Visite en Algérie du chef de la diplomatie de l'UE

Josep Borrell rencontrera le président algérien Abdelmadjid Tebboune, le Premier ministre Aïmene Benabderrahmane et le ministre des Affaires étrangères Ramtane Lamamra. (Photo, AFP)
Josep Borrell rencontrera le président algérien Abdelmadjid Tebboune, le Premier ministre Aïmene Benabderrahmane et le ministre des Affaires étrangères Ramtane Lamamra. (Photo, AFP)
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Publié le Samedi 11 mars 2023

Visite en Algérie du chef de la diplomatie de l'UE

  • En visite officielle les 12 et 13 mars, le haut représentant de l'UE pour les Affaires étrangères et la politique de sécurité rencontrera le président algérien Abdelmadjid Tebboune
  • M. Borrell prévoit d'échanger « autour de questions régionales et internationales, y compris notamment la situation au Sahel et les défis communs dans le contexte mondial actuel suite à l'agression russe contre l'Ukraine»

BRUXELLES: Le chef de la diplomatie européenne, Josep Borrell, entamera dimanche une visite de deux jours en Algérie, afin de "consolider le partenariat" entre le pays - gros exportateur de gaz - et les Vingt-Sept, mais aussi d'évoquer la situation au Sahel, selon un communiqué de l'UE.

En visite officielle les 12 et 13 mars, le haut représentant de l'UE pour les Affaires étrangères et la politique de sécurité rencontrera le président algérien Abdelmadjid Tebboune, le Premier ministre Aïmene Benabderrahmane et le ministre des Affaires étrangères Ramtane Lamamra, précise le communiqué diffusé samedi.

"Cette visite sera l'occasion de discussions approfondies pour consolider et élargir le partenariat entre l'Union européenne et l'Algérie" et d'"explorer des domaines d'intérêt mutuel couverts par l'Accord d'association UE-Algérie, dans le but de relancer ou renforcer davantage le dialogue et la coopération", ajoute-t-il.

M. Borrell prévoit par ailleurs d'échanger "autour de questions régionales et internationales, y compris notamment la situation au Sahel et les défis communs dans le contexte mondial actuel suite à l'agression russe contre l'Ukraine", conclut-il.

L'Algérie, qui craint les risques d'instabilité à ses frontières, s'efforce ces dernières années de réactiver son rôle sur la scène diplomatique régionale et d'endosser un rôle de médiateur dans les crises en Libye et au Mali.

Alger avait notamment pris une part active à l'accord de paix signé en 2015 avec la rébellion indépendantiste au Mali pour mettre fin à la guerre dans le pays, mais dont l'application reste aléatoire.

L'Algérie est par ailleurs le premier exportateur africain de gaz naturel: soucieux de diversifier leurs approvisionnements pour réduire leur dépendance aux hydrocarbures russes, plusieurs pays européens - notamment l'Italie - se sont tournés vers le gaz algérien.

Avant le déclenchement de l'invasion russe de l'Ukraine, l'Algérie, dont les réserves prouvées de gaz naturel s'élèvent à près de 2.400 milliards de m3, fournissait environ 11% du gaz consommé en Europe, contre 47% pour la Russie.

Fin décembre, l'Algérie s'était cependant opposée au mécanisme temporaire adopté par l'UE pour plafonner les prix de gros du gaz, plaidant pour "des marchés de l'énergie libres" tout en réaffirmant être "un fournisseur fiable et sûr pour l'Europe".


L'armée jordanienne annonce avoir intercepté cinq drones iraniens

L'armée jordanienne a annoncé mardi dans un communiqué l'interception de cinq drones iraniens qui visaient le royaume. Photo d'illustration. (AFP)
L'armée jordanienne a annoncé mardi dans un communiqué l'interception de cinq drones iraniens qui visaient le royaume. Photo d'illustration. (AFP)
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  • Les Gardiens de la Révolution ont confirmé sur leur site Sepah News avoir procédé à une attaque
  • Ils ont ciblé selon eux un "complexe abritant des forces terroristes américaines dans la région de Rukban"

AMMAN: L'armée jordanienne a annoncé mardi dans un communiqué l'interception de cinq drones iraniens qui visaient le royaume, dans le cadre des frappes menées par la République islamique en riposte aux bombardements américains.

Les Gardiens de la Révolution ont confirmé sur leur site Sepah News avoir procédé à une attaque, ciblant selon eux un "complexe abritant des forces terroristes américaines dans la région de Rukban".

 

 

 


Liban: l'armée se déploie dans les « zones pilotes » du sud

Des soldats de l'armée libanaise inspectent le lieu d'une explosion qui a visé leur véhicule dans la région d'Al-Mansouri, au sud du Liban, près de Tyr, le 18 juillet 2026. (AFP)
Des soldats de l'armée libanaise inspectent le lieu d'une explosion qui a visé leur véhicule dans la région d'Al-Mansouri, au sud du Liban, près de Tyr, le 18 juillet 2026. (AFP)
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  • L'établissement de "zones pilotes" confiées à l'armée est prévu par l'accord-cadre signé en juin par les deux pays pour mettre fin à l'état de guerre entre eux
  • Ce déploiement est le premier test de l'accord visant à obtenir le retrait progressif des forces israéliennes du sud du Liban et le désarmement du Hezbollah pro-iranien

BEYROUTH: L'armée libanaise a annoncé mardi avoir entamé son déploiement dans un village du sud du pays dont l'armée israélienne contrôlait les abords, en vertu d'un accord avec Israël sur les "zones pilotes" parrainé par Washington.

Cette mesure intervient alors que le président libanais doit rencontrer mardi Donald Trump à la Maison Blanche.

"Les unités militaires ont commencé ce matin à se déployer à Zawtar al-Gharbiya", une localité de la région de Nabatiyé, a annoncé un communiqué de l'armée.

Des médias libanais ont montré des véhicules de l'armée, l'un d'eux arborant le drapeau libanais, entrant dans la localité située à la lisière de la "zone de sécurité" établie par l'armée israélienne.

L'établissement de "zones pilotes" confiées à l'armée est prévu par l'accord-cadre signé en juin par les deux pays pour mettre fin à l'état de guerre entre eux.

Ce déploiement est le premier test de l'accord visant à obtenir le retrait progressif des forces israéliennes du sud du Liban et le désarmement du Hezbollah pro-iranien.

Le département d'Etat américain avait annoncé lundi soir que l'armée libanaise avait commencé à assurer la sécurité de trois villages du sud, Zawtar Al-Gharbiya, Froun et Srifa.

Mais l'armée israélienne n'est pas présente dans ces deux dernières localités.

"C'est l'occasion pour l'Etat libanais de commencer à réaffirmer son contrôle de zones historiquement dominées par le Hezbollah", avait réagi un haut responsable de la diplomatie américaine.

L'armée israélienne a pour sa part déclaré qu'elle allait "adapter son dispositif dans l'une des zones pilotes afin de permettre aux Forces armées libanaises de remplir leur mission, tout en garantissant la sécurité des soldats de Tsahal et en préservant son droit à l'autodéfense et à la neutralisation des menaces".

Le Hezbollah pro-iranien est opposé à l'accord avec Israël et refuse d'être désarmé.

Le groupe avait entraîné le pays début mars dans une nouvelle guerre avec Israël, en solidarité avec l'Iran.


Les Houthis annoncent un blocus maritime de l'Arabie saoudite en plein affrontement irano-américain

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  • Les Houthis "annoncent un blocus maritime contre l'ennemi saoudien criminel, selon le principe +oeil pour oeil+, avec effet immédiat"
  • Riyad a exprimé "la plus ferme condamnation du Royaume d'Arabie saoudite à l'égard des déclarations faites par le soi-disant porte-parole militaire de la milice terroriste houthie (...) imposant un blocus maritime au Royaume"

RIYAD: Les rebelles houthis du Yémen, soutenus par Téhéran, ont annoncé lundi un blocus maritime de l'Arabie saoudite, en pleine intensification de la guerre entre les Etats-Unis et l'Iran, menaçant la capacité du premier exportateur de pétrole brut au monde à contourner le détroit d'Ormuz.

Intervenant au neuvième jour consécutif d'hostilités entre les Etats-Unis et l'Iran, d'une intensité inédite depuis le cessez-le-feu d'avril, ces menaces "contre la liberté de navigation (...) risquent de mener à une escalade régionale encore plus grande", s'est inquiété le porte-parole du secrétaire général de l'ONU, Stéphane Dujarric, appelant à une "désescalade immédiate".

Les Houthis "annoncent un blocus maritime contre l'ennemi saoudien criminel, selon le principe +oeil pour oeil+, avec effet immédiat", avait plus tôt déclaré leur porte-parole militaire, Yahya Saree, sans préciser comment la formation comptait mettre en oeuvre cette mesure.

De son côté, le ministère des Affaires étrangères de la monarchie du Golfe a exprimé "la plus ferme condamnation du Royaume d'Arabie saoudite à l'égard des déclarations faites par le soi-disant porte-parole militaire de la milice terroriste houthie (...) imposant un blocus maritime au Royaume". Et de préciser que Riyad "continue de soutenir le peuple yéménite frère et son gouvernement légitime".

L'annonce fait suite à des échanges de tirs entre les deux camps au Yémen la semaine dernière, mettant en péril la trêve négociée en 2022, toujours active malgré son expiration.

Ces hostilités se sont enclenchées après la tentative d'atterrissage à Sanaa d'un avion iranien en provenance de Téhéran, défiant l'hégémonie saoudienne sur l'espace aérien yéménite.

"Même si aucun navire n'est attaqué, l'annonce risque à elle seule de perturber le trafic maritime et de semer le doute dans les ports saoudiens. La question cruciale reste de savoir si les Houthis passeront des menaces à l'action", estime Mohammed al-Basha, du cabinet de conseil en gestion des risques Basha Report.