Otan: La Suède reconnaît qu'une adhésion de la Finlande en premier est plus probable

Le secrétaire général de l'OTAN Jens Stoltenberg (à droite) et le Premier ministre suédois Ulf Kristersson (Photo, AFP).
Le secrétaire général de l'OTAN Jens Stoltenberg (à droite) et le Premier ministre suédois Ulf Kristersson (Photo, AFP).
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Publié le Mercredi 15 mars 2023

Otan: La Suède reconnaît qu'une adhésion de la Finlande en premier est plus probable

  • Le Premier ministre nationaliste hongrois Viktor Orban cultive en outre une proximité avec la Russie et la Turquie
  • Les parlements des 30 membres actuels de l'alliance doivent tous ratifier l'adhésion de la Suède et de la Finlande

STOCKHOLM: Le Premier ministre suédois a reconnu mardi que la probabilité que la Finlande entre dans l'Otan avant la Suède avait augmenté, face notamment aux objections de la Turquie envers Stockholm.

"La probabilité que cela arrive à des rythmes différents a augmenté", a affirmé le chef du gouvernement conservateur, Ulf Kristersson, en conférence de presse.

"Il est clair qu'au cours des dernières semaines, la partie turque a fait savoir qu'elle était prête pour la Finlande mais pas pour la Suède", a-t-il constaté.

Candidates depuis un an, une conséquence directe de l'invasion de l'Ukraine par la Russie, la Suède et la Finlande espèrent encore devenir toutes deux membres de l'Alliance atlantique avant son prochain sommet à Vilnius en juillet.

La voie est largement dégagée pour Helsinki, tandis que la Turquie affiche toujours un veto pour Stockholm, malgré la reprise des discussions la semaine dernière à Bruxelles.

"La Turquie ne pense toujours pas que nous avons fait tout le chemin nécessaire et cela a été dit clairement au cours de la réunion, tandis que cette insatisfaction n'a pas été exprimée pour la Finlande", a expliqué le négociateur suédois, Oscar Stenström.

Le secrétaire général de l'Otan, Jens Stoltenberg, avait pour la première fois évoqué, mi-février, la possibilité d'une adhésion en deux temps.

Les parlements des 30 membres actuels de l'alliance doivent tous ratifier l'adhésion de la Suède et de la Finlande, longtemps neutres puis non alignées.

Seules la Turquie et la Hongrie doivent encore donner leur feu vert et Ankara a publiquement évoqué la possibilité de ratifications distinctes pour les deux pays, en ne donnant son accord que pour la Finlande.

La Turquie accuse notamment Stockholm de passivité face à des "terroristes" kurdes qui vivent en Suède, réclamant des dizaines d'extraditions sur lesquelles le gouvernement n'a pas le dernier mot.

A la suite d'incidents diplomatiques provoqués en janvier par l'autodafé d'un Coran dans la capitale suédoise par un extrémiste, les négociations avaient été suspendues plusieurs semaines.

Après de multiples reports, le Parlement hongrois a, quant à lui, commencé à examiner le sujet début mars et l'Otan espère une décision "rapidement".

Le vote qui devait intervenir au plus tôt le 20 mars n'aura pas lieu la semaine prochaine, a déclaré mardi à l'AFP le groupe parlementaire du Fidesz, le parti au pouvoir.

Il a invoqué "le retard pris par les négociations avec Bruxelles" pour débloquer les milliards d'euros de fonds gelés dans l'attente de réformes pour mieux lutter contre la corruption.

Une des inquiétudes côté suédois est que la Hongrie se serve de l'adhésion à l'Alliance atlantique comme monnaie d'échange dans sa bataille avec l'Union européenne.

Le Premier ministre nationaliste hongrois Viktor Orban cultive en outre une proximité avec la Russie et la Turquie.

Côté turc, Stockholm espère que la voie vers l'Otan s'ouvrira pour elle après les élections du 14 mai en Turquie.

L'opposition présente un candidat uni face au président sortant Recep Tayyip Erdogan, au pouvoir depuis 20 ans.


Israël se dit prêt à répondre «avec force» à toute attaque iranienne

Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
Israël s'est engagé dans la guerre au Moyen-Orient aux côtés des États-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire depuis que le président Donald Trump a conclu un accord de cessez-le-feu en avril. (AFP)
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  • Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment"
  • "Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi

JERUSALEM: Israël s'est dit mercredi prêt à riposter "avec force" à une éventuelle attaque iranienne, en pleine reprise des hostilités entre Téhéran et Washington.

Israël a lancé la guerre au Moyen-Orient aux côtés des Etats-Unis fin février, mais est resté en retrait sur le plan militaire après la signature d'un accord de cessez-le-feu entre Washington et Téhéran en avril, même lorsque que celui-ci a volé en éclats avec de nouveaux affrontements.

Mercredi, l'Iran a mené des frappes sur plusieurs pays de la région en réponse à des bombardements américains.

"Pour le moment, (les Iraniens) mènent des frappes dans toute la région, sauf sur nous. Mais il est possible qu'ils nous attaquent et nous y sommes préparés", a déclaré le ministre de la Défense, Israël Katz, lors d'une conférence organisée par le média israélien Ynet.

Le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar a lui assuré qu'Israël n'avait "pas l'intention de rejoindre la guerre pour le moment".

"Si nous sommes attaqués par l'Iran, nous répondrons certainement avec force, mais je ne suis pas sûr que l'Iran commette cette erreur", a-t-il déclaré dans un entretien à la chaîne de télévision France 24 diffusé mercredi.

M. Katz a de son côté également avancé que les avions militaires israéliens étaient "prêts à décoller", et affirmé que les Iraniens "aimaient bien attaquer lors des fêtes juives".

Israël a plusieurs fois fait face dans son histoire à des attaques lors de fêtes juives - mais pas de la part de l'Iran - un souvenir qui affleure à chaque fois qu'approchent des périodes fériées.

C'est le cas par exemple de la guerre du Kippour en 1973, déclenchée par une attaque surprise de l'Egypte et de la Syrie le jour de Yom Kippour. Ou de l'attaque sans précédent menée par le Hamas palestinien le 7 octobre 2023, jour de Shabbat et de la fête juive de Simchat Torah.

Les fêtes juives d'automne commenceront à la tombée de la nuit le 11 septembre avec Rosh Hashana, le Nouvel An juif, suivi de Yom Kippour du 20 au 21 septembre et de Souccot à partir du 25 septembre.

L'activité ralentit considérablement en Israël pendant cette période, mais l'armée et les forces de sécurité restent traditionnellement très mobilisées.


Allemagne: ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat près d'une centrale thermique

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
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  • "Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte"
  • Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage"

BERLIN: La police allemande a annoncé mercredi l'ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat mardi contre un poste électrique près d'une centrale thermique à Jänschwalde (est), qui a endommagé plusieurs lignes électriques et provoqué une brève interruption de l'alimentation.

"Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte", a indiqué la préfecture de police du Land de Brandebourg à Potsdam.

Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage".

Lors d'une conférence de presse donnée mercredi à Düsseldorf (ouest), le ministre de l'Intérieur de l'Etat régional de Rhénanie du Nord-Westphalie, Herbert Reul, a déclaré qu'il existait "un soupçon initial de sabotage dirigé contre l'ordre constitutionnel".

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche", a ajouté M. Reul.


Trump promet de bombarder l'Iran «bien plus durement» si le pays réplique aux dernières frappes américaines

Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes". (AFP)
Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes". (AFP)
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  • "Si la nation en faillite qu'est l'Iran riposte à cette attaque parfaitement justifiée, elle sera de nouveau frappée, bien plus durement", a écrit le président américain sur son réseau Truth Social
  • Pour sa part, le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a annoncé mardi avoir déclenché de nouvelles frappes contre l'Iran, dans une courte déclaration publiée sur le réseau X

WASHINGTON: Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes".

"Si la nation en faillite qu'est l'Iran riposte à cette attaque parfaitement justifiée, elle sera de nouveau frappée, bien plus durement", a écrit le président américain sur son réseau Truth Social.

Pour sa part, le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a annoncé mardi avoir déclenché de nouvelles frappes contre l'Iran, dans une courte déclaration publiée sur le réseau X.

"Aujourd'hui à 12h00 (16h00 GMT), les forces américaines ont commencé à frapper des cibles des Gardiens de la révolution en Iran", a indiqué le Centcom, disant répondre "à de récentes attaques des Gardiens de la révolution contre la navigation commerciale dans le détroit d'Ormuz et contre des militaires américains déployés dans la région."

La télévision d'Etat iranienne a fait état de plusieurs explosions entendues dans le sud du pays, près de Bandar Abbas et de l'île de Qeshm, à proximité du détroit d'Ormuz, passage stratégique pour le commerce de pétrole, où le trafic maritime a considérablement baissé après le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient le 28 février.

Les Etats-Unis avaient mené dimanche des frappes, les premières en un mois, contre des lanceurs situés sur une île iranienne.

L'Iran avait riposté en attaquant au moyen de missiles et de drones des cibles américaines en Jordanie et aux Emirats arabes unis, tout en affirmant par la voix de son président Massoud Pezeshkian ne pas vouloir la poursuite de la guerre.

Le président américain Donald Trump avait promis de répondre à ces représailles, mais semble avoir écarté pour l'instant la reprise d'une opération militaire massive contre l'Iran.

Washington a par ailleurs promis une campagne d'"asphyxie" économique de l'Iran, dont les contours et les cibles restent à préciser.