Des dizaines de millions de personnes utilisent toujours Instagram en Iran, selon Meta

Des manifestants scandent des slogans lors d'une manifestation contre la mort de Mahsa Amini, dans le centre-ville de Téhéran, le 21 septembre 2022. (Fichier, AP)
Des manifestants scandent des slogans lors d'une manifestation contre la mort de Mahsa Amini, dans le centre-ville de Téhéran, le 21 septembre 2022. (Fichier, AP)
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Publié le Jeudi 23 février 2023

Des dizaines de millions de personnes utilisent toujours Instagram en Iran, selon Meta

  • «Malgré les tentatives pour bloquer Instagram, des dizaines de millions de personnes continuent de trouver des moyens d'y accéder via des VPN (réseau virtuel privé, ndlr) et d'autres méthodes», a assuré Nick Clegg
  • Le géant des réseaux sociaux a expliqué avoir mis en place à l'automne une équipe d'experts dédiés à cette crise, pour mieux protéger les militants et journalistes en danger

SAN FRANSISCO: Meta, la maison mère d'Instagram, a indiqué jeudi que des dizaines de millions de personnes utilisent toujours le populaire réseau social en Iran, en dépit des restrictions drastiques imposées sur internet par le gouvernement du pays en raison du mouvement de contestation.

"Malgré les tentatives pour bloquer Instagram, des dizaines de millions de personnes continuent de trouver des moyens d'y accéder via des VPN (réseau virtuel privé, ndlr) et d'autres méthodes", a assuré Nick Clegg, le responsable des affaires internationales de Meta, lors d'une conférence de presse.

Il a précisé que les Iraniens se servaient notamment d'Instagram Lite, une version plus légère de l'application (elle pèse 2 mégabytes au lieu de 30), qui permet d'avoir une connexion plus stable même quand la bande passante est réduite.

L'Iran restreint l'accès à internet et aux réseaux sociaux - notamment Instagram et WhatsApp, les plateformes étrangères les plus populaires dans le pays - depuis le début des manifestations.

Une vague de protestation a éclaté à la mi-septembre après la mort en détention de la jeune Kurde Mahsa Amini, arrêtée à Téhéran par la police des moeurs pour avoir enfreint le code vestimentaire strict imposant le port du voile aux femmes en public.

"Instagram est largement utilisé par les Iranien pour montrer les manifestations et la réponse brutale des autorités", a souligné Nick Clegg, ajoutant que l'un des mots-clefs sur la mort de Mahsa Amini était le cinquième plus utilisé sur la plateforme dans le monde pendant les trois premiers mois du mouvement.

Contourner la censure

Le géant des réseaux sociaux a expliqué avoir mis en place à l'automne une équipe d'experts dédiés à cette crise, pour mieux protéger les militants et journalistes en danger.

"Quand nous savons que des défenseurs des droits humains ont été arrêtés, nous prenons des mesures pour empêcher (les forces de l'ordre) d'accéder sans autorisation à leurs comptes", a mentionné Nick Clegg.

Le groupe californien a aussi déployé en janvier un outil pour contourner le blocage de WhatsApp en passant par des serveurs mis en place par des bénévoles dans le monde.

Et Instagram Lite, lancé en 2021 pour les habitants de zones rurales isolées, est disponible en Iran depuis l'année dernière.

Instagram et WhatsApp "ont été à l'origine de l'insécurité dans le pays lors des récentes émeutes", a assuré le président iranien Ebrahim Raïssi début février à la télévision, pour justifier le maintien du blocage.

Avant même la contestation, l'accès à internet était restreint: sans logiciel de type VPN, l'essentiel des pages web hébergées hors du pays sont inaccessibles. Les nouvelles restrictions ont rendu difficiles l'accès aux VPN.

Depuis septembre, des milliers de personnes, dont des journalistes, des avocats, des acteurs et des militants, ont été arrêtées pour leur implication présumée dans le mouvement de contestation.

Parmi les personnes arrêtées, quatre ont été pendues tandis que, selon les autorités, des centaines d'autres, notamment des manifestants mais aussi des membres des forces de sécurité, ont été tuées.


Israël se dit prêt à répondre «avec force» à toute attaque iranienne

Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
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  • Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment"
  • "Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi

JERUSALEM: Israël s'est dit mercredi prêt à riposter "avec force" à une éventuelle attaque iranienne, en pleine reprise des hostilités entre Téhéran et Washington.

Israël a lancé la guerre au Moyen-Orient aux côtés des Etats-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire après la signature d'un accord de cessez-le-feu entre Washington et Téhéran en avril, même lorsque que celui-ci a volé en éclats avec de nouveaux affrontements.

Mercredi, l'Iran a mené des frappes sur plusieurs pays de la région en réponse à des bombardements américains.

"Pour le moment, (les Iraniens) mènent des frappes dans toute la région, sauf sur nous. Mais il est possible qu'ils nous attaquent et nous y sommes préparés", a déclaré le ministre de la Défense, Israël Katz, lors d'une conférence organisée par le média israélien Ynet.

Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment".

"Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi.

M. Katz a de son côté également avancé que les avions militaires israéliens étaient "prêts à décoller", et affirmé que les Iraniens "aimaient bien attaquer lors des fêtes juives".

Israël a plusieurs fois fait face dans son histoire à des attaques lors de fêtes juives - mais pas de la part de l'Iran - un souvenir qui affleure à chaque fois qu'approchent des périodes fériées.

C'est le cas par exemple de la guerre du Kippour en 1973, déclenchée par une attaque surprise de l'Egypte et de la Syrie le jour de Yom Kippour. Ou de l'attaque sans précédent menée par le Hamas palestinien le 7 octobre 2023, jour de Shabbat et de la fête juive de Simchat Torah.

Les fêtes juives d'automne commenceront à la tombée de la nuit le 11 septembre avec Rosh Hashana, le Nouvel An juif, suivi de Yom Kippour du 20 au 21 septembre et de Souccot à partir du 25 septembre.

L'activité ralentit considérablement en Israël pendant cette période, mais l'armée et les forces de sécurité restent traditionnellement très mobilisées.


Allemagne: ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat près d'une centrale thermique

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
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  • "Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte"
  • Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage"

BERLIN: La police allemande a annoncé mercredi l'ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat mardi contre un poste électrique près d'une centrale thermique à Jänschwalde (est), qui a endommagé plusieurs lignes électriques et provoqué une brève interruption de l'alimentation.

"Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte", a indiqué la préfecture de police du Land de Brandebourg à Potsdam.

Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage".

Lors d'une conférence de presse donnée mercredi à Düsseldorf (ouest), le ministre de l'Intérieur de l'Etat régional de Rhénanie du Nord-Westphalie, Herbert Reul, a déclaré qu'il existait "un soupçon initial de sabotage dirigé contre l'ordre constitutionnel".

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche", a ajouté M. Reul.


Trump promet de bombarder l'Iran «bien plus durement» si le pays réplique aux dernières frappes américaines

Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes". (AFP)
Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes". (AFP)
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  • "Si la nation en faillite qu'est l'Iran riposte à cette attaque parfaitement justifiée, elle sera de nouveau frappée, bien plus durement", a écrit le président américain sur son réseau Truth Social
  • Pour sa part, le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a annoncé mardi avoir déclenché de nouvelles frappes contre l'Iran, dans une courte déclaration publiée sur le réseau X

WASHINGTON: Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes".

"Si la nation en faillite qu'est l'Iran riposte à cette attaque parfaitement justifiée, elle sera de nouveau frappée, bien plus durement", a écrit le président américain sur son réseau Truth Social.

Pour sa part, le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a annoncé mardi avoir déclenché de nouvelles frappes contre l'Iran, dans une courte déclaration publiée sur le réseau X.

"Aujourd'hui à 12h00 (16h00 GMT), les forces américaines ont commencé à frapper des cibles des Gardiens de la révolution en Iran", a indiqué le Centcom, disant répondre "à de récentes attaques des Gardiens de la révolution contre la navigation commerciale dans le détroit d'Ormuz et contre des militaires américains déployés dans la région."

La télévision d'Etat iranienne a fait état de plusieurs explosions entendues dans le sud du pays, près de Bandar Abbas et de l'île de Qeshm, à proximité du détroit d'Ormuz, passage stratégique pour le commerce de pétrole, où le trafic maritime a considérablement baissé après le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient le 28 février.

Les Etats-Unis avaient mené dimanche des frappes, les premières en un mois, contre des lanceurs situés sur une île iranienne.

L'Iran avait riposté en attaquant au moyen de missiles et de drones des cibles américaines en Jordanie et aux Emirats arabes unis, tout en affirmant par la voix de son président Massoud Pezeshkian ne pas vouloir la poursuite de la guerre.

Le président américain Donald Trump avait promis de répondre à ces représailles, mais semble avoir écarté pour l'instant la reprise d'une opération militaire massive contre l'Iran.

Washington a par ailleurs promis une campagne d'"asphyxie" économique de l'Iran, dont les contours et les cibles restent à préciser.