Un Américain tue cinq personnes dans la banque du Kentucky où il travaillait

Cinq personnes ont été tuées et au moins six personnes blessées lundi matin à Louisville par un tireur qui a été abattu, a annoncé la police de la principale ville de l'Etat américain du Kentucky (Photo, AFP).
Cinq personnes ont été tuées et au moins six personnes blessées lundi matin à Louisville par un tireur qui a été abattu, a annoncé la police de la principale ville de l'Etat américain du Kentucky (Photo, AFP).
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Publié le Mardi 11 avril 2023

Un Américain tue cinq personnes dans la banque du Kentucky où il travaillait

  • L'auteur des tirs, Connor Sturgeon, 25 ans, était «en live streaming» durant l'attaque, a affirmé la cheffe de la police de Louisville
  • Deux agents ont été blessés lors de l'échange de coups de feu

LOUISVILLE: Un jeune Américain a ouvert le feu lundi dans la banque qui l'employait, à Louisville, principale ville du Kentucky, tuant cinq personnes et faisant au moins huit blessés tout en diffusant des images de l'attaque en direct sur internet, avant d'être abattu par la police.

Après un bilan initial de quatre morts, la police de Louisville (centre-est des Etats-Unis) a annoncé dans la soirée qu'une cinquième victime, une femme de 57 ans, était décédée de ses blessures.

L'auteur des tirs, Connor Sturgeon, 25 ans, était "en live streaming" durant l'attaque, a affirmé la cheffe de la police de Louisville, Jacquelyn Gwinn-Villaroel, lors d'une conférence de presse.

Une porte-parole de Meta (maison-mère de Facebook et Instagram) a déclaré dans un communiqué à l'AFP que l'entreprise était "en contact avec les forces de l'ordre" et a "rapidement retiré le +live stream+ de cet événement tragique ce matin".

Les autorités n'ont pas précisé le mobile du tireur, mais, d'après la chaîne CNN, Connor Sturgeon venait d'être informé qu'il serait licencié et avait laissé une lettre pour ses proches, annonçant qu'il allait ouvrir le feu dans les locaux de la banque.

Appelées peu après 08H30 pour des tirs au sein des locaux de la Old National Bank dans le centre-ville, les forces de l'ordre sont arrivées sur place "en moins de trois minutes", a déclaré Jacquelyn Gwinn-Villaroel.

Certains rescapés ont réussi à trouver refuge dans la salle des coffres, d'après CNN.

"Le suspect a tiré en direction des policiers, nous avons ouvert le feu en réponse et neutralisé le danger", a ajouté Jacquelyn Gwinn-Villaroel.

«Acte diabolique»

Les policiers "sont entrés dans le bâtiment en sachant qu'ils risquaient leur vie pour en sauver d'autres", a déclaré le maire de Louisville, Craig Greenberg, lors de la conférence de presse.

Deux agents ont été blessés lors de l'échange de coups de feu. L'un d'eux a été gravement touché à la tête et son état est stable mais toujours critique après son opération du cerveau, a indiqué Jacquelyn Gwinn-Villaroel.

En tout, neuf personnes ont été admises pour des soins dans un hôpital de Louisville.

Et l'une des personnes blessées est décédée dans la soirée, portant le bilan à cinq morts.

Les cinq personnes décédées, trois hommes et deux femmes, avaient entre 40 et 64 ans.

"C'était un acte diabolique de violence ciblée", a déclaré le maire Greenberg, qui a précisé avoir perdu un "très bon ami" dans la tuerie.

La victime, Tommy Elliott, était également l'un des "amis les plus proches" du gouverneur du Kentucky, Andy Beshear, qui lui a rendu hommage et a dénoncé la violence par arme à feu.

De tels actes "déchirent les liens qui nous unissent", a déclaré le gouverneur démocrate, exprimant sa "douleur" après les événements du jour.

Joe Biden a appelé Andy Beshear dans la soirée pour évoquer cet événement "tragique", a indiqué la Maison Blanche dans un communiqué.

Le président avait dénoncé plus tôt "un nouvel épisode absurde de violence par arme à feu".

"Une fois de plus notre nation est en deuil", a-t-il écrit sur Twitter, appelant sans relâche - et sans grandes chances de réussite - à ce que le Congrès interdise les fusils d'assaut.

Le tireur était armé d'un tel fusil, de type AR-15, souvent utilisé lors des tueries dans le pays, selon CNN, citant une source policière fédérale.

Prolifération

Les Etats-Unis paient un très lourd tribut à la dissémination des armes à feu sur leur territoire et à la facilité avec laquelle les Américains y ont accès.

Le 27 mars, une personne avait ouvert le feu dans une école primaire privée de Nashville, dans le Tennessee voisin, tuant trois enfants de 9 ans et trois employés avant d'être abattue par la police.

Le pays compte davantage d'armes individuelles que d'habitants: un adulte sur trois possède au moins une arme et près d'un adulte sur deux vit dans un foyer où se trouve une arme.

La conséquence de cette prolifération est le taux très élevé de décès par arme à feu aux Etats-Unis, sans comparaison avec celui des autres pays développés.

Selon la base de données Gun Violence Archive, environ 49 000 personnes sont mortes par balle en 2021, contre 45 000 en 2020, qui était déjà une année record. Cela représente plus de 130 décès par jour, dont plus de la moitié sont des suicides.


Détroit d'Ormuz: l'Iran met en garde le Conseil de sécurité de l'ONU contre toute «action provocatrice»

 Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a mis en garde contre toute "action provocatrice" avant un vote prévu du Conseil de sécurité de l'ONU sur un usage de la force pour débloquer le détroit d'Ormuz. (AFP)
Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a mis en garde contre toute "action provocatrice" avant un vote prévu du Conseil de sécurité de l'ONU sur un usage de la force pour débloquer le détroit d'Ormuz. (AFP)
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  • Le détroit d'Ormuz, passage stratégique du marché mondial des hydrocarbures, est quasiment totalement bloqué par l'Iran en réaction à l'attaque américano-israélienne contre son territoire le 28 février
  • "M. Araghchi souligne que toute action provocatrice des agresseurs et de leurs soutiens, y compris au Conseil de sécurité de l'ONU concernant la situation dans le détroit d'Ormuz, ne fera que compliquer davantage la situation"

TEHERAN: Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a mis en garde contre toute "action provocatrice" avant un vote prévu du Conseil de sécurité de l'ONU sur un usage de la force pour débloquer le détroit d'Ormuz.

M. Araghchi s'exprimait jeudi et le vote était initialement prévu vendredi, avant l'annonce de son report sine die.

Le détroit d'Ormuz, passage stratégique du marché mondial des hydrocarbures, est quasiment totalement bloqué par l'Iran en réaction à l'attaque américano-israélienne contre son territoire le 28 février.

"M. Araghchi souligne que toute action provocatrice des agresseurs et de leurs soutiens, y compris au Conseil de sécurité de l'ONU concernant la situation dans le détroit d'Ormuz, ne fera que compliquer davantage la situation", selon un communiqué de son ministère.

Porté par Bahreïn, le texte fait l'objet de discussions par les 15 membres du Conseil depuis dix jours, reflétant leurs divergences.

Le dernier projet de résolution insiste sur le fait que le Conseil autoriserait tout Etat ou toute coalition d'Etats à utiliser des moyens "défensifs" pour assurer la sécurité des navires. Une stipulation de mandat défensif absente au départ.

Mais il n'est pas certain que cela soit suffisant à convaincre la Russie et la Chine, qui ont un droit de veto.

"L'Iran a fermé le détroit d'Ormuz, empêchant les navires commerciaux et les pétroliers de passer et posant des conditions pour permettre le passage de certains", a dénoncé jeudi le secrétaire général du Conseil de coopération du Golfe (CCG), Jassem Al-Budaiwi, au nom de cette organisation qui regroupe l'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, Bahreïn, le Qatar, le Koweït et Oman.

"Nous appelons le Conseil de sécurité à prendre toutes ses responsabilités et à prendre toutes les mesures nécessaires pour protéger les couloirs maritimes et assurer la poursuite en toute sécurité de la navigation internationale", a-t-il insisté à New York, avant l'annonce du report.


Le patron du Pentagone obtient le départ du chef d'état-major de l'armée de terre

Pete Hegseth, à la tête d'un ministère qu'il a renommé "ministère de la Guerre", a assuré qu'il choisissait tout simplement les chefs qu'il veut pour diriger l'armée au plus grand budget du monde. (AFP)
Pete Hegseth, à la tête d'un ministère qu'il a renommé "ministère de la Guerre", a assuré qu'il choisissait tout simplement les chefs qu'il veut pour diriger l'armée au plus grand budget du monde. (AFP)
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  • Le ministre américain de la Défense, Pete Hegseth, a obtenu le départ immédiat du chef d'état-major de l'armée de terre, le général Randy George
  • Ce très haut gradé "va quitter ses fonctions de 41e chef d'état-major de l'armée de terre, avec effet immédiat", a écrit sur la plateforme X Sean Parnell, le porte-parole du Pentagone, lui souhaitant "une belle retraite"

WASHINGTON: Le ministre américain de la Défense, Pete Hegseth, a obtenu le départ immédiat du chef d'état-major de l'armée de terre, le général Randy George, a fait savoir un responsable américain à propos de ce limogeage qui survient en pleine guerre contre l'Iran.

Ce très haut gradé "va quitter ses fonctions de 41e chef d'état-major de l'armée de terre, avec effet immédiat", a écrit sur la plateforme X Sean Parnell, le porte-parole du Pentagone, lui souhaitant "une belle retraite."

Il ne donne pas la raison de ce départ soudain.

CBS News, qui a révélé l'information, cite un responsable américain anonyme affirmant que Pete Hegseth souhaite nommer à sa place quelqu'un qui pourra appliquer la vision de Donald Trump et de son ministre pour l'armée de terre.

Le général Randy George, diplômé de la prestigieuse académie militaire de West Point, qui a servi en Irak et en Afghanistan, avait été nommé à ce poste en 2023, sous le mandat du président démocrate, Joe Biden.

Il s'agit d'un départ forcé de plus chez les plus hauts gradés de l'armée américaine depuis le retour au pouvoir de Donald Trump.

Le président américain avait, sans explication, limogé début 2025 Charles "CQ" Brown, le chef d'état-major des armées, pour le remplacer par Dan Caine.

Depuis, ce sont les chefs de la marine, des gardes-côtes, de l'agence d'espionnage NSA, ainsi que de nombreux autres, qui ont été poussés vers la sortie par le gouvernement de Donald Trump.

Selon le Washington Post et CBS, deux autres généraux, David Hodne, chargé du Commandement de la transformation et de l'entraînement de l'armée, et William Green Jr, à la tête du corps des aumôniers militaires, ont par ailleurs été mis à l'écart en même temps que le général George.

Pete Hegseth, à la tête d'un ministère qu'il a renommé "ministère de la Guerre", a assuré qu'il choisissait tout simplement les chefs qu'il veut pour diriger l'armée au plus grand budget du monde.

Des parlementaires de l'opposition démocrate se sont inquiétés d'une potentielle politisation de l'armée, traditionnellement plus isolée des batailles politiciennes que le reste de l'appareil d'Etat américain.

Pete Hegseth a aussi décidé l'an passé de réduire le nombre de plus hauts gradés de l'ensemble de l'armée.

 


Trump menace de nouvelles destructions de ponts et de centrales en Iran

Le président des Etats-Unis Donald Trump a menacé jeudi de nouvelles destructions d'infrastructures civiles en Iran, citant les ponts et les centrales électriques. (AFP)
Le président des Etats-Unis Donald Trump a menacé jeudi de nouvelles destructions d'infrastructures civiles en Iran, citant les ponts et les centrales électriques. (AFP)
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  • "Les ponts sont les prochains, puis les centrales électriques!", a mis en garde Donald Trump sur son réseau Truth Social
  • Donald Trump avait précédemment applaudi jeudi la destruction d'un pont emblématique près de Téhéran. Huit civils ont été tués dans cette frappe contre ce pont en construction, selon les médias iraniens

WASHINGTON: Le président des Etats-Unis Donald Trump a menacé jeudi de nouvelles destructions d'infrastructures civiles en Iran, citant les ponts et les centrales électriques.

"Les ponts sont les prochains, puis les centrales électriques!", a mis en garde Donald Trump sur son réseau Truth Social.

Donald Trump avait précédemment applaudi jeudi la destruction d'un pont emblématique près de Téhéran. Huit civils ont été tués dans cette frappe contre ce pont en construction, selon les médias iraniens.

Les Etats-Unis n'ont "même pas commencé" leur programme de destruction des infrastructures civiles du pays, a prévenu M. Trump dans la soirée.

Le dirigeant américain a répété à plusieurs reprises que la grande majorité des sites militaires, cibles premières de l'offensive américano-israélienne débutée le 28 février en Iran, avait déjà été endommagée ou détruite.

"Les dirigeants du nouveau régime (iranien) savent ce qu’il faut faire, et qu’il faut le faire VITE!", a ajouté le président américain, qui alterne menaces et appels à Téhéran à accepter un accord de cessez-le-feu.