Initiative saoudienne: la DCO stimulera les économies de 5 États membres

Fondée par l’Arabie saoudite, Bahreïn, la Jordanie, le Koweït et le Pakistan, la DCO est guidée par la vision d’un avenir numérique pour tous à travers l’autonomisation des femmes, des jeunes et des entrepreneurs, le développement de l’économie numérique et l’innovation.(Photo/Twitter
Fondée par l’Arabie saoudite, Bahreïn, la Jordanie, le Koweït et le Pakistan, la DCO est guidée par la vision d’un avenir numérique pour tous à travers l’autonomisation des femmes, des jeunes et des entrepreneurs, le développement de l’économie numérique et l’innovation.(Photo/Twitter
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Publié le Dimanche 29 novembre 2020

Initiative saoudienne: la DCO stimulera les économies de 5 États membres

  • Fondée par l’Arabie saoudite, Bahreïn, la Jordanie, le Koweït et le Pakistan, la DCO est guidée par la vision d’un avenir numérique pour tous
  • Elle s'appuie sur l’autonomisation des femmes, des jeunes et des entrepreneurs, le développement de l’économie numérique et l’innovation

 

RIYAD : Les experts du numérique vantent les mérites de la nouvelle Organisation de coopération numérique (DCO) internationale.

Fondée par l’Arabie saoudite, Bahreïn, la Jordanie, le Koweït et le Pakistan, la DCO est guidée par la vision d’un avenir numérique pour tous à travers l’autonomisation des femmes, des jeunes et des entrepreneurs, le développement de l’économie numérique et l’innovation.

De hauts fonctionnaires gouvernementaux des cinq pays se sont réunis jeudi pour lancer la DCO, motivés par leur intérêt commun pour une économie numérique qui ne peut être réalisé que par la collaboration.

S'adressant à Arab News sur la création de la DCO, l'ambassadeur du Pakistan, Raja Ali Ejaz, a déclaré : « Pour le Pakistan, avec un réservoir de ressources humaines talentueuses et bien formées, la DCO présente une opportunité unique de progrès rapide dans tous les domaines ».

« Le Pakistan est membre fondateur de l’Organisation de coopération numérique et reconnaît l’initiative de l’Arabie saoudite. Le Pakistan la considère comme une étape importante pour la reprise économique post-Covid des pays fondateurs », a-t-il affirmé.

La DCO offre une plateforme pour exploiter les atouts des pays membres tels que la main-d'œuvre qualifiée et les ressources d'infrastructure pour créer une économie numérique florissante, a-t-il expliqué.

Le ministre des Affaires étrangères du Pakistan, Makhdoom Shah Mahmood Qureshi, s’est dit satisfait des efforts du ministre saoudien de la Communication et des Technologies de l'information, Abdallah Al-Swaha, pour faire de la DCO une réalité et a apporté sa pleine coopération, a indiqué l’ambassadeur.

Mohammed Khurram Khan, professeur de cybersécurité à l’Université du roi Saoud et PDG fondateur de la Global Foundation for Cyber Studies and Research, basée à Washington, a déclaré que « le lancement de la DCO durant cette période sans précédent est une décision stratégique importante prise par les cinq pays ».

«Ayant pour mission d’assurer  la prospérité et le développement socio-économique et de mettre  en œuvre une transformation numérique, les pays fondateurs de la DCO ont pour ambition de devenir les économies numériques principales dans le monde, ce qui est louable ».

« One estime que d’ici 2025, l’économie numérique mondiale vaudra 23 trillions de dollars, avec une part du PIB de 24,3%. Ceci offre à la DCO une excellente opportunité de créer une plateforme qui permet aux jeunes, aux femmes et aux entrepreneurs férus de technologie, ainsi qu’aux industries nationales de s'épanouir et de rivaliser avec leurs contemporains mondiaux et de renforcer leur compétitivité numérique », a-t-il ajouté.

Il espère que la DCO travaillera en collaboration avec les organismes intergouvernementaux, les groupes de réflexion, les secteurs public et privé, les entreprises mondiales de haute technologie, la société civile et les institutions académiques.

Grâce à cette initiative, les États membres pourraient établir une coopération solide dans les domaines émergents de l’intelligence artificielle, de la cybersécurité, de l’Internet des objets, des mégadonnées, de la 5G, de l’informatique en nuage et des chaînes de blocs, a souligné M. Khan. Il a expliqué que les aspirations, les opportunités et les vulnérabilités des économies numériques étaient profondément interconnectées, ce qui nécessiterait que la DCO mette au point des stratégies et initiatives innovantes  affectant directement leurs populations de manière positive.

De plus, les États membres peuvent profiter de leur expertise et partager leur expérience afin de renforcer les efforts pour la préparation aux crises mondiales telles que la Covid-19, a-t-il assuré.

Enfin, il a insisté qu’il était très important d'élargir la liste des membres de la DCO et d'inclure des membres plus actifs de différentes régions qui partagent les mêmes intérêts et la mission d'un avenir numérique prospère.


Saudia clarifie la vente d’anciens avions Boeing dans un contexte de rapports sur des sanctions

Photo Wikipedia (14 avril 2020) d’un Boeing 777-200 de Saudia, désormais remplacé par des appareils plus récents Airbus et Boeing. (John Taggart / Wikimedia Commons)
Photo Wikipedia (14 avril 2020) d’un Boeing 777-200 de Saudia, désormais remplacé par des appareils plus récents Airbus et Boeing. (John Taggart / Wikimedia Commons)
  • Saudia affirme que des Boeing 777-200 ont été vendus légalement à une société étrangère
  • La compagnie dit n’avoir aucun lien avec les appareils depuis la vente de juin 2023

RIYAD : Le transporteur national saoudien Saudia a clarifié samedi des informations circulant dans les médias et sur les réseaux sociaux concernant le transfert d’avions Boeing 777-200 qu’il possédait auparavant à une compagnie aérienne faisant l’objet de sanctions internationales.

Dans un communiqué publié sur la plateforme sociale X, la compagnie a indiqué que les appareils avaient été vendus le 7 juin 2023 à une société enregistrée en dehors de l’Arabie saoudite, et que la transaction avait été réalisée conformément à toutes les procédures commerciales et juridiques applicables.

« Depuis la finalisation de la vente, Saudia n’a plus aucun lien opérationnel ou commercial avec ces avions », a déclaré la compagnie, sans identifier l’acheteur ni fournir davantage de détails.

Cette déclaration intervient après des rapports et publications en ligne ayant lié d’anciens appareils de Saudia à un transporteur sanctionné, poussant la compagnie à prendre publiquement ses distances avec toute utilisation ultérieure de ces avions.

Saudia, anciennement connue sous le nom de Saudi Arabian Airlines, a été fondée en septembre 1945 et est la plus ancienne compagnie aérienne du Royaume. Selon son site internet, elle exploite actuellement une flotte d’environ 149 avions de passagers.

Sa flotte comprend 95 avions Airbus des familles A320, A321 et A330, ainsi que 54 appareils Boeing incluant les séries 777 et 787 Dreamliner. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


France: la production industrielle recule de 0,1% en mai

Un des moteurs de l'économie française, la production industrielle de la France a légèrement reculé en mai, de 0,1% sur un mois, pénalisée par la production manufacturière dont la baisse est nettement plus marquée (-1%), a indiqué l'Insee vendredi. (AFP)
Un des moteurs de l'économie française, la production industrielle de la France a légèrement reculé en mai, de 0,1% sur un mois, pénalisée par la production manufacturière dont la baisse est nettement plus marquée (-1%), a indiqué l'Insee vendredi. (AFP)
  • "Le moteur de l'économie française commence à perdre de sa vigueur", a souligné Charlotte de Montpellier, économiste chez ING, dans une note
  • En revanche, la production des industries extractives, énergie, eau a rebondi (+3,2%)

PARIS: Un des moteurs de l'économie française, la production industrielle de la France a légèrement reculé en mai, de 0,1% sur un mois, pénalisée par la production manufacturière dont la baisse est nettement plus marquée (-1%), a indiqué l'Insee vendredi.

En avril, la production industrielle avait augmenté de 0,3% et la production manufacturière de 0,6%, après révision à la hausse.

Dans l'industrie manufacturière, la production est en repli dans tous les principaux secteurs, a précisé l'Institut national de la statistique et des études économiques: les matériels de transport (-2,8%) dont l'automobile (-4,7%), les biens d'équipement électriques, électroniques et informatiques (-2,3%), la cokéfaction et le raffinage (-9,0%), les "autres produits industriels comme la métallurgie, chimie et pharmacie (-0,4%) ainsi que les industries agro-alimentaires (-0,3%).

"Le moteur de l'économie française commence à perdre de sa vigueur", a souligné Charlotte de Montpellier, économiste chez ING, dans une note.

En revanche, la production des industries extractives, énergie, eau a rebondi (+3,2%). "La hausse qui concerne à la fois l'électricité et le gaz est due à une augmentation de la consommation liée aux températures fraîches en milieu de mois, puis à l'épisode caniculaire en fin de mois", a expliqué l'Insee.

Sur les trois derniers mois (mars à mai), par rapport à la même période en 2025, la production a augmenté de 2,4% dans l'industrie et de 2,2% dans l'industrie manufacturière.

Dans la construction, la production a progressé de 1,2% en mai sur un mois, mais elle s'inscrit en baisse de 2,3% sur les trois mois allant de mars à mai par rapport aux mêmes trois mois de l'an dernier.

Dans les prochains mois, "certains facteurs temporaires qui avaient bénéficié à l'industrie française, notamment la mise à l'arrêt de la production chez certains concurrents asiatiques, vont progressivement s'estomper avec l'apaisement de la situation au Moyen-Orient", a analysé Charlotte de Montpellier.

"D'autres facteurs continueront toutefois de soutenir l'activité, notamment la forte demande dans l'aéronautique et la hausse des dépenses de défense, qui bénéficie largement aux 5% de l'industrie française orientés vers l'armement", a-t-elle ajouté.

Selon elle, "l'industrie française devrait continuer à surperformer le secteur des services", affecté notamment par la faible confiance des ménages, "mais avec un peu moins d’élan qu’en début d’année", avec des répercussions sur la croissance.


Transport maritime: CMA CGM inaugure le "Notre-Dame", plus grand porte-conteneurs français

L'ancien Premier ministre français et maire du Havre, Édouard Philippe, l'épouse du président français Brigitte Macron, le président-directeur général du groupe CMA CGM, Rodolphe Saadé, le ministre français des Transports Philippe Tabarot et Delphine Arnault, à la tête de Dior et vice-présidente exécutive de Louis Vuitton, participent à l'inauguration du porte-conteneurs « Notre-Dame » de CMA CGM, le plus grand porte-conteneurs sous pavillon français, au Havre, dans le nord-ouest de la France, le 2 juillet 2026. (AFP)
L'ancien Premier ministre français et maire du Havre, Édouard Philippe, l'épouse du président français Brigitte Macron, le président-directeur général du groupe CMA CGM, Rodolphe Saadé, le ministre français des Transports Philippe Tabarot et Delphine Arnault, à la tête de Dior et vice-présidente exécutive de Louis Vuitton, participent à l'inauguration du porte-conteneurs « Notre-Dame » de CMA CGM, le plus grand porte-conteneurs sous pavillon français, au Havre, dans le nord-ouest de la France, le 2 juillet 2026. (AFP)
  • CMA CGM a baptisé au Havre le "Notre-Dame", le plus grand porte-conteneurs sous pavillon français et premier d'une série de 10 navires géants, renforçant la souveraineté maritime française
  • Fonctionnant au GNL, ce navire de 400 mètres peut transporter 24.000 conteneurs et assurera les échanges commerciaux entre l'Asie et l'Europe

LE HAVRE: CMA CGM a baptisé jeudi au Havre (Seine-Maritime) le "Notre-Dame", plus gros porte-conteneurs sous pavillon français et le premier d'une série de dix navires géants commandés par l'armateur basé à Marseille.

Long de 400 mètres et plus haut que les tours de la cathédrale parisienne dont il porte le nom, le navire a été inauguré à la mi-journée devant plusieurs centaines de personnes, parmi lesquelles le maire du Havre Édouard Philippe et l'épouse du chef d'Etat Brigitte Macron.

"Je nomme ce navire CMA CGM Notre-Dame. Je souhaite bon vent à son équipage et à tous ceux qui navigueront à son bord", a lancé sa marraine Delphine Arnault, PDG de Christian Dior Couture, avant de briser la traditionnelle bouteille de champagne sur la coque.

Le choix du pavillon français vient d'un engagement pris par le PDG de CMA CGM, Rodolphe Saadé, devant Emmanuel Macron en novembre 2025.

Alors que les armateurs défendaient un avantage fiscal menacé, M. Saadé avait annoncé l'immatriculation sous pavillon français de ces nouveaux porte-conteneurs, présentés comme une contribution au renforcement de la souveraineté maritime française.

"Dans un monde où les routes maritimes sont de nouveau sous tension, notre mission n'a jamais été aussi essentielle", a déclaré jeudi le patron du troisième armateur mondial.

"À l'heure où la mer redevient un espace d'affirmation et de souveraineté (...), pour la France, dont la prospérité repose en grande partie sur les échanges internationaux, c'est un enjeu direct de compétitivité", a-t-il poursuivi.

Fleuron d'une nouvelle génération de porte-conteneurs géants, le "Notre-Dame" a été commandé pour transporter les marchandises produites par les usines asiatiques vers les consommateurs européens, et pour les produits agroalimentaires, cosmétiques et pharmaceutiques européens vers l'Asie.

Ce mastodonte des mers, le plus grand du monde à fonctionner grâce au gaz naturel liquéfié (GNL), sort du gigantesque chantier naval Yangzijiang Shipbuilding (YZJ) près de Shanghai, en Chine.

Il peut embarquer 24.000 conteneurs standards, soit l'équivalent de 20.000 camions ou 600 trains de fret, et son équipage est composé en moyenne d'une trentaine de personnes.

Le choix de son nom s'inscrit dans une tradition de séries thématiques adoptée par l'armateur. Pour cette nouvelle génération de porte-conteneurs, CMA CGM a choisi de mettre à l'honneur des symboles du patrimoine français.

Après le "Notre-Dame", le deuxième navire de la série, le "Panthéon", doit rejoindre la flotte en septembre.