L’Arabie saoudite et l’Union européenne discutent des moyens de développer l’hydrogène propre

Le vice-président exécutif de l’Union européenne, Frans Timmermans, et la commissaire européenne à l’énergie, Kadri Simson, ont tenu des discussions avec des responsables gouvernementaux saoudiens pour développer davantage la coopération sur la production d’hydrogène propre. (Photo/Yazeed Alduwihe)
Le vice-président exécutif de l’Union européenne, Frans Timmermans, et la commissaire européenne à l’énergie, Kadri Simson, ont tenu des discussions avec des responsables gouvernementaux saoudiens pour développer davantage la coopération sur la production d’hydrogène propre. (Photo/Yazeed Alduwihe)
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Publié le Mercredi 08 mars 2023

L’Arabie saoudite et l’Union européenne discutent des moyens de développer l’hydrogène propre

  • Franz Timmermans et Kadri Simson ont également rencontré le ministre saoudien de l’Énergie, le prince Abdelaziz ben Salmane, lors de leur visite à Riyad, les 5 et 6 mars
  • La visite devait initialement avoir lieu après l’accueil du G20 par le Royaume, mais elle a été reportée en raison de la pandémie de Covid-19

RIYAD: Le vice-président exécutif de l’Union européenne, Frans Timmermans, et la commissaire européenne à l’énergie, Kadri Simson, ont tenu des discussions avec des responsables gouvernementaux saoudiens pour développer davantage la coopération sur la production d’hydrogène propre. 

Ils ont également rencontré le ministre saoudien de l’Énergie, le prince Abdelaziz ben Salmane, lors de leur visite à Riyad, les 5 et 6 mars. 

M. Timmermans déclare à Arab News: «Pour l’Union européenne, le royaume d’Arabie saoudite est un partenaire stratégique. L’un des domaines dans lesquels cette stratégie doit être concrétisée est celui de l’énergie, et plus particulièrement de la transition énergétique. Dans toute cette économie verte, l’hydrogène jouera un rôle de premier plan.» 

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Le vice-président exécutif de l’Union européenne, Frans Timmermans, et la commissaire européenne à l’énergie, Kadri Simson, ont tenu des discussions avec des responsables gouvernementaux saoudiens pour développer davantage la coopération sur la production d’hydrogène propre. (Photo/Yazeed Alduwihe) 

«L’Europe aura besoin de beaucoup d’hydrogène propre à l’avenir. Le Royaume a de nombreuses ambitions en matière de développement d’hydrogène propre. Cela laisse beaucoup de place pour une étroite collaboration.» 

«Les deux côtés sont très conscients que la crise climatique est une crise existentielle pour l’humanité. Elle n’a pas besoin d’être justifiée et cela a très bien été assimilé par les deux camps.» 

M. Timmermans explique qu’un plan est en place pour que les deux parties se rencontrent régulièrement en vue d’évaluer les progrès réalisés. 

Il ajoute: «Nous sommes tout à fait pragmatiques dans notre approche. Nous ne pouvons affirmer qu’il existe une solution miracle pour faire face à la crise climatique. Nous devons utiliser toutes les technologies, toutes les approches et tous les moyens que l’humanité peut inventer. Une partie est en train d’être mise au point ici, en Arabie saoudite, et une autre en Europe. En coopérant plus étroitement, chaque partie peut bénéficier des progrès de l’autre.» 

«Si je regarde l’Union européenne et l’Arabie saoudite, je me rends compte que la plus jeune génération est vraiment convaincue que nous devons agir dans ce domaine. Nous avons la chance de voir également des dirigeants saoudiens responsables et engagés. C’est donc une bonne occasion pour nous de travailler ensemble.» 

Kadri Simson déclare à Arab News que la visite a été préparée depuis dix-huit mois. Elle devait initialement avoir lieu après l’accueil du G20 par le Royaume, mais a été reportée en raison de la pandémie de Covid-19. 

«Le but de notre visite est de proposer à nos partenaires de longue date une coopération au-delà des combustibles fossiles», confie-t-elle. 

«L’année dernière, nous avons dû renoncer aux services d’un fournisseur russe et nous n’avons pas renoncé à notre engagement de décarbonisation de notre marché de l’énergie», précise-t-elle. 

«Cela signifie que nous devrons très bientôt trouver des fournisseurs alternatifs d’énergies renouvelables, principalement d’hydrogène renouvelable.» 

«Nos entreprises ont manifesté leur intérêt pour l’importation d’hydrogène vert de la région, d’abord sous forme d’ammoniac.» 

«Par exemple, le projet Neom est déjà vendu, ce qui montre qu’il y a un intérêt clair et puissant du côté européen.» 

Lors de leur visite, les deux responsables ont assisté au Centre d’études et de recherches pétrolières du roi Abdallah à un atelier au cours duquel l’accent a été mis sur les initiatives qui visent à atteindre l’objectif zéro émission nette d’ici à 2060. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com 


Le pétrole bondit après les déclarations Trump sur la fin du cessez-le-feu avec l'Iran

Les contrats à terme sur le Brent ont progressé de 3,82 dollars, soit 5,15 %, pour atteindre 77,98 dollars le baril à 11h32 (heure saoudienne). (Shutterstock)
Les contrats à terme sur le Brent ont progressé de 3,82 dollars, soit 5,15 %, pour atteindre 77,98 dollars le baril à 11h32 (heure saoudienne). (Shutterstock)
  • Les prix du pétrole ont bondi de plus de 6 % après les déclarations de Donald Trump annonçant la fin du cessez-le-feu avec l’Iran
  • La reprise des tensions au détroit d’Ormuz ravive les craintes sur l’approvisionnement mondial en pétrole, malgré la poursuite possible des négociations

LONDRES: Les cours du pétrole bondissent mercredi après les déclarations de Donald Trump affirmant mettre fin au cessez-le-feu avec l'Iran, dans la foulée d'une reprise des hostilités à la suite d'attaques de bateaux dans le détroit d'Ormuz.

Vers 09H15 GMT (11H15 à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en septembre, s'envolait de 6,45% à 78,94 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en août, grimpait de 6,49% à 75,01 dollars.

Les deux références du brut évoluaient à leurs plus hauts niveaux depuis deux semaines.

Le président américain a affirmé mercredi à Ankara que le cessez-le-feu avec l'Iran était "terminé", qualifiant les Iraniens de "menteurs".

"En ce qui me concerne, c'est terminé (...) c'est juste une perte de temps de négocier avec eux, ce sont des menteurs", a-t-il affirmé, interrogé sur le cessez-le-feu avec l'Iran, qu'il a qualifié de pays "malade".

Le locataire de la Maison Blanche a toutefois laissé entendre que les négociateurs pourraient poursuivre les discussions.

Si "le prix du baril a fortement progressé" ce matin, il n'est pas revenu à ses plus hauts atteints durant la guerre, tempère John Plassard, analyste chez Cité Gestion, interrogé par l'AFP.

L'analyste voit davantage une "pause" du cessez-le-feu que sa fin, car si le président américain dit qu'il "est terminé, c'est aussi un moyen de mettre de la pression".

Donald Trump n'a, selon lui, "aucun intérêt à ce que les discussions s'arrêtent totalement", pour des raisons électorales, après avoir mis en avant les prix bas à la pompe dans sa campagne.

Trois navires ont été frappés en 24 heures dans le détroit d'Ormuz, a rapporté l'agence de sécurité maritime britannique UKMTO mardi. Le Qatar et l'Arabie saoudite ont imputé deux de ces attaques à l'Iran.

Dénonçant des "attaques iraniennes" et une "violation flagrante du cessez-le-feu", l'armée américaine a lancé une série de "frappes puissantes" contre l'Iran, touchant plus de 80 cibles, dont des systèmes iraniens de défense antiaérienne.

Ces tirs américains ont déclenché mercredi des représailles de Téhéran, qui a dit avoir attaqué des bases américaines au Koweït et à Bahreïn.

Washington a également rétabli ses sanctions économiques sur le pétrole iranien.

Le protocole d'accord, signé le 17 juin pour mettre fin à la guerre déclenchée le 28 février par l'offensive américano-israélienne contre la République islamique, prévoit la réouverture du passage stratégique d'Ormuz ainsi que la levée des sanctions américaines sur le pétrole iranien.


Le patron de TotalEnergies voit la Syrie comme une «route alternative» pour le pétrole

  • "Aujourd'hui, c'est clair que la situation sécuritaire ne permet pas encore de travailler, mais je trouve que c'est une belle initiative de venir ici, à Damas"
  • "C'est un pays qui est à la croisée des chemins dans le Moyen-Orient"

DAMAS: La Syrie peut devenir un "pays de transit important pour le pétrole qui vient d'Irak vers la Méditerranée", et offrir des "routes alternatives" au détroit d'Ormuz, a déclaré mardi à Damas le patron de TotalEnergies Patrick Pouyanné, en marge de la visite d'Emmanuel Macron.

"Aujourd'hui, c'est clair que la situation sécuritaire ne permet pas encore de travailler, mais je trouve que c'est une belle initiative de venir ici, à Damas", a-t-il dit à des journalistes juste avant l'annonce de l'explosion de deux bombes à proximité de l'hôtel où le président français avait passé la nuit.

"C'est un pays qui est à la croisée des chemins dans le Moyen-Orient", a-t-il ajouté.

Selon lui, "ce qui vient de passer avec le détroit d'Ormuz" dans le Golfe, bloqué durant la guerre américano-israélienne contre l'Iran, "lui donne également plus d'importance", "puisqu'on voit bien que maintenant, si on veut investir au Moyen-Orient, il va falloir qu'on trouve des routes alternatives".

Début avril, l'Irak avait annoncé avoir commencé à transporter du pétrole par camion à travers la Syrie en vue de sa réexportation, en raison de la fermeture du détroit d'Ormuz. L'Irak et la Syrie ont récemment évoqué un projet de restauration de l'oléoduc reliant les deux pays, fermé depuis des décennies.

TotalEnergies a conclu un mémorandum d'entente avec la Syrie pour un bloc d'exploration offshore en Méditerranée, mais n'a pas encore d'autre projet spécifique dans le pays, a souligné Patrick Pouyanné.

Sa visite à Damas, la première depuis la fin de la guerre civile en 2024, vise à "rencontrer les autorités" pour "des prises de contact", a-t-il précisé.

"Laissons au gouvernement le temps de prendre le contrôle de ce pays. Il ne faut pas trop demander" après plus de 13 ans de guerre civile, "il faut être un peu patient", a-t-il ajouté.


Saudia clarifie la vente d’anciens avions Boeing dans un contexte de rapports sur des sanctions

Photo Wikipedia (14 avril 2020) d’un Boeing 777-200 de Saudia, désormais remplacé par des appareils plus récents Airbus et Boeing. (John Taggart / Wikimedia Commons)
Photo Wikipedia (14 avril 2020) d’un Boeing 777-200 de Saudia, désormais remplacé par des appareils plus récents Airbus et Boeing. (John Taggart / Wikimedia Commons)
  • Saudia affirme que des Boeing 777-200 ont été vendus légalement à une société étrangère
  • La compagnie dit n’avoir aucun lien avec les appareils depuis la vente de juin 2023

RIYAD : Le transporteur national saoudien Saudia a clarifié samedi des informations circulant dans les médias et sur les réseaux sociaux concernant le transfert d’avions Boeing 777-200 qu’il possédait auparavant à une compagnie aérienne faisant l’objet de sanctions internationales.

Dans un communiqué publié sur la plateforme sociale X, la compagnie a indiqué que les appareils avaient été vendus le 7 juin 2023 à une société enregistrée en dehors de l’Arabie saoudite, et que la transaction avait été réalisée conformément à toutes les procédures commerciales et juridiques applicables.

« Depuis la finalisation de la vente, Saudia n’a plus aucun lien opérationnel ou commercial avec ces avions », a déclaré la compagnie, sans identifier l’acheteur ni fournir davantage de détails.

Cette déclaration intervient après des rapports et publications en ligne ayant lié d’anciens appareils de Saudia à un transporteur sanctionné, poussant la compagnie à prendre publiquement ses distances avec toute utilisation ultérieure de ces avions.

Saudia, anciennement connue sous le nom de Saudi Arabian Airlines, a été fondée en septembre 1945 et est la plus ancienne compagnie aérienne du Royaume. Selon son site internet, elle exploite actuellement une flotte d’environ 149 avions de passagers.

Sa flotte comprend 95 avions Airbus des familles A320, A321 et A330, ainsi que 54 appareils Boeing incluant les séries 777 et 787 Dreamliner. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com