Riyad et Damas en pourparlers pour reprendre leurs services consulaires

Le drapeau saoudien (Photo, SPA).
Le drapeau saoudien (Photo, SPA).
Short Url
Publié le Vendredi 24 mars 2023

Riyad et Damas en pourparlers pour reprendre leurs services consulaires

  • Le ministre saoudien des AE a discuté mercredi avec son homologue iranien de la tenue prochaine d'une réunion bilatérale
  • Le 19 février, le prince Faisal avait révélé qu’un consensus se formait parmi les pays arabes sur la fin de l’isolement syrien

RIYAD: L'Arabie saoudite et la Syrie sont en pourparlers pour reprendre les services consulaires entre les deux pays, a annoncé jeudi Al-Ekhbariya TV.

«Conformément à la volonté du Royaume de faciliter la reprise des services consulaires adéquats entre les deux nations, des entretiens sont en cours avec des responsables syriens pour reprendre les services consulaires», a rapporté la chaîne de télévision, citant un responsable du ministère saoudien des Affaires étrangères.

La déclaration de la source du ministère des Affaires étrangères intervenait en réaction à la couverture de cette information par des médias internationaux ce jeudi.

Ces pourparlers avec la Syrie font suite à l’accord, négocié par la Chine, sur le rétablissement des relations diplomatiques entre l'Arabie saoudite et l'Iran et la réouverture des ambassades dans les deux pays.

Lors d'un appel téléphonique mercredi, le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, a discuté avec son homologue iranien, Hossein Amir Abdollahian, de la tenue prochaine d'une réunion bilatérale.

Le 19 février, le prince Faisal a déclaré que le consensus sur le fait que l'isolement syrien n'était «pas viable» se renforçait parmi les pays arabes, ajoutant qu'un dialogue avec Damas était nécessaire «à un moment donné», du moins «d’un point de vue humanitaire».

Il a également déclaré le 8 mars qu’un engagement avec la Syrie pourrait finalement conduire à son retour dans la Ligue arabe, mais qu'à l'époque, il était «trop ​​​​tôt pour en discuter».

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Liban: le bilan de la guerre s'élève à 570 morts depuis début mars 

Short Url
  • 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi
  • A l'aube, une frappe a touché un immeuble du quartier de Aïcha Bakkar à Beyrouth, selon l'agence de presse officielle Ani

BEYROUTH: Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 570 personnes, dont 86 enfants et 45 femmes, depuis que le pays a été entraîné dans la guerre régionale le 2 mars, a annoncé mercredi le ministère de la Santé.

Selon la même source, 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi.

 

 


L'armée iranienne dit vouloir désormais frapper des cibles économiques dans la région

L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
Short Url
  • "L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya
  • Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois

TEHERAN: L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran.

"L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya, affilié aux Gardiens de la Révolution, selon un communiqué diffusé par la télévision d'Etat.

Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois.

 

 


Erdogan: "Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle n'embrase complètement la région"

Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
Short Url
  • Le président Recep Tayyip Erdogan appelle à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient avant qu’elle n’embrase toute la région et affirme que la diplomatie peut encore ramener les parties à la table des négociations
  • Le président turc met aussi en garde Iran contre des actions « provocatrices », après l’interception d’un second missile tiré depuis son territoire et entré dans l’espace aérien turc

ANKARA: Le président turc Recep Tayyip Erdogan a appelé mercredi à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient "avant qu'elle n'embrase complètement la région", lors d'un discours devant son groupe parlementaire.

"Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle ne s'aggrave et n'embrase complètement la région. Si la diplomatie a une chance, c'est tout à fait possible. Nous poursuivons patiemment nos efforts pour ramener les parties à la table des négociations", a affirmé le chef de l'Etat turc.

"Nous sommes tous conscients que si cette guerre insensée, anarchique et illégale se poursuit, les pertes humaines et matérielles s'aggraveront, et le coût pour l'économie mondiale ne fera que croître", a-t-il ajouté.

"En tant que peuples de la région, nous ne devons pas laisser un conflit dont nous sommes déjà victimes nous infliger de nouvelles souffrances", a-t-il souligné.

En revanche, lundi, le président turc avait mis en garde l'Iran contre toute "action provocatrice" après l'interception d'un second missile tiré depuis l'Iran dans l'espace aérien turc.

"Malgré nos avertissements clairs, des actions extrêmement inappropriées et provocatrices continuent d'être entreprises, mettant en péril l'amitié de la Turquie" envers l'Iran, avait-il  affirmé.