«Il faut s'en débarrasser»: au Texas, des habitants rendent leurs armes

Un policier déplace un fusil lors d'un programme de rachat d'armes à Houston, au Texas (Photo, AFP).
Un policier déplace un fusil lors d'un programme de rachat d'armes à Houston, au Texas (Photo, AFP).
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Publié le Lundi 20 février 2023

«Il faut s'en débarrasser»: au Texas, des habitants rendent leurs armes

  • Dans cet Etat américain, meurtri par les fusillades, les initiatives se multiplient
  • Au total, 793 armes seront remises aux forces de l'ordre au cours de cette journée samedi

HOUSTON: Dans la voiture de Marilyn Bragg, au Texas: les cinq armes à feu de son mari défunt. "Je ne veux pas de ça chez moi, je ne sais même pas tirer", affirme la retraitée avant de les confier aux autorités.

Dans cet Etat américain, meurtri par les fusillades, les initiatives se multiplient pour offrir aux habitants une chance de se débarrasser de leurs pistolets, fusils, et armes semi-automatiques, en toute sécurité.

"J'ai des petits-enfants, je ne veux pas qu'ils aient accès à ça", insiste Marilyn Bragg depuis la métropole de Houston, où serpente une longue file de voitures, jusqu'à un site de dépôt d'armes à feu.

Au bout de la queue, les conducteurs sont invités à laisser leurs armes dans leur coffre ou sur la banquette arrière, pour inspection.

Des policiers spécialisés s'approchent alors et vérifient que les armes sont bien déchargées et immatriculées.

Il leur arrive souvent de découvrir plus d'une dizaine d'armes dans le véhicule.

"Je pense que c'est un super programme", assure Stuart Wolf, 11 armes à l'arrière de son camion. "Il n'y a pas vraiment d'autre moyen sûr que celui-ci pour s'en séparer", estime le sexagénaire.

Au total, 793 armes seront remises aux forces de l'ordre au cours de cette journée samedi.

En échange, les participants se voient remettre des bons d'achat: 50 dollars pour une arme qui ne fonctionne plus, 100 pour une carabine, et 200 pour un fusil semi-automatique, cette arme utilisée dans tant de fusillades aux Etats-Unis.

"Nous avons déjà assez d'armes, et il y en a certaines que nous déposons dont nous n'avons pas besoin", confie Kenneth Blackmon, aux côtés de sa femme, Loretta.

"Alors pourquoi les garder? Il faut s'en débarrasser", plaide l'homme de 69 ans, en remettant sept armes. D'autant que les vols d'armes à feu sont récurrents, et dangereux, insiste-t-il.

El Paso, Ulvade... 

"Les vols d'armes à feu ont augmenté de 16% au cours des dix dernières années", abonde Rodney Ellis, un responsable du comté qui entoure Houston.

Au Texas, les fusillades sont quotidiennes.

"Depuis 2009, plus de personnes sont mortes dans des fusillades meurtrières au Texas que dans n'importe quel autre Etat américain", affirme Rodney Ellis.

Selon les chiffres de la police fédérale, le FBI, en 2020, le taux de criminalité violente de cet Etat - 446,5 cas pour 100 000 habitants - était nettement supérieur à la moyenne nationale, qui est de 398,5.

Un exemple, parmi tant d'autres: il y a quelques jours, une personne a été tuée et trois autres blessées par balles lors d'une altercation dans un centre commercial d'El Paso, ville frontalière du Mexique.

Le drame s'est produit à seulement quelques pas de là où un jeune suprémaciste blanc avait tué 23 personnes dans un supermarché prisé de la communauté hispanique en 2019.

Le Texas sera marqué à jamais par l'effroyable tuerie d'Uvalde, quand un Américain, tout juste majeur, avait provoqué un bain de sang dans une école primaire, tuant 19 enfants et deux enseignantes.

Cet immense Etat de 30 millions d'habitants est aussi l'un de ceux où il est le plus facile de se procurer une arme.

Le port d'armes y est autorisé sans restriction, au nom du deuxième amendement de la Constitution américaine.

Mais pour Rodney Ellis, le responsable du comté, les auteurs de la Constitution -- rédigée au XVIIIème siècle -- n'auraient jamais pu imaginer la modernité des armes à feu d'aujourd'hui.

"Donc jusqu'à ce que l'on arrive à changer les mentalités et qu'on parvienne à un encadrement raisonnable des armes à feu dans ce pays, ce type d'initiative est le genre de choses que nous devons faire."


Une vingtaine de blessés après qu'un homme a pulvérisé une substance dans un centre commercial de Tokyo

Une vingtaine de personnes ont été blessées dans un centre commercial de luxe du centre de Tokyo après qu'un homme y a pulvérisé une substance, ont indiqué lundi des responsables de la police et des pompiers. (AFP)
Une vingtaine de personnes ont été blessées dans un centre commercial de luxe du centre de Tokyo après qu'un homme y a pulvérisé une substance, ont indiqué lundi des responsables de la police et des pompiers. (AFP)
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  • A la mi-journée, quelques rues autour du bâtiment, situé dans le quartier commerçant de Ginza qui abrite de nombreuses marques de luxe, ont été bloquées après l'incident et des camions de pompiers et des ambulances se sont alignés le long de la rue
  • En revanche les passants, essentiellement des touristes, continuaient à déambuler, filmant et photographiant sur les trottoirs de l'autre côté de la rue, et certains sortaient même tranquillement par les autres accès du bâtiment

TOKYO: Une vingtaine de personnes ont été blessées dans un centre commercial de luxe du centre de Tokyo après qu'un homme y a pulvérisé une substance, ont indiqué lundi des responsables de la police et des pompiers.

Le porte-parole de la police de Tokyo, Yusuke Koide, a expliqué à l'AFP qu'un homme avait pulvérisé une substance près d'un distributeur automatique au rez-de-chaussée du bâtiment, tandis qu'un responsable local des pompiers a précisé qu'une "vingtaine de personnes ont été blessées" après un signalement faisant état d'une "odeur" dans ce quartier très touristique.

A la mi-journée, quelques rues autour du bâtiment, situé dans le quartier commerçant de Ginza qui abrite de nombreuses marques de luxe, ont été bloquées après l'incident et des camions de pompiers et des ambulances se sont alignés le long de la rue.

En revanche les passants, essentiellement des touristes, continuaient à déambuler, filmant et photographiant sur les trottoirs de l'autre côté de la rue, et certains sortaient même tranquillement par les autres accès du bâtiment.

"Pour le moment, 19 personnes ont été transportées à l'hôpital", a dit aux journalistes le responsable des pompiers, Ryosuke Kobayashi.

Un journaliste de l'AFP sur place a vu deux personnes sur des brancards être installées dans une ambulance, tandis que des pompiers et des responsables vêtus de combinaisons de protection chimique faisaient sortir des personnes du centre commercial pour les examiner dans des véhicules spécialisés.

"Ma gorge me grattait" 

"Quand je suis arrivée, l'agitation avait déjà commencé, et j'ai pensé qu'il y avait peut-être eu un petit incendie ou quelque chose comme ça. Une fois entrée dans le coin des distributeurs, ma gorge me grattait, presque engourdie", a témoigné auprès de la chaine de télévision NHK une femme de 70 ans qui se trouvait dans le centre commercial.

NHK a indiqué que les blessures semblaient légères.

Selon une source proche de l'enquête citée par NHK, la substance pulvérisée contiendrait de la capsaïcine, un composant actif du piment qui provoque une sensation de brûlure.

L'enquête de police a rapidement débuté, a déclaré un officier des pompiers présent sur les lieux, sans donner plus de détails.

La capitale japonaise reste marquée par l'attaque au gaz sarin dans le métro de Tokyo, perpétrée en mars 1995 par la secte Aum et qui avait fait 14 morts et plus de 5.800 blessés.

Le 20 mars 1995, vers 08H00 du matin, cinq disciples de la secte Aum ont quasi simultanément déposé des sacs en plastique remplis de ce gaz liquéfié, un virulent agent neurotoxique, dans des rames de métro de différentes lignes avant de les percer avec la pointe d'un parapluie et de s'enfuir.

La criminalité violente est relativement rare au Japon, qui affiche un faible taux d'homicides, et ses lois sur les armes à feu sont parmi les plus strictes au monde.

Cependant, des attaques au couteau et même des fusillades se produisent occasionnellement, comme lors de l'assassinat de l'ancien Premier ministre Shinzo Abe en juillet 2022.

En décembre dernier, quatorze personnes ont été blessées lors d'une attaque au couteau dans une usine du centre du Japon, au cours de laquelle un liquide non spécifié avait également été pulvérisé.


Le chef de l'armée pakistanaise Munir est en Chine avec le Premier ministre Sharif 

Le chef de l'armée pakistanaise Asim Munir, médiateur principal dans le conflit entre les Etats-Unis et l'Iran, est en Chine aux côtés du Premier ministre Shehbaz Sharif pour des rencontres avec des dirigeants chinois, a rapporté la télévision pakistanaise lundi. (AFP)
Le chef de l'armée pakistanaise Asim Munir, médiateur principal dans le conflit entre les Etats-Unis et l'Iran, est en Chine aux côtés du Premier ministre Shehbaz Sharif pour des rencontres avec des dirigeants chinois, a rapporté la télévision pakistanaise lundi. (AFP)
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  • Le chef de l'armée pakistanaise Asim Munir, médiateur principal dans le conflit entre les Etats-Unis et l'Iran, est en Chine aux côtés du Premier ministre Shehbaz Sharif pour des rencontres avec des dirigeants chinois
  • M. Munir était à Téhéran vendredi et samedi avec le ministre pakistanais de l’Intérieur, Mohsin Naqvi, dans le cadre des efforts de médiation en cours visant à mettre fin durablement à la guerre en Iran

ISLAMABAD: Le chef de l'armée pakistanaise Asim Munir, médiateur principal dans le conflit entre les Etats-Unis et l'Iran, est en Chine aux côtés du Premier ministre Shehbaz Sharif pour des rencontres avec des dirigeants chinois, a rapporté la télévision pakistanaise lundi.

M. Munir était à Téhéran vendredi et samedi avec le ministre pakistanais de l’Intérieur, Mohsin Naqvi, dans le cadre des efforts de médiation en cours visant à mettre fin durablement à la guerre en Iran.

La Chine a déclaré vouloir travailler avec le Pakistan afin de "contribuer de manière positive au rétablissement rapide de la paix et de la stabilité au Moyen-Orient".

Shehbaz Sharif a commencé samedi sa visite officielle en Chine dans la ville de Hangzhou, dans la province du Zhejiang (est).

Le Pakistan multiplie ses efforts de médiation dans le conflit entre les États-Unis et l’Iran. Le pays avait accueilli en avril des pourparlers historiques en face-à-face qui n’ont pas abouti à un accord durable.

La Chine joue un rôle plus discret, facilitant des appels téléphoniques et des réunions avec des responsables des pays du Golfe concernés.

S’adressant aux dirigeants chinois à Pékin aux côtés de M. Munir, M. Sharif a déclaré que "le monde traverse un moment critique", selon les images de la télévision pakistanaise PTV.

"Le Pakistan a joué un rôle sincère de médiation entre les États-Unis et l’Iran. Le maréchal (Munir) était à Téhéran et ne voulait pas manquer cette grande visite", a-t-il ajouté.

"Les choses vont dans la bonne direction. Je voudrais remercier la Chine pour son soutien à la promotion de la paix", a-t-il encore déclaré.


Pakistan: un accident de bus fait 17 morts et 10 blessés

Au moins 17 personnes ont été tuées et 10 ont été blessées dans un accident de la route lundi au Pakistan, selon les autorités. (AFP)
Au moins 17 personnes ont été tuées et 10 ont été blessées dans un accident de la route lundi au Pakistan, selon les autorités. (AFP)
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  • Les passagers sont descendus du véhicule et attendaient à proximité lorsqu'une camionnette a perdu le contrôle et a percuté la foule ainsi que le bus en stationnement
  • "Au moins 17 personnes ont été tuées et plus de 10 blessées", a déclaré à l'AFP Bilal Ahmad Faizi, un responsable des secours, ajoutant que trois des blessés étaient dans un état critique

PESHAWAR: Au moins 17 personnes ont été tuées et 10 ont été blessées dans un accident de la route lundi au Pakistan, selon les autorités.

L'accident s'est produit lorsqu'un bus de passagers reliant le district de Swat à Peshawar, dans le nord du pays, a subi une panne mécanique et s'est arrêté sur le bord de la route.

Les passagers sont descendus du véhicule et attendaient à proximité lorsqu'une camionnette a perdu le contrôle et a percuté la foule ainsi que le bus en stationnement.

"Au moins 17 personnes ont été tuées et plus de 10 blessées", a déclaré à l'AFP Bilal Ahmad Faizi, un responsable des secours, ajoutant que trois des blessés étaient dans un état critique.

Muhammad Ali, un médecin d'un hôpital local accueillant les victimes, a également confirmé le bilan.

De nombreux passagers rentraient chez eux à l'approche de l'Aïd, l'une des fêtes religieuses les plus importantes du calendrier musulman.