).
L'ancienne gouverneure républicaine de Caroline du Sud Nikki Haley (Photo, AFP).
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Publié le Mardi 14 février 2023

La républicaine Nikki Haley candidate à la présidentielle américaine de 2024

  • L'ancienne diplomate, justement nommée à l'ONU en 2017 par Donald Trump, était pressentie depuis plusieurs semaines pour annoncer son entrée dans la compétition pour la Maison Blanche
  • Dans son message, Nikki Haley appelle à une «nouvelle génération de dirigeants», critiquant au passage le bilan des républicains

CHARLESTON: Elle s'est lancée dans la course: la républicaine Nikki Haley a annoncé mardi se présenter à l'élection présidentielle américaine 2024, devenant la première candidate notable à défier Donald Trump.

"Je suis candidate à l'élection présidentielle", a déclaré la quinquagénaire, dans une vidéo à ses partisans.

L'ancienne diplomate, justement nommée à l'ONU en 2017 par Donald Trump, était pressentie depuis plusieurs semaines pour annoncer son entrée dans la compétition pour la Maison Blanche.

Elle sera, selon toute vraisemblance, l'une des seules femmes à se présenter à l'élection.

«Chance incroyable»
"Même dans nos jours les plus sombres, nous avons une chance incroyable de vivre en Amérique", affirme dans sa vidéo cette fille d'un couple d'immigrés indiens, qui a grandi dans une petite ville de Caroline du Sud, avant d'en devenir gouverneure.

Mais le président démocrate Joe Biden et l'"establishment" de Washington ont un bilan "épouvantable", regrette la républicaine.

Nikki Haley avait promis une "annonce spéciale" mercredi à ses partisans à Charleston, en Caroline du Sud où des ouvriers s’affairaient encore à installer enceintes et estrades, lundi soir.

Elle y prendra la parole dans son premier grand meeting inaugurant sa campagne.

Son site de campagne proposait déjà mardi matin t-shirts, tasses et casquettes à son nom.

«Nouvelle génération»
Dans son message, Nikki Haley appelle à une "nouvelle génération de dirigeants", critiquant au passage le bilan des républicains lors des dernières élections, où Donald Trump, 76 ans, était faiseur de rois.

L'ancien magnat de l'immobilier n'a pas immédiatement réagi à l'annonce de Nikki Haley.

Englué dans une série d'affaires, l'ancien président, lui aussi candidat depuis le 15 novembre, ne profite pour l'instant pas de la dynamique de campagne qu'il espérait.

Et après avoir fait cavalier seul durant trois mois, l'ex-président américain voit progressivement les républicains fourbir leurs armes.

Selon les enquêtes d'opinions - à prendre bien sûr avec des pincettes - Nikki Haley n'est pas nécessairement la plus grande menace pour Donald Trump.

L'ancien vice-président de Donald Trump, Mike Pence, son ex-chef de la diplomatie, Mike Pompeo, les gouverneurs de Virginie et du New Hampshire... de nombreux républicains envisagent une possible annonce prochaine.

Dans sa course pour l'investiture républicaine, Nikki Haley devra d'ailleurs probablement affronter un concurrent venant directement de son Etat: le sénateur de Caroline du Sud Tim Scott qui flirte lui aussi très ouvertement avec une candidature.

Hasard du calendrier? L'élu afro-américain participera lui aussi à un événement dans la ville balnéaire de Charleston cette semaine.

Mais les projecteurs sont surtout braqués sur Ron DeSantis -- gouverneur de Floride et étoile montante du parti, placé en tête des intentions de vote dans certains sondages. Lui non plus ne s'est pas officiellement lancé dans la course.

La bataille pour l'investiture républicaine promet donc d'être âpre.

«Popcorn»
Donald Trump, Nikki Haley, ou un(e) autre... Le candidat choisi par le camp républicain à l'issue de primaires affrontera en novembre 2024 celui désigné par le parti démocrate.

"L'annonce de Haley donne officiellement le coup d'envoi de la primaire désordonnée des trumpistes de 2024, à laquelle on s'attendait depuis longtemps", a jugé le chef du parti démocrate, Jaime Harrison. "Sortez le popcorn", a-t-il ajouté, sous-entendant qu'il y aurait de l'action et des victimes comme dans une superproduction d'Hollywood.

Côté démocrate, le président Joe Biden dit jusqu'ici avoir "l'intention de se représenter", et a promis de rendre sa décision publique au début de l'année.

Petit à petit, l'architecture de sa possible candidature commence, elle aussi, à prendre forme.

Aucun démocrate ne s'est manifesté pour le défier.


Trump affirme qu'Iran et Israël veulent «conclure un cessez-le-feu immédiat»

Un colon israélien se tient à côté d'un fragment de missile qui dépasse du sol, à la suite des frappes iraniennes, dans le centre de la Cisjordanie occupée par Israël, le 8 juin 2026. (Reuters)
Un colon israélien se tient à côté d'un fragment de missile qui dépasse du sol, à la suite des frappes iraniennes, dans le centre de la Cisjordanie occupée par Israël, le 8 juin 2026. (Reuters)
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  • "Le blocus restera en place, avec toute sa force et son effet, jusqu'à ce qu'un +accord final+ soit conclu. Les choses devraient aller vite"
  • Quelques minutes auparavant, dans un autre message, le milliardaire républicain avait estimé qu'"Israël et l'Iran (devaient) immédiatement cesser de tirer".

WASHINGTON: Donald Trump a affirmé lundi que l'Iran et Israël "(cherchaient) à conclure un cessez-le-feu immédiat", alors que les deux pays ont repris leurs attaques directes pour la première fois depuis la trêve conclue il y a deux mois.

"Les négociations finales sur la +paix+ se poursuivent, sous réserve que l'ignorance ou la stupidité ne viennent pas s'y opposer", a ajouté sur son réseau Truth Social le président américain, qui ne cache pas ses désaccords avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.

"Le blocus restera en place, avec toute sa force et son effet, jusqu'à ce qu'un +accord final+ soit conclu. Les choses devraient aller vite".

Quelques minutes auparavant, dans un autre message, le milliardaire républicain avait estimé qu'"Israël et l'Iran (devaient) immédiatement cesser de +tirer+".

Donald Trump cherche une issue au conflit, très impopulaire aux Etats-Unis, à l'approche des élections législatives de mi-mandat en novembre prochain.

Si des escarmouches ont eu lieu ces derniers jours autour du détroit d'Ormuz entre Etats-Unis et Iran, c'est la première fois que Téhéran cible le territoire israélien depuis le cessez-le-feu du 8 avril et qu'Israël bombarde le sol iranien.

 


Des chasseurs français de l'Otan abattent un drone en Lettonie

Des chasseurs français de l'Otan stationnés dans les pays baltes ont abattu un drone en Lettonie, a déclaré lundi la ministre lettone des Affaires étrangères, Baiba Braze. (AFP)
Des chasseurs français de l'Otan stationnés dans les pays baltes ont abattu un drone en Lettonie, a déclaré lundi la ministre lettone des Affaires étrangères, Baiba Braze. (AFP)
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  • L'armée lettone a indiqué dans un communiqué qu'"un aéronef sans pilote étranger avait pénétré dans l'espace aérien letton à la suite de la guerre électronique russe", sans révéler l'origine du drone
  • Les deux avions français "ont décollé de la base aérienne de Siauliai", dans le nord de la Lituanie, avant d'abattre le drone vers 10H00 locales (07H00 GMT)

VILNIUS: Des chasseurs français de l'Otan stationnés dans les pays baltes ont abattu un drone en Lettonie, a déclaré lundi la ministre lettone des Affaires étrangères, Baiba Braze.

"Merci à nos alliés français d'avoir abattu le drone qui a pénétré dans l'espace aérien letton!", a‑t‑elle écrit sur X.

L'armée lettone a indiqué dans un communiqué qu'"un aéronef sans pilote étranger avait pénétré dans l'espace aérien letton à la suite de la guerre électronique russe", sans révéler l'origine du drone.

Les deux avions français "ont décollé de la base aérienne de Siauliai", dans le nord de la Lituanie, avant d'abattre le drone vers 10H00 locales (07H00 GMT), a indiqué  pour sa part Gintautas Ciunis, porte-parole de l'armée lituanienne.

Le 19 mai, un chasseur de l'Otan avait abattu dans l'espace aérien de l'Estonie un drone ukrainien, première interception d'un drone étranger dans le ciel d'un Etat balte par la police de l'air de l'Otan depuis l'invasion à grande échelle de l'Ukraine par la Russie en 2022.

Les Etats baltes, ex-républiques soviétiques partageant une longue frontière avec la Russie, enregistrent depuis plusieurs semaines un nombre croissant d'intrusions et de chutes de drones sur leurs territoires.

Selon les Européens, la Russie fait dévier délibérément de leur trajectoire des drones ukrainiens destinés à frapper des installations industrielles et des terminaux pétroliers dans la région de Saint-Pétersbourg, située sur le golfe de Finlande.

Ces incidents ont mis au jour les carences des défenses aériennes des pays baltes, impuissantes à neutraliser un drone errant avant sa chute sur leur territoire.


Trump dit qu'il va appeler Netanyahu pour lui demander de ne pas répliquer aux missiles iraniens 

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  • "Je vais appeler Bibi (le surnom de Netanyahu, ndlr) tout de suite pour lui dire de ne pas riposter. Israël a eu sa frappe et l'Iran a eu sa frappe. On n'a pas besoin d'une autre (frappe)"
  • "Nous sommes sur le point de conclure un accord définitif avec l'Iran. Ce sera un bon accord. Je ne veux pas qu'il tombe à l'eau à cause de ce qui se passe actuellement"

WASHINGTON: Le président américain Donald Trump dit qu'il va appeler le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu pour lui demander de ne pas répliquer aux missiles tirés dimanche par l'Iran vers Israël, rapporte dimanche le média Axios.

"Je vais appeler Bibi (le surnom de Netanyahu, ndlr) tout de suite pour lui dire de ne pas riposter. Israël a eu sa frappe et l'Iran a eu sa frappe. On n'a pas besoin d'une autre (frappe)", a déclaré le président américain selon le journaliste d'Axios Barak Ravid, qui dit l'avoir eu au téléphone.

"Nous sommes sur le point de conclure un accord définitif avec l'Iran. Ce sera un bon accord. Je ne veux pas qu'il tombe à l'eau à cause de ce qui se passe actuellement", a-t-il ajouté selon la même source qui a publié le message sur son compte X.

Dans une autre interview accordée à un journaliste de Fox News, Donald Trump affirme que les frappes iraniennes "ne vont pas aider les négociations".

"On est très proches. Je dirais qu'un accord peut être signé lundi, mardi ou mercredi de cette semaine. Et voilà qu'il se passe ceci", a-t-il dit selon le journaliste Trey Yingst, qui dit également l'avoir eu au téléphone.

Selon elle, M. Trump lui a dit être "pas très content" de la frappe israélienne ayant visé Beyrouth dimanche.

"Revenez à la table des négociations et concluez un accord", a-t-il lancé à l'adresse de l'Iran, selon Fox News.