L'art palestinien du tatreez refait surface au profit des réfugiées

Nadine Maalouf, avec sa mère Nesrine El-Tibi, assure un salaire mensuel à une équipe d'artistes réfugiées : elle les fait travailler pour vendre leurs créations dans des foires à travers la région du Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord (MENA). (Fourni)
Nadine Maalouf, avec sa mère Nesrine El-Tibi, assure un salaire mensuel à une équipe d'artistes réfugiées : elle les fait travailler pour vendre leurs créations dans des foires à travers la région du Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord (MENA). (Fourni)
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Publié le Samedi 28 novembre 2020

L'art palestinien du tatreez refait surface au profit des réfugiées

  • Pour 81 Designs - une entreprise sociale familiale - le tatreez est une opportunité pour assurer un avenir plus confortable et plus prospère
  • En raison de la pandémie de Covid-19, les entreprises du Moyen-Orient ont été durement affectées et un grand nombre de personnes ont subi des problèmes économiques et sociaux

DUBAI : L’ancienne broderie du tatreez nous rappelle souvent les vêtements décoratifs et les motifs élégants qui ornent des articles comme les coussins. Cependant, pour 81 Designs - une entreprise sociale familiale - le tatreez est une opportunité pour assurer un avenir plus confortable et plus prospère à la communauté des Palestiniennes réfugiées au sud du Liban.

Nadine Maalouf, avec sa mère Nesrine El-Tibi, assure un salaire mensuel à une équipe d'artistes réfugiées : elle les fait travailler pour vendre leurs créations dans des foires à travers la région du Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord (MENA).

« Le travail est plein de détails et loin d'être conventionnel, c'est pourquoi il prend énormément de temps », déclare Mme Maalouf. « L'exécution de certaines pièces peut prendre quatre mois. Nous réalisons les pièces pendant toute l’année pour les exposer à la foire car chaque projet prend environ six mois, depuis son lancement jusqu'à sa fin ».

Selon Mme Maalouf, d'autres entreprises sociales comme la sienne pourraient être créées pour aider les autres. (Fourni)

Selon Mme Maalouf, d'autres entreprises sociales comme la sienne pourraient être créées pour aider les autres. (Fourni)

En créant leur entreprise en 2015 pour la lancer deux ans plus tard lors de la foire annuelle Art Dubaï, qui se tient aux EAU, Mme Maalouf et Mme El-Tibi ont souhaité rétablir le tatreez en tant qu'art tout en apportant un impact humanitaire positif.

Trois années plus tard, la compagnie crée des pièces uniques qui ont préservé et modernisé l'art ancien du tatreez et emploie 20 artistes palestiniennes réfugiés.

Mme Maalouf a eu l'idée de lancer 81 Designs à la naissance de son fils aîné. Elle a fait des études dans la direction artistique et l'histoire de l'art et a occupé divers emplois après avoir obtenu son diplôme. Mais aucun de ces emplois n'intégrait les éléments artistiques qu'elle aimait.

« J'ai eu cette idée en faisant beaucoup de recherches sur les textiles traditionnels et l'art », dit-elle. Je me demandais sans cesse : « Pourquoi n'y a-t-il qu'une forme unidimensionnelle de tatreez » ?

« C'est une forme d'art. Ainsi, je souhaitais trouver un moyen de recréer ou de donner une plate-forme plus solide à ces dames afin qu'elles puissent conserver leur activité en tant qu'individus ».

En raison de la pandémie de Covid-19, les entreprises du Moyen-Orient ont été durement affectées et un grand nombre de personnes ont subi des problèmes économiques et sociaux. Toutefois, 81 Designs a eu la possibilité de collaborer, dans le cadre d'une association à but non lucratif, avec les services de santé d'Abu Dhabi sur le projet « I Am Committed » (Je m’engage), qui vise à faire face au coronavirus.

« Nous avons créé des bracelets qui sont offerts aux gens dans tous les centres de dépistage des Émirats arabes unis et ils ont été sponsorisés par différentes entreprises de la communauté », précise Mme Maalouf. « Les bracelets incitaient les gens à subir le test ».

Maalouf et El-Tibi ont cherché à rétablir le tatreez en tant que forme d'art tout en apportant un impact humanitaire positif. (Fourni)

Maalouf et El-Tibi ont cherché à rétablir le tatreez en tant que forme d'art tout en apportant un impact humanitaire positif. (Fourni)

Selon Mme Maalouf, on pourrait créer davantage d'entreprises sociales comme 81 Designs pour améliorer les conditions de vie des gens. « Lorsque vous créez une entreprise sociale qui fait appel aux compétences des personnes et leur fournit un emploi, je pense que vous inspirez les autres à suivre cet exemple », dit-elle.

« On voit de nombreuses entreprises sociales qui émergent de la région. Elles ont un impact important puisqu'elles génèrent des opportunités pour ceux qui sont moins chanceux. Néanmoins, il ne faut pas les traiter comme des personnes défavorisées parce que ces gens sont extraordinaires ».

Cependant, 81 Designs n'a pas toujours connu le succès. Après avoir contacté plusieurs ONG au Liban pour obtenir un financement de départ, certaines d'entre elles ont trouvé que le concept était trop abstrait et qu'il ne fonctionnerait pas, tandis que d'autres n'étaient pas en mesure de visualiser le produit final. Cependant, rien de tout cela n'a entravé le succès de Mme Maalouf.

« Lorsque vous vous établissez en tant qu'entreprise, vous rencontrez des difficultés et il vous suffit de maintenir le cap. Il faut croire en soi. Ayez la conviction que ce que vous créez peut avoir un impact positif sur les autres ».

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com.


Les Émirats arabes unis affirment que l’Iran a ciblé un pétrolier d’ADNOC dans le détroit d’Ormuz, sans faire de victimes

Cette photo montre des navires naviguant près du détroit d’Ormuz, au large de la côte est des Émirats arabes unis, à Khor Fakkan, le 13 juillet 2026. (AFP)
Cette photo montre des navires naviguant près du détroit d’Ormuz, au large de la côte est des Émirats arabes unis, à Khor Fakkan, le 13 juillet 2026. (AFP)
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  • Les Émirats arabes unis affirment qu’un pétrolier d’ADNOC a été ciblé par un missile iranien dans le détroit d’Ormuz, sans faire de victimes
  • ADNOC indique que 15 de ses navires ont été attaqués depuis le début de la guerre, dont trois au cours de cette semaine

DUBAÏ : Les Émirats arabes unis ont déclaré samedi que l’Iran avait ciblé un pétrolier appartenant à l’Abu Dhabi National Oil Company (ADNOC) alors qu’il transitait par le détroit d’Ormuz.

Dans un communiqué, le ministère des Affaires étrangères a condamné « l’attaque iranienne hostile visant un pétrolier appartenant à ADNOC au moyen d’un missile alors qu’il transitait par le détroit d’Ormuz, sans faire de victimes ».

« Cette attaque constitue une violation flagrante de la résolution 2817 du Conseil de sécurité, qui garantit la liberté de navigation et rejette le ciblage des navires commerciaux ou la perturbation des voies maritimes internationales », indique le communiqué publié par WAM.

Vendredi, ADNOC avait déclaré que, depuis le début de la guerre, 15 de ses navires avaient été attaqués dans le détroit d’Ormuz, « dont trois navires cette seule semaine ».

Le ministère saoudien des Affaires étrangères a exprimé la plus ferme condamnation du ciblage du pétrolier émirati alors qu’il traversait le détroit d’Ormuz, affirmant que « ces attaques rejetées constituent une agression contre la sécurité et la sûreté de la navigation maritime, ainsi que contre la sécurité des approvisionnements énergétiques mondiaux ». 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com 


L’Arabie saoudite, la Turquie et le Pakistan signent l’accord de défense conjoint de La Mecque

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  • L’accord de défense conjoint de La Mecque prévoit que toute attaque armée contre l’un des trois pays sera considérée comme une attaque contre l’ensemble des signataires

LA MECQUE : L’Arabie saoudite, la Turquie et le Pakistan ont signé vendredi à La Mecque un accord de défense visant à renforcer leur capacité de dissuasion commune et à élargir leur coopération militaire, a rapporté l’Agence de presse saoudienne (SPA).

L’accord de défense conjoint de La Mecque stipule qu’une attaque armée contre l’un des trois pays sera considérée comme une attaque contre tous.

Selon la SPA, le président turc Recep Tayyip Erdogan et le Premier ministre pakistanais Muhammad Shehbaz Sharif ont été reçus par le prince héritier Mohammed ben Salmane à la Cour royale du palais Al-Safa, à La Mecque. Les dirigeants ont passé en revue les relations entre l’Arabie saoudite, la Turquie et le Pakistan et ont discuté de questions d’intérêt commun.

La SPA indique que le Sommet de La Mecque sur la défense conjointe s’est tenu sur la base des liens historiques entre les trois pays, de leur solidarité islamique, de leurs intérêts stratégiques communs et de leur étroite coopération en matière de défense.

« L’accord reflète l’engagement des trois nations à renforcer leur sécurité collective et à promouvoir la paix, la sécurité et la stabilité dans la région ainsi que dans le reste du monde », a rapporté la SPA.

L’accord prévoit également le développement de tous les aspects de la coopération en matière de défense entre l’Arabie saoudite, la Turquie et le Pakistan.


Le président turc Erdogan arrive à Djeddah pour une rencontre avec le prince héritier saoudien et le Premier ministre pakistanais

Le président turc Tayyip Erdogan tient une conférence de presse lors du sommet des dirigeants de l’OTAN à Ankara, en Turquie, le 8 juillet 2026. (Reuters/Archives)
Le président turc Tayyip Erdogan tient une conférence de presse lors du sommet des dirigeants de l’OTAN à Ankara, en Turquie, le 8 juillet 2026. (Reuters/Archives)
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  • Le dirigeant turc doit rencontrer le prince héritier Mohammed ben Salmane et le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif
  • Sharif et le chef de l’armée pakistanaise sont déjà en Arabie saoudite pour discuter des questions régionales et des relations bilatérales

ISLAMABAD : Le président turc Recep Tayyip Erdogan est arrivé vendredi à Djeddah, où il devrait rencontrer le prince héritier Mohammed ben Salmane et le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, sur fond de tensions régionales entre les États-Unis et l’Iran.

Sharif est arrivé à Djeddah jeudi pour une visite de trois jours à la tête d’une délégation comprenant le chef des forces de défense du Pakistan, le maréchal Syed Asim Munir, ainsi que des ministres fédéraux et des responsables gouvernementaux. Le porte-parole du ministère pakistanais des Affaires étrangères a indiqué que Sharif examinerait les relations bilatérales et discuterait des développements régionaux avec le prince héritier saoudien au cours de cette visite.

La visite de Sharif et d’Erdogan en Arabie saoudite intervient alors que la région du Moyen-Orient reste sous haute tension. Le président américain Donald Trump a annulé dimanche des frappes prévues contre l’Iran, affirmant que les pays du Moyen-Orient étaient parvenus à définir les « paramètres d’un accord » visant à mettre fin à la guerre avec l’Iran. Téhéran a également déclaré plus tôt cette semaine avoir conclu un accord avec Oman concernant une voie maritime pour les échanges via le détroit d’Ormuz.

La Turquie, l’Arabie saoudite, le Pakistan, le Qatar et d’autres pays de la région ont été étroitement impliqués dans les efforts visant à mettre fin à la guerre, qui a commencé en février lorsque les États-Unis et Israël ont lancé des frappes contre l’Iran.

« Notre président, Son Excellence Recep Tayyip Erdogan, effectuera une visite de travail d’une journée en Arabie saoudite le 7 août 2026 », a écrit Burhanettin Duran, responsable de la communication de la présidence turque, sur la plateforme de médias sociaux X.

« Dans le cadre de cette visite, il est prévu que Son Excellence le Président rencontre le prince héritier et Premier ministre d’Arabie saoudite, le prince Mohammed ben Salmane ben Abdelaziz Al Saoud, ainsi que le Premier ministre du Pakistan, Shehbaz Sharif. »

Les responsables pakistanais et saoudiens n’ont pas commenté la visite d’Erdogan en Arabie saoudite ni les sujets qui pourraient être abordés lors d’une éventuelle rencontre entre les dirigeants. Toutefois, l’agence de presse internationale AFP a rapporté, citant des sources, que l’Arabie saoudite, la Turquie et le Pakistan devraient signer vendredi à Djeddah un accord conjoint de défense.

Selon l’agence, les puissances régionales cherchent à renforcer leurs liens sécuritaires dans un contexte de guerre entre les États-Unis et l’Iran, qui a impliqué les États du Golfe et perturbé la navigation dans le détroit d’Ormuz et la mer Rouge.

Le Pakistan et l’Arabie saoudite ont signé un pacte de défense historique en septembre 2025. L’accord stipule qu’une attaque contre l’un des deux pays serait considérée comme une attaque contre les deux, officialisant des décennies de coopération sécuritaire entre Islamabad et Riyad.

Cet accord de défense revêt une importance particulière alors que le Pakistan est le seul État doté de l’arme nucléaire dans la région, tandis que l’Arabie saoudite est une puissance économique majeure au Moyen-Orient.

Le Pakistan joue un rôle clé dans la médiation entre les États-Unis et l’Iran depuis le début de la guerre en février. La Turquie a également joué un rôle diplomatique dans les négociations visant à mettre fin à la guerre à Gaza. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com