Nouvelles actions de blocage à travers la France pour protester contre la réforme des retraites

Des manifestants participent à une action à côté d'un portique de signalisation routière endommagé et en flammes à l'entrée du «Pont de Saint-Nazaire» (Photo, AFP).
Des manifestants participent à une action à côté d'un portique de signalisation routière endommagé et en flammes à l'entrée du «Pont de Saint-Nazaire» (Photo, AFP).
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Publié le Jeudi 23 mars 2023

Nouvelles actions de blocage à travers la France pour protester contre la réforme des retraites

  • En France seule une raffinerie TotalEnergies sur quatre est en fonctionnement
  • Les ports de Marseille-Fos et de Brest étaient totalement bloqués mercredi dans le cadre d'une journée d'action «ports morts» à l'appel du syndicat CGT

PARIS: Plusieurs actions de blocage contre la réforme des retraites, touchant dépôts pétroliers, ports, routes, transport aérien, le secteur gazier et des universités, se déroulaient mercredi à travers le pays, avant la 9e journée de mobilisation interprofessionnelle contre la réforme des retraites de jeudi.

Carburant
Au niveau national, la situation se dégrade légèrement, avec 14,30% des stations-service en pénurie d'au moins un type de carburant contre 12% mardi, et 7,13% sont à sec, contre 6% mardi.

Dans le Sud-Est, les Alpes-Maritimes ont annoncé un rationnement des quantités de carburant disponibles à la pompe, comme précédemment le Gard, le Vaucluse, les Alpes-de-Haute-Provence ou le Var.

En France, seule une raffinerie TotalEnergies sur quatre est en fonctionnement.

Les deux raffineries d'Esso-ExxonMobil tournent encore : celle de Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône), qui fonctionne en débit minimal, et celle de Port-Jérôme-Gravenchon (Seine-Maritime). Cependant les expéditions de carburants restent bloquées dans les deux sites.

Côté dépôts pétroliers celui de Puget-sur-Argens (Var), a été bloqué mercredi pendant sept heures. Deux actions simultanées de blocage sur deux ronds-points desservant deux dépôts pétroliers ont par ailleurs été menées au nord de Bordeaux.

Sur le port de Lorient (Morbihan), les deux entrées qui mènent au dépôt pétrolier ont été bloquées dans la matinée par une centaine de manifestants, qui ont été repoussés par les forces de l'ordre.

Ports
Les ports de Marseille-Fos et de Brest étaient totalement bloqués mercredi dans le cadre d'une journée d'action "ports morts" à l'appel du syndicat CGT.

Par ailleurs, dans la zone portuaire de Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais), des manifestants ont mené dans la matinée une action coup de poing, allumant des brasiers sur les accès menant au port.

Itinéraires
Des feux de palettes et de pneus allumés par des manifestants ont conduit à la fermeture pendant plus de huit heures de l'A55 dans le sens Fos-Marseille, causant d'importants bouchons.

En Savoie, une centaine de manifestants ont mené deux opérations péage gratuit entre 7h00 et 9h00 sur l'A43 et l'A430 au niveau des péages de Chambéry Nord (sans Lyon-Chambéry) et de celui de Saint-Hélène-sur-Isère.

À Saint-Nazaire, une centaine de manifestants ont bloqué le pont de Saint-Nazaire à de 06h00 à 14h30.

Rassemblement devant la raffinerie de Normandie pour s'opposer à des réquisitions Selon la CGT

Plus d'une centaine de personnes se sont rassemblées mercredi soir devant la raffinerie TotalEnergies de Normandie à l'appel de la CGT pour s'opposer à des réquisitions de salariés grévistes décidées selon le syndicat par la préfecture, a-t-on appris auprès de la CGT.

"On a refusé la relève depuis 21h00, tout le monde est dehors, on ne procèdera aux relèves que lorsque la préfecture annulera ses réquisitions" a déclaré à l'AFP Alexis Antonioli, secrétaire général raffinage de la plus grande raffinerie de France, dont la production est à l'arrêt complet depuis lundi.

Contacté par l'AFP, Thierry Defresne, secrétaire CGT du comité TotalEnergies Europe a de son côté confirmé "des réquisitions préfectorales sur le secteur TMEX (Transferts Mélanges EXpéditions) de la Plateforme Normandie de TotalEnergies à Gonfreville l'Orcher, qui ont pour but de prélever du kérosène à envoyer dans les aéroports parisiens".

Sollicités par l’AFP, ni la préfecture de la Seine-Maritime ni le ministère de la Transition énergétique n’ont souhaité commenter mercredi soir.

La préfecture n'a pas envoyé de policiers chez les salariés pour remettre les courriers de réquisition mais elle a dépêché un huissier sur le site mercredi soir, selon M. Antonioli.

Les trains
Le trafic ferroviaire a été interrompu mercredi dans plusieurs gares du sud de la France après l’intrusion de manifestants sur les voies. Comme à Toulouse, Montpellier ou encore Nîmes

Jeudi la SNCF ne sera en mesure de faire rouler que la moitié de ses TGV Inoui et Ouigo et le tiers de ses TER.

Selon plusieurs sources syndicales, le taux de déclaration d'intention, qui concerne les salariés obligés de se déclarer grévistes 48 heures à l'avance pour permettre d'organiser le plan de transports, atteint 35% à la SNCF.

Métro et RER «très perturbés»
Le trafic du métro parisien et du RER sera "très perturbé" jeudi avec des lignes partiellement fermées et des stations où les rames ne s'arrêteront pas. Seules les lignes automatisées (1 et 14) circuleront normalement, et la 4 presque normalement, tandis que les autres rouleront à des horaires variables pendant la journée.

Côté RER, la RATP prévoit un train sur deux sur les lignes A et B (cette dernière fermant dès 23h00). La station Auber sera fermée. 80% des bus seront en circulation et un trafic quasi normal est prévu pour les tramways.

Côté SNCF en région parisienne, les circulations seront également "très fortement perturbées" avec de 20% à 50% des trains maintenus, selon les lignes du RER. La ligne la plus touchée est celle du RER E avec seulement un train sur cinq prévu.

Vendredi, le trafic devrait rester "perturbé" en Ile-de-France, a indiqué la SNCF.

Gaz
Selon la CGT, les gaziers du terminal de Dunkerque (Nord) ont décidé de fermer les vannes jeudi et de réduire le débit au minimum technique pendant 24h00 avant une assemblée générale vendredi matin "pour voir comment ils envisagent de continuer l’action".

Dans les dépôts de gaz, comme celui de Gournay-sur-Aronde (Oise), des salariés évoquent l’idée de "sécher le réseau", une action pour l’instant écartée car une remise en service prend des mois.

Le pont de Saint-Nazaire fermé jusqu'à nouvel ordre après des dégradations

"Deux portiques effondrés après avoir été incendiés et de multiples dégâts de sécurité recensés: le pont de Saint-Nazaire a subi ce mercredi des dégradations volontaires importantes qui empêchent sa réouverture à la circulation", déplore son gestionnaire dans un communiqué.

Le temps d'effectuer "un diagnostic complet sur les infrastructures du pont" et les "premiers travaux indispensables, le Département est dans l'obligation de fermer le pont de Saint-Nazaire jusqu’à nouvel ordre", poursuit le département, qui assure mettre tout en oeuvre pour le rouvrir à la circulation "dans les plus brefs délais".

Les services de secours, tels les ambulances et les pompiers, seront autorisés à franchir le pont mais les autres véhicules devront faire un long détour de plusieurs dizaines de kilomètres via le pont de Cheviré près de Nantes, pour franchir la Loire.

Universités
Plusieurs universités sont bloquées par des étudiants.

Sur le site de Bron de l’université Lyon 2, la direction de la faculté a annoncé qu’aucune activité n’aurait lieu ce mercredi.

À Saint-Etienne, le blocage de l’université, qui a démarré lundi à l’appel du syndicat étudiant OSE (Organisation Solidarité étudiante) a été étendu mercredi. Une soixantaine d’étudiants en grève bloquent les accès à quatre sites. Un site de l’université à Roubaix (Nord) est bloqué, ainsi que le site de Sciences Po Lille.

À Toulouse, mercredi soir, un millier d'étudiants se sont réunis pour la première fois en assemblée générale et ont voté le blocage des trois universités de la ville à partir de jeudi, un blocage reconductible.

"Jeudi, on bloque tout", s’enthousiasme Math, 18 ans, étudiant à l’université Toulouse-Jean Jaurès. "Ça fait longtemps qu’on attendait une mobilisation étudiante, on dirait qu’il fallait le 49.3 malheureusement, mais il n’est jamais trop tard, ce n’est que le début, ici au Mirail on est gonflés à bloc, on va continuer à se mobiliser dans les prochains jours", promet-il.

Déchets
La grève des éboueurs parisiens engagée le 6 mars contre la réforme des retraites est reconduite jusqu'à lundi, selon les responsables de la CGT qui bloquent l'accès à l'usine d'incinération d'Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne).

Mercredi, selon la mairie de Paris, 9.500 tonnes jonchaient les trottoirs, une estimation en légère augmentation pour la première fois depuis le début des réquisitions décidées jeudi par la préfecture de police.

Les usines d’incinération d’Ivry-sur-Seine et d’Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine) étaient toujours bloquées, celle de Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis) fait l’objet d’un barrage filtrant et le site d’évacuation de Romainville (Seine-Saint-Denis) a de nouveau été débloqué par les forces de l’ordre, selon le syndicat Syctom.

À Lyon, huit camions à benne appartenant aux services techniques de la métropole ont été sabotés dans la nuit de mardi à mercredi.

Transport aérien
À l'aéroport de Bordeaux-Mérignac, un mouvement de grève "inopiné" du contrôle aérien a provoqué mercredi l'annulation d'une trentaine de vols et "quelques retards", a déclaré une porte-parole de l'aéroport.

En France pour jeudi la direction générale de l'Aviation civile (DGAC) demande aux compagnies aériennes d'annuler 30% de leurs vols à Paris-Orly et 20% dans d'autres aéroports.

Les plateformes Marseille-Provence, Toulouse-Blagnac et Lyon-Saint-Exupéry sont concernées par la suppression d'un vol sur cinq au départ ou à l'arrivée. Ces consignes semblent traduire une mobilisation plus importante des aiguilleurs du ciel que celle observée ces derniers jours.


La bataille contre le feu continue dans les Landes, la lutte au sol privilégiée dimanche

"Un travail de fourmi": après trois jours de lutte intense, le vaste feu de forêt dans les Landes évolue plutôt favorablement dimanche, mais les pompiers ne baissent pas la garde, privilégiant les attaques au sol pour fixer les lisières. (AFP)
"Un travail de fourmi": après trois jours de lutte intense, le vaste feu de forêt dans les Landes évolue plutôt favorablement dimanche, mais les pompiers ne baissent pas la garde, privilégiant les attaques au sol pour fixer les lisières. (AFP)
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  • "L'objectif, c'est de fixer la lisière, qu'elle ne progresse plus, qu'elle arrête de grignoter la végétation et qu'elle ne s'approche pas des habitations", explique le chef de colonne Gwendal Sirvent
  • "C'est un travail de fourmi, méticuleux", complète le commandant Alexandre Bourmaud, chef de secteur

LUGLON: "Un travail de fourmi": après trois jours de lutte intense, le vaste feu de forêt dans les Landes évolue plutôt favorablement dimanche, mais les pompiers ne baissent pas la garde, privilégiant les attaques au sol pour fixer les lisières.

Tout près de Luglon, l'une des deux communes les plus proches de l'incendie avec celle de Garein, les pompiers sont intervenus dimanche en milieu d'après-midi, sur une première reprise de feu significative en lisière de la zone sinistrée, à quelques mètres seulement d'habitations et de cabanons.

À bord de plusieurs camions-citernes pour feux de forêt, ou à pied munis de lances à incendie, ils ont pénétré par une dense végétation dans le massif pour noyer sous la mousse cette reprise de feu, sur un terrain carbonisé et fumant de plusieurs centaines de mètres, a constaté une équipe de l'AFP.

"L'objectif, c'est de fixer la lisière, qu'elle ne progresse plus, qu'elle arrête de grignoter la végétation et qu'elle ne s'approche pas des habitations", explique le chef de colonne Gwendal Sirvent en arrivant sur place.

"C'est un travail de fourmi, méticuleux", complète le commandant Alexandre Bourmaud, chef de secteur. Mais "c'est essentiel car les reprises de feux sont souvent plus violentes que les feux eux-mêmes (...). Si on avait mis cinq minutes de plus, la reprise faisait un hectare".

La situation évolue "plutôt favorablement", l'incendie n'ayant pas connu de "reprise majeure" dans la nuit de samedi à dimanche, a souligné le préfet des Landes Gilles Clavreul dans son point-presse matinal. Il doit refaire un point de situation à 18H30.

La surface parcourue par les flammes a été réévaluée dimanche matin à 1.700 hectares, contre près de 1.600 samedi. Mais "ça ne traduit pas une évolution nette, c'est nous qui avons réévalué l'enveloppe", grâce au travail de cartographie effectué dans la nuit par des drones, a expliqué le préfet.

"On a bossé comme des monstres" 

Quelque 550 pompiers sont mobilisés, ainsi que des dizaines de bénévoles, et ils peuvent compter sur le soutien des agriculteurs locaux.

"C'est un territoire où l'eau n'est pas accessible et disponible facilement", or les agriculteurs disposent de cuves de plus de 16.000 litres, qu'ils "mettent à disposition pour que les pompiers s'approvisionnent (...). Ça les aide beaucoup, les pompiers gagnent du temps", souligne dimanche Vincent Villenave, vice-président de la chambre d'agriculture des Landes, en sortant d'une réunion avec les pompiers à Lublon.

Bottes aux pieds et béret sur la tête, Gérard Uriona, un habitant de Luglon qui a refusé d'évacuer pour "sauver (sa) maison" léchée jeudi par les flammes, sort d'une parcelle brûlée en bordure du village. "On a bossé comme des monstres toute la nuit", souffle-t-il.

"Ça fait trois jours qu'on ne dort pas. Notre mission c'est de pister le feu et d'éteindre les reprises. Le sol est encore chaud, il peut repartir à tout moment", s'inquiète ce retraité de 75 ans, bénévole de la Direction des forêts contre les incendies (DFCI).

Alors que deux Dash, quatre Canadair et le mégahélicoptère Chinook, prêté par l'Australie, s'étaient relayés incessamment samedi dans le ciel, les moyens aériens mobilisés ont été moins importants jusqu'à présent dimanche.

Mais il est encore trop tôt pour autoriser le retour des 650 évacués, principalement à Luglon, a prévenu le préfet dimanche matin.

Lecornu en Gironde lundi 

Il s'agit du troisième incendie majeur cet été dans l'immense massif des Landes de Gascogne, majoritairement planté de pins maritimes desséchés par les vagues de chaleur favorisées par le changement climatique, après ceux fin juillet de Biscarrosse (Landes, 3.700 hectares) et Saumos (Gironde, 42.000 hectares).

Le Premier ministre Sébastien Lecornu doit se rendre lundi en Gironde avec plusieurs ministres pour lancer le chantier de la reconstruction après le mégafeu qui avait nécessité l'évacuation de 220.000 personnes.

En France, 2026 bat déjà le record de surfaces brûlées en 20 ans de mesures satellitaires, selon le système européen de surveillance des feux (Effis), qui recense près de 100.000 hectares brûlés.

Dans les Ardennes, un feu de forêt a parcouru une centaine d'hectares depuis samedi matin mais ne progresse plus actuellement, selon la préfecture du département.

La sécheresse favorise aussi les départs de feu ailleurs en Europe, notamment en Belgique, confrontée à l'un des plus grands incendies de son histoire, avec désormais près de 3.000 hectares brûlés dans un parc naturel proche de l'Allemagne. Des feux font aussi rage en Aragon (nord-est de l'Espagne) et sur des îles grecques.


Canicule : énième journée écrasée par la chaleur avant une amélioration progressive

Le lit asséché du lac des Brenets, sur le Doubs, frontière naturelle entre l’est de la France et l’ouest de la Suisse, témoigne des effets de la nouvelle vague de chaleur qui frappe l’Europe centrale. (AFP)
Le lit asséché du lac des Brenets, sur le Doubs, frontière naturelle entre l’est de la France et l’ouest de la Suisse, témoigne des effets de la nouvelle vague de chaleur qui frappe l’Europe centrale. (AFP)
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  • Canicule : 75 départements restent en vigilance orange, avant une baisse des températures ce week-end

PARIS: La fraîcheur au bout du tunnel ? Une grande partie du pays fait face vendredi à une énième journée de canicule, qui met sous tension les corps et les esprits, asséchant aussi des territoires soumis au risque d'incendies, avant une baisse des températures prévues ce week-end.

A 6H00, le Finistère, les Côtes-d'Armor, la Manche et le Calvados sont repassés en vert, tandis que l'Ille-et-Vilaine a été rétrogradé en jaune par Météo-France, mais 75 départements restent en vigilance orange canicule.

"Vendredi, ces températures caniculaires se décaleront progressivement un peu plus vers l'est", a souligné le service de météorologie, permettant "d'amorcer une évolution vers une baisse progressive des températures sur le Nord-Ouest".

Débutée le 28 juillet, cette vague de chaleur a dépassé en durée celle de 2003, avec 17 jours de fortes chaleurs, a annoncé jeudi Météo-France.

Jeudi après-midi, Lauren, 31 ans, a "très chaud" devant un kiosque à journaux du centre de Paris d'où elle sort munie d'un petit trésor vert : un ventilateur portable qui vaporise de l'eau.

Il fait 37°C.

"C'est notre premier jour ici, nous n'avions pas réalisé à quel point il ferait chaud", reconnaît cette touriste venue de Manchester, en Angleterre.

Pascal Knittel a "la chance" de travailler "dans un cabinet climatisé". "Comme tout le monde", ce sexagénaire en a marre des canicules, "mais on s'adapte".

"C'est le réchauffement climatique, il faut en prendre conscience et il faut surtout prendre les mesures adaptées. Je pense qu'enfin les gens vont se réveiller", espère cet habitant d'Epinal (Vosges), qui vient régulièrement dans la capitale.

Les canicules à répétition sont un marqueur sans équivoque du changement climatique, principalement causé par la combustion du charbon, du pétrole et du gaz, ont montré les climatologues. Ces vagues de chaleur sont appelées à encore se multiplier, s'allonger et s'intensifier.

- Incendie dans les Landes -

Avec un été 2026 brûlant et une sécheresse marquée qui favorise les incendies, les sapeurs-pompiers luttent depuis le début de la saison estivale contre les flammes sur une grande partie du territoire. Elles ont parcouru au moins 120.000 hectares, selon les estimations provisoires des autorités.

"Très déçus" par les promesses du ministre de l'Intérieur auquel ils sont venus réclamer jeudi plus de moyens, les sapeurs-pompiers professionnels ont appelé à la mobilisation nationale en septembre.

Laurent Nuñez a promis de leur présenter le 8 septembre un projet de loi de modernisation de la Sécurité civile très attendu.

Sur le terrain, les soldats du feu ne peuvent pas baisser la garde.

Dans les Landes, un feu a parcouru 600 hectares dans une parcelle de forêt de pins et provoqué 500 évacuations.

Vers minuit, les flammes étaient à quelques centaines de mètres de Luglon, petit bourg situé à une soixantaine de kilomètres au sud-est de Biscarrosse, théâtre d'un incendie qui a ravagé 3.700 hectares fin juillet, et à une centaine de kilomètres au sud du mégafeu qui a parcouru plus de 40.000 hectares au même moment dans la Gironde voisine.

A Guérande, près du littoral très touristique de la Loire-Atlantique, un feu de végétation, "fixé", a provoqué jeudi l'évacuation d'environ 2.000 campeurs, selon la préfecture.

Sur la côte du Pas-de-Calais, les incendies qui sévissent depuis mercredi dans une zone naturelle touristique sont "contenus" mais toujours "non fixés", trois pompiers ayant été légèrement blessés, d'après les services de l'Etat.

Quatre départements sont vendredi au niveau "très élevé", le plus haut, de "danger feux" - Mayenne, Deux-Sèvres, Indre-et-Loire et Indre - et 57 autres au niveau "élevé", selon la Météo des forêts.

Une grande partie du pays fait l'objet de mesures de restrictions des usages de l'eau, 72 départements étant en situation de "crise" au regard de la sécheresse, selon le site gouvernemental VigiEau.

A ce stade, cette vague de chaleur est la troisième la plus longue jamais enregistrée dans le pays, derrière juillet 2006 (21 jours) et juillet 1983 (23 jours).

Elle est aussi la troisième vague de chaleur de l'été, après celle exceptionnellement intense de fin juin et celle du 4 au 19 juillet. Avant cela, un épisode caniculaire précoce avait eu lieu fin mai.


Besançon: trois personnes gravement blessées par arme à feu

Trois hommes âgés de 19, 20 et 40 ans ont été grièvement blessés par arme à feu, mercredi soir dans la rue à Besançon, mais leur pronostic vital n'est plus engagé, a-t-on appris jeudi auprès du parquet. Photo d'illustration. (AFP)
Trois hommes âgés de 19, 20 et 40 ans ont été grièvement blessés par arme à feu, mercredi soir dans la rue à Besançon, mais leur pronostic vital n'est plus engagé, a-t-on appris jeudi auprès du parquet. Photo d'illustration. (AFP)
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  • Une troisième homme, également blessé par arme à feu s'est rendu de lui-même au CHU de Besançon où il a été hospitalisé avec un pronostic vital engagé, ont-ils ajouté
  • Les victimes sont toujours hospitalisées jeudi matin, mais le parquet de Besançon a indiqué à l'AFP que les pronostics vitaux n'étaient plus engagés, après un nouveau bilan médical

BESANCON: Trois hommes âgés de 19, 20 et 40 ans ont été grièvement blessés par arme à feu, mercredi soir dans la rue à Besançon, mais leur pronostic vital n'est plus engagé, a-t-on appris jeudi auprès du parquet.

Des hommes se trouvaient devant une épicerie, dans le quartier populaire de Planoise, lorsqu'un véhicule est arrivé avec à son bord plusieurs individus qui ont tiré dans leur direction, avec deux armes différentes, selon les premiers éléments de l'enquête de police, a indiqué à l'AFP le parquet de Besançon.

Deux hommes âgés de 20 et 40 ans ont été blessés par balles et pris en charge par les secours avec un pronostic vital engagé, mercredi à 23 heures, selon les pompiers.

Une troisième homme, également blessé par arme à feu s'est rendu de lui-même au CHU de Besançon où il a été hospitalisé avec un pronostic vital engagé, ont-ils ajouté.

Les victimes sont toujours hospitalisées jeudi matin, mais le parquet de Besançon a indiqué à l'AFP que les pronostics vitaux n'étaient plus engagés, après un nouveau bilan médical.

"Aucun suspect n'a été interpellé pour le moment", a précisé le parquet.

Deux armes auraient été utilisées lors de la fusillade: une arme de type kalachnikov avec un calibre 7,62 et un fusil utilisant des munitions type chevrotine.

Les enquêteurs explorent "toutes les pistes", dont "l'hypothèse d'un règlement de compte lié au trafic de stupéfiants", précise le parquet.

La gendarmerie du Doubs a retrouvé un véhicule incendié à Montferrand-le-Château, près de Besançon, qui pourrait être celui des auteurs. Des constatations sont en cours.

L'enquête a été confiée aux policiers de la division de la criminalité organisée et spécialisée (DCOS) de Besançon.