Huit interpellations dans la plus grosse «arnaque au président» enregistrée en France

Les six suspects interpellés en France, en juin 2022 et janvier dernier, ont été laissés libres sans poursuites à ce stade, selon le parquet de Paris. Concernant les deux arrestations en Israël, aucune demande d'extradition n'a été formulée à ce stade, d'après une source proche du dossier. (AFP)
Les six suspects interpellés en France, en juin 2022 et janvier dernier, ont été laissés libres sans poursuites à ce stade, selon le parquet de Paris. Concernant les deux arrestations en Israël, aucune demande d'extradition n'a été formulée à ce stade, d'après une source proche du dossier. (AFP)
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Publié le Vendredi 17 février 2023

Huit interpellations dans la plus grosse «arnaque au président» enregistrée en France

  • «L'arnaque au président» est une escroquerie dont le mode opératoire consiste à usurper l'identité du dirigeant d'une entreprise pour convaincre un salarié de réaliser un faux ordre de virement
  • Les investigations sur les flux bancaires font voyager les enquêteurs dans une bonne partie de l'Europe ù les fonds ont transité sur différents comptes bancaires

PARIS: Ils sont soupçonnés d'avoir blanchi plus de 38 millions d'euros issus de la plus grande "arnaque au président" enregistrée en France: huit hommes ont été interpellés en région parisienne et en Israël dans une enquête qui a nécessité une importante coopération européenne.

"L'arnaque au président" est une escroquerie dont le mode opératoire consiste à usurper l'identité du dirigeant d'une entreprise pour convaincre un salarié de réaliser un faux ordre de virement.

Les six suspects interpellés en France, en juin 2022 et janvier dernier, ont été laissés libres sans poursuites à ce stade, selon le parquet de Paris. Concernant les deux arrestations en Israël, aucune demande d'extradition n'a été formulée à ce stade, d'après une source proche du dossier.

Au total, 3,9 millions d'euros d'avoirs criminels, dont 700.000 euros en cryptomonnaies, ont pu être saisis, selon une source policière française.

L'affaire démarre en décembre 2021, quand le comptable du promoteur immobilier parisien Sefri-Cime reçoit un appel. Au bout du fil, un homme qui se fait passer pour un avocat d'un grand cabinet.

L'escroc prétexte "une opération confidentielle de rachat de sociétés", le tout avec l'accord du président de l'entreprise, explique à l'AFP le commissaire Vincent Kozierow, chef de la Brigade des fraudes aux moyens de paiement (BFMP) de la police judiciaire parisienne.

Pour crédibiliser davantage le scénario, le comptable reçoit dans la foulée un courriel usurpant l'identité du PDG qui lui confirme que l'opération est réalisée à sa demande.

Au total, plus de 40 virements vont être effectués en quelques semaines pour un montant total de 38 millions d'euros, un record en France.

La direction finit par déceler l'escroquerie et dépose plainte au commissariat du XIVe arrondissement de Paris, siège du groupe.

A la même période, une société de métallurgie de Haute-Marne est également victime d'une "arnaque au président" pour une perte de 300.000 euros.

Le mode opératoire est similaire: un homme usurpant l'identité du patron de l'entreprise appelle le comptable et lui demande de faire un virement sur un compte hongrois pour une opération financière secrète.

L'escroc "avait insisté auprès du comptable pour qu'il n’en parle à personne et ainsi l'isoler", rapporte à l'AFP le colonel Jean-Paul Douviers, commandant de la section de recherches de Reims, chargée de l'enquête après la plainte de l'entreprise.

«Double contrôle»

Les gendarmes et les policiers comprennent très vite, grâce aux exploitations des lignes téléphoniques, qu'ils ont affaire à une même équipe.

Leurs deux affaires sont alors réunies dans une seule enquête pour escroquerie en bande organisée et blanchiment d'escroquerie en bande organisée notamment, sous l'autorité de la section financière de la Juridiction nationale de lutte contre la criminalité organisée (Junalco).

Les investigations sur les flux bancaires font voyager les enquêteurs dans une bonne partie de l'Europe, notamment en Espagne, au Portugal, en Croatie et en Hongrie où les fonds ont transité sur différents comptes bancaires ouverts sous de fausses identités et au nom de sociétés fictives.

Les polices de ces différents pays, notamment portugaises et espagnoles, se joignent aux policiers et gendarmes français, sous l'égide d'Europol, et mènent un travail de fourmi.

Pour démasquer ces "mules bancaires" cachées derrière des noms d'emprunt, les enquêteurs ont eu recours à un logiciel de reconnaissance faciale pour les identifier dans un fichier de police - le TAJ, traitement d'antécédents judiciaires -, les escrocs ayant souvent laissé leurs vraies photos sur les faux papiers.

"C'est un dossier significatif par le préjudice très fort et son importante dimension internationale", souligne le chef de la BFMP, ajoutant que l'enquête n'est pas terminée.

Le précédent record en France remontait à 2013 avec le groupe Vallourec, délesté de 23 millions d'euros.

Les arnaques aux faux ordres de virements (FOVI), ou arnaques au président, sont apparues vers 2010 et se sont multipliées avec le développement d'internet.

"Nous sommes face à des individus beaux parleurs, expérimentés et très bien renseignés sur les activités des entreprises ciblées", souligne le colonel Douviers.

Pour se prémunir, les entreprises doivent systématiser le "double contrôle" avant la validation des virements et sensibiliser leurs salariés à "se méfier des numéros masqués, vérifier les en-têtes de mail et toujours demander un contre-appel", ajoute-t-il.


Rima Hassan convoquée ce vendredi matin à la police judiciaire de Paris

L'eurodéputée LFI Rima Hassan est convoquée ce vendredi matin au siège de la police judiciaire parisienne dans le cadre d'une enquête différente des faits pour lesquels elle a été placée jeudi en garde à vue, a appris l'AFP auprès d'une source proche du dossier. (AFP)
L'eurodéputée LFI Rima Hassan est convoquée ce vendredi matin au siège de la police judiciaire parisienne dans le cadre d'une enquête différente des faits pour lesquels elle a été placée jeudi en garde à vue, a appris l'AFP auprès d'une source proche du dossier. (AFP)
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  • Rima Hassan est attendue au Bastion par les enquêteurs de la Brigade de répression de la délinquance aux personnes (BRDP)
  • L'eurodéputée a été placée jeudi en garde à vue d'où elle est ressortie libre en fin de soirée avec une convocation le 7 juillet pour être jugée pour "apologie du terrorisme" à raison d'un de ses posts sur X

PARIS: L'eurodéputée LFI Rima Hassan est convoquée ce vendredi matin au siège de la police judiciaire parisienne dans le cadre d'une enquête différente des faits pour lesquels elle a été placée jeudi en garde à vue, a appris l'AFP auprès d'une source proche du dossier.

Rima Hassan est attendue au Bastion par les enquêteurs de la Brigade de répression de la délinquance aux personnes (BRDP), a ajouté cette source confirmant partiellement une information de TF1.

Les faits pour lesquels l'eurodéputée est convoquée à la BRDP n'ont rien à voir avec ce qu'il s'est passé jeudi, a-t-on insisté.

L'eurodéputée a été placée jeudi en garde à vue d'où elle est ressortie libre en fin de soirée avec une convocation le 7 juillet pour être jugée pour "apologie du terrorisme" à raison d'un de ses posts sur X.

Lors de la fouille de ses effets, il a été découvert "la présence de matières s'apparentant d'une part à du CBD et d'autre part à de la 3MMC (une drogue de synthèse, ndlr), sur lesquelles elle a été interrogée", avait indiqué le parquet à l'issue de sa garde à vue, en ajoutant que "ces éléments (étaient) disjoints et feront l'objet d'une procédure distincte".

Manuel Bompard, coordinateur national de La France insoumise, a assuré vendredi sur Sud Radio que Rima Hassan n'avait "aucune drogue sur elle", dénonçant des "informations mensongères" utilisées pour la "salir".

Invité de BFMTV, Laurent Nuñez a justifié le signalement à la justice par ses services du post de Rima Hassan qui faisait référence à Kōzō Okamoto, un des auteurs du massacre perpétré le 30 mai 1972 à l'aéroport de Tel-Aviv (26 morts).

"C'était normal de faire un signalement (...) le tweet de Mme Hassan est grave (...), il n'y a pas d'acharnement", a fait valoir le ministre de l'Intérieur, en affirmant qu'il ne "fallait rien laisser passer".

"L'action politique doit rester dans les limites de l'Etat de droit", a-t-il ajouté.


Macron reçu par l'empereur à la fin de sa visite au Japon

Le président français Emmanuel Macron (2e à gauche) et la première dame Brigitte Macron (à gauche) sont accueillis par l'empereur Naruhito (2e à droite) et l'impératrice Masako au Palais impérial de Tokyo, le 2 avril 2026. (Photo : Ludovic MARIN / POOL / AFP)
Le président français Emmanuel Macron (2e à gauche) et la première dame Brigitte Macron (à gauche) sont accueillis par l'empereur Naruhito (2e à droite) et l'impératrice Masako au Palais impérial de Tokyo, le 2 avril 2026. (Photo : Ludovic MARIN / POOL / AFP)
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  • Après un déjeuner offert par le couple impérial, le chef de l'Etat doit s'envoler pour la Corée du Sud, où il doit rencontrer le président Lee Jae Myung
  • Jeudi matin, Emmanuel Macron avait retrouvé la Première ministre japonaise Sanae Takaichi pour le deuxième jour consécutif, lors d'une visite auprès de la société Astroscale, spécialisée dans la lutte contre les débris dans l'espace

TOKYO: Emmanuel Macron a été reçu jeudi à Tokyo par l'empereur du Japon Naruhito, au dernier jour de sa visite dans l'archipel nippon pour renforcer les liens diplomatiques et économiques avec la France.

Le président français, accompagné par son épouse Brigitte Macron, a été accueilli par le souverain et l'impératrice Masako au palais impérial, une bâtisse épurée dans un parc arboré au coeur de la capitale japonaise, a constaté un journaliste de l'AFP.

Après un déjeuner offert par le couple impérial, le chef de l'Etat doit s'envoler pour la Corée du Sud, où il doit rencontrer le président Lee Jae Myung.

Jeudi matin, Emmanuel Macron avait retrouvé la Première ministre japonaise Sanae Takaichi pour le deuxième jour consécutif, lors d'une visite auprès de la société Astroscale, spécialisée dans la lutte contre les débris dans l'espace. Astrocale a une filiale en France et un partenariat avec le français Exotrail.

"C'est une parfaite illustration de ce qu'est la coopération spatiale entre le Japon et la France", a-t-il dit, alors que l'espace est l'un des secteurs pour lesquels il a appelé la veille au renforcement des partenariats bilatéraux.

"Comment oeuvrer à une mission d'intérêt général pour un espace durable", avec "le désorbitage et la destruction des débris spatiaux qui aujourd'hui sont une vraie problématique", est une question qui était "au coeur du G7 porté par le Japon" et sera "au coeur aussi du G7 que la France préside cette année", a-t-il ajouté.

 

 


Hommage de l'IMA à Leïla Shahid

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  • La diplomate palestinienne Leïla Shahid s’était éteinte le 18 février 2026
  • L’Institut du monde arabe lui avait rendu hommage lors d’une soirée exceptionnelle organisée le mardi 31 mars à Paris, également diffusée en direct

PARIS: La diplomate palestinienne Leïla Shahid s’était éteinte le 18 février 2026. L’Institut du monde arabe lui avait rendu hommage lors d’une soirée exceptionnelle organisée le mardi 31 mars à Paris, également diffusée en direct.

Famille, amis, artistes et compagnons de route s’étaient réunis pour saluer la mémoire de cette figure majeure de la cause palestinienne. Tous avaient évoqué son parcours, son engagement constant en faveur de la Palestine, ainsi que sa curiosité intellectuelle et son attachement profond à la culture.

Plusieurs personnalités avaient pris part à cet hommage, parmi lesquelles Mohamed Berrada, Elias Sanbar, Karim Kattan, Wissam Joubran, Dominique Eddé, Farouk Mardam Bey, Brigitte Curmi et Majed Bamya.