Après les influenceurs, place aux... «désinfluenceurs»

Valeria Fride avoue d'ailleurs avoir eu "vraiment peur" de la réaction des marques (Photo, Instagram:@valeriafride).
Valeria Fride avoue d'ailleurs avoir eu "vraiment peur" de la réaction des marques (Photo, Instagram:@valeriafride).
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Publié le Lundi 10 avril 2023

Après les influenceurs, place aux... «désinfluenceurs»

  • La vidéo, postée sur TikTok, reprend tous les codes des influenceurs avec un but opposé
  • Ses tenants déconseillent, par exemple, d'acheter des savons hors de prix ou des haltères ultra-sophistiqués

WASHINGTON: Face caméra, Valeria Fride brandit un tube de gloss. Mais au lieu d'en vanter les bienfaits comme on pourrait s'y attendre, cette jeune femme brune se lance dans une diatribe : "super collant", "très cher", teinte trop discrète. Verdict ? "Je ne l'ai pas aimé".

La vidéo, postée sur TikTok, reprend tous les codes des influenceurs avec un but opposé : vous dissuader d'acheter le produit.

"C'est une version honnête de ce qu'on voit tous les jours sur les réseaux sociaux", explique Valeria Fride, 23 ans, à l'AFP.

Cela s'appelle le "deinfluencing", (la "désinfluence", en français). Le hashtag qui lui correspond est si populaire qu'il culmine début avril à plus de 430 millions de vues sur TikTok.

Ses tenants déconseillent, par exemple, d'acheter des savons hors de prix ou des haltères ultra-sophistiqués si on vient de se mettre au sport. Et n'hésitent pas à vous demander frontalement si vous avez "vraiment besoin de 25 parfums différents".

La tendance est rêvée par les plus convaincus comme une réponse à l'inflation affolante, voire un mouvement anticonsommation. Mais ne serait-elle finalement qu'une façon, pour les influenceurs, de se réinventer ?

Ces petits princes du marketing sont devenus omniprésents sur les réseaux sociaux. À coups de vidéos, ils promeuvent mascara, thé, chaussures ou jeux vidéo... généralement contre rémunération.

Critiquer des produits va donc à l'encontre de leur modèle économique. Valeria Fride avoue d'ailleurs avoir eu "vraiment peur" de la réaction des marques.

Quand une des vidéos est devenue virale, "j'ai dit à ma mère : maman, j'espère qu'ils ne vont pas me détester".

Depuis, elle a pourtant reçu des propositions de partenariats venant d'entreprises qui ont apprécié ses vidéos de désinfluence. Signe, selon elle, que les marques évoluent et recherchent des "avis plus nuancés".

56 paires de chaussures 

Jessica Clifton, influenceuse américaine de 26 ans, explique, elle, que cette tendance a trouvé écho avec son expérience personnelle.

Il y a quelques années, elle prend conscience de l'impact écologique de sa consommation.

La jeune femme se rend compte qu'elle reçoit des vêtements commandés sur internet "quasiment tous les jours" et possède pléthore de fonds de teint et rouges à lèvres - "je ne sais même pas me servir de maquillage !" - ainsi que... 56 paires de chaussures.

"Je me suis dit : mon dieu, comment est-ce que j'en suis arrivée là ?"

Pour prêcher la bonne parole, elle ouvre un compte dédié à la consommation responsable. Alors, en voyant la tendance de la désinfluence, "j'étais tellement contente", explique-t-elle.

Jessica Clifton poste elle-même plusieurs vidéos avec cet hashtag. Mais elle constate vite que de plus en plus de publications n'ont pas pour but de décourager la consommation, mais simplement de pousser à "acheter tel produit plutôt qu'un autre".

"Déçue", elle considère aujourd'hui que cette tendance a été en partie détournée par des influenceurs qui cherchent simplement à "gagner des abonnés".

Authenticité 

Un rapide coup d'oeil aux dernières vidéos postées sur TikTok sous ce mot-clé montre d'ailleurs que, comme Jessica Clifton, beaucoup sont désenchantés.

Mais pour Lia Haberman, spécialiste du marketing de l'influence à UCLA Extension, la désinfluence étant la mode du moment sur l'application, cela pousse des utilisateurs à profiter de "toute cette attention" - et ce quelles que soient leurs convictions.

Voir dans ce mouvement une révolution anticonsommation est "une interprétation erronée", qui "ne correspond pas à la façon dont la tendance a émergé", ajoute-t-elle.

Selon le cabinet d'études Tubular Labs, la tendance - devenue véritablement virale en janvier - a émergé en septembre, avec une certaine Maddie Wells.

Loin d'être une militante acharnée, la jeune influenceuse utilisait simplement son expérience de vendeuse dans des magasins de cosmétiques pour expliquer quels produits décevaient les clients.

Il s'agissait de vidéos assez factuelles, "sans vraiment de jugement", et encore moins de revendication politique, explique Lia Haberman.

La désinfluence est un moyen de paraître honnête, alors que la parole des influenceurs "n'est plus perçue comme authentique" par le public, qui sait très bien qu'ils sont payés, estime Americus Reed II, professeur de marketing à la prestigieuse Wharton School of Business.

Il considère qu'il s'agit aussi, tout simplement, d'"une façon de se différencier". Même si au fond, selon lui, "un désinfluenceur reste un influenceur".


Le Musée national Zayed présélectionné pour le prix du World Architecture Festival 2026

Conçu par Foster + Partners, sous la direction de l’architecte lauréat du prix Pritzker Norman Foster, le musée se distingue par une architecture inspirée de la fauconnerie. (Fourni)
Conçu par Foster + Partners, sous la direction de l’architecte lauréat du prix Pritzker Norman Foster, le musée se distingue par une architecture inspirée de la fauconnerie. (Fourni)
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  • Le musée retrace l’histoire des Émirats arabes unis et les valeurs de leur fondateur disparu
  • L’architecture distinctive du bâtiment s’inspire de la fauconnerie

DUBAÏ : Le Musée national Zayed des Émirats arabes unis, situé à Abou Dhabi, a été présélectionné dans la catégorie Bâtiments achevés – Culture du World Architecture Festival 2026, aux côtés de 18 autres projets venus du monde entier.

Le festival, qui récompense les réalisations architecturales les plus remarquables à l’échelle internationale, se tiendra à Fort Lauderdale, en Floride, du 18 au 20 novembre.

Les finalistes présenteront leurs projets devant un jury composé d’architectes de renommée mondiale et d’experts du secteur dans le cadre du processus d’évaluation en direct du festival. 

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Le musée retrace l’histoire des Émirats arabes unis. (Fourni)

La catégorie Bâtiments achevés – Culture récompense les lieux culturels achevés, notamment les musées, galeries, bibliothèques, théâtres, salles de concert et cinémas. Pour être éligibles, les projets doivent avoir été achevés entre le 1er janvier 2025 et le 1er juin 2026.

Situé sur l’île de Saadiyat à Abou Dhabi, au cœur du quartier culturel de Saadiyat, le musée national des Émirats arabes unis a ouvert ses portes en décembre 2025.

Il retrace l’histoire des Émirats arabes unis, depuis les premières traces de présence humaine jusqu’aux civilisations qui ont façonné leur culture et leur identité, profondément ancrées dans la vision et les valeurs du fondateur du pays, feu Sheikh Zayed bin Sultan Al-Nahyan.

Conçu par Foster + Partners, sous la direction de l’architecte lauréat du prix Pritzker Norman Foster, le musée présente une architecture singulière inspirée de la fauconnerie.

Ses cinq tours légères en acier fonctionnent comme des cheminées thermiques, aspirant l’air chaud vers le haut afin de favoriser la stratégie de ventilation naturelle du bâtiment, tandis que les surfaces vitrées permettent d’acheminer la lumière naturelle vers les galeries situées en contrebas. Chaque tour peut être ajustée individuellement afin d’optimiser les performances environnementales.

Les galeries du musée sont installées sous une butte paysagère conçue pour refléter le relief naturel des Émirats arabes unis. En son centre se trouve Al-Liwan, un vaste atrium lumineux qui sert d’espace de rassemblement pour des événements culturels, notamment des spectacles, conférences, danses traditionnelles et lectures de poésie. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le mannequin franco-saoudien Amira Al-Zuhair défile pour Dolce & Gabbana

Le mannequin franco-saoudien Amira Al-Zuhair a défilé lors de la dernière présentation Alta Moda de Dolce & Gabbana, organisée dans le cadre luxuriant du parc botanique Radicepura, à Taormine, en Sicile. (Instagram)
Le mannequin franco-saoudien Amira Al-Zuhair a défilé lors de la dernière présentation Alta Moda de Dolce & Gabbana, organisée dans le cadre luxuriant du parc botanique Radicepura, à Taormine, en Sicile. (Instagram)
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  • Amira Al-Zuhair a participé au défilé Alta Moda de Dolce & Gabbana, organisé au parc botanique Radicepura à Taormine, en Sicile
  • La collection, inspirée de la mythologie et du patrimoine sicilien, présentait 100 créations de haute couture mettant les motifs floraux à l'honneur

DUBAÏ : Le mannequin franco-saoudien Amira Al-Zuhair a foulé le podium à l’occasion de la dernière présentation Alta Moda de Dolce & Gabbana, organisée dans le cadre luxuriant du parc botanique Radicepura, à Taormine, en Sicile.

Amira Al-Zuhair portait l’une des silhouettes aériennes de la collection, rejoignant un casting international de mannequins pour cette présentation exclusive.

Inspirée par la rencontre entre les divinités mythologiques et les mortels, la collection réunissait 100 créations de haute couture célébrant l’héritage intemporel de la Sicile. Dentelle noire emblématique, robes de bal spectaculaires en tulle, broderies florales somptueuses, capes de velours et ornements tridimensionnels raffinés composaient un univers où la mythologie antique rencontrait la fantaisie contemporaine. Les fleurs constituaient le fil conducteur de la collection, se déclinant en appliqués sculpturaux, ornements scintillants et broderies élaborées, en écho aux luxuriants jardins botaniques qui entouraient le podium. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Mondial-2026: l'Espagne brise le rêve des Bleus

Comme lors des deux dernières confrontations entre les deux pays, en demi-finales de l'Euro-2024 (2-1) et de la Ligue des nations 2025 (5-4), survolées par la Roja, la France a paru impuissante et on a eu peine à reconnaître la fantastique équipe du début de la compétition avec ce jeu résolument porté vers l'avant, magnifié par des attaquants à la connexion parfaite. 9QFP0
Comme lors des deux dernières confrontations entre les deux pays, en demi-finales de l'Euro-2024 (2-1) et de la Ligue des nations 2025 (5-4), survolées par la Roja, la France a paru impuissante et on a eu peine à reconnaître la fantastique équipe du début de la compétition avec ce jeu résolument porté vers l'avant, magnifié par des attaquants à la connexion parfaite. 9QFP0
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  • Une éventuelle médaille de bronze ne consolera sans doute pas les Bleus, qui se disaient en mission pour décrocher de nouveau le Graal et succéder aux héros de 1998 et 2018
  • La France a paru impuissante et on a eu peine à reconnaître la fantastique équipe du début de la compétition avec ce jeu résolument porté vers l'avant, magnifié par des attaquants à la connexion parfaite

ARLINGTON: Il n'y aura pas de troisième étoile pour les Bleus. La formidable aventure de l'équipe de France au Mondial-2026 a pris fin brutalement mardi après une cuisante défaite en demi-finale face à l'Espagne (2-0), qualifiée pour la deuxième finale de son histoire, seize ans après son unique sacre de 2010.

Le dénouement est cruel pour les hommes de Didier Deschamps, parvenus dans le dernier carré pour la troisième fois d'affilée mais surclassés par des champions d'Europe bien plus forts collectivement et qui peuvent en outre s'appuyer sur une défense de fer. Après avoir enchanté la planète football par leur jeu offensif flamboyant, les Bleus sont tombés sur une véritable machine, qui ne leur a laissé aucune chance.

La Roja, qui l'a emporté grâce à un penalty de Mikel Oyarzabal (22e), à la suite d'une faute de Lucas Digne sur le prodige Lamine Yamal, et un but de Pedro Porro (58e), peut désormais rêver d'un deuxième titre, dimanche au MetLife Stadium d'East Rutherford (New Jersey), contre le vainqueur d'Angleterre-Argentine. La France va elle devoir se contenter du match pour la troisième place, samedi à Miami.

Une éventuelle médaille de bronze ne consolera sans doute pas les Bleus, qui se disaient en mission pour décrocher de nouveau le Graal et succéder aux héros de 1998 et 2018. Mais il va falloir se remobiliser rapidement pour ne pas gâcher la dernière en tant que sélectionneur de Didier Deschamps, qui quittera son poste à l'issue de la partie après 14 années glorieuses sur le banc.

Comme lors des deux dernières confrontations entre les deux pays, en demi-finales de l'Euro-2024 (2-1) et de la Ligue des nations 2025 (5-4), survolées par la Roja, la France a paru impuissante et on a eu peine à reconnaître la fantastique équipe du début de la compétition avec ce jeu résolument porté vers l'avant, magnifié par des attaquants à la connexion parfaite.

L'Espagne a comme à son habitude monopolisé le ballon mais les individualités bleues sont totalement passées à côté de cet immense rendez-vous, surtout Ousmane Dembélé, transparent et dont la prestation a été indigne d'un Ballon d'Or, et Michael Olise, incapable de trouver la moindre ouverture. Fautes techniques, transmissions ratées, le joueur du Bayern Munich n'a pas réussi grand chose, il est vrai guère aidé par Adrien Rabiot qui a symbolisé la faillite du milieu de terrain.

Mbappé impuissant 

Le capitaine Kylian Mbappé s'est lui démené mais après avoir été le fer de lance de l'équipe de France avec ses huit buts, il pouvait difficilement faire la différence sans l'aide de ses compères face à une telle équipe d'Espagne. L'attaquant du Real Madrid se savait attendu contre son pays d'adoption mais il a été complètement muselé et ne s'offrira pas de deuxième couronne mondiale après celle de 2018.

Sa première grosse occasion n'est intervenue qu'à la 65e minute mais le "crack" de Bondy est tombé sur un Unai Simon vigilant dans la cage. Il a eu dans la foulée une autre belle opportunité, également détournée en corner (67e).

La sortie sur blessure dès la 30e minute du défenseur William Saliba, remplacé par Maxence Lacroix, n'a pas non plus aidé les hommes de Deschamps. Aurélien Tchouaméni, de retour après avoir manqué les deux dernières rencontres pour cause de soucis aux adducteurs, a lui été très loin de son meilleur niveau.

Le comble pour la France c'est que Lamine Yamal, considéré comme la principale menace espagnole et bourreau des Bleus en 2024 et 2025, ne s'est montré à son avantage qu'à de très rares exceptions, à l'image de sa Coupe du monde. Il a certes été à l'origine du penalty mais ne s'est pas souvent mis en valeur.

Qu'importe pour l'astre du Barça. A tout juste 19 ans, il va découvrir pour la première fois une finale de Coupe du monde, deux ans après avoir remporté l'Euro. Un écrin à la mesure de son talent.