Le Royaume-Uni, tasse de thé des Saoudiens

La campagne baptisée «Spill the Tea on Great Britain» est un clin d'œil au stéréotype du buveur de thé britannique. (Photo fournie).
La campagne baptisée «Spill the Tea on Great Britain» est un clin d'œil au stéréotype du buveur de thé britannique. (Photo fournie).
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Publié le Mardi 28 février 2023

Le Royaume-Uni, tasse de thé des Saoudiens

  • L'agence de tourisme britannique crée une campagne autour du thé pour attirer les touristes saoudiens
  • La première phase de la campagne mettra en avant les grands événements à venir, tels que le couronnement du roi Charles et le concours Eurovision de la chanson qui se tiendra au nom de l’Ukraine à Liverpool, en mai

DUBAÏ: Le Royaume-Uni a initié une campagne pour attirer les visiteurs d'Arabie saoudite et des pays du Golfe.

La campagne baptisée «Spill the Tea on Great Britain» est un clin d'œil au stéréotype du buveur de thé britannique. Elle joue sur l'expression anglaise qui qualifie de «tasse de thé» quelque chose qui vous plaît.

L'agence nationale du tourisme VisitBritain a diffusé des courts-métrages et des images pour promouvoir les différentes attractions du pays, notamment les festivals, l'art, la musique et l'architecture.

La société britannique Tregothnan a créé une série limitée de «thés à thème» qui pourront être dégustés lors des événements promotionnels de VisitBritain. Il s’agit notamment du «graffi-tea», un clin d'œil à l'art de rue britannique; le «festival tea», qui célèbre les concerts et spectacles musicaux, et le #NoFilterTea («thé sans filtre»), qui évoque les paysages du pays propices à la photographie. Quant au thé «chasse au monstre», il peut être dégusté en tentant d'apercevoir le mystérieux (pour certains, imaginaire) monstre du loch Ness en Écosse.

La première phase de la campagne s'étendra jusqu'au printemps et elle mettra en avant les grands événements à venir, tels que le couronnement du roi Charles et le concours Eurovision de la chanson qui se tiendra au nom de l’Ukraine à Liverpool, en mai.

«Le Conseil de coopération du Golfe (CCG) est un marché touristique important pour la Grande-Bretagne, et nous sommes ravis de commencer cette campagne qui invite au voyage et qui s’appuie sur la solide reprise actuelle», déclare Carol Maddison, directrice adjointe par intérim de VisitBritain.

L’agence VisitBritain a en effet constaté que la découverte d'expériences nouvelles et surprenantes figurait en tête de liste des souhaits des voyageurs.

Selon ses recherches, près de huit visiteurs saoudiens sur dix choisissent leur prochaine destination en fonction d’expériences uniques proposées qu'ils ne peuvent vivre ailleurs.

La campagne a donc été conçue pour mettre l'accent sur ce que le Royaume-Uni offre: «Une dose d'adrénaline et des aventures à la campagne et sur la côte, des festivals d'été mythiques, des circuits de street food et de street art, et des après-midi de thé magiques», explique Mme Maddison.

Cette campagne, dont le budget s'élève à plus d'un million de livres sterling (1 livre sterling = 1,14 euro), sera diffusée sur les réseaux sociaux, à la radio, dans la presse écrite, sur des écrans et des panneaux publicitaires numériques le long du boulevard de Riyad.

Des sites Web en anglais et en arabe lui seront également consacrés.

VisitBritain collabore avec des partenaires commerciaux tels que WeGo et la société de médias Matador afin d'amplifier la portée de la campagne dans le Golfe et de stimuler les réservations pour le printemps et l'été.

L'Arabie saoudite est le 34e plus grand marché de touristes entrants du Royaume-Uni et le 13e plus important en termes de dépenses des visiteurs. En 2019, le Royaume-Uni a accueilli deux cent vingt et un mille visiteurs en provenance d'Arabie saoudite, qui ont dépensé 627 millions de livres sterling au cours de leur voyage.

Selon les prévisions, les dépenses au Royaume-Uni des touristes saoudiens devaient atteindre en 2023 les niveaux de 2019, et le nombre de visiteurs devrait dépasser les chiffres d'avant la pandémie de Covid-19 d'ici à 2025.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Les Emirats interdisent à leurs ressortissants de se rendre en Iran, au Liban et en Irak

Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
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  • Les Émirats arabes unis interdisent à leurs citoyens de voyager en Iran, au Liban et en Irak en raison des tensions régionales
  • Les autorités demandent aux Émiratis présents dans ces pays de rentrer immédiatement, après des attaques de missiles iraniennes visant des infrastructures aux EAU

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont interdit jeudi à leurs ressortissants  de se rendre en Iran, au Liban et en Irak, en invoquant l'évolution de la situation dans la région.

"A la lumière des développements régionaux actuels", le ministère des Affaires étrangères du pays a émis "une interdiction de voyager pour les ressortissants émiratis se rendant en République islamique d'Iran, en République libanaise et en République d'Irak", a rapporté l'agence de presse officielle WAM, indiquant qu'il appelait "tous les ressortissants émiratis actuellement dans ces pays à accélérer leur retour immédiat".

L'Iran a pris pour cible les Emirats, par des tirs de missiles visant des infrastructures civiles et énergétiques, lors du conflit déclenché le 28 février par l'attaque israélo-américaine contre Téhéran, avant l'annonce d'un fragile cessez-le-feu.


Liban: le président condamne les «violations persistantes» du cessez-le-feu par Israël

Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
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  • "Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte"
  • "Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes"

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international.

"Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte", a-t-il déclaré, selon un communiqué de la présidence. De nouvelles frappes israéliennes meurtrières ont visé jeudi des localités dans le sud, selon un média officiel.

"Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes", a ajouté Joseph Aoun, alors que la trêve est entrée en vigueur le 17 avril.

 


Le président iranien affirme que le blocus naval américain est «voué à l'échec»

Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
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  • "Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec"
  • Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril

TEHERAN: Le président iranien a affirmé jeudi que le blocus des ports de son pays par les Etats-Unis était "voué à l'échec" et ne ferait qu'aggraver les perturbations dans le Golfe.

"Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec", a assuré Massoud Pezeshkian dans un communiqué, après qu'un haut responsable de la Maison Blanche a mentionné une possible prolongation de ce blocus "pendant plusieurs mois".

Alors que ces déclarations ont contribué à provoquer un bond des cours du pétrole, le président iranien a estimé que de telles mesures de blocage "non seulement ne permettaient pas d'améliorer la sécurité régionale, mais constituaient une source de tension et une perturbation de la stabilité à long terme du golfe".

Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril.

Dans ces conditions, les forces armées iraniennes ont décidé de maintenir leur contrôle sur le détroit d'Ormuz, par lequel transitait avant le conflit un cinquième des hydrocarbures consommés dans le monde.

Elles menacent de représailles si Washington ne lève pas son blocus.

"Nous ne tolérerons pas le blocus naval. S'il se poursuit, l'Iran ripostera", a averti mercredi sur la télévision d'Etat Mohsen Rezaei, ancien commandant en chef des Gardiens de la Révolution, nommé en mars conseiller militaire du nouveau guide suprême Mojtaba Khamenei.

Il a également mis en garde contre une reprise des hostilités entre l'Iran et les Etats-Unis, qui pourrait selon lui se solder par le naufrage de navires américains et la mort ou l'emprisonnement de nombreux soldats ennemis.

Et un haut responsable de la marine iranienne a évoqué le déploiement "dans un avenir très proche" d'armes navales récemment mises au point.

Le ministre du Pétrole, Mohsen Paknejad, a pour sa part minimisé l'impact du blocus mené par les Etats-Unis, assurant qu'il "ne produirait aucun résultat".

"Les employés de l'industrie pétrolière travaillent sans relâche pour garantir un approvisionnement sans problème", a-t-il dit.