Le pape reçoit en audience des réfugiés arrivés grâce aux couloirs humanitaires

Le pape François rencontre les participants lors d'une audience aux réfugiés arrivés dans le cadre du programme des couloirs humanitaires, le 18 mars 2023, à la salle Paul-VI du Vatican (Photo, AFP).
Le pape François rencontre les participants lors d'une audience aux réfugiés arrivés dans le cadre du programme des couloirs humanitaires, le 18 mars 2023, à la salle Paul-VI du Vatican (Photo, AFP).
Short Url
Publié le Samedi 18 mars 2023

Le pape reçoit en audience des réfugiés arrivés grâce aux couloirs humanitaires

  • Lors d'une audience à la salle Paul VI au Vatican, le pape, 86 ans, a remercié les organisations ayant aidé les réfugiés
  • «Chacun d'entre vous mérite de l'attention pour la difficile histoire que vous avez vécue», a déclaré le pape aux réfugiés

CITE DU VATICAN: Le pape François a souhaité la bienvenue samedi à des milliers de réfugiés acheminés en Europe par des organisations chrétiennes grâce à des couloirs humanitaires, en reconnaissant leur souhait de "vivre libérés de la peur et de l'insécurité".

Lors d'une audience à la salle Paul VI au Vatican, le pape, 86 ans, a remercié les organisations ayant aidé les réfugiés, soulignant que l'accueil représente "le premier pas vers la paix". Ont été reçus de nombreux réfugiés parmi les 6 000 qui ont pu parvenir en Europe grâce à des "couloirs humanitaires" mis en place par des organisations chrétiennes depuis 2016.

Ce dispositif, initié par la communauté catholique Sant'Egidio en Italie puis repris en France et en Belgique, a concerné des réfugiés de Syrie, d'Irak, d'Afghanistan, de Somalie, du Soudan du Sud, de Libye et d'Ukraine.

"Chacun d'entre vous mérite de l'attention pour la difficile histoire que vous avez vécue", a déclaré le pape aux réfugiés. "Vous avez montré une ferme volonté de vivre libérés de la peur et de l'insécurité".

François a notamment rendu hommage aux survivants des très dures conditions de vie dans les camps de détention en Libye, lieu de départ privilégié par les dizaines de milliers de migrants qui tentent tous les ans la périlleuse traversée de la Méditerranée pour rejoindre l'Europe.

Le pape évoque les réfugiés et Notre-Dame avec Anne Hidalgo

Le pape François a reçu samedi en audience la maire de Paris Anne Hidalgo, abordant en particulier avec elle la situation des réfugiés ainsi que le chantier de restauration de Notre-Dame, près de quatre ans après l'incendie de la cathédrale.

"Quarante minutes de rencontre en langue espagnole pour évoquer notamment les réfugiés, les questions climatiques et la restauration de Notre-Dame de Paris", a indiqué Vatican News, service d'information du Dicastère pour la Communication du Saint-Siège sur le pape.

Une photo de la rencontre montre Anne Hidalgo offrant au pape des gravures de la cathédrale.

Notre-Dame, construite entre 1163 et 1345, a été ravagée par un incendie les 15 et 16 avril 2019. Elle devrait retrouver sa célèbre flèche avant la fin de l'année pour une probable réouverture fin 2024, après les Jeux olympiques dans la capitale.

Avec le souverain pontife, "la maire de Paris a évoqué la puissance et l’utilité du message du pape face aux intérêts économiques qui ne veulent rien changer", a indiqué de son côté l'entourage d'Anne Hidalgo.

L'élue socialiste a notamment "rappelé l’importance de l’accueil des réfugiés et comment le pape a permis aux églises parisiennes de transmettre un message d'ouverture et de refus du repli sur soi", selon son entourage.

Les couloirs humanitaires ont été mis en place pour offrir une alternative aux dangereux voyages par la mer, qui coûtent la vie à des milliers de personnes chaque année, et la possibilité d'une entrée légale en Europe via l'octroi de visas à titre humanitaire.

Les gouvernements européens impliqués dans le dispositif délivrent des visas à titre humanitaire que les ONG utilisent pour acheminer légalement les plus vulnérables, familles avec enfants, victimes de persécutions, personnes âgés ou malades.

A leur arrivée, les réfugiés sont pris en charge par les associations - hébergement, apprentissage de la langue, formation professionnelle - qui les aident à présenter leur demande d'asile.

Le premier couloir humanitaire avait été mis en place au Liban, avec l'octroi par le gouvernement italien de visas à un millier de Syriens qui s'y étaient réfugiés.

Une Syrienne, Anna, a décrit samedi le voyage de sa famille d'Alep (Syrie) au Liban, puis en Italie. "C'était comme un rêve, la possibilité de vivre en paix", a-t-elle dit.

Plus de 5 000 réfugiés sont arrivés depuis 2016 en Italie grâce à ce système, géré par la communauté Sant'Edigio, la fédération des Eglises évangéliques en Italie et l'Eglise vaudoise. Quelque 600 autres sont arrivés en France, selon Sant'Egidio.


Trump dit mener les "derniers efforts" en vue d'un accord avec l'Iran

US President Donald Trump said on Tuesday that he was in the “final throes” of reaching a Middle East peace deal. (AFP file photo)
US President Donald Trump said on Tuesday that he was in the “final throes” of reaching a Middle East peace deal. (AFP file photo)
Short Url
  • Trump annonce un accord “très proche” avec l’Iran, attendu sous 2–3 jours après une baisse des tensions Israël-Iran
  • Trump annonce un accord “très proche” avec l’Iran, attendu sous 2–3 jours après une baisse des tensions Israël-Iran

TEHERAN: Le président américain Donald Trump a affirmé mardi que la diplomatie américaine menait les "derniers efforts" en vue de la conclusion d'un accord avec l'Iran, au lendemain de la cessation de frappes réciproques inédites depuis la trêve conclue il y a deux mois.

"Nous sommes dans les derniers efforts de ce qui va être un très, très bon accord", a-t-il affirmé, évoquant un délai de "deux à trois jours" pour que cet accord soit conclu.

Après 100 jours de guerre et l'entrée en vigueur le 8 avril d'un fragile cessez-le-feu, les explosions et alertes avaient de nouveau retenti à Téhéran ou Tel-Aviv dimanche et lundi. Les attaques ont fait 15 blessés en Iran, selon le chef de l'organisation nationale des urgences.

Donald Trump, qui cherche une sortie à ce conflit impopulaire aux Etats-Unis à l'approche des élections de mi-mandat, avait exhorté l'Iran et Israël à cesser "immédiatement" les hostilités.

Téhéran a d'abord annoncé l'arrêt de son opération militaire contre Israël, qui l'a ensuite imité. "A l'heure actuelle, les hostilités sur ce front ont cessé", a confirmé le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu.

Signe d'accalmie, le principal aéroport international de Téhéran a annoncé tôt mardi un "retour à la normale" de ses conditions d'exploitation, au lendemain de la réouverture de l'espace aérien du pays, partiellement fermé entre dimanche et lundi.

En moins de 24 heures, l'Iran a tiré une trentaine de missiles contre Israël selon un responsable militaire israélien, en réponse à une frappe israélienne contre la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah pro-iranien, dans laquelle deux personnes sont mortes et 20 ont été blessées.

Lundi à la mi-journée, le commandement des forces armées iraniennes a annoncé "la cessation de l'opération", qualifiée de "sévère riposte" à Israël. Mais, a-t-il prévenu, "en cas de poursuite de l'agression et des hostilités, y compris dans le sud du Liban, des actions bien plus sévères et répressives qu'auparavant seront entreprises".

- 14 tués au Liban -

Mohammad Bagher Ghalibaf, président du Parlement iranien et principal négociateur de Téhéran, avait affirmé que l'Iran avait "rompu l'équation qui consiste à conclure un cessez-le-feu sur le papier et à le violer systématiquement sur le terrain."

Sur le même ton, Benjamin Netanyahu a assuré qu'Israël riposterait "avec force" à toute nouvelle attaque iranienne.

Lui qui avait ordonné des frappes contre l'Iran malgré l'objection du président américain a aussi dit, "avec respect", qu'Israël exercerait son droit à se défendre "chaque fois que nécessaire".

Plus tôt, le ministre de la Défense Israël Katz a affirmé que son pays  "continuera(it) d'agir" contre le Hezbollah.

Téhéran exige un traitement simultané du conflit entre Israël et le Hezbollah, et celui plus large déclenché par les Etats-Unis et Israël contre l'Iran le 28 février, tandis que Washington souhaite conclure le dossier libanais dans un second temps.

Les frappes israéliennes se sont poursuivies lundi dans le sud du Liban, contre une quinzaine de localités dont la ville de Tyr, faisant 14 tués et plus d'une vingtaine de blessés, selon le gouvernement et la Croix-Rouge.

Le Hezbollah a lui revendiqué de nouvelles attaques contre des forces israéliennes dans le sud du Liban, mais pas sur le territoire israélien.

L'armée israélienne a de son côté affirmé que trois projectiles avaient été tirés "en direction de soldats israéliens en opération dans le sud du Liban", et qu'un projectile supplémentaire était "tombé à proximité des troupes" sans faire de blessé.

Le chef de l'armée libanaise, Rodolphe Haykal, a lui rencontré mardi au Pakistan son homologue pakistanais, Asim Munir. Le Pakistan fait figure de principal médiateur dans les pourparlers visant à mettre fin durablement à la guerre.

Le Pakistan a "souligné l'engagement de son armée à renforcer sa collaboration en matière de défense avec les forces armées libanaises" et à prendre en compte "l'évolution du contexte sécuritaire régional", selon un communiqué militaire.

Alimentant les craintes d'une nouvelle extension du conflit, l'armée israélienne a annoncé tôt mardi avoir intercepté une "cible aérienne suspecte en provenance du Yémen", moins de 24 heures après que les rebelles houthis installés dans ce pays et alliés de l'Iran ont revendiqué une attaque contre Israël et décrété une interdiction de navigation israélienne en mer Rouge, autre voie maritime stratégique.

Dans ce contexte, les prix du pétrole, qui ont flambé ces dernières semaines en raison du blocage du détroit d'Ormuz, ont légèrement reculé mardi matin, le prix du baril de Brent de la Mer du Nord perdant 0,90% à 93,40 dollars, tandis que le West Texas Intermediate se repliait de 1,16% à 90,24 dollars.


Trump affirme qu'Iran et Israël veulent «conclure un cessez-le-feu immédiat»

Un colon israélien se tient à côté d'un fragment de missile qui dépasse du sol, à la suite des frappes iraniennes, dans le centre de la Cisjordanie occupée par Israël, le 8 juin 2026. (Reuters)
Un colon israélien se tient à côté d'un fragment de missile qui dépasse du sol, à la suite des frappes iraniennes, dans le centre de la Cisjordanie occupée par Israël, le 8 juin 2026. (Reuters)
Short Url
  • "Le blocus restera en place, avec toute sa force et son effet, jusqu'à ce qu'un +accord final+ soit conclu. Les choses devraient aller vite"
  • Quelques minutes auparavant, dans un autre message, le milliardaire républicain avait estimé qu'"Israël et l'Iran (devaient) immédiatement cesser de tirer".

WASHINGTON: Donald Trump a affirmé lundi que l'Iran et Israël "(cherchaient) à conclure un cessez-le-feu immédiat", alors que les deux pays ont repris leurs attaques directes pour la première fois depuis la trêve conclue il y a deux mois.

"Les négociations finales sur la +paix+ se poursuivent, sous réserve que l'ignorance ou la stupidité ne viennent pas s'y opposer", a ajouté sur son réseau Truth Social le président américain, qui ne cache pas ses désaccords avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.

"Le blocus restera en place, avec toute sa force et son effet, jusqu'à ce qu'un +accord final+ soit conclu. Les choses devraient aller vite".

Quelques minutes auparavant, dans un autre message, le milliardaire républicain avait estimé qu'"Israël et l'Iran (devaient) immédiatement cesser de +tirer+".

Donald Trump cherche une issue au conflit, très impopulaire aux Etats-Unis, à l'approche des élections législatives de mi-mandat en novembre prochain.

Si des escarmouches ont eu lieu ces derniers jours autour du détroit d'Ormuz entre Etats-Unis et Iran, c'est la première fois que Téhéran cible le territoire israélien depuis le cessez-le-feu du 8 avril et qu'Israël bombarde le sol iranien.

 


Des chasseurs français de l'Otan abattent un drone en Lettonie

Des chasseurs français de l'Otan stationnés dans les pays baltes ont abattu un drone en Lettonie, a déclaré lundi la ministre lettone des Affaires étrangères, Baiba Braze. (AFP)
Des chasseurs français de l'Otan stationnés dans les pays baltes ont abattu un drone en Lettonie, a déclaré lundi la ministre lettone des Affaires étrangères, Baiba Braze. (AFP)
Short Url
  • L'armée lettone a indiqué dans un communiqué qu'"un aéronef sans pilote étranger avait pénétré dans l'espace aérien letton à la suite de la guerre électronique russe", sans révéler l'origine du drone
  • Les deux avions français "ont décollé de la base aérienne de Siauliai", dans le nord de la Lituanie, avant d'abattre le drone vers 10H00 locales (07H00 GMT)

VILNIUS: Des chasseurs français de l'Otan stationnés dans les pays baltes ont abattu un drone en Lettonie, a déclaré lundi la ministre lettone des Affaires étrangères, Baiba Braze.

"Merci à nos alliés français d'avoir abattu le drone qui a pénétré dans l'espace aérien letton!", a‑t‑elle écrit sur X.

L'armée lettone a indiqué dans un communiqué qu'"un aéronef sans pilote étranger avait pénétré dans l'espace aérien letton à la suite de la guerre électronique russe", sans révéler l'origine du drone.

Les deux avions français "ont décollé de la base aérienne de Siauliai", dans le nord de la Lituanie, avant d'abattre le drone vers 10H00 locales (07H00 GMT), a indiqué  pour sa part Gintautas Ciunis, porte-parole de l'armée lituanienne.

Le 19 mai, un chasseur de l'Otan avait abattu dans l'espace aérien de l'Estonie un drone ukrainien, première interception d'un drone étranger dans le ciel d'un Etat balte par la police de l'air de l'Otan depuis l'invasion à grande échelle de l'Ukraine par la Russie en 2022.

Les Etats baltes, ex-républiques soviétiques partageant une longue frontière avec la Russie, enregistrent depuis plusieurs semaines un nombre croissant d'intrusions et de chutes de drones sur leurs territoires.

Selon les Européens, la Russie fait dévier délibérément de leur trajectoire des drones ukrainiens destinés à frapper des installations industrielles et des terminaux pétroliers dans la région de Saint-Pétersbourg, située sur le golfe de Finlande.

Ces incidents ont mis au jour les carences des défenses aériennes des pays baltes, impuissantes à neutraliser un drone errant avant sa chute sur leur territoire.