L'Arabie saoudite affirme son engagement en faveur des droits humains à l’ONU

La présidente de la Commission saoudienne des droits humains, Hala al-Touwaijri, s'exprimant lors d’une réunion de haut niveau de la 52e session du Conseil des droits humains des Nations unies à Genève. (SPA)
La présidente de la Commission saoudienne des droits humains, Hala al-Touwaijri, s'exprimant lors d’une réunion de haut niveau de la 52e session du Conseil des droits humains des Nations unies à Genève. (SPA)
La présidente de la Commission saoudienne des droits humains, Hala al-Touwaijri, s'exprimant lors d’une réunion de haut niveau de la 52e session du Conseil des droits humains des Nations unies à Genève. (SPA)
La présidente de la Commission saoudienne des droits humains, Hala al-Touwaijri, s'exprimant lors d’une réunion de haut niveau de la 52e session du Conseil des droits humains des Nations unies à Genève. (SPA)
La présidente de la Commission saoudienne des droits humains, Hala al-Touwaijri, s'exprimant lors d’une réunion de haut niveau de la 52e session du Conseil des droits humains des Nations unies à Genève. (SPA)
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Publié le Mardi 28 février 2023

L'Arabie saoudite affirme son engagement en faveur des droits humains à l’ONU

  • Hala al-Touwaijri a mis en relief les réformes importantes que le Royaume entreprend depuis plusieurs années dans le cadre de la Vision 2030
  • Le Royaume a fait dernièrement des progrès importants dans le domaine de l'autonomisation des femmes, a-t-elle indiqué

RIYAD: La présidente de la Commission saoudienne des droits humains, Hala al-Touwaijri, a affirmé l'engagement du Royaume à renforcer et à protéger les droits humains, ainsi qu'à respecter la diversité culturelle et l'égalité entre les peuples, a rapporté mardi l’Agence de presse saoudienne.

Al-Touwaijri, à la tête de la délégation saoudienne lors des réunions de haut niveau de la 52e session du Conseil des droits humains de l’ONU à Genève, a rappelé l’importance de la célébration du 75e anniversaire de l'adoption de la Déclaration universelle des droits humains, «qui sert de fondement à tous les droits humains». «En nous rappelant cet événement historique, nous réitérons que la promotion et la protection des droits humains exigent des efforts inlassables et continus, et la réalisation de transformations sur le terrain», a-t-elle déclaré.

«En Arabie saoudite, nous assistons à des changements historiques en raison de nombreuses réformes et avancées dans une série de domaines concernant les droits humains, qui ont considérablement influé sur la croissance et la qualité de vie», a-t-elle ajouté.

Elle a mis en relief les réformes sans précédent mises en place par le Royaume dans le cadre de la Vision 2030.

Hala al-Touwaijri a également déclaré que le Royaume s'était efforcé de faire évoluer son système juridique en promulguant et en modifiant de nombreuses lois, notamment le droit de la preuve et les lois du statut personnel, et que des travaux étaient en cours sur deux initiatives concernant le droit des transactions civiles et le code pénal pour les sanctions discrétionnaires.

Selon Al-Touwaijri, entre 2016 et 2022, le Royaume a connu une baisse considérable du taux de chômage de 11,6 % à 5,8 %. Afin de mettre fin à toute discrimination dans ce domaine, une politique nationale a également été lancée pour promouvoir l'égalité des chances et l'égalité de traitement sur le marché du travail.

Le Royaume a dernièrement fait des progrès importants dans le domaine de l'autonomisation des femmes, dans la mesure où un objectif stratégique de la Vision 2030 du Royaume a été adopté pour accroître leur participation au marché du travail, en plus de la création en 2021 d’un centre pour la parité entre les hommes et les femmes, a-t-elle assuré.

«La proportion des femmes dans la population active est passée de 17 % à 37 % entre 2017 et 2022 et leur taux de participation économique est passé de 28,6 % à 39 % entre 2017 et 2021. La représentation des femmes dans les postes administratifs supérieurs et intermédiaires a également augmenté pendant cette période, de 21,2 % à 34,7 %», a-t-elle précisé.

Hala al-Touwaijri a aussi signalé les actions du Royaume sur le plan humanitaire dans l’aide aux victimes du tremblement de terre en Turquie et en Syrie, avec une aide totale dépassant à ce jour 160 millions de dollars (soit 150,7 millions d’euros).

Elle a déclaré que le Royaume ne ménageait aucun effort pour apporter son aide dans les crises humanitaires, et a rappelé l’importance pour l’Arabie saoudite de servir de médiateur dans la crise russo-ukrainienne, en plus de la médiation menée par prince héritier Mohammed ben Salmane pour faire libérer un certain nombre de prisonniers.

Elle a exprimé la condamnation et la réprobation du Royaume après que des exemplaires du Coran sacré ont été détruits et brûlés par des extrémistes dans certains États de l'UE. Elle a rappelé qu’il était crucial pour le Royaume de faire respecter les principes et réglementations énoncés dans les normes internationales des droits humains, qui interdisent toute promotion de la haine nationale, raciale ou religieuse qui constituerait une incitation à la discrimination, à l'hostilité ou à la violence.

Al-Touwaijri a rappelé la nécessité pour le Royaume d'accorder à tous les droits humains la même attention afin que l’accent ne soit pas mis sur certains droits au détriment d’autres.

Elle a enfin exhorté le Conseil des droits humains à accomplir sa mission pour améliorer  la situation mondiale des droits humains, dans une atmosphère de dialogue constructif, d'engagement pour plus de transparence et d’objectivité, et en promouvant une culture de tolérance.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


Liban: les explosions israéliennes près d'un château menacent l'accord-cadre bilatéral, dit le président

De la poussière recouvre les collines près du château de Beaufort, dans le sud du Liban, après des détonations israéliennes visant, selon Israël, des tunnels du Hezbollah, le 31 juillet 2026. (AFP)
De la poussière recouvre les collines près du château de Beaufort, dans le sud du Liban, après des détonations israéliennes visant, selon Israël, des tunnels du Hezbollah, le 31 juillet 2026. (AFP)
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  • Le Liban accuse Israël de menacer l'accord-cadre bilatéral après de puissantes explosions près du château de Beaufort, attribuées à la destruction de tunnels du Hezbollah
  • Israël affirme avoir ciblé des infrastructures du Hezbollah après une violation du cessez-le-feu, tandis que de nouveaux pourparlers sont prévus à Rome

BEYROUTH: Le Liban a jugé vendredi que les explosions massives provoquées par l'armée israélienne, pour selon elle détruire des tunnels du Hezbollah, près du château de Beaufort, dans le sud, menaçaient l'application de l'accord-cadre bilatéral conclu récemment.

"Les forces israéliennes ont provoqué de très puissantes explosions vers minuit", notamment "dans le secteur de la forteresse de Beaufort", classée par l'Unesco, a annoncé l'Agence nationale d'information (Ani, officielle).

Le président libanais, Joseph Aoun, a dénoncé "une escalade extrêmement dangereuse (...) et une menace directe" pour la mise en oeuvre de l'accord-cadre conclu en juin entre le Liban et Israël sous égide américaine.

Cet accord prévoit le déploiement de l'armée libanaise dans des "zones pilotes" évacuées par Israël - qui occupe toujours une partie du sud du pays - sous réserve d'un désarmement du Hezbollah pro-iranien.

Les Etats-Unis ont confirmé lundi la tenue de nouveaux pourparlers entre Israël et le Liban, à Rome du 4 au 6 août, en vue notamment d'étendre ce processus.

"Le timing de ces agressions (...) envoie des messages négatifs et sape les efforts internationaux visant à consolider la stabilité", à quelques jours de ces nouveaux pourparlers, a déploré la présidence dans un communiqué.

Les explosions ont "provoqué des ondes équivalant à celles d'un séisme", a-t-elle pointé.

L'Ani a fait ensuite état dans la soirée de trois nouveaux dynamitages israéliens "violents" dans la région méridionale de Marjeyoun.

Le Premier ministre libanais, Nawaf Salam, a condamné "les agressions israéliennes continues dans le sud, sous forme d'explosions, bombardements et destructions méthodiques", y compris "les atteintes aux sites archéologiques".

Le château de Beaufort datant de l'époque des Croisés, situé dans la zone du sud occupée par Israël, a été inscrit la semaine dernière sur la liste du patrimoine mondial en péril de l'Unesco.

Selon le ministère libanais de la Culture, les explosions "pourraient avoir causé des dégâts aux abords de la forteresse", dont l'ampleur "ne pourra être évaluée qu'à l'issue d'une inspection sur le terrain", actuellement impossible.

Un correspondant de l'AFP dans un village proche a entendu d'énormes déflagrations et vu la poussière recouvrir de larges zones boisées de la région. Des fenêtres ont été brisées dans des maisons de villages alentour, selon l'Ani.

Dans un communiqué commun, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et le ministre de la Défense Israël Katz ont annoncé que l'armée avait détruit "les tunnels terroristes dans la région", utilisant quelque 700 tonnes d'explosifs.

Ils ont affirmé que l'opération faisait suite à une  "violation flagrante du cessez-le-feu par le Hezbollah" mercredi.

L'armée israélienne avait accusé le mouvement chiite pro-iranien d'avoir lancé un drone explosif contre un de ses véhicules dans le sud du pays.

Le Hezbollah n'a pas revendiqué d'attaque contre Israël depuis le 20 juin.

Mais il a appelé vendredi le pouvoir libanais à agir "à tous les niveaux politiques et diplomatiques pour la cessation des crimes de destruction commis par l'ennemi".

Le mouvement avait entraîné le Liban dans la guerre régionale le 2 mars en attaquant Israël, en soutien à l'Iran.

Israël a riposté par une vaste campagne de bombardements et une offensive terrestre, et son armée continue d'occuper des zones du sud du Liban.


Frappe contre un pétrolier au large des côtes d'Oman, selon l'agence maritime britannique

Des navires naviguent dans le détroit d'Ormuz, vus depuis la péninsule de Musandam, à Oman, le 31 juillet 2026. (REUTERS/Stringer)
Des navires naviguent dans le détroit d'Ormuz, vus depuis la péninsule de Musandam, à Oman, le 31 juillet 2026. (REUTERS/Stringer)
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  • Un pétrolier a été touché par un projectile non identifié au large de Limah (Oman), près du détroit d'Ormuz, causant des dégâts à la salle des machines, sans faire de victimes
  • Le trafic dans le détroit a chuté de 77 % sur fond de tensions entre l'Iran et les États-Unis

DUBAI: Un pétrolier a été frappé par un "projectile non-identifié" samedi au large de la ville côtière de Limah à Oman, à l'entrée du détroit d'Ormuz, a annoncé l'agence de sécurité maritime britannique UKMTO.

Selon le rapport de l'UKMTO, le "projectile non-identifié" a causé "des dommages dans la salle des machines". Aucune victime n'a été recensée indique l'agence britannique, qui précise que le navire a été touché à 11 miles nautiques (environ 20 kilomètres) de Limah.

Après la reprise des hostilités avec Washington le 7 juillet, l'Iran a de nouveau verrouillé le détroit d'Ormuz, une voie maritime cruciale pour le commerce mondial des hydrocarbures, revendiquant d'imposer des droits de passage sur les bateaux et autorisant uniquement la route longeant ses côtes.

La plateforme Kpler, a confirmé vendredi sur X que le trafic dans le détroit d'Ormuz a fortement chuté. "Les traversées du détroit d'Ormuz ont diminué de 77% en un jour pour tomber à seulement cinq navires, toutes concentrées dans le cadre du dispositif unilatéral iranien", indique Kpler.

"Les positions publiques des Etats-Unis et de l'Iran demeurant inconciliables, les opérateurs surveillent de près les volumes de trafic, les comportements de routage et toute évolution diplomatique susceptible de remodeler le risque sur les routes maritimes régionales dans les prochains jours", ajoute encore Kpler.


L'Iran dit avoir lancé des drones contre des objectifs militaires américains au Koweït

L'armée iranienne a affirmé vendredi avoir lancé des drones contre des objectifs militaires américains au Koweït, en représailles à l'"agression" des Etats-Unis contre l'Iran. (AFP)
L'armée iranienne a affirmé vendredi avoir lancé des drones contre des objectifs militaires américains au Koweït, en représailles à l'"agression" des Etats-Unis contre l'Iran. (AFP)
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  • Le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) n'a pas fait de commentaire dans l'immédiat
  • L'armée iranienne a qualifié ces frappes de "réaction à la récente agression de notre pays par l'armée américaine terroriste et son attaque brutale contre une habitation sur l'île de Qeshm"

TEHERAN: L'armée iranienne a affirmé vendredi avoir lancé des drones contre des objectifs militaires américains au Koweït, en représailles à l'"agression" des Etats-Unis contre l'Iran.

Dans un communiqué, l'armée a indiqué avoir visé "des abris d'avions de combat, des systèmes de communication par satellite et des installations de stockage d'équipement sur la base aérienne Ahmad al-Jaber au Koweït".

Le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) n'a pas fait de commentaire dans l'immédiat.

L'armée iranienne a qualifié ces frappes de "réaction à la récente agression de notre pays par l'armée américaine terroriste et son attaque brutale contre une habitation sur l'île de Qeshm".

Selon des médias iraniens jeudi, trois membres d'une même famille ont été tués dans des frappes contre cette île située dans le détroit d'Ormuz.

La revendication de l'armée iranienne intervient alors que selon le Pakistan, médiateur dans le conflit entre Washington et Téhéran, les belligérants négocient en vue d'une désescalade après une nouvelle série de bombardements réciproques mercredi et jeudi.

La diplomatie pakistanaise a affirmé faire "tout (son) possible pour ramener toutes les parties au protocole d'accord d'Islamabad" signé à la mi-juin et censé ouvrir la voie à des pourparlers de paix.

Ce processus a déraillé depuis début juillet avec une reprise des frappes menées par les Etats-Unis et l'Iran, Téhéran visant des bases américaines et des pays alliés de Washington au Moyen-Orient, dont le Koweït.