Retraites: Jean-Luc Mélenchon appelle à « tout bloquer» le 7 mars

Le chef du parti de gauche français La France Insoumise (LFI) Jean-Luc Melenchon répond aux questions des journalistes avant une manifestation le cinquième jour des rassemblements nationaux organisés depuis le début de l'année, contre une refonte profondément impopulaire des retraites, à Montpellier, dans le sud de la France, le 16 février 2023. (Photo, AFP)
Le chef du parti de gauche français La France Insoumise (LFI) Jean-Luc Melenchon répond aux questions des journalistes avant une manifestation le cinquième jour des rassemblements nationaux organisés depuis le début de l'année, contre une refonte profondément impopulaire des retraites, à Montpellier, dans le sud de la France, le 16 février 2023. (Photo, AFP)
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Publié le Jeudi 16 février 2023

Retraites: Jean-Luc Mélenchon appelle à « tout bloquer» le 7 mars

  • Evoquant cette mobilisation de jeudi, il l'a décrite comme « le dernier signal avant le blocage total qui sera le 7 mars»
  • « Le 7 mars, on bloque tout, tout doit s'arrêter partout, et ce soir je vous en parlerai au meeting, je vous dirai comment on va s'y prendre pour y arriver. On a le temps de se préparer et de faire les choses sérieusement»

MONTPELLIER: "Le 7 mars, on bloque tout, tout doit s'arrêter partout", a lancé jeudi à Montpellier le chef de files des Insoumis Jean-Luc Mélenchon, reconnaissant qu'une "certaine forme d'action", celle des manifestations à répétition, avait "atteint sa limite".

"Le président est plus absent que jamais (...), nous avons besoin que par une action déterminée aujourd'hui et le 7 (mars), il lui soit donnée la leçon qu'il doit recevoir", a encore déclaré M. Mélenchon, qui s'exprimait en marge de la manifestation contre la réforme des retraites organisée jeudi à Montpellier, où il sera en meeting dans la soirée.

Evoquant cette mobilisation de jeudi, il l'a décrite comme "le dernier signal avant le blocage total qui sera le 7 mars". "Aujourd'hui, il y aura des effectifs (de manifestants) assez nombreux, mais une certaine forme d'action atteint sa limite, qui est les journées à répétition".

"Le 7 mars, on bloque tout, tout doit s'arrêter partout, et ce soir je vous en parlerai au meeting, je vous dirai comment on va s'y prendre pour y arriver. On a le temps de se préparer et de faire les choses sérieusement", a poursuivi l'ex-candidat à la présidentielle.

Evoquant aussi les couacs du gouvernement dans la défense de ce projet de réforme, notamment autour des pensions à 1 200 euros mensuels, M. Mélenchon s'est dit "surpris par l'amateurisme dont la rédaction de la loi" sur la réforme des retraites témoigne.

"Tout cela parait incohérent", a estimé M. Mélenchon. "Ce qui est frappant, c'est que c'est du gouvernement à la petite semaine, ils décident mais ils ne savent pas ce qu'ils ont mis dans leur texte. Ils ne croient pas eux-mêmes à ce qu'ils racontent et à ce qu'ils ont écrit', a-t-il ajouté, fustigeant "des éléments de langage qui sortent comme d'un répondeur automatique".

"Pourquoi font-ils ça s'ils ne savent pas eux-même ce qu'il y a dans leur loi?", a-t-il interrogé, mettant en cause une "vision idéologique de la société" et la volonté de "donner un gage" à la Commission européenne en élevant l'âge de départ à la retraite.

"Il n'entend rien, ne comprend rien: oui, le peuple français a une boussole, il veut que les efforts soient récompensés par des progrès pour tout le monde, et pas par des reculs sociaux", a aussi lâché le leader des Insoumis, interrogé sur les déclarations d'Emmanuel Macron qui avait jugé mercredi en Conseil des ministres que les oppositions n'avaient "plus de boussole", notamment après le rejet par l'Assemblée d'un index senior dans les entreprises.


Paris salue le vote «historique et courageux» de l'abolition de la peine de mort au Liban

Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a salué mardi le vote "historique et courageux" du parlement libanais qui a aboli la peine de mort, une première au Moyen-Orient. (AFP)
Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a salué mardi le vote "historique et courageux" du parlement libanais qui a aboli la peine de mort, une première au Moyen-Orient. (AFP)
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  • Ce vote "montre que le Liban, malgré les épreuves qu'il subit, conserve une voix singulière dans la région, et qu'il demeure un exemple par sa capacité à faire vivre les valeurs démocratiques et les libertés qui sont au fondement de son existence"
  • Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a salué mardi le vote "historique et courageux" du parlement libanais

PARIS: Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a salué mardi le vote "historique et courageux" du parlement libanais qui a aboli la peine de mort, une première au Moyen-Orient.

Ce vote "montre que le Liban, malgré les épreuves qu'il subit, conserve une voix singulière dans la région, et qu'il demeure un exemple par sa capacité à faire vivre les valeurs démocratiques et les libertés qui sont au fondement de son existence", a écrit sur X le ministre, soulignant que le Liban honore ainsi un "engagement pris à Paris il y a un mois lors du 9e Congrès mondial contre la peine de mort".


Chômage des jeunes: "Beaucoup d'outils" disponibles, comme la voie professionnelle, selon Roubache

Le Premier ministre Sébastien Lecornu s’adresse à l’Assemblée nationale, la chambre basse du Parlement français, lors d’un débat sur un projet de loi relatif à l’assurance chômage, à Paris, le 26 mai 2026. (Photo : AFP)
Le Premier ministre Sébastien Lecornu s’adresse à l’Assemblée nationale, la chambre basse du Parlement français, lors d’un débat sur un projet de loi relatif à l’assurance chômage, à Paris, le 26 mai 2026. (Photo : AFP)
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  • Le chômage des jeunes de 15-24 ans atteint 21,6 % au deuxième trimestre, en hausse de 2,5 points sur un an
  • Le gouvernement mise sur la voie professionnelle et l’apprentissage, dont les crédits sont maintenus, pour favoriser l’insertion rapide des jeunes

PARIS: Face à la remontée du chômage des jeunes, le gouvernement dispose de "beaucoup d'outils", notamment la voie professionnelle, a déclaré mardi la ministre déléguée chargée de l'Enseignement, de la Formation professionnelle et de l'Apprentissage.

"Vous l'avez dit, le chômage des jeunes remonte. Mais nous avons beaucoup d'outils, notamment la voie professionnelle, l'une de ces voies qui permet à nos jeunes d'être insérés très rapidement. Vous avez la partie scolaire, et la partie en apprentissage, qui est un vrai succès", a déclaré Sabrina Roubache sur Europe 1.

Le taux de chômage des jeunes actifs de 15-24 ans a rebondi au deuxième trimestre à 21,6%, en hausse de 0,4 point sur un trimestre et de 2,5 points sur un an, selon des données publiées vendredi par l'Insee. Quant aux 16-29 ans sans emploi, formation ou études, leur part, stable sur le trimestre à 13,3%, a progressé sur un an.

Sabrina Roubache a aussi défendu le bilan sur l'emploi des jeunes sous la présidence d'Emmanuel Macron, vantant "500.000 jeunes en emploi depuis 2017, plus haut niveau depuis les années 1990 sur les 15-24 ans".

Comme on lui rappelait que le nombre d'apprentis avait baissé en 2025, elle a invoqué "la conjoncture" mais assuré que "les crédits pour l'apprentissage ont été sanctuarisés", car "on ne casse pas une politique publique qui marche".

Sur le nombre de jeunes en voie professionnelle cherchant encore, à trois semaines de la rentrée, une entreprise pour leur apprentissage, la ministre déléguée a répondu qu'"on n'est pas tout à fait capables de le dire" mais a souligné que "vous avez trois mois à partir du démarrage de votre formation en septembre pour trouver une entreprise".

"Mon cabinet et moi-même, nous répondons à toutes les sollicitations", a-t-elle ajouté, avant de lancer "un appel à toutes les entreprises: n'hésitez pas à recruter des jeunes en apprentissage, ce sont les compétences d'aujourd'hui que vous formez pour vos besoins de demain".

Alors que le chômage revient dans le débat politique à huit mois de l'élection présidentielle, le Premier ministre Sébastien Lecornu a défendu lundi le bilan des politiques menées depuis 10 ans, réfutant tout "déni" face à une nouvelle hausse mais appelant à ne pas tomber dans la "caricature".

Avec un taux à 8,3%, au plus haut niveau depuis l'automne 2020, en plein Covid, et depuis l'automne 2019 auparavant, l'objectif d'Emmanuel Macron d'un taux de chômage à 5% de la population active s'est encore éloigné au deuxième trimestre.


Canicule: des températures nettement à la hausse mardi 

Outre les 22 départements du Centre et du Sud-Est du pays déjà à ce niveau d'alerte, 21 départements supplémentaires passeront le seuil à partir de mardi midi, de la Charente à la Manche en incluant la pointe bretonne. Un tournesol desséché en Italie, photo d'illustration. (AFP)
Outre les 22 départements du Centre et du Sud-Est du pays déjà à ce niveau d'alerte, 21 départements supplémentaires passeront le seuil à partir de mardi midi, de la Charente à la Manche en incluant la pointe bretonne. Un tournesol desséché en Italie, photo d'illustration. (AFP)
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  • Mardi à 05H00, Météo-France relevait déjà 27°C au Luc, dans le Var, à Nice et à l'Ile-Rousse (Corse), mais aussi 26°C à Montpellier et 25°C à Clermont-Ferrand et à Orange (Vaucluse)
  • "Les maximales sont en hausse sur l'ensemble du pays et atteignent 35°C à 37°C sur les départements placés en vigilance orange", indique le service météorologique dans son bulletin de 06H00

PARIS: Avec des températures à la hausse, le cinquième épisode caniculaire de l'année s'étend à l'ouest de la France et 43 départements vont être placés mardi à partir de midi en vigilance orange par Météo-France.

Outre les 22 départements du Centre et du Sud-Est du pays déjà à ce niveau d'alerte, 21 départements supplémentaires passeront le seuil à partir de mardi midi, de la Charente à la Manche en incluant la pointe bretonne.

Mardi à 05H00, Météo-France relevait déjà 27°C au Luc, dans le Var, à Nice et à l'Ile-Rousse (Corse), mais aussi 26°C à Montpellier et 25°C à Clermont-Ferrand et à Orange (Vaucluse).

"Les maximales sont en hausse sur l'ensemble du pays et atteignent 35°C à 37°C sur les départements placés en vigilance orange", indique le service météorologique dans son bulletin de 06H00.

Météo-France prévoit de placer 67 départements, dont Paris et sa petite couronne, en vigilance orange canicule dans la journée de mercredi.

Météo-France table sur un "pic probable de l'épisode vers le milieu de semaine".