La vague de feux de forêt dans le nord de l'Espagne « sous contrôle»

Les pompiers éteignent une zone forestière brûlée par un incendie de forêt qui a commencé le 23 mars, à Fuente de la Reina, près de Castellon, le 29 mars 2023. (Photo, AFP)
Les pompiers éteignent une zone forestière brûlée par un incendie de forêt qui a commencé le 23 mars, à Fuente de la Reina, près de Castellon, le 29 mars 2023. (Photo, AFP)
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Publié le Samedi 01 avril 2023

La vague de feux de forêt dans le nord de l'Espagne « sous contrôle»

  • Dans la région des Asturies, 71 incendies étaient encore en cours samedi midi, contre plus de 90 la veille
  • Selon les autorités, ces incendies ont été délibérément provoqués

MADRID : Les multiples feux de forêt d'origine criminelle ayant ravagé ces derniers jours les Asturies et la Cantabrie, dans le nord de l'Espagne, ont été stabilisés samedi à la faveur de conditions climatiques plus favorables, ont annoncé les autorités.

Dans la région des Asturies, 71 incendies étaient encore en cours samedi midi, contre plus de 90 la veille. Mais la quasi-totalité sont "sous contrôle et stabilisés", a précisé au cours d'un point presse Oscar Rodriguez, le responsable des services d'urgence de la région.

Selon les autorités de cette communauté autonome située sur la façade atlantique nord de l'Espagne, les pompiers ont été aidés ces dernières heures par l'amélioration des conditions météorologiques, avec un vent moins fort et l'arrivée de légères pluies.

Dans la région voisine de Cantabrie, où 35 incendies étaient recensés vendredi, "tous sont éteints" à l'exception de deux feux de forêt encore en cours mais "sous contrôle", a fait savoir le gouvernement régional sur Twitter.

Les feux de forêt, qui se sont multipliés de façon simultanée ces derniers jours, ont entraîné l'évacuation de près de 400 personnes et mobilisé un important dispositif de pompiers. Dans les Asturies, un total de 11 000 hectares ont été affectés, d'après Oscar Rodriguez.

Selon les autorités, ces incendies ont été délibérément provoqués. Il y a eu "clairement un action coordonnée de terroristes environnementaux", qui aurait pu faire "des centaines de morts", a dénoncé samedi pendant le point presse le président régional des Asturies, Adrian Barbon.

A Castellón, dans la région de Valence (est), un autre feu de forêt géant a mobilisé les pompiers ces derniers jours, avant d'être stabilisé vendredi. Selon le gouvernement régional, près de 4.700 hectares ont été brûlés.

En Espagne, confrontée à une longue sécheresse après trois années de précipitations inférieures à la moyenne, les autorités estiment que la saison des incendies, jusqu'alors limitée à l'été, court désormais du printemps à l'automne, une conséquence du changement climatique.

En 2022, une année noire pour les feux de forêt en Europe, l'Espagne a été le pays européen le plus touché, avec près de 500 incendies qui ont ravagé plus de 300.000 hectares, selon le Système européen d'Information sur les feux de forêt (Effis).


L'armée américaine dit avoir avoir tiré sur un navire qui violait son blocus des ports iraniens

L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington. (AFP)
L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington. (AFP)
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  • Un hélicoptère a tiré deux missiles sur la salle des machines du bateau cargo, le Vela Nova, après que son équipage a "ignoré" les avertissements américains
  • C'est la troisième fois que l'armée américaine utilise la force pour faire respecter son blocus des ports iraniens depuis sa remise en place le 14 juillet

WASHINGTON: L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington.

Un hélicoptère a tiré deux missiles sur la salle des machines du bateau cargo, le Vela Nova, après que son équipage a "ignoré" les avertissements américains, précise le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient, le Centcom, dans un communiqué publié sur X.

C'est la troisième fois que l'armée américaine utilise la force pour faire respecter son blocus des ports iraniens depuis sa remise en place le 14 juillet. Depuis, les forces américaines affirment avoir redirigé 55 navires qui tentaient de passer.

Lors de la première mise en place du blocus, entre mi-avril et mi-juin, l'armée américaine avait tiré sur neuf navires et redirigé plus de 140 autres.


Trump assure que sa relation avec Netanyahu est "très bonne" en dépit des désaccords sur Gaza

Le président américain Donald Trump (à droite) accueille le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (à gauche) à son arrivée à la résidence de Trump à Mar-a-Lago, à Palm Beach, en Floride, le 29 décembre 2025. (AFP)
Le président américain Donald Trump (à droite) accueille le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (à gauche) à son arrivée à la résidence de Trump à Mar-a-Lago, à Palm Beach, en Floride, le 29 décembre 2025. (AFP)
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  • Donald Trump affirme que sa relation avec Benjamin Netanyahu reste « très bonne », malgré les désaccords sur la feuille de route américaine pour Gaza
  • Netanyahu refuse tout retrait israélien tant que le Hamas ne sera pas désarmé, tout en affirmant qu’Israël continuera à défendre ses propres positions face à Washington

WASHINGTON: Donald Trump a assuré lundi que sa relation avec Benjamin Netanyahu restait "très bonne", après que ce dernier a rejeté la dernière feuille de route américaine pour Gaza.

Le Premier ministre israélien avait déjà exprimé des réticences sur ce texte censé lancer la deuxième étape du plan de paix.

L'armée israélienne "n'effectuera aucun retrait tant que le Hamas ne sera pas véritablement désarmé", a déclaré Benjamin Netanyahu, qui tente de donner des gages à ses alliés d'extrême droite avant de délicates élections législatives en septembre.

Il a qualifié le président américain de "plus grand ami (d'Israël) à la Maison Blanche", tout en faisant comprendre qu'il était prêt à lui tenir tête: "Ils ont des idées, certaines nous conviennent et d'autres non, et nous savons défendre nos positions sur ces questions."

Les relations entre les deux dirigeants ont connu des difficultés au printemps.

Donald Trump, en des termes très virulents, a reproché en avril à Benjamin Netanyahu de saper des négociations en vue d'un cessez-le-feu avec l'Iran.


Trump va réclamer lui aussi des "compensations" à l'Iran

Le président Trump a appelé l’Iran à verser des compensations. (AFP)
Le président Trump a appelé l’Iran à verser des compensations. (AFP)
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  • Donald Trump affirme que Washington réclamera à l’Iran des compensations pour les victimes et dégâts liés à ses attaques et conflits passés
  • Ces nouvelles exigences pourraient compliquer davantage les négociations sur le détroit d’Ormuz, alors que Téhéran réclame lui aussi des réparations et la levée des sanctions américaines

WASHINGTON: Donald Trump a déclaré lundi sur son réseau Truth Social que les Etats-Unis allaient réclamer des "compensations" pour des attaques menées par l'Iran depuis des décennies contre des adversaires à l'étranger ou contre des manifestants sur son sol.

Le président américain a assuré que cette demande serait faite "fermement" dans toute négociation, en réponse à une exigence de longue date des autorités iraniennes, qui conditionnent tout accord sur le détroit d'Ormuz au versement de réparations américaines.

L'Iran "demande des compensations pour les dommages qu'ils ont subis pendant les cinq mois de conflit militaire", a écrit Donald Trump, "bien que cela n'ait jamais été évoqué dans aucune de nos négociations ou réunions."

"Mais c'est une idée intéressante parce que, de la même manière, je demande moi aussi des compensations à l'Iran, pour tous les gens qu'ils ont tués et blessés" dans des attaques et "conflits", dont "les familles de ceux tués sur l'USS Cole", un navire de guerre américain frappé par un attentat meurtrier en 2000 au Yémen, a ajouté le milliardaire républicain.

Donald Trump a ajouté que "des compensations devraient être versées pour les familles des centaines de milliers de manifestants innocents que l'Iran a tués ces dernières cinquante années, sans même parler des 52.000 tués ces cinq derniers mois".

Un peu plus tard, dans une autre publication, le président octogénaire a jugé que l'Iran devait être tenu "responsable des dégâts et morts causés au Liban, en Syrie, au Yémen et à Gaza".

Ces nouvelles exigences de l'imprévisible dirigeant américain risquent de mettre hors de portée un accord rapide sur le détroit d'Ormuz, qui paraissait déjà bien improbable alors que l'Iran exige de son côté l'acceptation par Washington de "toutes" ses conditions.

Téhéran juge que les Etats-Unis doivent "mettre fin définitivement à la guerre et à l'agression" contre l'Iran et ses alliés, y compris au Yémen et en Irak, lever leur blocus des ports iraniens, "indemniser intégralement l'Iran pour les dommages causés" par les hostilités, lever les sanctions contre l'économie et débloquer "sans condition" les avoirs iraniens gelés.

Dimanche, Donald Trump a laissé entendre qu'il n'avait besoin d'engager ni une offensive militaire majeure ni un effort diplomatique particulier, en assurant qu'il lui suffisait d'"observer" les difficultés économiques de l'Iran.