La consolidation des liens entre l’Irak et l’Arabie saoudite donnent un coup de fouet au programme «Made in Saudi»

L'initiative des exportations saoudiennes de la mission commerciale ciblera de nombreux secteurs, notamment la construction, l'alimentation et la médecine, en faisant collaborer 40 entreprises saoudiennes avec plus de 40 entreprises d'importation irakiennes. (Shutterstock)
L'initiative des exportations saoudiennes de la mission commerciale ciblera de nombreux secteurs, notamment la construction, l'alimentation et la médecine, en faisant collaborer 40 entreprises saoudiennes avec plus de 40 entreprises d'importation irakiennes. (Shutterstock)
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Publié le Mercredi 12 avril 2023

La consolidation des liens entre l’Irak et l’Arabie saoudite donnent un coup de fouet au programme «Made in Saudi»

  • L’Autorité saoudienne pour le développement des exportations a lancé une série d’engagements lors du Sommet commercial saoudo-irakien de Djeddah
  • L’initiative Saudi Exports ciblera de nombreux secteurs, parmi lesquels la construction, l’alimentation et la médecine

RIYAD: Le programme baptisé «Made in Saudi», ou «Fabriqué en Arabie saoudite», se prépare à élargir ses activités dans la région grâce au renforcement des partenariats commerciaux entre le Royaume et l’Irak.  

L’Autorité saoudienne pour le développement des exportations a lancé une série d’engagements lors du Sommet commercial saoudo-irakien de Djeddah. Cette démarche s’inscrit dans le cadre des efforts déployés par le Royaume pour faire passer à 50% la contribution des exportations non pétrolières au produit intérieur brut (PIB) généré par les activités non pétrolières d’ici à 2030. 

L’initiative Saudi Exports ciblera de nombreux secteurs, parmi lesquels la construction, l’alimentation et la médecine. Elle collaborera avec quatre entreprises saoudiennes et plus de quarante entreprises irakiennes spécialisées dans l’importation.  

Cette évolution permettra à l’Arabie saoudite d’exporter davantage de produits saoudiens et d’améliorer son empreinte dans la région.  

La semaine dernière, l’Arabie saoudite s’était félicitée de la reprise du trafic aérien avec l’Irak; le premier avion de la compagnie aérienne Flynas a atterri à l’aéroport international du roi Abdelaziz de Djeddah.  

Le Conseil de coordination saoudo-irakien n’a ménagé aucun effort en vue de relancer les vols entre l’Arabie saoudite et l’Irak. Le prince héritier, Mohammed ben Salmane, a personnellement dirigé et soutenu ce projet.  

Par ailleurs, le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane al-Saoud, a mis en lumière l’évolution significative des relations économiques avec l’Irak. Cette déclaration a été faite lors d’une conférence de presse qu’il a tenue avec son homologue irakien, Fouad Hussein. 

M. Hussein s’est félicité de la volonté de Riyad de soutenir les entreprises saoudiennes qui investissent en Irak.  

«Nous espérons que l’Arabie saoudite ou d’autres pays du Golfe alimenteront l’Irak en électricité», ajoute-t-il. 

Dans ce contexte, les rapports relatifs au secteur de l’électricité révèlent que les infrastructures et les services publics en Irak sont déficients en raison de la guerre qui a duré plusieurs décennies et de la corruption endémique qui y règne.  

Bagdad est largement tributaire des pays de la région pour s’approvisionner en électricité et en gaz. L’Irak s’efforce de diversifier ses sources d’énergie. Le pays souffre en effet de pénuries d’électricité persistantes, en particulier en été, lorsque les températures dépassent les 50°C. Les citoyens consomment davantage d’énergie lorsque la température atteint un niveau élevé. 

En décembre dernier, le prince Faisal a transmis la volonté du Royaume d’aider l’Irak à sauvegarder sa stabilité et sa souveraineté et de restaurer son statut historique en tant que berceau de la civilisation, de la science et du savoir.  

Il a également affirmé que le Royaume «n’épargnera aucun effort» pour soutenir le progrès économique et le développement qui s’opèrent en Irak. La réussite du pays et «la prospérité de l’ensemble de la région» sont en effet indissociables, selon lui.  

Il a rappelé que les deux pays travaillent de concert au sein de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et de l’Opep+ dans le but de stabiliser les marchés pétroliers mondiaux.  

Le ministre des Affaires étrangères a par ailleurs mis en avant l’Initiative saoudienne verte et l’Initiative pour un Moyen Orient vert, ainsi que l’initiative de la Ceinture verte en Irak. Grâce à ces projets, les deux pays continueront à collaborer en vue de renforcer leurs relations bilatérales.

Ce texte et la traduction d’un article paru sur Arabnews.com 


Le pétrole temporise faute de nouvelles avancées diplomatiques au Moyen-Orient

Un trader travaille sur le parquet de la Bourse de New York (NYSE), à New York, lors de la sonnerie d'ouverture, le 4 août 2026. (AFP)
Un trader travaille sur le parquet de la Bourse de New York (NYSE), à New York, lors de la sonnerie d'ouverture, le 4 août 2026. (AFP)
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  • Les prix du pétrole évoluent prudemment, les marchés attendant un accord durable entre l'Iran et les États-Unis sur le détroit d'Ormuz
  • Un compromis Iran-Oman sur le transit a été annoncé, mais des désaccords avec Washington continuent de peser sur les flux énergétiques

LONDRES: Les cours du pétrole sont indécis jeudi, après une forte baisse en début de semaine, le marché attendant un arrangement entre Téhéran et Washington après que l'Iran a affirmé mercredi avoir conclu un accord avec Oman.

Vers 10H40 GMT (12H40 à Paris), le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en octobre prenait 0,97% à 80,22 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en septembre, gagnait 0,77% à 75,80 dollars.

L'Iran a indiqué mercredi s'être accordé avec le sultanat d'Oman sur un nouvel itinéraire de transit des navires dans le détroit d'Ormuz, dont ils sont tous deux riverains.

Mais toute réouverture de cette voie maritime, verrouillée par Téhéran, dépendra des actions de Washington qui a de son côté imposé un blocus des ports iraniens, ont affirmé des sources iraniennes auprès de médias locaux.

Le problème est que Téhéran envisage des frais de service pour le passage dans le détroit, qui sont rejetés par les Etats-Unis et qui vont à l'encontre du droit international.

"Tout accord pourrait donc se révéler aussi fragile que le protocole d'accord initial de juin", prévient Arne Lohmann Rasmussen, analyste chez Global Risk Management.

En juin, Téhéran et Washington s'étaient accordés sur une trêve de 60 jours durant laquelle les deux pays devaient garantir le passage gratuit des navires via le détroit d'Ormuz.

Le flux maritime avait fortement rebondi à ce moment mais la reprise des hostilités en juillet l'a de nouveau plombé.

Les marchés des produits pétroliers dérivés (essence, carburant aérien, etc.) "sont particulièrement tendus" et le "le besoin de reconstituer les stocks de produits raffinés est plus important que celui de reconstituer les stocks de pétrole brut" affirme M. Rasmussen.

Pour permettre une nouvelle baisse des cours, et un retour à la normale des flux énergétiques dans cette région, "des progrès significatifs sont indispensables" entre les Etats-Unis et l'Iran, expliquent les analystes d'ING.


TotalEnergies acquiert les activités renouvelables terrestres de Shell en Europe

Le logo de l’entreprise française TotalEnergies, cotée au CAC 40, le principal indice boursier de la Bourse de Paris, à Toulouse le 31 mars 2026. (AFP)
Le logo de l’entreprise française TotalEnergies, cotée au CAC 40, le principal indice boursier de la Bourse de Paris, à Toulouse le 31 mars 2026. (AFP)
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  • TotalEnergies rachète les activités d’énergies renouvelables terrestres de Shell en Europe, comprenant des actifs solaires, éoliens et de stockage par batteries
  • Le groupe français cède parallèlement 50% d’un portefeuille d’actifs renouvelables à KKR pour 1,8 milliard d’euros afin de renforcer sa stratégie énergétique

PARIS: Le géant pétrogazier français TotalEnergies a annoncé lundi l'acquisition de l'ensemble des activités d'énergies renouvelables terrestres en Europe du groupe britannique Shell et la vente au fonds d'investissement américain KKR d'un portefeuille d'actifs, aussi dans l'énergie renouvelable.

Ces deux transactions en Europe doivent être finalisées d'ici la fin de 2026, sous réserve de l'approbation des autorités compétentes, a précisé TotalEnergies dans un communiqué.

La première opération concerne donc un accord signé avec Shell pour l'acquisition de l'ensemble de ses activités renouvelables terrestres en Europe, dont "500 MW d'actifs solaires et éoliens en opération ou en construction", notamment en Italie et aux Pays-Bas, ainsi que 3,5 GW de projets dans le domaine des énergies solaires, éoliennes et de stockage par batterie en Italie, au Royaume-Uni et en Espagne.

Ce portefeuille d'actifs sera détenu "à 100% par TotalEnergies à l'issue de la transaction", précise le groupe français, qui a indiqué à l'AFP que le montant de l'opération n'était pas dévoilé.

Le montant serait de l'ordre de quelques centaines de millions d'euros, a appris l'AFP de source proche de la transaction.

Cette opération vise à "compléter les activités de production d'électricité de TotalEnergies dans ces quatre marchés clés pour le déploiement de sa stratégie Integrated Power en Europe", ajoute TotalEnergies, qui doit doubler sa production d'électricité renouvelable et à partir d'actifs flexibles (centrales gaz, batteries) à 100-120 TWh en 2030 contre environ 48 TWh en 2025.

Le groupe dispose d'environ 105 GW de capacités d'énergies renouvelables en production, en construction ou en développement.

"Cet accord reflète la poursuite de l'objectif, par Shell, de gestion active" de son portefeuille dans l'énergie, "correspondant à sa stratégie" énoncée en 2025, a indiqué Machteld de Haan, directrice de l'aval, des renouvelables et des solutions énergétiques du groupe britannique, dans un communiqué séparé.

Shell met en oeuvre depuis plusieurs années une stratégie de désengagement des énergies renouvelables pour se concentrer notamment sur ses activités liées aux combustibles fossiles et doper ses bénéfices.

Dans ce contexte, Shell avait notamment annoncé mi-juillet céder au conglomérat indien Aditya Birla Group de sa filiale Sprng Energy, spécialisée dans le solaire et l'éolien en Inde.

La vente annoncée lundi s'inscrit elle aussi dans le cadre de cette stratégie, qui vise notamment à "privilégier les investissements dans des moyens de production flexibles, tels que les centrales électriques à gaz, les batteries de grande capacité et les technologies numériques" - qui permettent de compenser l'intermittence d'énergies renouvelables en plein essor -, a rappelé Shell lundi auprès de l'AFP.

La deuxième transaction annoncée par TotalEnergies concerne la cession à KKR de 50% d'un portefeuille d'actifs renouvelables, déjà largement développés, de 1,2 GW en Europe pour une valeur d'entreprise de 1,8 milliard d'euros.

Ces actifs, dans le solaire et l'éolien terrestre, se trouvent en Allemagne, Espagne, France et Pologne. L'électricité produite par ces actifs est déjà vendue à des tiers ou sera commercialisée par TotalEnergies.

Vers 14H30 GMT, Shell cédait 0,34% à 33,72 livres à la Bourse de Londres et TotalEnergies 0,44% à 76,08 euros à la Bourse de Paris.


Pétrole: le baril chute de près de 5% après l'annonce de négociations Etats-Unis/Iran

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Les prix du pétrole chutent lundi à l'ouverture des échanges asiatiques après l'annonce par Donald Trump de nouvelles négociations pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient et rouvrir le détroit d'Ormuz.

Vers 22H50 GMT dimanche, le prix du baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre reculait de 4,69% à 83,81 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate cédait 4,67% à 80,72 dollars.

Après avoir menacé l'Iran d'une attaque massive, Donald Trump a dit samedi soir renoncer à de nouvelles frappes à condition qu'un accord soit conclu rapidement, en particulier sur le détroit d'Ormuz.

L'Iran a de son côté assuré dimanche être proche d'un accord avec Oman sur ce passage stratégique crucial pour le commerce mondial d'hydrocarbures.

Le président américain a ensuite annoncé que des nouvelles négociations avec Téhéran commenceraient lundi.