L'Egypte va repasser à l'heure d'été pour faire des économies

Le gouvernement a annoncé avoir adopté mercredi un texte prévoyant de "changer d'heure le dernier vendredi d'avril et le dernier jeudi d'octobre chaque année" (Photo d'illustration, AFP)
Le gouvernement a annoncé avoir adopté mercredi un texte prévoyant de "changer d'heure le dernier vendredi d'avril et le dernier jeudi d'octobre chaque année" (Photo d'illustration, AFP)
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Publié le Mercredi 01 mars 2023

L'Egypte va repasser à l'heure d'été pour faire des économies

  • L'Egypte, l'un des cinq pays du monde les plus à risque de ne pas pouvoir rembourser sa dette extérieure, cherche désormais à réduire au maximum sa consommation d'énergie
  • Les autorités ont annoncé réduire l'éclairage public et elles pourraient augmenter en juin le prix de l'électricité des ménages --écrasés par une inflation à 26,5%

LE CAIRE: L'Egypte a décidé mercredi de revenir à un changement d'heure bi-annuel pour "rationaliser la consommation d'énergie" dans un pays pris à la gorge par ses créanciers et où l'inflation ne cesse d'appauvrir les près de 105 millions d'habitants.

Le gouvernement a annoncé avoir adopté mercredi un texte prévoyant de "changer d'heure le dernier vendredi d'avril et le dernier jeudi d'octobre chaque année", une pratique abandonnée il y a une dizaine d'années dans le plus peuplé des pays arabes.

L'Egypte, l'un des cinq pays du monde les plus à risque de ne pas pouvoir rembourser sa dette extérieure, cherche désormais à réduire au maximum sa consommation d'énergie pour exporter une plus large part de ses ressources et renflouer ainsi ses réserves en dollars.

Déjà, les autorités ont annoncé réduire l'éclairage public et elles pourraient augmenter en juin le prix de l'électricité des ménages --écrasés par une inflation à 26,5%.

En plus, l'Etat propose de plus en plus d'actifs publics à la vente. Car les trois milliards de prêt accordés par le Fond monétaire international (FMI) fin 2022 étaient assortis de condition: privatiser et surtout ramener la livre égyptienne à sa valeur réelle.

Aujourd'hui à 30,5 livres pour un dollar, elle ne flotte toujours pas librement comme le réclame le FMI, mais la Société générale anticipe déjà une nouvelle chute à 34 livres pour un dollar d'ici fin mars.

Alors que la crise économique domine les conversations dans le pays, le président Abdel Fattah al-Sissi dénonçait fin janvier "les médias qui font comme si c'était la fin du monde", appelant les Egyptiens à bien vouloir consentir à "un sacrifice".


Liban: le bilan de la guerre s'élève à 570 morts depuis début mars 

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  • 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi
  • A l'aube, une frappe a touché un immeuble du quartier de Aïcha Bakkar à Beyrouth, selon l'agence de presse officielle Ani

BEYROUTH: Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 570 personnes, dont 86 enfants et 45 femmes, depuis que le pays a été entraîné dans la guerre régionale le 2 mars, a annoncé mercredi le ministère de la Santé.

Selon la même source, 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi.

 

 


L'armée iranienne dit vouloir désormais frapper des cibles économiques dans la région

L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
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  • "L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya
  • Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois

TEHERAN: L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran.

"L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya, affilié aux Gardiens de la Révolution, selon un communiqué diffusé par la télévision d'Etat.

Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois.

 

 


Erdogan: "Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle n'embrase complètement la région"

Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
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  • Le président Recep Tayyip Erdogan appelle à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient avant qu’elle n’embrase toute la région et affirme que la diplomatie peut encore ramener les parties à la table des négociations
  • Le président turc met aussi en garde Iran contre des actions « provocatrices », après l’interception d’un second missile tiré depuis son territoire et entré dans l’espace aérien turc

ANKARA: Le président turc Recep Tayyip Erdogan a appelé mercredi à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient "avant qu'elle n'embrase complètement la région", lors d'un discours devant son groupe parlementaire.

"Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle ne s'aggrave et n'embrase complètement la région. Si la diplomatie a une chance, c'est tout à fait possible. Nous poursuivons patiemment nos efforts pour ramener les parties à la table des négociations", a affirmé le chef de l'Etat turc.

"Nous sommes tous conscients que si cette guerre insensée, anarchique et illégale se poursuit, les pertes humaines et matérielles s'aggraveront, et le coût pour l'économie mondiale ne fera que croître", a-t-il ajouté.

"En tant que peuples de la région, nous ne devons pas laisser un conflit dont nous sommes déjà victimes nous infliger de nouvelles souffrances", a-t-il souligné.

En revanche, lundi, le président turc avait mis en garde l'Iran contre toute "action provocatrice" après l'interception d'un second missile tiré depuis l'Iran dans l'espace aérien turc.

"Malgré nos avertissements clairs, des actions extrêmement inappropriées et provocatrices continuent d'être entreprises, mettant en péril l'amitié de la Turquie" envers l'Iran, avait-il  affirmé.