Le ministre jordanien des AE exhorte l’UE de mettre fin à l’escalade de la violence menée par Israël

Le ministre jordanien des Affaires étrangères, Ayman Safadi, et le haut représentant de l’Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, Josep Borrell, discutent de la coopération et de la coordination, ainsi que des questions régionales, en mettant l’accent sur la question palestinienne. (AFP)
Le ministre jordanien des Affaires étrangères, Ayman Safadi, et le haut représentant de l’Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, Josep Borrell, discutent de la coopération et de la coordination, ainsi que des questions régionales, en mettant l’accent sur la question palestinienne. (AFP)
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Publié le Mercredi 05 avril 2023

Le ministre jordanien des AE exhorte l’UE de mettre fin à l’escalade de la violence menée par Israël

  • Ayman Safadi et Josep Borrell se sont longuement entretenus dans le cadre de la tournée du ministre en Europe pour promouvoir un partenariat avec l’Union européenne en vue d’aider à résoudre les crises régionales
  • Les deux parties ont également abordé les préparatifs en cours de la 7e conférence de Bruxelles sur le soutien à l’avenir de la Syrie et de la région

BRUXELLES: Le ministre jordanien des Affaires étrangères et le chef de la diplomatie européenne ont discuté des mesures illégales prises par Israël contre les Palestiniens et des efforts pour mettre fin à la crise syrienne lors d’une réunion à Bruxelles. 

L’agence de presse jordanienne rapporte qu’Ayman Safadi et Josep Borrell se sont longuement entretenus dans le cadre de la tournée du ministre en Europe pour promouvoir un partenariat avec l’Union européenne (UE) en vue d’aider à résoudre les crises régionales ainsi que de garantir la sécurité et la stabilité. 

M. Safadi insiste sur la nécessité que l’UE soutienne la solution à deux États, rejette la colonisation et la confiscation des terres et s’engage à respecter le statu quo historique et juridique de Jérusalem, ainsi que ses lieux sacrés islamiques et chrétiens. 

Il a également mis en garde contre les dangers de la détérioration continue des territoires palestiniens occupés. Les mesures israéliennes illégales alimentent la violence et sapent la solution à deux États. Il faudrait absolument y mettre fin, insiste M. Safadi. 

Les deux hommes ont discuté des réunions d’Aqaba et de Charm el-Cheikh ainsi que des efforts déployés par le Royaume pour empêcher l’escalade et activer le processus de paix. L’Europe a un rôle «important et vital», précise M. Safadi. 

Ils ont également passé en revue l’initiative de la Jordanie pour résoudre les problèmes humanitaires, sécuritaires et politiques en Syrie et préserver son intégrité grâce à un engagement arabo-syrien direct, ajoute M. Safadi. 

MM. Safadi et Borrell, le haut représentant de l’UE pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, ont également évoqué la crise des réfugiés. Ils ont souligné la nécessité de leur fournir, ainsi qu’aux pays d'accueil, un soutien international continu. 

Les deux parties ont également abordé les préparatifs en cours de la 7e conférence de Bruxelles sur le soutien à l’avenir de la Syrie et de la région que l’UE devrait organiser en juin 2023 à Bruxelles. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com 


L'émir du Koweït condamne l'attaque «brutale» de l'Iran contre son pays

L'émir du Koweït a condamné lundi les attaques de l'Iran contre son pays, où 12 personnes ont été tuées jusqu'à présent, alors que Téhéran lance missiles et drones sur le Golfe en représailles à des frappes américano-israéliennes. (AFP)
L'émir du Koweït a condamné lundi les attaques de l'Iran contre son pays, où 12 personnes ont été tuées jusqu'à présent, alors que Téhéran lance missiles et drones sur le Golfe en représailles à des frappes américano-israéliennes. (AFP)
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  • "Notre pays a été la cible d'une attaque brutale de la part d'un pays musulman voisin, que nous considérons comme ami, alors même que nous n'avons autorisé l'utilisation ni de notre territoire, ni de notre espace aérien"
  • Il a également réaffirmé le "droit plein et inhérent du Koweït à la légitime défense", s'exprimant pour la première fois depuis le début des attaques iraniennes le 28 février

KOWEIT: L'émir du Koweït a condamné lundi les attaques de l'Iran contre son pays, où 12 personnes ont été tuées jusqu'à présent, alors que Téhéran lance missiles et drones sur le Golfe en représailles à des frappes américano-israéliennes.

"Notre pays a été la cible d'une attaque brutale de la part d'un pays musulman voisin, que nous considérons comme ami, alors même que nous n'avons autorisé l'utilisation ni de notre territoire, ni de notre espace aérien, ni de nos côtes pour aucune action militaire contre lui, et que nous le leur avons répété à maintes reprises par nos canaux diplomatiques", a déclaré l'émir, Mechaal al-Ahmad Al-Sabah, dans un discours télévisé.

Il a également réaffirmé le "droit plein et inhérent du Koweït à la légitime défense", s'exprimant pour la première fois depuis le début des attaques iraniennes le 28 février.

 

 


Le président libanais se déchaîne contre le Hezbollah, veut des négociations avec Israël

Le président libanais Joseph Aoun a accusé lundi le Hezbollah de vouloir provoquer "l'effondrement" du Liban pour le compte de l'Iran et appelé à des négociations "directes" avec Israël pour mettre fin à la guerre. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a accusé lundi le Hezbollah de vouloir provoquer "l'effondrement" du Liban pour le compte de l'Iran et appelé à des négociations "directes" avec Israël pour mettre fin à la guerre. (AFP)
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  • Israël pilonne sans relâche le Liban depuis que la formation pro-iranienne a entraîné le pays dans la guerre régionale avec l'Iran le 2 mars en lançant des missiles sur Israël
  • "Ceux qui ont lancé les missiles" sur Israël ont voulu "provoquer l'effondrement du Liban (..) pour le compte de l'Iran, et c'est ce que nous avons mis en échec", a affirmé le dirigeant libanais, adoptant un ton extrêmement ferme à l'égard du Hezbollah

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a accusé lundi le Hezbollah de vouloir provoquer "l'effondrement" du Liban pour le compte de l'Iran et appelé à des négociations "directes" avec Israël pour mettre fin à la guerre.

Israël pilonne sans relâche le Liban depuis que la formation pro-iranienne a entraîné le pays dans la guerre régionale avec l'Iran le 2 mars en lançant des missiles sur Israël.

"Ceux qui ont lancé les missiles" sur Israël ont voulu "provoquer l'effondrement du Liban (..) pour le compte de l'Iran, et c'est ce que nous avons mis en échec", a affirmé le dirigeant libanais, adoptant un ton extrêmement ferme à l'égard du groupe pro-iranien.

Il a tenu ces propos lors d'une rencontre par visioconférence avec les chefs des institutions européennes Ursula von der Leyen et Antonio Costa.

Joseph Aoun a qualifié le Hezbollah "de faction armée échappant à l'autorité de l'Etat au Liban, qui n'accorde aucun poids aux intérêts du Liban, ni à la vie de son peuple".

Il a assuré que la décision, lundi, du gouvernement d'interdire toute activité militaire ou sécuritaire du Hezbollah était "claire et irrévocable". "C'est ce que nous voulons mettre en oeuvre avec fermeté et clarté", a déclaré Joseph Aoun.

Le chef de l'Etat a proposé, pour mettre un terme à la guerre, "une trêve" avec Israël, suivie par une aide logistique à l'armée libanaise pour qu'elle puisse se déployer dans les zones de conflit et "désarmer le Hezbollah".

Dans le même temps, il s'est déclaré pour "que le Liban et Israël entament des négociations directes sous parrainage international" entre les deux pays toujours en état de guerre.

Les frappes israéliennes ont fait depuis le 2 mars près de 400 morts et un demi-million de déplacés.

 


Liban: un prêtre tué par des tirs israéliens dans un village du sud

Liban: un prêtre tué par des tirs israéliens dans un village du sud
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  • Une maison du village a été visée lundi par "deux tirs d'artillerie successifs provenant d'un char ennemi de type Merkava", selon l'Ani
  • Le premier tir a blessé le propriétaire de la maison et son épouse, a précisé le média

BEYROUTH: Un prêtre a été tué lundi par des tirs d'artillerie de l'armée israélienne dans un village du sud du Liban, particulièrement touché par la reprise du conflit entre Israël et le mouvement pro-iranien Hezbollah, selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle), des habitants et une source médicale à l'AFP.

La victime, Pierre Raï, était le curé de la paroisse de Qlayaa, qui fait partie des villages chrétiens frontaliers du sud du Liban ayant décidé de se tenir à l'écart du conflit et de ne pas suivre les ordres d'évacuation israéliens.

Une maison du village a été visée lundi par "deux tirs d'artillerie successifs provenant d'un char ennemi de type Merkava", selon l'Ani.

Le premier tir a blessé le propriétaire de la maison et son épouse, a précisé le média.

Un second tir sur la maison a blessé le prêtre et trois autres habitants, selon des résidents du village, qui ont raconté à l'AFP être accourus sur place avec des secouristes de la Croix rouge libanaise.

Le prêtre a plus tard succombé à ses blessures, a affirmé une source médicale.

Les motivations de l'attaque israélienne contre cette maison située en bordure du village restent pour l'instant inconnues.

Le Hezbollah pro-iranien a entraîné le pays dans la guerre régionale avec l'Iran le 2 mars en lançant des missiles sur Israël qui mène depuis des représailles massives.

L'armée israélienne a ordonné à plusieurs reprises aux habitants d'une vaste partie du sud du Liban de partir, provoquant un exode massif.

Le curé avait pris part vendredi à un rassemblement devant une église de Marjeyoun, localité avoisinante, où plusieurs dizaines d'habitants se sont dit résolus à rester sur leurs terres.

"Lorsque nous défendons nos terres, nous le faisons en tant que pacifistes qui ne portent que des armes de paix", avait alors déclaré Pierre Raï.

Il avait appelé à considérer Marjeyoun comme "une zone rouge", c'est-à-dire qui ne devrait pas abriter des déplacés de la zone partisans du Hezbollah.