Accroître la sensibilisation des enfants saoudiens à l'environnement

L'Arabie saoudite a déployé de nombreux efforts pour protéger son environnement et ses ressources (Photo, Shutterstock).
L'Arabie saoudite a déployé de nombreux efforts pour protéger son environnement et ses ressources (Photo, Shutterstock).
Nourah Feteih
Nourah Feteih
Adam et le géant – en arabe
Adam et le géant – en arabe
L'Arabie saoudite a déployé de nombreux efforts pour protéger son environnement et ses ressources (Photo, Shutterstock).
L'Arabie saoudite a déployé de nombreux efforts pour protéger son environnement et ses ressources (Photo, Shutterstock).
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Publié le Lundi 30 novembre 2020

Accroître la sensibilisation des enfants saoudiens à l'environnement

  • La sensibilisation commence dès le plus jeune âge, car les enfants héritent d'une planète qui n'est pas en forme
  • « C’est dans la nature des enfants d’aider autant qu’ils le peuvent. Ils ont une curiosité et un désir d’apprendre innés »

DJEDDAH: Des bases sont jetées pour accroître les niveaux de sensibilisation et de responsabilité des enfants saoudiens en matière de protection de la planète et de l'environnement.

Atteindre la durabilité environnementale est en effet l’un des principaux objectifs du plan de réforme Vision 2030.

De nombreux groupes de sensibilisation à l'environnement émergent dans le Royaume, et il existe également des livres qui enseignent à la jeune génération comment, à l’avenir, utiliser judicieusement les ressources.

Et la sensibilisation commence dès le plus jeune âge, car les enfants héritent d'une planète qui n'est pas en forme.

L’ancienne éducatrice pour jeunes enfants Nourah Feteih a écrit un livre pour enfants intitulé Adam et le géant.

Elle nous explique son histoire, les raisons pour lesquelles elle a choisi les thèmes de la pollution et du réchauffement climatique, et de présenter ces problèmes aux enfants saoudiens.

Le livre, qui lui a été inspiré par son fils Abdeljalil, a été publié il y a cinq ans. Il a pour objectif d’enseigner aux enfants dès leur plus jeune âge comment ils peuvent devenir des membres actifs de la société en se souciant de la planète et de la façon de la garder propre et sûre.

«Il a toujours aimé aider, dès son plus jeune âge», raconte-t-elle à Arab News. « Il s'intéressait à tout ce qui concerne l'environnement. Chaque fois qu'il voyait de la fumée s'échapper des pots d’échappement des voitures ou des déchets n'importe où dans les rues, il avait l'habitude de dire qu'il n’aimait pas la pollution et qu’il voulait qu'elle cesse. »

Nourah Feteih a commencé à éduquer son fils à la maison et a contribué à lui inculquer l'importance de préserver l'environnement.

« J’ai pensé que, si d’autres enfants, dès leur plus jeune âge, apprenaient sur ce sujet, devenaient des membres actifs de la société et grandissaient avec cette merveilleuse valeur, cela pouvait réellement faire une grande différence pour notre environnement et notre planète. »

La philanthropie est une chose chère à Nourah Feteih, et le fait de publier Adam et le géant était un moyen pour elle de redonner à sa communauté. Elle explique qu'il est important d'enseigner l'environnement aux enfants dès leur plus jeune âge, et souligne à quel point ils aiment aider et se sentir impliqués.

« Je crois fermement que c’est dans la nature des enfants d’aider autant qu’ils le peuvent. Ils ont une curiosité et un désir d’apprendre innés. Ainsi, leur enseigner à se soucier de leur environnement et leur apprendre comment cela affecte la planète sur laquelle ils vivent est une valeur ajoutée significative qu'ils porteront en eux à l'âge adulte. »

L'Arabie saoudite a déployé de nombreux efforts pour protéger son environnement et ses ressources, tout en encourageant la sensibilisation à l'environnement grâce à diverses initiatives.

Les groupes communautaires se sont activement engagés auprès du public et concentrent leurs activités sur les familles et les enfants.

Des groupes de sensibilisation à l'environnement tels que Hejaz Ploggers – faire du jogging tout en ramassant les déchets – ont attiré l'attention de la jeunesse saoudienne parce qu’ils allient sport et cause environnementale.

Il existe également un nombre croissant de fournisseurs de solutions de développement durable en Arabie saoudite, comme Naqaa Sustainability Solutions, qui est l’une des premières entreprises sociales du Royaume.

Créée en 2011, elle propose, entre autres, des programmes de gestion des déchets et des initiatives d'engagement communautaire. Parmi les activités mises en avant, on compte: la collecte des déchets, des discussions sur les problèmes environnementaux, le tri des déchets dans les centres commerciaux et les aires de jeux pour enfants, ainsi que la visite de fermes et de jardineries.

Hejaz Ploggers et Naqaa Sustainability Solutions font partie des groupes qui ont pris l’initiative de donner un coup de main pour conseiller les enfants et les familles sur l’importance de garder l’environnement propre, de le préserver et de faire en sorte que les solutions puissent un jour remplacer les problèmes.

 

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com


L'armée israélienne appelle à évacuer de nouveaux villages du sud du Liban

L'armée israélienne a appelé mardi à évacuer douze villages du sud du Liban, en prévision de nouvelles attaques contre le Hezbollah malgré un cessez-le-feu en cours. (AFP)
L'armée israélienne a appelé mardi à évacuer douze villages du sud du Liban, en prévision de nouvelles attaques contre le Hezbollah malgré un cessez-le-feu en cours. (AFP)
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  • La majorité des villages énumérés par M. Adraee sont situés au-delà de la "ligne jaune", qui délimite une zone d'une dizaine de kilomètres de profondeur dans le sud du Liban à l'intérieur de laquelle l'armée israélienne poursuit ses opérations
  • Israël et le Hezbollah pro-iranien poursuivent leurs affrontements malgré la trêve, principalement dans le sud du Liban, et l'armée israélienne a déjà mené des frappes au-delà de cette "ligne jaune"

JERUSALEM: L'armée israélienne a appelé mardi à évacuer douze villages du sud du Liban, en prévision de nouvelles attaques contre le Hezbollah malgré un cessez-le-feu en cours.

"Les violations répétées de l'accord de cessez-le-feu par le Hezbollah obligent l'armée israélienne à opérer", écrit sur son compte X le porte-parole de l'armée, Avichay Adraee, quelques jours après la tenue de discussions à Washington entre représentants israéliens et libanais et l'annonce de la prolongation de la trêve entre les deux pays.

La majorité des villages énumérés par M. Adraee sont situés au-delà de la "ligne jaune", qui délimite une zone d'une dizaine de kilomètres de profondeur dans le sud du Liban à l'intérieur de laquelle l'armée israélienne poursuit ses opérations afin de protéger la population du nord d'Israël des tirs du Hezbollah.

Israël et le Hezbollah pro-iranien poursuivent leurs affrontements malgré la trêve, principalement dans le sud du Liban, et l'armée israélienne a déjà mené des frappes au-delà de cette "ligne jaune".

Selon l'agence nationale d'information libanaise ANI, des frappes israéliennes ont visé mardi "plusieurs localités dans le sud" du pays.

Le mouvement pro-iranien Hezbollah a pour sa part affirmé dans un communiqué avoir visé un rassemblement de soldats et de véhicules dans le nord d’Israël avec "un essaim de drones d'attaque".

Depuis le début de la guerre, les frappes israéliennes ont tué plus de 3.000 personnes au Liban selon les autorités libanaises.

Côté israélien, 20 soldats et un contractuel travaillant pour l'armée ont été tués au Liban depuis le début de la guerre, le 2 mars.


Le trafic de pétroliers dans le détroit d'Ormuz remonte

La télévision d’État iranienne a indiqué vendredi que les Gardiens de la Révolution autorisaient davantage de navires à transiter par le détroit, après avoir rapporté la veille que "plus de 30 navires" avaient été autorisés à passer. (AFP)
La télévision d’État iranienne a indiqué vendredi que les Gardiens de la Révolution autorisaient davantage de navires à transiter par le détroit, après avoir rapporté la veille que "plus de 30 navires" avaient été autorisés à passer. (AFP)
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  • Au total, 55 navires transportant des cargaisons de matières premières ont traversé cette voie maritime stratégique entre le 11 et le 17 mai, selon les données de la société de suivi maritime Kpler arrêtées à lundi matin
  • Cela représente une forte hausse par rapport à la semaine précédente, lorsque seulement 19 navires avaient franchi le détroit — le chiffre hebdomadaire le plus bas depuis les premières frappes américano-israéliennes contre l’Iran, le 28 février

LONDRES: Le trafic dans le détroit d’Ormuz a légèrement augmenté la semaine dernière, revenant à des niveaux conformes à la moyenne enregistrée depuis le début du conflit au Moyen-Orient, après avoir atteint un plus bas en temps de guerre.

Au total, 55 navires transportant des cargaisons de matières premières ont traversé cette voie maritime stratégique entre le 11 et le 17 mai, selon les données de la société de suivi maritime Kpler arrêtées à lundi matin.

Cela représente une forte hausse par rapport à la semaine précédente, lorsque seulement 19 navires avaient franchi le détroit — le chiffre hebdomadaire le plus bas depuis les premières frappes américano-israéliennes contre l’Iran, le 28 février.

La télévision d’État iranienne a indiqué vendredi que les Gardiens de la Révolution autorisaient davantage de navires à transiter par le détroit, après avoir rapporté la veille que "plus de 30 navires" avaient été autorisés à passer.

Malgré cette hausse, les traversées de la semaine dernière restent globalement conformes aux moyennes observées en temps de guerre. Depuis le 1er mars, Kpler a recensé 663 navires de marchandises transitant par le détroit, soit une moyenne de 55 par semaine.

Environ la moitié des pétroliers ayant traversé la semaine dernière transportaient des liquides. Parmi eux figuraient trois superpétroliers, vraisemblablement à destination de la Chine, d’Oman et du Japon.

Les données de Kpler montrent également que 15 vraquiers de matières premières sèches et 16 méthaniers de gaz de pétrole liquéfié (GPL) ont franchi le détroit la semaine dernière. Un seul méthanier de gaz naturel liquéfié transportant du gaz qatari vers le Pakistan a traversé, le 12 mai. Cela porte à huit le nombre total de traversées de méthaniers GNL depuis le début de la guerre.

En temps de paix, le détroit d’Ormuz assure le transit d’environ un cinquième des expéditions mondiales de pétrole et de GNL, ainsi que d’autres matières premières majeures, dont les engrais.

L’Iran a répété à plusieurs reprises que le trafic maritime dans ce couloir ne "reviendrait pas à son niveau d’avant-guerre".

Lundi, Téhéran a annoncé la création d’un nouvel organisme chargé de superviser le détroit et de faire payer des droits de passage aux navires, ce que l’Iran aurait commencé à faire dès le début de la guerre.

Des responsables iraniens ont déclaré jeudi que des navires chinois avaient été autorisés à transiter, après un ralentissement constaté la semaine précédente.

Selon Kpler, seuls trois navires de marchandises liés à la Chine par leur pavillon, leur propriétaire ou leur cargaison ont franchi le détroit la semaine dernière. Deux navires battant pavillon de Hong Kong ont également transité et se dirigeaient vers Oman et les Émirats arabes unis.

Les données ne donnent toutefois pas nécessairement une image complète, les navires ne déclarant pas toujours leur destination finale au moment de la traversée.

Depuis le début de la guerre, le trafic dans le détroit dépend de la nationalité, l’Iran ayant indiqué le 10 mai que les pays respectant les sanctions américaines contre la République islamique rencontreraient des difficultés pour traverser.

Depuis le début du conflit, la Chine et l’Inde figurent parmi les destinations ou points de départ non situés dans le Golfe les plus fréquemment signalés pour les navires de marchandises empruntant le détroit.

Parmi les autres destinations hors Golfe mentionnées dans les données de Kpler figurent le Brésil, le Pakistan, la Thaïlande et la Malaisie, tandis que relativement peu de navires déclarent des pays occidentaux comme destination.

Le contrôle exercé par l’Iran sur le détroit d’Ormuz demeure l’un des enjeux centraux des négociations avec les États-Unis, qui n’ont toujours pas débouché.


Les Emirats disent que les drones ayant ciblé la centrale nucléaire provenaient d'Irak

Les Emirats arabes unis ont déclaré mardi que les drones ayant pris pour cible une centrale nucléaire dimanche provenaient d'Irak. (AFP)
Les Emirats arabes unis ont déclaré mardi que les drones ayant pris pour cible une centrale nucléaire dimanche provenaient d'Irak. (AFP)
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  • Les Emirats arabes unis ont déclaré mardi que les drones ayant pris pour cible une centrale nucléaire dimanche provenaient d'Irak
  • "Dans le cadre de l'enquête en cours sur l'attaque flagrante contre la centrale nucléaire de Barakah le 17 mai 2026, le suivi et la surveillance techniques ont confirmé que les trois drones (...) provenaient tous du territoire irakien"

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont déclaré mardi que les drones ayant pris pour cible une centrale nucléaire dimanche provenaient d'Irak, où des groupes soutenus par l'Iran mènent des attaques contre la région du Golfe depuis le début de la guerre au Moyen-Orient.

"Dans le cadre de l'enquête en cours sur l'attaque flagrante contre la centrale nucléaire de Barakah le 17 mai 2026, le suivi et la surveillance techniques ont confirmé que les trois drones (...) provenaient tous du territoire irakien", a affirmé le ministère de la Défense émirati dans un communiqué.