JO-2024: les Français attendus au sommet à Paris

Plongeon dans la Seine (Julien de Rosa, AFP)
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Publié le Dimanche 12 mars 2023

JO-2024: les Français attendus au sommet à Paris

  • Après plusieurs années maussades, la natation française pourrait de nouveau briller aux JO de Paris, grâce à sa nouvelle star Léon Marchand
  • Judoka le plus titré de l'histoire de son sport, Teddy Riner aura 35 ans lors des JO-2024, ce qui ne l'empêche pas de viser à Paris un troisième titre olympique en individuel

PARIS : Kevin Mayer, Léon Marchand ou Clarisse Agbegnenou, passage en revue des stars françaises attendues à 500 jours des JO-2024 de Paris.

Athlétisme: Kevin Mayer

Déjà double vice-champion olympique (2016 et 2021), le décathlonien est programmé pour décrocher à domicile le titre suprême, lui qui est déjà double champion du monde (2017 et 2022).

Recordman du monde de la discipline (9.126 points en 2018), Mayer porte sur ses épaules les attentes d'une timide équipe de France d'athlétisme, dont il est la seule valeur sûre au niveau international.

Mais la concurrence (Warner, Skotheim, Lepage) s'annonce rude et la pression maximale pour «Kéké», qui aime se nourrir de l'ambiance des grands évènements.

Natation: Léon Marchand

Après plusieurs années maussades, la natation française pourrait de nouveau briller aux JO de Paris, grâce à sa nouvelle star Léon Marchand, sacré champion du monde du 200 m 4 nages et du 400 m 4 nages l'an dernier.

Expatrié aux Etats-Unis depuis un an et demi, Marchand s'épanouit sous les conseils de Bob Bowman, l'entraîneur de Michael Phelps, et enchaîne les records universitaires.

Le nageur de 20 ans pourrait emmener dans son sillage d'autres représentants de la nouvelle vague bleue, de Maxime Grousset (23 ans) à Yohann Ndoye-Brouard (22 ans) ou Marie Wattel (25 ans).

Les espoirs des Bleus reposent aussi sur les dossistes Analia Pigrée, Mary-Ambre Moluh ou Mewen Tomac, les capitaines des Bleus Florent Manaudou et Mélanie Hénique, ou encore la revenante Charlotte Bonnet...

Judo: Teddy Riner et Clarisse Agbegnenou

Judoka le plus titré de l'histoire de son sport, Teddy Riner aura 35 ans lors des JO-2024, ce qui ne l'empêche pas de viser à Paris un troisième titre olympique en individuel en +100 kg, un exploit jusque-là seulement réalisé en poids légers par le Japonais Tadahiro Nomura (1996, 2000 et 2004).

La principale préoccupation du décuple champion du monde, touché par une vilaine blessure à une cheville l'an dernier, sur la route des Jeux, concernera son état physique.

Le judo français, qui ambitionne d'être le premier pourvoyeur de médailles à Paris, pourra également compter, entre autres, sur la quintuple championne du monde Clarisse Agbegnenou (-63 kg), porte-drapeau à Tokyo en 2021 où elle a été doublement titrée, ou la médaillée de bronze à Tokyo Romane Dicko (+78 kg).

Le contingent français visera aussi plusieurs breloques avec les médaillées d'argent de Tokyo en individuel Amandine Buchard (-52 kg), Sarah-Léonie Cysique (-57 kg) et Madeleine Malonga (-78 kg) ou encore la N.1 mondiale des -48 kg Shirine Boukli.

Football: Kylian Mbappé

Kylian Mbappé a déjà fait savoir qu'il rêvait de porter le maillot bleu aux JO, surtout à Paris. Pour lui «c'est un rêve d'enfant», et il «en a parlé dans les contours du contrat avec» le Paris Saint-Germain quand il a négocié pour prolonger jusqu'en 2024.

Une perspective toutefois difficilement compatible avec son calendrier surchargé, partagé entre l'équipe de France A, qui sortira de l'Euro-2024, dont la finale se joue le 14 juillet, et la reprise des championnats, qu'il soit toujours en Ligue 1 ou ailleurs.

Basket: Victor Wembanyama

Tout va très vite pour Victor Wembanyama (19 ans, 2,21 m), prodige du basket français et qui suscite déjà l'admiration des plus grands noms de son sport. Et les choses devraient encore s'accélérer d'ici aux Jeux pour l'intérieur de Boulogne-Levallois, appelé à devenir le premier français N.1 de la draft NBA en juin, avant de rejoindre la NBA la saison prochaine.

«Wemby» est meilleur marqueur, rebondeur et contreur du championnat de France avec les Metropolitans, où il est entraîné par Vincent Collet, sélectionneur des Bleus.

Il pourrait avoir un rôle-phare à jouer au cours de cet été parisien, dans un secteur de jeu où les Tricolores disposent de stars de la NBA comme Rudy Gobert et, potentiellement, Joel Embiid, dont le choix de sélection (entre la France, les Etats-Unis et le Cameroun) interviendra en fin de saison.

Gymnastique: Mélanie De Jesus Dos Santos

Elle avait failli tout arrêter après des JO-2020 décevants, mais Mélanie De Jesus Dos Santos a retrouvé le plaisir de la gymnastique en partant s'entraîner aux Etats-Unis, dans l'équipe de la superstar Simone Biles.

La spécialiste de la poutre Marine Boyer ou la récente médaillée mondiale au saut Coline Devillard auront aussi leur mot à dire.


Ormuz: la France va prendre «une initiative» à l'ONU sur sa proposition de mission «neutre», dit Macron

La France va "prendre une initiative aux Nations unies" pour proposer un "cadre" en vue d'une mission "totalement neutre et pacifique" pour une future sécurisation du détroit d'Ormuz, a annoncé mardi Emmanuel Macron dans un entretien avec TV5, France 24 et Radio France internationale. (AFP)
La France va "prendre une initiative aux Nations unies" pour proposer un "cadre" en vue d'une mission "totalement neutre et pacifique" pour une future sécurisation du détroit d'Ormuz, a annoncé mardi Emmanuel Macron dans un entretien avec TV5, France 24 et Radio France internationale. (AFP)
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  • La France va "prendre une initiative aux Nations unies" pour proposer un "cadre" en vue d'une mission "totalement neutre et pacifique"
  • "On doit obtenir la réouverture sans conditions, sans péage d'Ormuz. En démantelant tous les blocus et vraiment en ayant ce dialogue d'exigence à l'égard de l'Iran"

NAIROBI: La France va "prendre une initiative aux Nations unies" pour proposer un "cadre" en vue d'une mission "totalement neutre et pacifique" pour une future sécurisation du détroit d'Ormuz, a annoncé mardi Emmanuel Macron dans un entretien avec TV5, France 24 et Radio France internationale.

"On doit obtenir la réouverture sans conditions, sans péage d'Ormuz. En démantelant tous les blocus et vraiment en ayant ce dialogue d'exigence à l'égard de l'Iran", a dit le président français depuis Nairobi, à la fin d'un sommet franco-africain. Il a déploré "une escalade dans les déclarations" côtés américain et iranien.

 


Après un premier cas positif à l'hantavirus, les règles d'isolement durcies en France

La ministre française de la Santé, Stéphanie Rist, arrive à l’Hôtel Matignon pour évaluer la situation concernant l’hantavirus lors d’une réunion avec le Premier ministre français, à Paris, le 11 mai 2026. (AFP)
La ministre française de la Santé, Stéphanie Rist, arrive à l’Hôtel Matignon pour évaluer la situation concernant l’hantavirus lors d’une réunion avec le Premier ministre français, à Paris, le 11 mai 2026. (AFP)
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  • La France a renforcé les mesures d’isolement après qu’une passagère rapatriée d’une croisière a été testée positive à l’hantavirus Ande
  • Tous les cas contacts identifiés seront désormais placés en quarantaine hospitalière renforcée pendant 42 jours, tandis que l’OMS estime que le risque épidémique reste faible

PARIS: Les règles d'isolement ont été durcies en France avec l'annonce d'une "quarantaine renforcée en milieu hospitalier" pour tous les cas contacts, après le test positif à l'hantavirus d'une passagère d'un bateau de croisière, hospitalisée "dans un état stable" à Paris selon le gouvernement.

Sur les cinq passagers français rapatriés dimanche et placés à l'isolement à l'hôpital Bichat, l'état de santé d'une femme s'est "malheureusement dégradé" dans la nuit de dimanche à lundi et les "tests sont revenus positifs", a annoncé la ministre de la Santé Stéphanie Rist lundi matin sur France Inter.

Le Premier ministre a précisé lundi soir sur le réseau social X qu'elle se trouvait "toujours en réanimation dans un état stable". Son état de santé est "très critique", a indiqué de son côté le directeur général de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, lors d'une conférence de presse lundi.

Les quatre autres passagers sont "toujours testés négatifs" et font l'objet "d'un processus d'isolement renforcé en milieu hospitalier", a ajouté Sébastien Lecornu.

Par ailleurs, aucun des huit "cas contacts à haut risque", des Français qui ont partagé le vol d’une personne malade il y a 15 jours, "ne présente de symptômes", selon le chef du gouvernement.

Toutefois, il annonce "pour tous les cas contacts, sans exception", une "quarantaine renforcée en milieu hospitalier", dans son message posté à l'issue d'une réunion interministérielle à Matignon.

- 22 cas contacts -

La ministre de la Santé faisait état lundi matin d'un total de 22 cas contacts identifiés: les huit passagers du vol du 25 avril entre Sainte-Hélène et Johannesbourg et 14 autres à bord du vol Johannesbourg-Amsterdam du même jour. Une croisiériste néerlandaise, infectée et depuis décédée, avait voyagé à bord du premier vol et était aussi brièvement montée à bord de l'avion pour Amsterdam, mais n'avait finalement pas voyagé.

Cette annonce du Premier ministre durcit pour ces cas contacts les règles fixées dans un décret publié dans la nuit de dimanche à lundi au Journal officiel: il leur était jusqu'ici d'abord demandé de se signaler "sans délai" et d'observer une "mesure de quarantaine à domicile dans l'attente d'une évaluation de leur risque d'infection".

Trois personnes ayant voyagé à bord du Hondius sont décédées: dans deux cas, l'OMS a confirmé une infection à l'hantavirus, le troisième étant un cas probable. Outre ces trois décès, six cas confirmés et deux autres probables ont été signalés, selon un comptage de l'AFP à partir de données officielles.

La variante du virus détectée à bord du MV Hondius, l'hantavirus Andes, est une souche rare qui peut se transmettre d'homme à homme avec un délai d'incubation pouvant aller jusqu'à six semaines. Cette maladie peut notamment provoquer un syndrome respiratoire aigu et son taux de létalité peut dépasser les 40% selon les spécialistes.

- "Agir tout au début" -

L'OMS se veut rassurante devant le "faible" niveau de risque épidémique, le virus étant moins contagieux que le Covid-19.

"Ce qui est important, c'est d'agir tout au début", a insisté la ministre de la Santé, "c'est-à-dire de briser les chaînes de transmission du virus".

Deux réunions interministérielles sur l'hantavirus auront d'ailleurs lieu chaque jour à Matignon, a indiqué le Premier ministre qui a aussi reçu lundi soir des spécialistes de l'épidémiologie.

"Nous suivons la situation avec la plus grande vigilance, sur la base d'un virus que l'on connaît, d'où les 42 jours d'isolement qui ont été décidés et un objectif qui reste le même, protéger les Françaises et les Français", a indiqué la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon sur BFMTV, appelant à "ne pas créer de panique".

La ministre de la Santé a une nouvelle fois assuré que la France disposait des stocks nécessaires de masques et de tests.

"J'ai évidemment demandé un état des lieux qui permet de confirmer que nous en avons assez" mais "l'organisation depuis le Covid a permis de faire en sorte que nous avons assez de stocks de masques, de stocks de tests", a-t-elle dit.

Selon l'OMS, tous les occupants du MV Hondius, parti le 1er avril d'Ushuaïa en Argentine, sont considérés comme des "contacts à haut risque" et devront faire l'objet d'une surveillance pendant 42 jours.


Macron affirme que «les Européens ne sont pas les prédateurs» du XXIe siècle en Afrique

Le président français Emmanuel Macron, qui ouvre lundi à Nairobi un sommet franco-africain, défend les Européens qui "ne sont pas les prédateurs de ce siècle" en Afrique, par opposition notamment à la Chine, dans un entretien publié par Jeune Afrique et The Africa Report. (AFP)
Le président français Emmanuel Macron, qui ouvre lundi à Nairobi un sommet franco-africain, défend les Européens qui "ne sont pas les prédateurs de ce siècle" en Afrique, par opposition notamment à la Chine, dans un entretien publié par Jeune Afrique et The Africa Report. (AFP)
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  • Face aux critiques visant les ex-puissances coloniales, il assure que "le paradoxe est que les Européens ne sont pas les prédateurs de ce siècle"
  • "L'Europe défend l'ordre international, le multilatéralisme efficace, l’État de droit, le commerce libre et ouvert", tandis que les États-Unis et la Chine "sont dans une logique de confrontation commerciale", sans respect des règles

NAIROBI: Le président français Emmanuel Macron, qui ouvre lundi à Nairobi un sommet franco-africain, défend les Européens qui "ne sont pas les prédateurs de ce siècle" en Afrique, par opposition notamment à la Chine, dans un entretien publié par Jeune Afrique et The Africa Report.

Dans cette interview, M. Macron rappelle avoir "condamné avec force la colonisation" dès 2017, année de son arrivée au pouvoir.

"Mais je ne lui imputerai pas tout" (à la colonisation), car "on ne doit pas non plus exonérer de toute responsabilité les sept décennies qui ont suivi les indépendances" de la plupart des anciennes colonies européennes en Afrique, ajoute-t-il, appelant les dirigeants africains à "améliorer la gouvernance".

Face aux critiques visant les ex-puissances coloniales, il assure que "le paradoxe est que les Européens ne sont pas les prédateurs de ce siècle". "L'Europe défend l'ordre international, le multilatéralisme efficace, l’État de droit, le commerce libre et ouvert", tandis que les États-Unis et la Chine "sont dans une logique de confrontation commerciale", sans respect des règles, dit-il.

Sur les minerais critiques et les terres rares, "la Chine, pour la citer, est dans une logique prédatrice: elle transforme chez elle" et crée "des dépendances avec le reste du monde", estime-t-il. "Ce n’est pas ce que nous proposons", insiste le président français, défendant une "stratégie d'autonomie pour l'Europe comme pour l'Afrique" pour ne "pas dépendre d’un nouvel empire, quel qu'il soit".

Il prône une fois de plus une transformation de "l’architecture financière internationale", notamment afin de "mettre en place un système de garanties financières pour faire venir les investisseurs privés" en Afrique - son cheval de bataille avec le président kényan William Ruto, qui sera mardi au menu du second jour du sommet Africa Forward à Nairobi.

Interrogé sur les militaires qui ont pris le pouvoir dans trois pays sahéliens (Mali, Burkina Faso et Niger) entre 2020 et 2023, précipitant le divorce avec la France et le départ de l'armée française, Emmanuel Macron répond: "J'ai la conviction qu’il faut laisser ces États et leurs dirigeants, même putschistes, tracer leur propre chemin".

Il réitère que la France était présente militairement au Sahel à la demande de ces pays pour combattre la menace jihadiste. "Quand notre présence n’a plus été souhaitée, après les coups d’État, nous sommes partis. Cela n'a pas été une humiliation, mais une réponse logique à une situation donnée", assure-t-il.

"Une ère nouvelle va s’ouvrir. Le Sahel retrouvera un jour une gouvernance normale" avec des dirigeants "démocratiquement élus, qui se soucient véritablement de leur peuple", selon le chef de l’État français.