Chez Twitter, hémorragie d'employés, d'utilisateurs, et d'annonceurs pour Musk

Le PDG de Tesla, Elon Musk (Photo, AFP).
Le PDG de Tesla, Elon Musk (Photo, AFP).
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Publié le Mardi 28 février 2023

Chez Twitter, hémorragie d'employés, d'utilisateurs, et d'annonceurs pour Musk

  • Ce week-end, l'entreprise californienne a encore licencié au moins 200 salariés, soit 10% de ses effectifs
  • «La lumière est encore allumée chez Twitter, mais vraiment tout juste»

SAN FRANCISCO: Seulement quatre mois se sont écoulés depuis qu'Elon Musk a racheté Twitter et abruptement remercié la moitié du personnel, mais le patron continue de licencier des employés et de susciter des polémiques, semant le doute sur la capacité de la plateforme à survivre.

Ce week-end, l'entreprise californienne a encore licencié au moins 200 salariés, soit 10% de ses effectifs, selon le New York Times.

Depuis fin octobre, entre les plans sociaux, les démissions et les ingénieurs personnellement congédiés pour avoir critiqué Elon Musk, la société était déjà passée de 7.500 à 2.000 employés, d'après les estimations du quotidien et d'autres médias spécialisés comme The Information.

"La lumière est encore allumée chez Twitter, mais vraiment tout juste", commente Jasmine Enberg, analyste chez Insider Intelligence.

Elle prédit que le réseau social, qui comptait plus de 368 millions d'utilisateurs mensuels dans le monde en 2022, va en perdre quelque 32 millions entre 2022 et 2024, rebutés par la prolifération des contenus toxiques et/ou par l'augmentation du nombre de pannes.

"Le personnel est réduit à un squelette, il y a donc très peu de personnes pour régler les problèmes techniques et ceux relevant de la modération des contenus", explique-t-elle à l'AFP.

Sachant que le dirigeant ne semble de toute façon pas chercher à apaiser ni les annonceurs ni les associations.

Popularité 

Ce week-end, il a défendu le dessinateur Scott Adams, qui a affirmé "ne rien vouloir avoir à faire avec" la population noire.

Plusieurs journaux ont annoncé qu'ils ne publieraient plus ses dessins, mais Elon Musk a lui accusé dimanche les médias américains d'être "racistes envers les Blancs et les Asiatiques" après avoir été "longtemps racistes envers les personnes non-blanches".

Sous sa houlette, "Twitter est devenu une machine à distribuer des complots et messages haineux", a récemment déclaré Angelo Carusone, le président de Media Matters for America.

Selon cette ONG de lutte contre la désinformation, des publicités pour diverses entreprises sont apparues à côté de "comptes d'antisémites qui nient l'Holocauste".

"Twitter a perdu des centaines de ses principaux annonceurs, et ses recettes ont plongé par rapport à l'année dernière", constate Jasmine Enberg.

Les marques n'ont pas "confiance" dans le propriétaire de la plateforme, dont l'audience a de toute façon toujours été restreinte par rapport à ses voisins, les géants Google et Meta (Facebook, Instagram), détaille-t-elle.

Et cette tendance va empirer: "Twitter a réussi à éviter un déclin de sa base d'utilisateurs en 2022 notamment parce que les gens voulaient assister en direct à la saga entre Musk et le réseau", estime-t-elle. Mais l'entrepreneur "n'est plus au goût du jour".

C'est ce qu'un ingénieur du site a essayé d'expliquer à Elon Musk au début du mois, d'après The Verge.

Le multimilliardaire avait demandé à des développeurs pourquoi ses messages étaient moins lus qu'avant. Un informaticien lui a expliqué qu'il s'agissait d'un problème de popularité et non d'algorithme - il a été licencié.

«Sur la touche»

En parallèle, de nombreux ex-employés et sociétés ont porté plainte contre l'entreprise de San Francisco pour rupture de contrat abusives ou non-paiement de loyers et factures.

Et Blue, l'abonnement payant lancé l'année dernière dans la plus grande confusion, comme alternative aux revenus publicitaires, ne fait pas un tabac. Mi-janvier, seules 180.000 personnes avaient souscrit à la formule aux Etats-Unis, d'après The Information.

"Il faudrait que Twitter multiplie quasiment par 100 son nombre d'abonnés dans le monde pour compenser ses pertes de recettes publicitaires", note Jasmine Enberg. "Ce n'est pas une bataille mal engagée, c'est une tâche insurmontable".

Esther Crawford, l'architecte de ce produit, fait partie des employés remerciés ce week-end. Elle avait été l'une des rares responsables à afficher son soutien au nouveau patron, retweetant même une photo où on la voyait dormir dans un sac de couchage sur son lieu de travail.

"Ceux qui raillent et se moquent sont forcément sur la touche et non dans l'arène", a-t-elle tweeté lundi pour défendre son "optimisme et son travail acharné".

Elon Musk - à nouveau homme le plus riche du monde selon Bloomberg - cherche quelqu'un pour le remplacer à la tête de Twitter, une mesure qui pourrait aider la plateforme à rebondir.

D'ici là, "à moins qu'il ne prenne une décision pour mettre fin au service, Twitter va survivre", pense Jasmine Enberg. "Il y a une base d'utilisateurs fidèles, et le réseau peut survivre même avec des problèmes techniques et une atmosphère désagréable".


Airbus pénalisé par ses faibles livraisons d'avions

Des écrans affichant le logo de la société française Airbus, cotée au CAC 40, principal indice boursier de la Bourse de Paris, à Toulouse, le 31 mars 2026. (AFP)
Des écrans affichant le logo de la société française Airbus, cotée au CAC 40, principal indice boursier de la Bourse de Paris, à Toulouse, le 31 mars 2026. (AFP)
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  • Airbus voit ses résultats baisser au T1 2026 (bénéfice -26%, CA -7%) à cause de livraisons d’avions retardées et de problèmes de moteurs
  • Le groupe maintient ses objectifs annuels et s’appuie sur la défense, tandis que Boeing prend l’avantage sur les livraisons

PARIS: L'avionneur européen Airbus est pénalisé au premier trimestre par de faibles livraisons d'avions commerciaux, qui pèsent sur ses comptes, tandis que son concurrent américain Boeing, en phase de redressement, signe des livraisons record.

En dépit de cette déconvenue due principalement à la pénurie des moteurs de l'américain Pratt & Whitney et la situation volatile au Moyen-Orient qui n'a pour l'instant "pas d'impact" sur ses activités, Airbus maintient ses objectifs pour l'année.

Il compte toujours livrer un nombre record de 870 avions commerciaux en 2026, soit plus que la meilleure année, en 2019, avant la pandémie du Covid (863 appareils).

Les livraisons d'avions commerciaux qui patinent ont fait chuter le bénéfice net de l'avionneur européen de 26% à 586 millions d'euros au premier trimestres.

Le chiffre d'affaires s'est établi à 12,65 milliards d'euros, en recul de 7% par rapport à la même période de l'année dernière.

Ces résultats "reflètent un niveau plus faible de livraisons d'avions commerciaux et une solide performance de notre division Defense and Space", a déclaré le patron d'Airbus Guillaume Faury.

- "Impact" de Pratt jusqu'en 2028  -

Depuis le début de l'année, Airbus n'a livré que 114 avions commerciaux contre 143 pour Boeing. L'an dernier l'écart s'est resserré au sein du duopole sur le terrain des livraisons, mais l'américain a pris l'avantage sur les commandes.

Pratt & Whitney "reste le principal facteur limitant de notre trajectoire de montée en cadence sur l’A320", la famille la mieux vendue d'Airbus, "avec un impact sur 2026 et 2027", a déclaré Guillaume Faury au cours d'une conférence téléphonique.

En conséquence, l’entreprise maintient sa prévision d'un rythme de production de cette famille d'avions compris entre 70 et 75 avions par mois d’ici la fin 2027, objectif revu à la baisse en février contre 75 auparavant.

Le carnet de commandes d'Airbus affiche 9.037 appareils, soit plus de dix ans de production au rythme actuel.

Airbus a également été confronté en début de l'année "à un retard administratif qui a affecté la livraison de près de 20 avions à des clients chinois", mais ce problème a été résolu.

Le problème de qualité des panneaux de l'A320 découvert en décembre aura "un impact résiduel" sur les livraisons sur le premier semestre, selon Guillaume Faury.

Le bilan des livraisons des avionneurs est toujours scruté, car il préfigure les résultats financiers, les compagnies aériennes acquittant la majorité du prix d'achat lorsqu'elles reçoivent leurs appareils.

Le "cash flow" d'Airbus qui emploie près de 170.000 personnes dans le monde s'est également nettement dégradé.

La trésorerie disponible consolidée avant financement des clients s’est ainsi établie à -2,485 milliards d’euros contre -310 millions d’euros il y a un an.

- Désaccords non résolus sur le Scaf -

Les mauvaises performances côté avions commerciaux sont toutefois contrebalancées par le succès de la branche défense.

Le chiffre d'affaires dans ce domaine a progressé de 7% à 2,8 milliards d'euros.

Interrogé sur le programme européen d'avion de combat Scaf mené par Airbus qui représente l'Allemagne et l'Espagne et Dassault Aviation pour la France, Guillaume Faury a indiqué que les discussions étaient "en cours" dans le cadre d'une mission demandée par le président français Emmanuel Macron pour réconcilier les industriels.

"Je ne dis pas que les désaccords sont résolus, mais qu’un travail est en cours entre les différents acteurs pour tenter d’identifier la meilleure voie à suivre", a-t-il poursuivi.

"La France, l'Allemagne et l'Espagne ont chacune leurs attentes et travaillent actuellement à résoudre ces divergences", a-t-il conclu. 


Vision Golfe 2026 : France-CCG, de la coopération à la transformation

L’édition 2026, placée sous le thème « De la coopération à la transformation » entend aller plus loin en mettant l’accent sur des partenariats orientés résultats. (Photo: fournie)
L’édition 2026, placée sous le thème « De la coopération à la transformation » entend aller plus loin en mettant l’accent sur des partenariats orientés résultats. (Photo: fournie)
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  • La France et les pays du Golfe intensifient leur partenariat économique avec un forum stratégique axé sur des projets concrets et des investissements mesurables
  • Les secteurs clés incluent l’IA, les énergies propres et les infrastructures, dans un contexte où la géopolitique redéfinit les échanges mondiaux

DUBAÏ: Dans un contexte international marqué par des tensions géopolitiques croissantes, des mutations profondes des flux commerciaux et des impératifs liés à la transition énergétique, la France et les États du Conseil de coopération du Golfe (CCG) s’apprêtent à franchir une nouvelle étape dans leur relation stratégique. Les 18 et 19 juin 2026, Paris accueillera la quatrième édition de Vision Golfe, un forum de haut niveau destiné à accélérer les échanges économiques, les investissements et les coopérations industrielles entre les deux régions.

Organisé par Business France sous le haut patronage du président Emmanuel Macron, cet événement réunira ministres, décideurs publics et dirigeants d’entreprises au ministère de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique. Il s’inscrit dans une dynamique de renforcement institutionnel des relations franco-golfiques, fondée sur la recherche de résilience économique et d’autonomie stratégique.

Au fil des éditions, Vision Golfe s’est imposé comme une plateforme incontournable pour transformer le dialogue en projets concrets. La dernière édition a rassemblé plus de 1 250 participants et généré plus de 2 000 rencontres B2B, témoignant d’une forte demande pour des échanges ciblés et opérationnels. L’édition 2026, placée sous le thème « De la coopération à la transformation » (“From Cooperation to Transformation”), entend aller plus loin en mettant l’accent sur des partenariats orientés résultats, notamment à travers le co-investissement, l’innovation conjointe et la collaboration industrielle.

Les relations économiques entre la France et les pays du Golfe connaissent une croissance soutenue. En 2025, les échanges commerciaux entre la France et les Émirats arabes unis ont atteint 10,8 milliards d’euros, en hausse de 27 % sur un an. À l’échelle régionale, le commerce entre la France et le CCG s’est élevé à 24,9 milliards d’euros, porté notamment par l’Arabie saoudite, le Koweït et le Qatar. Ces chiffres illustrent la solidité du corridor économique en construction, tout en laissant entrevoir un potentiel encore largement inexploité.

Dans un environnement où la géopolitique influence directement les décisions économiques — qu’il s’agisse de contrôle des exportations, de politiques industrielles ou de sécurité des chaînes d’approvisionnement — le partenariat entre la France et le Golfe apparaît de plus en plus complémentaire. Les pays du Golfe apportent leur capacité d’investissement, leur rapidité d’exécution et leur ambition technologique, tandis que la France contribue par son expertise industrielle, ses standards réglementaires et son accès aux marchés européens.

Comme le souligne Axel Baroux, directeur de Business France pour le Proche et Moyen-Orient : « Dans un monde où l’inaction est l’ennemi de la croissance, Vision Golfe 2026 vise à générer des avancées concrètes et mesurables. Le forum réunit les bons acteurs pour catalyser des initiatives, mobiliser des investissements et transformer les échanges en projets à fort impact. »

Le programme de Vision Golfe 2026 mettra en avant des secteurs stratégiques tels que l’intelligence artificielle, les énergies propres, l’industrie avancée, la mobilité intelligente, les systèmes de santé et le développement urbain durable. La notion de sécurité, au sens large, sera également centrale, englobant les infrastructures critiques, la sécurité alimentaire, la gestion de l’eau ou encore les corridors logistiques et maritimes.

Au-delà des panels et des discussions, l’événement privilégiera des formats orientés action : rencontres B2B et B2G, sessions de networking et événements exclusifs comme la « French Gulf Night » au Palais Galliera. L’objectif est clair : accélérer la prise de décision et transformer les convergences stratégiques en projets concrets, investissements et créations d’emplois.

Vision Golfe 2026 s’affirme ainsi comme un catalyseur de la prochaine phase du partenariat entre la France et le CCG, où l’enjeu n’est plus seulement de coopérer, mais bien de transformer durablement les économies des deux régions.


Les Emirats annoncent leur retrait de l'Opep à partir de mai 

Les Emirats arabes unis vont se retirer de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et de l'alliance Opep+ comptant aussi la Russie, à partir du 1er mai, a annoncé l'agence de presse émiratie. (AP)
Les Emirats arabes unis vont se retirer de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et de l'alliance Opep+ comptant aussi la Russie, à partir du 1er mai, a annoncé l'agence de presse émiratie. (AP)
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  • Les Emirats arabes unis vont se retirer de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep)
  • "Cette décision reflète la vision stratégique et économique à long terme des Emirats arabes unis ainsi que l'évolution de leur profil énergétique, notamment l'accélération des investissements dans la production d'énergie nationale"

DUBAI: Les Emirats arabes unis vont se retirer de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et de l'alliance Opep+ comptant aussi la Russie, à partir du 1er mai, a annoncé l'agence de presse émiratie.

"Cette décision reflète la vision stratégique et économique à long terme des Emirats arabes unis ainsi que l'évolution de leur profil énergétique, notamment l'accélération des investissements dans la production d'énergie nationale", explique l'agence Wam.