Un séisme fait au moins 14 morts en Equateur et au Pérou

Une voiture écrasée par des débris après un tremblement de terre a secoué Cuenca, en Équateur, le 18 mars 2023 (Photo, AP).
Une voiture écrasée par des débris après un tremblement de terre a secoué Cuenca, en Équateur, le 18 mars 2023 (Photo, AP).
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Publié le Dimanche 19 mars 2023

Un séisme fait au moins 14 morts en Equateur et au Pérou

  • L'Institut sismologique américain USGS a précisé que sa magnitude avait atteint 6,8.
  • Au Pérou, où le séisme a eu une ampleur moins importante, aucune victime ni dégât important n'a été signalé jusqu'à présent

CUENCA, Equateur: Au moins 14 personnes sont mortes et plusieurs ont été blessées samedi lors d'un tremblement de terre dans le sud de l'Equateur, qui a provoqué d'importants dégâts et a aussi touché le Pérou voisin, selon un bilan officiel.

Selon l'Institut sismologique américain USGS, la magnitude du séisme a atteint 6,8. Les autorités équatoriennes ont pour leur part évalué la magnitude à 6,5, et celles du Pérou à 6,7.

La présidence de l'Equateur a fait état de 13 morts, dont 11 dans la province d'El Oro et deux dans celle d'Azuay, dans le sud-ouest du pays, et de plusieurs blessés, sans en préciser le nombre.

Dans la ville péruvienne de Tumbes, à la frontière avec l'Equateur, une fillette de quatre ans a été tuée par une brique qui lui est tombée sur la tête, selon les autorités.

"Là où se trouve la flaque de sang, elle jouait avec mon autre nièce et un bloc lui est tombé dessus", a relaté à l'AFP David Alvarado, oncle de l'enfant.

Le séisme s'est produit à 12h12 (17h12 GMT), à une profondeur de 44 km, avec pour épicentre la ville de Balao, à environ 140 km au sud du grand port de Guayaquil. Il a semé la panique parmi les habitants qui sont sortis dans les rues. Des habitations se sont effondrées dans plusieurs villes, dont Cuenca (province d'Azuay), l'une des plus touchées.

"Je suis sortie dans la rue parce que j'ai vu des gens se mettre à courir, terrifiés, d'autres sortir de voitures", raconte à l'AFP Magaly Escandón, vendeuse d'articles de couture dans cette cité andine. "Ils couraient, ils criaient, ils pleuraient", a-t-elle ajouté.

Dans le centre historique de Cuenca, des journalistes de l'AFP ont vu des bâtiments effondrés, des maisons anciennes endommagées, des murs fissurés et des véhicules écrasés par les débris. Plusieurs rues de cette ville ont été bloquées à cause de glissements de terrains provoqués par le séisme.

Appel au calme 

Le tremblement de terre a été ressenti jusque dans la capitale Quito, selon des témoignages sur les réseaux sociaux.

"Je lance un appel au calme et à s'informer par les canaux officiels", a tweeté le président équatorien Guillermo Lasso, qui s'est immédiatement rendu dans la province d'El Oro et s'est dirigé ensuite vers la ville de Cuenca pour "constater les dégâts causés par le séisme".

Le souvenir du séisme dévastateur qui a secoué l'Equateur en 2016 est encore frais dans les esprits. Avec une magnitude de 7,8, le tremblement avait fait 673 morts et détruit des villages côtiers. Les pertes avaient été estimées à plus de trois milliards d'euros.

"C'est une magnitude relativement élevée pour (...) le pays", a expliqué dans une interview accordée à la radio locale FM Mundo Mario Ruiz, directeur de l'Institut géophysique équatorien, à propos du séisme de samedi. "Dans la région du golfe de Guayaquil, nous avons eu depuis 2017 (...)  environ deux tremblements de terre d'une magnitude supérieure à 5,0 par an", a-t-il constaté.

"Après 12H13, la réplique la plus importante s'est produite à 12H22", a ajouté M. Ruiz, notant qu'il y avait eu huit répliques au total.

Selon l'Institut océanographique et antarctique de la Marine équatorienne, la secousse "ne remplit pas les conditions susceptibles de générer un tsunami" dans le Pacifique.


Iran: le négociateur en chef conditionne toute discussion avec les Etats-Unis aux «lignes rouges» fixées par Téhéran

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
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  • "Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement
  • L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient

TEHERAN: Le chef de l'équipe de négociation iranienne, Mohammad Bagher Ghalibaf, a insisté vendredi sur le nécessaire respect des "lignes rouges" de l'Iran lors des futurs pourparlers avec les Etats-Unis.

"Comme nous l'avons démontré tout au long des négociations précédentes, nous restons fermes dans le respect des conditions et des lignes rouges fixées, et dans la défense des intérêts de la nation iranienne", a déclaré l'influent M. Ghalibaf, cité par l'agence Irna.

"Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement.

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient.

Le président iranien Massoud Pezeshkian, qui a paraphé l'accord à distance avec son homologue américain Donald Trump, a publié une déclaration similaire, réaffirmant que les intérêts nationaux demeuraient la "ligne rouge" de son pays, sans plus de précisions.

Cette signature doit ouvrir la voie à des négociations plus poussées et techniques, d'une durée reconductible de 60 jours, centrées sur le programme nucléaire iranien en vue d'un accord définitif.

Mais de premiers pourparlers, prévus vendredi en Suisse, ont été annulés.

Les propos de M. Ghalibaf font suite à un communiqué du guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, faisant part de ses réserves pour le protocole d'accord qu'il a finalement autorisé.

Il prévoit notamment la fin de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban. Mais des frappes israéliennes dans la nuit de jeudi à vendredi dans le sud du Liban ont fait 18 morts et 33 blessés, selon les autorités libanaises, Israël déplorant de son côté la perte de quatre soldats.

L'accord a par ailleurs permis la levée du blocus naval américain imposé depuis deux mois aux ports iraniens et la réouverture par Téhéran du détroit d'Ormuz, voie maritime cruciale pour les hydrocarbures.

En Iran, le texte suscite l'opposition de certains conservateurs, hostiles à des concessions, notamment sur le contrôle du stratégique détroit.

"Les Américains ne respectent aucun engagement, ils n'ont jamais été loyaux envers aucun accord et ils ne le seront jamais", a ainsi déclaré Hossein Shariatmadari, rédacteur en chef du journal ultraconservateur Kayhan, lors d'une interview jeudi accordée à la télévision d'Etat.

"Le détroit d'Ormuz est le moyen d'obtenir des compensations" lors des négociations, a-t-il estimé.


Vance lance un avertissement aux critiques de Trump en Israël

JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
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  • "Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti
  • "Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président

WASHINGTON: JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington.

"Ce que je veux dire, et cela me dérange, c'est qu'il y a des gens dans le gouvernement de Bibi (le surnom du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, ndlr) qui se sont exprimés pour attaquer l'accord et qui d'une certaine manière ont attaqué le président des Etats-Unis très personnellement", a dit le vice-président américain pendant une conférence de presse.

"Mon message pour eux est double. D'abord, Donald J. Trump est le seul chef d'Etat dans le monde entier qui est compréhensif envers Israël aujourd'hui, et il se trouve être le chef d'Etat de la première puissance mondiale", a poursuivi JD Vance.

"Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti.

"Le second message que je voudrais lancer à certains de ces ministres qui attaquent le président des Etats-Unis - Bibi, et c'est tout à son honneur, n'a pas pris cette voie - c'est que ces trois derniers mois, deux tiers des armes défensives qui ont protégé votre pays ont été fabriquées par des mains américaines et payées par les contribuables américains", a ajouté JD Vance.

"Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président.


Trump veut soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès

 Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
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  • "Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian
  • "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse

EVIAN: Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse.

"Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian. "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse.

Interrogé sur le texte de l'accord avec l'Iran, déjà signé électroniquement et qui fera l'objet d'une cérémonie de signature vendredi à Genève, Donald Trump a promis à nouveau de le rendre public.

"Je ne vais pas seulement le publier, je vais sûrement donner une conférence de presse et vous le lire à la virgule près pour être sûr que la presse le couvre correctement", a lancé le dirigeant républicain.

Il avait déjà indiqué vouloir attendre après la cérémonie de signature vendredi pour publier le texte.