Un destroyer américain a navigué dans le détroit de Taïwan, revendiqué par Pékin

Le destroyer lance-missiles de classe Arleigh Burke de la marine américaine USS Milius (DDG 69) naviguant en mer de Chine méridionale (Photo, AFP).
Le destroyer lance-missiles de classe Arleigh Burke de la marine américaine USS Milius (DDG 69) naviguant en mer de Chine méridionale (Photo, AFP).
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Publié le Lundi 17 avril 2023

Un destroyer américain a navigué dans le détroit de Taïwan, revendiqué par Pékin

  • Pékin assiste avec mécontentement au rapprochement ces dernières années entre cette île et les Etats-Unis qui, malgré l'absence de relations officielles, lui fournissent un soutien militaire substantiel
  • Une semaine avant que ce bâtiment américain ne navigue près de Taïwan, de vastes exercices militaires chinois s'étaient déroulés autour de l'île

Le destroyer américain USS Milius a navigué dimanche dans le détroit de Taïwan, revendiqué par Pékin, a annoncé la marine américaine, une semaine après de vastes manoeuvres militaires chinoises dans la même zone.

L'USS Milius "a effectué un transit de routine dans le détroit de Taïwan" dimanche, a déclaré la marine américaine dans un communiqué, "dans des eaux où la liberté de navigation et de survol en haute mer s'applique conformément au droit international".

"Le navire a transité dans un corridor dans le détroit situé au-delà de toute mer territoriale d'un Etat côtier", a ajouté le communiqué. "L'armée des Etats-Unis vole, navigue et opère partout où le droit international le permet."

Pékin a dit lundi avoir surveillé le passage d'un navire de guerre américain dans le détroit et accusé Washington de faire du "battage médiatique" autour de la présence de son destroyer.

Les forces chinoises dans la zone "maintiennent en permanence un haut niveau d'alerte et défendent avec détermination la souveraineté et la sécurité nationales, ainsi que la paix et la stabilité régionales", a affirmé Shi Yi, un porte-parole de l'armée.

La situation en mer et dans les airs a été "normale" autour de Taïwan pendant le passage de l'USS Milius, a assuré lundi le ministère taïwanais de la Défense.

«Intrusion illégale»

Pékin assiste avec mécontentement au rapprochement ces dernières années entre cette île et les Etats-Unis qui, malgré l'absence de relations officielles, lui fournissent un soutien militaire substantiel.

La Chine considère Taïwan comme une province qu'elle n'a pas encore réussi à réunifier avec le reste de son territoire depuis la fin de la guerre civile chinoise en 1949. Elle vise cette réunification, par la force si nécessaire.

La semaine dernière, l'USS Milius était passé en mer de Chine méridionale à proximité des îles Spratleys, également revendiquées par Pékin. Le gouvernement chinois avait dénoncé une "intrusion illégale".

«Frégate française»

Une semaine avant que ce bâtiment américain ne navigue près de Taïwan, de vastes exercices militaires chinois s'étaient déroulés autour de l'île.

Trois jours durant, des navires et des avions de guerre chinois avaient simulé un "bouclage" de Taïwan, en représailles à une rencontre aux Etats-Unis entre la présidente taïwanaise Tsai Ing-wen et le président de la Chambre américaine des représentants, Kevin McCarthy.

Les exercices se sont officiellement terminés le 10 avril mais des bateaux et des avions des forces armées chinoises ont continué à circuler dans les environs de Taïwan depuis.

Le ministère taïwanais de la Défense a annoncé lundi avoir détecté quatre navires et 18 avions chinois, dont quatre ont pénétré dans la zone d'identification de défense aérienne (ADIZ) de Taïwan.

L'ADIZ de cette île inclut une zone beaucoup plus large que son espace aérien et chevauche une partie de l'ADIZ de la Chine, comprenant même une portion du continent.

Des navires de guerre occidentaux croisent régulièrement dans le détroit de Taïwan et Pékin proteste à chaque fois.

Le destroyer américain USS Chung-Hoon l'a traversé en janvier, suivi en février par deux frégates américaine et canadienne.

Dans la soirée du 9 au 10 avril, une frégate de surveillance française en partance du Vietnam et en route vers la Corée du Sud a également emprunté le détroit, "dans les eaux internationales, conformément à la liberté de navigation", selon l'état-major français. Le bâtiment a eu des échanges radio avec la marine chinoise qui a eu une "attitude professionnelle, sans agressivité", commente-t-on côté français.

En août 2022, Pékin avait effectué autour de Taïwan ses plus grandes manœuvres militaires depuis des décennies, pour riposter à une visite à Taipei de la présidente de la Chambre des représentants américaine de l'époque, Nancy Pelosi.


Allemagne: ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat près d'une centrale thermique

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
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  • "Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte"
  • Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage"

BERLIN: La police allemande a annoncé mercredi l'ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat mardi contre un poste électrique près d'une centrale thermique à Jänschwalde (est), qui a endommagé plusieurs lignes électriques et provoqué une brève interruption de l'alimentation.

"Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte", a indiqué la préfecture de police du Land de Brandebourg à Potsdam.

Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage".

Lors d'une conférence de presse donnée mercredi à Düsseldorf (ouest), le ministre de l'Intérieur de l'Etat régional de Rhénanie du Nord-Westphalie, Herbert Reul, a déclaré qu'il existait "un soupçon initial de sabotage dirigé contre l'ordre constitutionnel".

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche", a ajouté M. Reul.


Trump promet de bombarder l'Iran «bien plus durement» si le pays réplique aux dernières frappes américaines

Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes". (AFP)
Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes". (AFP)
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  • "Si la nation en faillite qu'est l'Iran riposte à cette attaque parfaitement justifiée, elle sera de nouveau frappée, bien plus durement", a écrit le président américain sur son réseau Truth Social
  • Pour sa part, le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a annoncé mardi avoir déclenché de nouvelles frappes contre l'Iran, dans une courte déclaration publiée sur le réseau X

WASHINGTON: Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes".

"Si la nation en faillite qu'est l'Iran riposte à cette attaque parfaitement justifiée, elle sera de nouveau frappée, bien plus durement", a écrit le président américain sur son réseau Truth Social.

Pour sa part, le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a annoncé mardi avoir déclenché de nouvelles frappes contre l'Iran, dans une courte déclaration publiée sur le réseau X.

"Aujourd'hui à 12h00 (16h00 GMT), les forces américaines ont commencé à frapper des cibles des Gardiens de la révolution en Iran", a indiqué le Centcom, disant répondre "à de récentes attaques des Gardiens de la révolution contre la navigation commerciale dans le détroit d'Ormuz et contre des militaires américains déployés dans la région."

La télévision d'Etat iranienne a fait état de plusieurs explosions entendues dans le sud du pays, près de Bandar Abbas et de l'île de Qeshm, à proximité du détroit d'Ormuz, passage stratégique pour le commerce de pétrole, où le trafic maritime a considérablement baissé après le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient le 28 février.

Les Etats-Unis avaient mené dimanche des frappes, les premières en un mois, contre des lanceurs situés sur une île iranienne.

L'Iran avait riposté en attaquant au moyen de missiles et de drones des cibles américaines en Jordanie et aux Emirats arabes unis, tout en affirmant par la voix de son président Massoud Pezeshkian ne pas vouloir la poursuite de la guerre.

Le président américain Donald Trump avait promis de répondre à ces représailles, mais semble avoir écarté pour l'instant la reprise d'une opération militaire massive contre l'Iran.

Washington a par ailleurs promis une campagne d'"asphyxie" économique de l'Iran, dont les contours et les cibles restent à préciser.


Israël: l'épouse de Netanyahu s'en prend à un opposant, relayant une théorie du complot

Sara Netanyahu, l'épouse du Premier ministre israélien, a laissé entendre qu'un chef de l'opposition avait eu connaissance du projet d'attaque du 7 octobre 2023, à quelques semaines des élections législatives qui s'annoncent particulièrement serrées. (AFP)
Sara Netanyahu, l'épouse du Premier ministre israélien, a laissé entendre qu'un chef de l'opposition avait eu connaissance du projet d'attaque du 7 octobre 2023, à quelques semaines des élections législatives qui s'annoncent particulièrement serrées. (AFP)
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  • Lors d'une interview diffusée lundi soir sur la chaîne 14 proche du gouvernement, Mme Netanyahu s'en est prise à Yair Golan, un général de l'armée qui dirige le parti "les Démocrates", formation de gauche opposée à la coalition dirigée par son mari
  • M. Golan était "déjà habillé et prêt" à l'aube du 7 octobre 2023, "alors que d'autres ne savaient rien, y compris le Premier ministre", a-t-elle déclaré

JERUSALEM: Sara Netanyahu, l'épouse du Premier ministre israélien, a laissé entendre qu'un chef de l'opposition avait eu connaissance du projet d'attaque du 7 octobre 2023, à quelques semaines des élections législatives qui s'annoncent particulièrement serrées.

Lors d'une interview diffusée lundi soir sur la chaîne 14 proche du gouvernement, Mme Netanyahu s'en est prise à Yair Golan, un général de l'armée qui dirige le parti "les Démocrates", formation de gauche opposée à la coalition dirigée par son mari.

M. Golan était "déjà habillé et prêt" à l'aube du 7 octobre 2023, "alors que d'autres ne savaient rien, y compris le Premier ministre", a-t-elle déclaré.

Ces propos ont suscité une levée de boucliers dans l'opposition. Le parti de M. Golan a vivement condamné sur son compte X des propos "vils et mensongers".

"La diffusion de théories du complot contre le général Yaïr Golan et la diffamation de son héroïsme le 7 octobre franchissent une ligne rouge qui frise la folie", a ajouté le mouvement.

Gadi Eizenkot, dirigeant du parti Yashar et principal opposant au Premier ministre, a également fustigé sur X "la théorie folle et mensongère du complot de trahison" propagée selon lui par l'entourage de M. Netanyahu pour "attiser la haine et perpétuer" son pouvoir.

Ces accusations font écho à des thèses complotistes récurrentes au sein d'une partie de la classe politique.

Selon un sondage réalisé pour la chaîne 13 en août, 40% des Israéliens et 63% des électeurs de la coalition actuelle estiment qu'une trahison interne a conduit au massacre du 7 octobre 2023.

L'attaque sans précédent du groupe armé palestinien Hamas contre Israël a fait 1.221 morts, en majorité des civils, selon un décompte de l'AFP. Le Hamas avait également enlevé 251 personnes, emmenées à Gaza.

L'offensive lancée en représailles par Israël dans la bande de Gaza a fait plus de 73.000 morts, selon le ministère de la Santé du territoire palestinien, placé sous l'autorité du Hamas et dont les chiffres sont jugés fiables par l'ONU.

Un cessez-le-feu précaire est en vigueur depuis octobre 2025.