Afghanistan: l'année scolaire commence, mais les élèves aux abonnés absents

Des hommes afghans se tiennent à la porte d'entrée d'une école à Kaboul, le 21 mars 2023 (Photo, AFP).
Des hommes afghans se tiennent à la porte d'entrée d'une école à Kaboul, le 21 mars 2023 (Photo, AFP).
Short Url
Publié le Mardi 21 mars 2023

Afghanistan: l'année scolaire commence, mais les élèves aux abonnés absents

  • Les autorités talibanes ont décidé de la reprise des classes primaires et secondaires mardi, mais en raison de l'absence d'annonce publique, les élèves n'ont pas fait le déplacement
  • L'Afghanistan est le seul pays au monde où les filles n'ont pas le droit d'aller à l'école secondaire

KABOUL: Les écoles afghanes ont rouvert leurs portes mardi pour la nouvelle année scolaire, mais faute de communication par les autorités talibanes les élèves ne se sont pas rendus dans les établissements, toujours interdits aux adolescentes, ont constaté des journalistes de l'AFP.

Les autorités talibanes ont décidé de la reprise des classes primaires et secondaires mardi, mais en raison de l'absence d'annonce publique, les élèves n'ont pas fait le déplacement, ont constaté des journalistes de l'AFP après avoir visité sept écoles de Kaboul.

"Une lettre du ministre de l'Education nous a été remise par notre directeur, mais comme aucune annonce publique n'a été faite, aucun élève n'est venu", a déclaré à l'AFP Mohammad Osman Atayi, enseignant dans un lycée de garçons à Kaboul.

Les écoles ont également rouvert dans les provinces de Herat, Kunduz, Ghazni et Badakhshan, mais aucun cours n'y a été dispensé non plus, ont rapporté les correspondants de l'AFP.

Pour la deuxième année consécutive, des centaines de milliers d'adolescentes de 11 à 18 ans environ, ne devraient toujours pas avoir accès aux écoles secondaires, les autorités talibanes n'ayant jamais mentionné la levée de l'interdiction.

Le 23 mars 2022, quelques heures seulement après la réouverture des établissements secondaires qui avait été pourtant communiquée de longue date, les autorités avaient annoncé que les adolescentes n'avaient plus le droit de s'y rendre.

Certains établissements pour filles sont toutefois depuis restés ouverts dans les provinces éloignées des centres du pouvoir, Kaboul et Kandahar, en raison de la pression exercée par les familles et les chefs tribaux.

L'Afghanistan est le seul pays au monde où les filles n'ont pas le droit d'aller à l'école secondaire depuis que les talibans ont décidé de les en exclure après leur prise du pouvoir en août 2021.

«Déprimée et brisée»

"Je suis déprimée et brisée", a expliqué à l'AFP Sadaf Haidari, 15 ans. "L'éducation est notre droit fondamental. Nous devons aller à l'école... mais les talibans nous ont tout pris".

Les autorités talibanes avaient affirmé que l'interdiction, qui ne concerne pas l'école primaire, n'était que temporaire et que les cours reprendraient une fois qu'un programme, basé sur les préceptes islamiques, aurait été défini.

Selon certains responsables talibans, les religieux ultra-conservateurs qui conseillent le chef suprême de l'Afghanistan, Hibatullah Akhundzada, sont profondément sceptiques à l'égard d'une éducation moderne pour les femmes.

En décembre, les autorités ont même étendu l'interdiction aux universités, qui après la trêve hivernale ont rouvert leurs portes aux hommes il y a deux semaines.

La mission des Nations unies en Afghanistan (Manua) a exhorté mardi les autorités à revenir sur leurs décisions: "La Manua réitère son appel aux autorités de facto pour qu'elles annulent toutes les politiques discriminatoires à l'encontre des femmes et des filles".

En dépit de leurs promesses de se montrer plus souples que lors de leur première règne (1996-2001), les talibans ont multiplié les mesures répressives particulièrement à l'égard des femmes.

Celles-ci ont été exclues de nombreux emplois publics, ou sont payées une misère pour rester à la maison. En novembre, ils leur ont également interdit d'entrer dans les parcs, jardins, salles de sport et bains publics.


Cinq Italiens décédés dans un accident de plongée aux Maldives

Selon la police, les conditions météorologiques étaient mauvaises à Vaavu jeudi et un avertissement avait été émis pour les bateaux de passagers et les pêcheurs. (AFP)
Selon la police, les conditions météorologiques étaient mauvaises à Vaavu jeudi et un avertissement avait été émis pour les bateaux de passagers et les pêcheurs. (AFP)
Short Url
  • Les cinq Italiens ne sont pas revenus d'une plongée en grotte profonde sur l'atoll de Vaavu, situé au sud de la capitale, Malé
  • Des avions et des vedettes rapides ont été déployés pour une vaste opération de recherche jeudi après-midi, a précisé la Force de défense nationale des Maldives (MNDF) dans un communiqué

MALE: Cinq Italiens sont décédés dans un accident de plongée aux Maldives, sans que les circonstances précises soient connues, a annoncé jeudi le ministère italien des Affaires étrangères, les forces de sécurité sur place ayant retrouvé un corps.

L'archipel est une destination de vacances de luxe, avec ses plages de sable blanc et ses complexes hôteliers isolés, prisée des plongeurs.

Des responsables locaux ont déclaré qu'il s'agissait du plus grave accident de plongée survenu dans ce pays composé de 1.192 minuscules îles coralliennes dispersées sur quelque 800 kilomètres le long de l'équateur, dans l'océan Indien.

"A la suite d'un accident survenu lors d'une sortie de plongée sous-marine, cinq ressortissants italiens ont trouvé la mort (...) aux Maldives. Les plongeurs auraient perdu la vie alors qu'ils tentaient d'explorer des grottes situées à 50 mètres de profondeur", précise le ministère, en soulignant que les autorités locales menaient une enquête.

Les cinq Italiens ne sont pas revenus d'une plongée en grotte profonde sur l'atoll de Vaavu, situé au sud de la capitale, Malé.

Des avions et des vedettes rapides ont été déployés pour une vaste opération de recherche jeudi après-midi, a précisé la Force de défense nationale des Maldives (MNDF) dans un communiqué.

"Un corps a été retrouvé", annonce le communiqué. Il a "été découvert à l'intérieur d'une grotte en profondeur (...) On pense que les quatre autres plongeurs se trouvent également dans cette même grotte, qui descend jusqu'à environ 60 mètres", précise-t-il.

Les MNDF ont aussi précisé qu'un navire des garde-côtes se trouvait dans la zone pour coordonner les opérations de recherche tout au long de la nuit. D'autres plongeurs des garde-côtes ont été envoyés en renfort pour participer aux recherches.

Selon la police, les conditions météorologiques étaient mauvaises à Vaavu jeudi et un avertissement avait été émis pour les bateaux de passagers et les pêcheurs.

Une touriste britannique est décédée en décembre lors d'une plongée, et son mari, bouleversé, est mort quelques jours plus tard après être tombé malade.

En juin, un touriste japonais de 26 ans a disparu après une expédition de plongée près de la capitale.

Selon les médias locaux, au moins 112 touristes sont morts dans des incidents liés à la mer dans l'archipel au cours des six dernières années, dont 42 victimes d'accidents de plongée ou de plongée avec tuba.

 


Détroit d'Ormuz: Téhéran annonce laisser passer des navires chinois depuis mercredi

L'Iran a annoncé jeudi que ses forces navales avaient autorisé depuis la veille le passage de plusieurs navires chinois dans le détroit d'Ormuz, verrouillé par Téhéran depuis le début de la guerre au Moyen-Orient. (AFP)
L'Iran a annoncé jeudi que ses forces navales avaient autorisé depuis la veille le passage de plusieurs navires chinois dans le détroit d'Ormuz, verrouillé par Téhéran depuis le début de la guerre au Moyen-Orient. (AFP)
Short Url
  • "Le passage d'un certain nombre de navires chinois dans le détroit d'Ormuz a été rendu possible conformément aux protocoles de gestion du détroit mis en place par l'Iran"
  • Ce passage, qui a débuté "la nuit dernière", a été rendu possible grâce aux "relations étroites entre les deux pays et leur partenariat stratégique"

TEHERAN: L'Iran a annoncé jeudi que ses forces navales avaient autorisé depuis la veille le passage de plusieurs navires chinois dans le détroit d'Ormuz, verrouillé par Téhéran depuis le début de la guerre au Moyen-Orient.

"Le passage d'un certain nombre de navires chinois dans le détroit d'Ormuz a été rendu possible conformément aux protocoles de gestion du détroit mis en place par l'Iran", ont indiqué jeudi dans un communiqué les Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique de l'Iran.

Ce passage, qui a débuté "la nuit dernière", a été rendu possible grâce aux "relations étroites entre les deux pays et leur partenariat stratégique", ont-ils spécifié.

Cette autorisation donnée à plusieurs navires chinois a également été annoncée par des médias officiels iraniens.

La télévision d’État iranienne a notamment précisé que "plus de 30 navires" avaient été autorisés à franchir le détroit d'Ormuz, sans indiquer s'il s'agissait exclusivement de navires chinois.

Le blocage iranien de cette voie maritime par laquelle transite habituellement un cinquième de la production mondiale de pétrole perturbe les marchés mondiaux et confère à Téhéran un levier stratégique.

Les Etats-Unis ont quant à eux imposé leur propre blocus des ports iraniens malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis le 8 avril.

Cette annonce intervient alors que le président américain Donald Trump, en visite jeudi en Chine, a discuté du détroit d'Ormuz avec son homologue Xi Jinping.

Selon un extrait d'une interview à la chaîne Fox News, Donald Trump a déclaré que M. Xi lui avait assuré que Pékin n'enverrait pas d'équipement militaire à l'Iran et était prêt à aider à la réouverture du détroit d'Ormuz.

La Chine est le principal pays importateur du pétrole iranien.


De nouvelles négociations entre Israël et le Liban s'ouvrent à Washington 

Israël et le Liban ont lancé jeudi à Washington une nouvelle session de discussions pour parvenir à un rapprochement, selon des diplomates, au moment où un cessez-le-feu arrive à expiration. (AFP)
Israël et le Liban ont lancé jeudi à Washington une nouvelle session de discussions pour parvenir à un rapprochement, selon des diplomates, au moment où un cessez-le-feu arrive à expiration. (AFP)
Short Url
  • A trois jours de la fin théorique, dimanche, de la trêve au Liban, représentants israéliens et libanais ont repris au département d'Etat des discussions qui doivent durer deux jours
  • Malgré l'entrée en vigueur d'un cessez-le-feu le 17 avril, Israël a continué à frapper des cibles du Hezbollah pro-iranien au Liban, tuant plus de 400 personnes, d'après un décompte de l'AFP fondé sur des chiffres officiels

WASHINGTON: Israël et le Liban ont lancé jeudi à Washington une nouvelle session de discussions pour parvenir à un rapprochement, selon des diplomates, au moment où un cessez-le-feu arrive à expiration.

Ce troisième cycle de discussions, qui doit durer deux jours, a débuté peu après 09H00 locales (13H00 GMT) au département d'Etat, d'après un diplomate proche du dossier.

A trois jours de la fin théorique, dimanche, de la trêve au Liban, représentants israéliens et libanais ont repris au département d'Etat des discussions qui doivent durer deux jours.

Malgré l'entrée en vigueur d'un cessez-le-feu le 17 avril, Israël a continué à frapper des cibles du Hezbollah pro-iranien au Liban, tuant plus de 400 personnes, d'après un décompte de l'AFP fondé sur des chiffres officiels.

L'armée israélienne a encore annoncé jeudi de nouvelles frappes visant le Hezbollah pro-iranien dans le sud du pays, après avoir ordonné l'évacuation de huit villages. Selon l'agence de presse libanaise ANI, des bombardements se sont produits dans le sud du pays, au lendemain de raids meurtriers qui ont fait 22 morts.

Dans le nord d'Israël, une attaque de drone du Hezbollah a blessé plusieurs civils, selon l'armée israélienne.

En dépit de la trêve, Israël continue de viser le Hezbollah, le mouvement chiite qui a entraîné le Liban dans la guerre régionale à la suite du déclenchement de l'offensive israélo-américaine contre l'Iran le 28 février.

Le conflit a tué des milliers de personnes, principalement en Iran et au Liban, où les autorités dénombrent plus de 2.800 morts, dont au moins 200 enfants.

Lors de la dernière réunion le 23 avril à Washington entre Israéliens et Libanais, Donald Trump avait annoncé une prolongation de trois semaines de la trêve, et exprimé l'espoir d'un rapprochement historique entre les deux voisins du Proche-Orient.

Le président des Etats-Unis avait conjecturé qu'il accueillerait dans l'intervalle à la Maison Blanche le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et le président libanais Joseph Aoun.

Mais cette rencontre ne s'est pas concrétisée, le chef d'Etat libanais exigeant au préalable un accord sur les questions de sécurité et la fin des attaques israéliennes.