Présidentielle 2027: Mélenchon lance l'idée d'une candidature de François Ruffin

Le député français de gauche La France Insoumise (LFI) François Ruffin participe à une séance de discussion sur le plan de réforme des retraites du gouvernement à l'Assemblée nationale, à Paris, le 13 février 2023 (Photo, AFP)
Le député français de gauche La France Insoumise (LFI) François Ruffin participe à une séance de discussion sur le plan de réforme des retraites du gouvernement à l'Assemblée nationale, à Paris, le 13 février 2023 (Photo, AFP)
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Publié le Mercredi 12 avril 2023

Présidentielle 2027: Mélenchon lance l'idée d'une candidature de François Ruffin

  • François Ruffin, 47 ans, fait partie des personnalités dont les noms circulent, au sein de LFI et plus largement au sein de la gauche, comme potentiels candidats à la présidentielle de 2027
  • C'est la première fois que Jean-Luc Mélenchon évoque ouvertement cette piste. Mais son tweet suscitait peu de réactions politiques mercredi en fin de journée

PARIS: Le leader de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon a relancé lui-même mercredi les spéculations autour de la prochaine présidentielle, semblant adouber, en un tweet, l'électron libre François Ruffin.

"François est prêt. En Avant!", a tweeté Jean-Luc Mélenchon, à la faveur d'un sondage de "potentiel électoral" flatteur pour le député de la Somme.

Selon une étude Cluster 17 pour Le Point, si la présidentielle avait lieu demain, 39% des personnes interrogées estiment leur vote "probable" ou "possible" pour Marine Le Pen, qui arrive en tête.

Derrière, Edouard Philippe (25% de potentiel électoral), Jean-Luc Mélenchon (24%), Jordan Bardella (23%) et François Ruffin (21%) se tiennent en respect, alors que la marge d'erreur est de deux points.

"Magnifique sondage Cluster. François Ruffin et moi passons la barre des 20%", s'est enthousiasmé Jean-Luc Mélenchon.

"Tout le travail accompli depuis un an ne s'est pas perdu dans le sable du +bashing+ ("dénigrement", NDLR) permanent contre moi. François est prêt. En avant!", poursuit le chef des Insoumis, semblant pousser le député de la Somme sur la voie de l'élection présidentielle, à laquelle M. Mélenchon a concouru à trois reprises.

C'est la première fois que Jean-Luc Mélenchon évoque ouvertement cette piste. Mais son tweet suscitait peu de réactions politiques mercredi en fin de journée.

Le leader des Insoumis, arrivé troisième à la dernière présidentielle (22%), avait indiqué en janvier qu'il n'était "pas candidat" à sa succession pour représenter la France insoumise à la présidentielle de 2027, tout en ménageant la possibilité que des "circonstances" futures en décident autrement.

"Un seul candidat" 

Pour lui succéder, le tribun de 71 ans estimait que "si quelqu'un réussit à se faire aimer, dans l'émulation plutôt que la compétition, alors ça viendra tout seul" pour le choix du candidat.

François Ruffin, 47 ans, fait partie des personnalités dont les noms circulent, au sein de LFI et plus largement au sein de la gauche, comme potentiels candidats à la présidentielle de 2027. Au PS, au PCF ou chez les écologistes, son évocation ne fait pas grincer de dents, et peut être un atout pour une candidature unique de la Nupes.

"François pour la gauche ? Cette fois doit être la bonne pour les Français !", a tweeté le député écologiste Aurélien Taché, appelant à ce que la Nupes n'ait qu'"un seul candidat".

"Je n'y pense pas le matin en me rasant ni en courant", avait toutefois assuré en février M. Ruffin dans un entretien au média en ligne Konbini, "mais je sais qu'il y a un devoir aujourd'hui de représenter les plus invisibles de la nation".

"Ils ont besoin d'être portés par une voix d'espérance qui soit à gauche", poursuivait-il, en précisant: "si un jour je dois incarner ça, je le ferai".

Régulièrement depuis la fin de la présidentielle, celui qui est considéré comme un électron libre au sein du groupe LFI à l'Assemblée, explique que la gauche ne peut pas gagner si elle ne prend pas en compte les préoccupations et la manière de parler des classes populaires rurales.

Il a également pris ses distances vis-à-vis des débats houleux à l'Assemblée lors de la réforme des retraites, causés notamment par LFI. "On a pour devoir d'être à la hauteur du peuple, (de ceux) qui sont dehors par millions et avec lesquels il n'y a pas de heurts", avait expliqué celui qui était l'un des chefs de file LFI lors des débats, et a participé à de nombreux meetings de la Nupes.

Il fait aussi partie des personnalités ayant critiqué récemment le manque de démocratie interne au sein du mouvement insoumis et avait souhaité en intégrer la direction, sans succès.

Parmi les autres noms qui circulent pour une éventuelle candidature en 2027, on compte aussi la députée Clémentine Autain, elle aussi critiqué le fonctionnement de LFI.

François Ruffin est à la tête du micro-parti "Picardie Debout", et a créé son association de financement, "A la fin c'est nous qu'on va gagner", l'un de ses slogans préférés, qui conclut régulièrement ses meetings.


France: 12 ans de réclusion pour une docteure partie en Syrie avec ses trois enfants

Les forces de sécurité montent la garde près d'une entrée de la Cour d'assises de Paris, le13 mai 2025. (AFP)
Les forces de sécurité montent la garde près d'une entrée de la Cour d'assises de Paris, le13 mai 2025. (AFP)
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  • La cour d'assises spéciale de Paris a estimé dans son verdict que Camille F., qui comparaissait détenue, et son mari Sylvain M., décédé au printemps 2015, avaient "choisi sciemment d'amener leurs enfants dans une zone de guerre"
  • La peine n'a pas été assortie d'une période de sûreté, la cour relevant qu'il n'y avait "pas d'éléments de dangerosité" chez Camille F., incarcérée depuis trois ans

PARIS: Une docteure en épidémiologie de 45 ans a été condamnée mercredi à Paris à 12 ans de réclusion criminelle pour avoir rejoint avec ses trois enfants fin 2013 la Syrie où son mari combattait pour le groupe Etat islamique (EI).

La cour d'assises spéciale de Paris a estimé dans son verdict que Camille F., qui comparaissait détenue, et son mari Sylvain M., décédé au printemps 2015, avaient "choisi sciemment d'amener leurs enfants dans une zone de guerre".

La peine n'a pas été assortie d'une période de sûreté, la cour relevant qu'il n'y avait "pas d'éléments de dangerosité" chez Camille F., incarcérée depuis trois ans. La cour a par ailleurs assorti la peine de prison d'un suivi socio-judiciaire pendant cinq ans.

Son mari Sylvain M. était poursuivi des mêmes crime et délit connexe. Présumé mort et jugé par défaut, il a été condamné à la peine maximale de 20 ans de réclusion, conformément aux réquisitions du ministère public.

Pour Camille F., l'avocate générale avait requis 15 ans de réclusion criminelle, assortis d'une période de sûreté des deux tiers et d'un suivi socio-judiciaire.

"C'est une peine lourde, j'en conviens", a souligné le président en s'adressant à l'accusée, ajoutant que la cour ne "doutait pas" de sa réinsertion.

Camille F., 45 ans, avait quitté la France avec son mari et leurs trois enfants en 2011 pour s'installer dans un pays musulman, la Jordanie, alors qu'elle occupait un poste d'ingénieur à l'institut de radioprotection et sureté nucléaire.

Ils étaient mariés depuis 2005. Lui s'était converti à l'islam pour rapidement se radicaliser. Camille F. avait eu un cheminement personnel plus long dans sa conversion puis sa pratique de la religion musulmane.

Installés ensuite en Egypte, Sylvain M. était parti combattre en Syrie à l'été 2013 et Camille F, alors enceinte de leur quatrième enfant, l'avait rejoint avec les trois enfants, âgés de 10, 7 et 2 ans.

Après le décès de Sylvain M. au combat, Camille F. s'était remariée avec un haut fonctionnaire syrien, avec qui elle a eu son cinquième enfant. La docteure est restée en Syrie, sous les bombardements.

Elle a été rapatriée en France en octobre 2022, son second mari étant décédé en février 2019.


Erdogan met en garde contre toute menace visant Chypre-Nord après un accord entre la France et Chypre

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a mis en garde mercredi contre toute menace visant la République turque de Chypre-Nord (RTCN) après la signature lundi d'un accord entre la France et Chypre encadrant la présence de troupes françaises sur le territoire chypriote. (AFP)
Le président turc Recep Tayyip Erdogan a mis en garde mercredi contre toute menace visant la République turque de Chypre-Nord (RTCN) après la signature lundi d'un accord entre la France et Chypre encadrant la présence de troupes françaises sur le territoire chypriote. (AFP)
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  • "Je veux qu'il soit bien clair que notre réponse sera très nette, et très ferme si l'on porte atteinte aux droits (...) de la Turquie et des Chypriotes turcs en Méditerranée orientale"
  • Le président turc Recep Tayyip Erdogan a mis en garde mercredi contre toute menace visant la République turque de Chypre-Nord (RTCN)

ISTANBUL: Le président turc Recep Tayyip Erdogan a mis en garde mercredi contre toute menace visant la République turque de Chypre-Nord (RTCN) après la signature lundi d'un accord entre la France et Chypre encadrant la présence de troupes françaises sur le territoire chypriote.

"Je veux qu'il soit bien clair que notre réponse sera très nette, et très ferme si l'on porte atteinte aux droits (...) de la Turquie et des Chypriotes turcs en Méditerranée orientale", a déclaré le chef de l'Etat turc devant les député de son parti au parlement turc.

 

 


Avant le G7, Macron organise une visioconférence jeudi incluant la Chine sur la "coopération" économique

Un passant marche devant un bâtiment dont les fenêtres ont été recouvertes de panneaux en bois installés pour protéger la façade avant les manifestations contre le sommet du G7 d’Évian, à Genève, le 4 juin 2026. (AFP)
Un passant marche devant un bâtiment dont les fenêtres ont été recouvertes de panneaux en bois installés pour protéger la façade avant les manifestations contre le sommet du G7 d’Évian, à Genève, le 4 juin 2026. (AFP)
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  • Emmanuel Macron organise une visioconférence réunissant le G7, la Chine et plusieurs pays émergents pour promouvoir une coopération économique mondiale et réduire les déséquilibres commerciaux
  • Cette initiative vise à préparer le sommet du G7 à Évian et à apaiser les tensions économiques entre l’Europe, la Chine et les États-Unis

PARIS: Emmanuel Macron va organiser jeudi, quatre jours avant le sommet du G7, une visioconférence entre les membres de ce forum de puissances industrialisées, la Chine et plusieurs autres pays émergents, afin de renforcer la "coopération" entre les grandes économies mondiales, a annoncé mardi l'Elysée.

Cette conférence, baptisée "sommet de convergence mondiale pour la croissance", "signale une disponibilité nouvelle de la Chine, des Etats-Unis et de l'Europe de s'engager dans une démarche économique coordonnée", a déclaré la présidence française dans un communiqué.

Elle réunira des représentants du G7 (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon, Royaume-Uni) mais aussi de la Chine et du Fonds monétaire international (FMI). Les pays déjà invités au sommet du G7, programmé du 15 au 17 juin à Evian, dans le centre-est de la France, participeront également à la visioconférence de jeudi (Brésil, Corée du Sud, Inde, Kenya et Egypte).

"Ce sommet vise à initier une coopération entre les économies systémiques et émergentes pour apaiser les tensions et créer les conditions d’une croissance équilibrée, durable et partagée", a expliqué l'Elysée, rappelant que "la résorption des déséquilibres macroéconomiques mondiaux est une priorité" du président français, Emmanuel Macron, pour le G7.

La France veut notamment "restaurer une industrie forte en Europe" et "équilibrer le commerce avec la Chine ainsi que les Etats-Unis".

- "Double problème" -

La lutte contre les déséquilibres est "dans l'intérêt aussi des pays les plus fragiles", estime la présidence française, qui voit dans ce rendez-vous "une contribution au G20" prévu en décembre aux Etats-Unis.

La Chine est membre du G20 mais pas du G7, à l'inverse des Etats-Unis et des plus grandes économies européennes qui appartiennent aux deux clubs.

Le chef de l'Etat français a proposé dès décembre une approche "coopérative" pour ce chantier, tout en laissant planer la menace de "droits de douane" européens "sur les produits chinois" si Pékin ne joue pas le jeu.

En janvier, il avait estimé que l'Europe avait, sur le commerce, "un double problème, l'agressivité chinoise et les tarifs américains", et "c'est un gros problème d'avoir les deux en même temps".

Mercredi, en autre préambule au sommet d'Evian, Emmanuel Macron va recevoir à l'Elysée "des représentants de la société civile, des partenaires sociaux, du monde économique, des fondations, des think tanks et de la jeunesse".

Leurs échanges "porteront sur les enjeux de développement et de partenariats internationaux, la sécurisation des chaînes de valeur pour les approvisionnements critiques, le numérique et l'intelligence artificielle, ainsi que sur la protection de l'État de droit, des libertés fondamentales, de l'espace civique et la place de la jeunesse dans nos démocraties", selon un autre communiqué.

Emmanuel Macron doit ensuite rencontrer le Premier ministre canadien, Mark Carney, vendredi soir à Paris, puis le chef du gouvernement indien, Narendra Modi, dimanche à Nice pour un événement autour de la tech.

Il accueillera ses homologues du G7 lundi soir à Evian, ville thermale des Alpes françaises sur les rives du lac Léman, pour un sommet de trois jours.