Argentine: des tirs et un message menaçant sur un commerce lié à la belle-famille de Messi

Selon la police de la ville, 14 impacts de balles ont été identifiés sur le rideau métallique d'un supermarché, fermé au moment des faits. (Photo, AFP)
Selon la police de la ville, 14 impacts de balles ont été identifiés sur le rideau métallique d'un supermarché, fermé au moment des faits. (Photo, AFP)
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Publié le Jeudi 02 mars 2023

Argentine: des tirs et un message menaçant sur un commerce lié à la belle-famille de Messi

  • Des douilles ont été récupérées au sol, ainsi qu'un panneau en carton avec une inscription manuscrite: «Messi nous t'attendons, Javkin est un narco, il ne s'occupera pas de toi»
  • Ville natale de Lionel Messi, Rosario, troisième ville d'Argentine et grand port fluvial sur le Parana, est devenue ces dernières années un point névralgique du narcotrafic et, peu à peu, la ville la plus dangereuse du pays, avec 287 homicides en 2022

ROSARIO: Des tirs ont visé dans la nuit de mercredi à jeudi à Rosario, dans le nord de l'Argentine, un commerce appartenant à la belle-famille de Lionel Messi, avec un message d'apparence menaçant bien qu'énigmatique, mentionnant le capitaine de l'Albiceleste.

Selon la police de la ville, 14 impacts de balles ont été identifiés sur le rideau métallique d'un supermarché, fermé au moment des faits. Des douilles ont été récupérées au sol, ainsi qu'un panneau en carton avec une inscription manuscrite: "Messi nous t'attendons, Javkin est un narco, il ne s'occupera pas de toi".

Un témoin a confirmé avoir vu deux hommes à moto peu avant 03H00 (locales), l'un d'eux descendant pour tirer et jeter le carton avant de prendre la fuite. Personne n'a été blessé.

Pablo Javkin, le maire de Rosario, ville située à 320 km au nord-ouest de Buenos Aires, a confirmé à la presse que le commerce appartenait à la famille Roccuzzo, belle-famille de Lionel Messi, marié à Antonela Roccuzzo, avec laquelle il a trois enfants.

"Ce qu'ils recherchent ici, c'est la répercussion, c'est très perfide", a estimé Pablo Javkin. "Quelle information devient plus rapidement virale qu'une attaque visant Messi? (...) C'est très facile pour n'importe quelle bande de faire ça".

Le chef-adjoint d'une unité provinciale de la police, Ivan Gonzalez, a également estimé à la télévision Cadena 3 que le message n'était "pas une menace", mais un acte destiné "à attirer l'attention".

Le procureur chargé de l'affaire, Federico Rebola, a indiqué qu'il n'y avait "pas d'antécédent connu de menaces" visant la famille Roccuzzo.

"Nous sommes préoccupés, ceci a une énorme répercussion", a néanmoins estimé M. Rebola à la presse. "Nous avons des images (de vidéosurveillance), et nous recherchons d'autres caméras. Tout ce que nous avons pour le moment est très préliminaire".

Point névralgique du narcotrafic 

Le ministre provincial de la Sécurité Caudio Brilloni a assuré qu'à ce stade "aucune hypothèse ferme" n'était privilégiée.

La police scientifique a procédé tôt dans la matinée à des relevés sur place, tandis que le carton manuscrit et les douilles ont été envoyés à des fins d'analyses.

Ville natale de Lionel Messi, Rosario, troisième ville d'Argentine et grand port fluvial sur le Parana, est devenue ces dernières années un point névralgique du narcotrafic et, peu à peu, la ville la plus dangereuse du pays, avec 287 homicides en 2022.

Les autorités se renvoient régulièrement la responsabilité sur les moyens engagés et l'implication des forces de sécurité pour combattre le fléau, entre le maire centriste de la ville, l'actuel gouverneur de gauche et le gouvernement national de centre-gauche.

A l'issue d'une réunion cette semaine du commandement conjoint des trois forces de sécurité (municipales, provinciales, nationales), le ministre provincial Claudio Brilloni a dit avoir "exhorté les forces fédérales à davantage de collaboration, d'engagement et une plus grande participation" pour prévenir violence et criminalité à Rosario.

Les réactions n'ont pas tardé dans le camp de l'opposition de droite: deux pré-candidats déclarés à la présidentielle d'octobre ont appelé à une lutte frontale contre le narcotrafic à Rosario, avec l'appui de la gendarmerie (force militaire dépendant du ministère de l'Intérieur) ou de l'armée.

"De front et sans quartier", a lancé Patricia Bullrich, une ex-ministre de l’Intérieur, tandis que le maire de Buenos Aires, Horacio Larreta, a promis un gouvernement qui "reprend la rue".

"La situation est complexe à Rosario (...) les narcos ont gagné", a estimé le ministre national de la Sécurité Anibal Fernandez. "Mais ce problème dure depuis vingt ans et ne se règle pas en vingt minutes", a-t-il ajouté, rappelant que plus de 2.000 procédures en 2022 avaient abouti à 2 077 placements en détention à Rosario.


Détroit d'Ormuz: l'Iran met en garde le Conseil de sécurité de l'ONU contre toute «action provocatrice»

 Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a mis en garde contre toute "action provocatrice" avant un vote prévu du Conseil de sécurité de l'ONU sur un usage de la force pour débloquer le détroit d'Ormuz. (AFP)
Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a mis en garde contre toute "action provocatrice" avant un vote prévu du Conseil de sécurité de l'ONU sur un usage de la force pour débloquer le détroit d'Ormuz. (AFP)
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  • Le détroit d'Ormuz, passage stratégique du marché mondial des hydrocarbures, est quasiment totalement bloqué par l'Iran en réaction à l'attaque américano-israélienne contre son territoire le 28 février
  • "M. Araghchi souligne que toute action provocatrice des agresseurs et de leurs soutiens, y compris au Conseil de sécurité de l'ONU concernant la situation dans le détroit d'Ormuz, ne fera que compliquer davantage la situation"

TEHERAN: Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a mis en garde contre toute "action provocatrice" avant un vote prévu du Conseil de sécurité de l'ONU sur un usage de la force pour débloquer le détroit d'Ormuz.

M. Araghchi s'exprimait jeudi et le vote était initialement prévu vendredi, avant l'annonce de son report sine die.

Le détroit d'Ormuz, passage stratégique du marché mondial des hydrocarbures, est quasiment totalement bloqué par l'Iran en réaction à l'attaque américano-israélienne contre son territoire le 28 février.

"M. Araghchi souligne que toute action provocatrice des agresseurs et de leurs soutiens, y compris au Conseil de sécurité de l'ONU concernant la situation dans le détroit d'Ormuz, ne fera que compliquer davantage la situation", selon un communiqué de son ministère.

Porté par Bahreïn, le texte fait l'objet de discussions par les 15 membres du Conseil depuis dix jours, reflétant leurs divergences.

Le dernier projet de résolution insiste sur le fait que le Conseil autoriserait tout Etat ou toute coalition d'Etats à utiliser des moyens "défensifs" pour assurer la sécurité des navires. Une stipulation de mandat défensif absente au départ.

Mais il n'est pas certain que cela soit suffisant à convaincre la Russie et la Chine, qui ont un droit de veto.

"L'Iran a fermé le détroit d'Ormuz, empêchant les navires commerciaux et les pétroliers de passer et posant des conditions pour permettre le passage de certains", a dénoncé jeudi le secrétaire général du Conseil de coopération du Golfe (CCG), Jassem Al-Budaiwi, au nom de cette organisation qui regroupe l'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, Bahreïn, le Qatar, le Koweït et Oman.

"Nous appelons le Conseil de sécurité à prendre toutes ses responsabilités et à prendre toutes les mesures nécessaires pour protéger les couloirs maritimes et assurer la poursuite en toute sécurité de la navigation internationale", a-t-il insisté à New York, avant l'annonce du report.


Le patron du Pentagone obtient le départ du chef d'état-major de l'armée de terre

Pete Hegseth, à la tête d'un ministère qu'il a renommé "ministère de la Guerre", a assuré qu'il choisissait tout simplement les chefs qu'il veut pour diriger l'armée au plus grand budget du monde. (AFP)
Pete Hegseth, à la tête d'un ministère qu'il a renommé "ministère de la Guerre", a assuré qu'il choisissait tout simplement les chefs qu'il veut pour diriger l'armée au plus grand budget du monde. (AFP)
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  • Le ministre américain de la Défense, Pete Hegseth, a obtenu le départ immédiat du chef d'état-major de l'armée de terre, le général Randy George
  • Ce très haut gradé "va quitter ses fonctions de 41e chef d'état-major de l'armée de terre, avec effet immédiat", a écrit sur la plateforme X Sean Parnell, le porte-parole du Pentagone, lui souhaitant "une belle retraite"

WASHINGTON: Le ministre américain de la Défense, Pete Hegseth, a obtenu le départ immédiat du chef d'état-major de l'armée de terre, le général Randy George, a fait savoir un responsable américain à propos de ce limogeage qui survient en pleine guerre contre l'Iran.

Ce très haut gradé "va quitter ses fonctions de 41e chef d'état-major de l'armée de terre, avec effet immédiat", a écrit sur la plateforme X Sean Parnell, le porte-parole du Pentagone, lui souhaitant "une belle retraite."

Il ne donne pas la raison de ce départ soudain.

CBS News, qui a révélé l'information, cite un responsable américain anonyme affirmant que Pete Hegseth souhaite nommer à sa place quelqu'un qui pourra appliquer la vision de Donald Trump et de son ministre pour l'armée de terre.

Le général Randy George, diplômé de la prestigieuse académie militaire de West Point, qui a servi en Irak et en Afghanistan, avait été nommé à ce poste en 2023, sous le mandat du président démocrate, Joe Biden.

Il s'agit d'un départ forcé de plus chez les plus hauts gradés de l'armée américaine depuis le retour au pouvoir de Donald Trump.

Le président américain avait, sans explication, limogé début 2025 Charles "CQ" Brown, le chef d'état-major des armées, pour le remplacer par Dan Caine.

Depuis, ce sont les chefs de la marine, des gardes-côtes, de l'agence d'espionnage NSA, ainsi que de nombreux autres, qui ont été poussés vers la sortie par le gouvernement de Donald Trump.

Selon le Washington Post et CBS, deux autres généraux, David Hodne, chargé du Commandement de la transformation et de l'entraînement de l'armée, et William Green Jr, à la tête du corps des aumôniers militaires, ont par ailleurs été mis à l'écart en même temps que le général George.

Pete Hegseth, à la tête d'un ministère qu'il a renommé "ministère de la Guerre", a assuré qu'il choisissait tout simplement les chefs qu'il veut pour diriger l'armée au plus grand budget du monde.

Des parlementaires de l'opposition démocrate se sont inquiétés d'une potentielle politisation de l'armée, traditionnellement plus isolée des batailles politiciennes que le reste de l'appareil d'Etat américain.

Pete Hegseth a aussi décidé l'an passé de réduire le nombre de plus hauts gradés de l'ensemble de l'armée.

 


Trump menace de nouvelles destructions de ponts et de centrales en Iran

Le président des Etats-Unis Donald Trump a menacé jeudi de nouvelles destructions d'infrastructures civiles en Iran, citant les ponts et les centrales électriques. (AFP)
Le président des Etats-Unis Donald Trump a menacé jeudi de nouvelles destructions d'infrastructures civiles en Iran, citant les ponts et les centrales électriques. (AFP)
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  • "Les ponts sont les prochains, puis les centrales électriques!", a mis en garde Donald Trump sur son réseau Truth Social
  • Donald Trump avait précédemment applaudi jeudi la destruction d'un pont emblématique près de Téhéran. Huit civils ont été tués dans cette frappe contre ce pont en construction, selon les médias iraniens

WASHINGTON: Le président des Etats-Unis Donald Trump a menacé jeudi de nouvelles destructions d'infrastructures civiles en Iran, citant les ponts et les centrales électriques.

"Les ponts sont les prochains, puis les centrales électriques!", a mis en garde Donald Trump sur son réseau Truth Social.

Donald Trump avait précédemment applaudi jeudi la destruction d'un pont emblématique près de Téhéran. Huit civils ont été tués dans cette frappe contre ce pont en construction, selon les médias iraniens.

Les Etats-Unis n'ont "même pas commencé" leur programme de destruction des infrastructures civiles du pays, a prévenu M. Trump dans la soirée.

Le dirigeant américain a répété à plusieurs reprises que la grande majorité des sites militaires, cibles premières de l'offensive américano-israélienne débutée le 28 février en Iran, avait déjà été endommagée ou détruite.

"Les dirigeants du nouveau régime (iranien) savent ce qu’il faut faire, et qu’il faut le faire VITE!", a ajouté le président américain, qui alterne menaces et appels à Téhéran à accepter un accord de cessez-le-feu.