Lutte contre l’inflation : la Banque mondiale loue les efforts du Maroc

Les acheteurs inspectent les légumes sur un immense marché à Sale, près de la capitale marocaine Rabat, mais l'explosion des prix signifie qu'ils gardent un œil sur ce qu'ils dépensent, même pour les produits de base. (AFP).
Les acheteurs inspectent les légumes sur un immense marché à Sale, près de la capitale marocaine Rabat, mais l'explosion des prix signifie qu'ils gardent un œil sur ce qu'ils dépensent, même pour les produits de base. (AFP).
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Publié le Mardi 07 mars 2023

Lutte contre l’inflation : la Banque mondiale loue les efforts du Maroc

  • Le Maroc est confronté actuellement à une situation économique difficile, marquée par une inflation galopante
  • Mais la Banque mondiale souligne la solidité des fondamentaux de l’économie marocaine, dont la croissance devrait s’accélérer sensiblement cette année

CASABLANCA : La Banque mondiale vient d’abaisser ses prévisions de croissance pour le Maroc. Alors qu’elle avait prévu un taux de 3,5 % en janvier 2023, l’institution Bretton Woods a diminué cette estimation de 0,4 point, soit un chiffre presque identique à celui qu’a récemment émis le Fonds monétaire international (FMI).

Cette nouvelle prévision est fondée sur la prise en compte des risques qu’encourt l’économie marocaine cette année, parmi lesquels la guerre russo-ukrainienne, la décélération des principaux partenaires commerciaux de la zone euro et les nouveaux chocs climatiques potentiels. Mais, aux yeux des experts de la Banque mondiale, le risque le plus important demeure l’inflation, qui a touché la plupart des pays. Elle a atteint 8,3 % au Maroc en 2022 et ne cesse de s’aggraver : elle culmine actuellement à 8,9 %, selon la dernière note de conjoncture, publiée le 23 février 2023 par le Haut-Commissariat au plan (HCP), organisme public marocain chargé de la production de statistiques.

«Le Maroc est confronté actuellement à une situation économique difficile, marquée par une inflation galopante. La hausse de l'inflation est due à la hausse des prix des produits alimentaires de 16,8 %», précise le HCP.

La Banque mondiale souligne cependant que la solidité des fondamentaux de l’économie marocaine, dont la croissance devrait s’accélérer sensiblement cette année. L’optimisme de l’institution financière internationale est notamment dû aux efforts du gouvernement pour contenir l’inflation.

«Les mesures récentes visant à contrer les chocs d’offres et à préserver le pouvoir d’achat des ménages marocains en ont dans une large mesure atténué l’impact, et empêché que davantage de personnes ne tombent dans la pauvreté. Le déploiement du système d’allocations familiales permettra au Maroc de cibler efficacement la population vulnérable, de manière rentable et équitable, afin de faire face à des hausses de prix d’une telle ampleur», affirme Jesko Hentschel, directeur pays de la Banque mondiale pour le Maghreb et Malte

Le Maroc a de fait adopté une série de mesures, qui comprennent notamment l’octroi de subventions sur certains produits de première nécessité et le maintien des prix réglementés déjà en place.

Le Maroc a de fait adopté une série de mesures, qui comprennent notamment l’octroi de subventions sur certains produits de première nécessité et le maintien des prix réglementés déjà en place. Cette approche a stabilisé les prix des biens et des services, qui absorbent près d’un quart des dépenses moyennes des ménages, et permis par conséquent d’éviter une augmentation plus prononcée de la pauvreté, se félicite la Banque mondiale. De telles mesures ont requis la mobilisation de dépenses publiques supplémentaires, d’un montant équivalent à quelque 2 % du PIB.

Par ailleurs, l’institution s’est réjouie de la prudence de la Banque centrale du Maroc, Bank Al-Maghrib, qui a relevé deux fois ses taux d’intérêt depuis septembre 2022, pour un total de 100 points de base. «La réponse optimale du Maroc en matière de politique monétaire dépendra de la persistance de la pression sur les prix et de l’évolution des prévisions sur l’inflation», relève toutefois la Banque mondiale. Cette dernière recommande aux autorités marocaines de compléter les mesures anti-inflationnistes en introduisant des politiques structurelles visant à assouplir les contraintes d’offre.

Ces mesures pourraient inclure des actions permettant de remédier aux goulots d’étranglement que l’on observe actuellement dans les marchés alimentaires, où l’écart entre les prix à la production et les prix de détail est important. Mais résoudre ce problème constitue un défi autrement plus difficile. Les marchés de gros au Maroc sont en effet la proie de spéculateurs véreux, qui font la pluie et le beau temps. Ils restent d’ailleurs la principale cause de la hausse des prix de plusieurs denrées alimentaires de base. C’est précisément dans ce domaine que le gouvernement marocain devrait agir davantage, afin de contrer la spéculation, de réguler les marchés et d’alléger ainsi le budget destiné aux subventions et aux autres mesures d’aides.


Aldi dément une «éventuelle vente» de ses magasins français

Le discounter allemand Aldi a démenti jeudi auprès de l'AFP les "spéculations" de la presse française au sujet d'"une éventuelle vente" de ses quelque 1.300 magasins en France, promettant un engagement "à long terme" sur ce marché où il est implanté depuis 1988. (AFP)
Le discounter allemand Aldi a démenti jeudi auprès de l'AFP les "spéculations" de la presse française au sujet d'"une éventuelle vente" de ses quelque 1.300 magasins en France, promettant un engagement "à long terme" sur ce marché où il est implanté depuis 1988. (AFP)
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  • Jeudi, le média spécialisé La Lettre a indiqué qu'Aldi "planchait" sur une "sortie" du pays, où il est le 8e distributeur alimentaire en parts de marché
  • D'après La Lettre, "le discounter allemand, qui enchaîne les pertes dans l'Hexagone depuis cinq ans

PARIS: Le discounter allemand Aldi a démenti jeudi auprès de l'AFP les "spéculations" de la presse française au sujet d'"une éventuelle vente" de ses quelque 1.300 magasins en France, promettant un engagement "à long terme" sur ce marché où il est implanté depuis 1988.

Jeudi, le média spécialisé La Lettre a indiqué qu'Aldi "planchait" sur une "sortie" du pays, où il est le 8e distributeur alimentaire en parts de marché (3% selon Kantar WorldPanel fin novembre), loin derrière son rival également allemand Lidl, 6e (8,1%).

D'après La Lettre, "le discounter allemand, qui enchaîne les pertes dans l'Hexagone depuis cinq ans, a demandé à la Deutsche Bank d'étudier un scénario de cession de sa filiale française", la maison mère "rechignant" à remettre au pot, après plus d'un milliard d'euros versés fin 2023.

"Les informations au sujet d'une éventuelle vente d'Aldi France sont fausses" a réagi Aldi Nord, sa maison mère, sollicitée par l'AFP.

"Aldi est et restera engagé à long terme sur le marché français", a assuré le groupe, pour qui les "spéculations" au "sujet d'un prétendu processus de vente" ou "retrait de France" sont "sans fondement".

"Depuis des années, nous investissons massivement dans notre assortiment ainsi que dans la modernisation de notre réseau de magasins et de logistique", a fait valoir le discounter, invoquant une stratégie "clairement axée sur l'optimisation et la croissance en France".

"L'évolution positive est constante et conforme aux objectifs du groupe Aldi Nord", a-t-il assuré.

Il reste qu'Aldi, comme Lidl, n'a pas bénéficié en France de la période de forte inflation alimentaire, qui a à l'inverse profité au numéro un Leclerc.

En outre le groupe avait déboursé en 2020 plus de 700 millions d'euros pour racheter 547 Leader Price auprès du distributeur en difficulté Casino. Aldi pesait alors 2,4% du marché de la distribution alimentaire, et Leader Price 1,5%.

Selon ses comptes consolidés pour l'année 2022, dernier exercice publié, Aldi a réalisé 5 milliards d'euros de chiffre d'affaires annuel en France, en forte hausse de 17%. Mais en creusant sa perte nette, passée en un an de près de 291 millions d'euros à 397 millions.

En cas de vente, les acheteurs potentiels ne manqueraient pas, comme l'a souligné jeudi sur son site le spécialiste du secteur Olivier Dauvers, citant Lidl, Carrefour et  Action.


Dina Powell McCormick, née en Égypte, nommée présidente et vice-présidente de Meta

Meta a nommé Dina Powell McCormick, née en Égypte, au poste de présidente et de vice-présidente. (AP/File Photo)
Meta a nommé Dina Powell McCormick, née en Égypte, au poste de présidente et de vice-présidente. (AP/File Photo)
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  • L'ancienne associée de Goldman Sachs et fonctionnaire de la Maison Blanche a précédemment siégé au conseil d'administration de Meta
  • Dina Powell McCormick, qui est née au Caire et a déménagé aux États-Unis lorsqu'elle était enfant, rejoint l'équipe de direction et contribuera à orienter la stratégie globale et l'exécution

LONDRES: Meta a nommé Dina Powell McCormick, née en Égypte, au poste de présidente et de vice-présidente.

L'entreprise a déclaré lundi que l'ancienne associée de Goldman Sachs et fonctionnaire de la Maison Blanche, qui a déjà siégé au conseil d'administration de Meta, accède à un rôle de direction de haut niveau, alors que l'entreprise accélère sa progression dans les domaines de l'intelligence artificielle et de l'infrastructure mondiale.

Powell McCormick, qui est née au Caire et a déménagé aux États-Unis dans sa jeunesse, rejoindra l'équipe de direction et contribuera à orienter la stratégie globale et l'exécution de l'entreprise. Elle travaillera en étroite collaboration avec les équipes de Meta chargées de l'informatique et de l'infrastructure, a indiqué l'entreprise, et supervisera les investissements de plusieurs milliards de dollars dans les centres de données, les systèmes énergétiques et la connectivité mondiale, tout en établissant de nouveaux partenariats stratégiques en matière de capital.

"L'expérience de Dina aux plus hauts niveaux de la finance mondiale, combinée à ses relations profondes dans le monde entier, la rend particulièrement apte à aider Meta à gérer cette prochaine phase de croissance en tant que présidente et vice-présidente de l'entreprise", a déclaré Mark Zuckerberg, fondateur et PDG de Meta.

Mme Powell McCormick a plus de 25 ans d'expérience dans les domaines de la finance, de la sécurité nationale et du développement économique. Elle a passé 16 ans en tant qu'associée chez Goldman Sachs à des postes de direction, et a servi deux présidents américains, notamment en tant que conseillère adjointe à la sécurité nationale de Donald Trump, et en tant que haut fonctionnaire du département d'État sous George W. Bush.

Plus récemment, elle a été vice-présidente et présidente des services à la clientèle mondiale de la banque d'affaires BDT & MSD Partners.


Eric Trump affirme que les réformes boursières de l'Arabie saoudite attireront des milliards de dollars

 Eric Trump a salué la décision de l'Arabie saoudite d'ouvrir son marché boursier aux investisseurs étrangers, affirmant que des milliards de dollars supplémentaires allaient affluer dans le Royaume. (AN)
Eric Trump a salué la décision de l'Arabie saoudite d'ouvrir son marché boursier aux investisseurs étrangers, affirmant que des milliards de dollars supplémentaires allaient affluer dans le Royaume. (AN)
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  • Dans le cadre du programme de diversification économique Vision 2030, l'Arabie saoudite vise à attirer 100 milliards de dollars d'investissements directs étrangers par an
  • "Chaque jour, l'environnement d'investissement s'améliore. Les plus grandes marques du monde viennent s'y installer. Toutes ces marques font énormément de bruit", a ajouté M. Trump

RIYAD: Eric Trump a salué la décision de l'Arabie saoudite d'ouvrir son marché boursier aux investisseurs étrangers, affirmant que des milliards de dollars supplémentaires allaient affluer dans le Royaume.

S'adressant à Asharq Al-Awsat, l'homme d'affaires, qui est le vice-président exécutif de la Trump Organization, a également fait l'éloge des récents projets de développement qui prennent forme à Riyad, en particulier à Diriyah.

Le Royaume a annoncé que ses marchés financiers seraient ouverts à tous les investisseurs étrangers à partir du 1er février, avec la suppression de restrictions telles que le cadre de l'investisseur étranger qualifié, qui exigeait un minimum de 500 millions de dollars d'actifs sous gestion, et l'abolition des accords de swap.

À propos de cette décision, M. Trump a déclaré : "Je pense que la nouvelle législation autorisant les investissements étrangers en Arabie saoudite va permettre à des milliards de dollars d'affluer sur le marché.

"Il est évident que l'ouverture des marchés boursiers eux-mêmes à de nouveaux investissements étrangers va entraîner l'arrivée de milliards de dollars supplémentaires sur le marché. Je pense que cela va aider le commerce, le tourisme et bien d'autres choses encore".

Selon M. Trump, l'environnement d'investissement en Arabie saoudite s'améliore au fil du temps, et de grandes marques du monde entier entrent sur le marché du Royaume pour en exploiter le potentiel.

Dans le cadre du programme de diversification économique Vision 2030, l'Arabie saoudite vise à attirer 100 milliards de dollars d'investissements directs étrangers par an.

"Chaque jour, l'environnement d'investissement s'améliore. Les plus grandes marques du monde viennent s'y installer. Toutes ces marques font énormément de bruit", a ajouté M. Trump.

Un rapport publié par l'Autorité générale des statistiques d'Arabie saoudite en décembre a révélé que les entrées nettes d'investissements directs étrangers ont atteint 24,9 milliards de SR (6,64 milliards de dollars) au troisième trimestre 2025, ce qui représente une augmentation de 34,5 % par rapport à la même période de l'année précédente.

M. Trump a fait ces commentaires alors que le promoteur immobilier saoudien Dar Global a annoncé qu'il lancerait deux projets de luxe portant la marque Trump à Riyad et à Djeddah, d'une valeur totale de 10 milliards de dollars.

Ces projets comprennent le Trump National Golf Course et le Trump International Hotel dans le quartier de Diriyah à Riyad.

Commentant l'attrait de l'Arabie saoudite, M. Trump a déclaré : "La vision de la ville, la vision de ce qui se passe à Riyad, en particulier à Diriyah, est incroyable. Je n'ai jamais rien vu de tel dans ma vie".

Il a ensuite ajouté : "La vision de ce que sera le nouveau Riyad, et la vision de l'ensemble de l'Arabie saoudite qui continue à s'ouvrir - vous voyez toutes ces grandes réformes financières, qui devraient rendre inévitable l'augmentation des investissements en Arabie saoudite. C'est incroyablement excitant.

M. Trump a poursuivi en déclarant que "les meilleurs jours pour l'Arabie saoudite sont à venir", ajoutant : "Même depuis six ou sept ans que je viens dans le pays, ce qui a été construit, ce qui a été fait, est incroyable. Et je pense que le pays devrait être incroyablement fier de lui-même".