Nouvelle visioconférence internationale de «soutien à la population libanaise», présidée par Macron et Guterres

Emmanuel Macron a maintenu cette nouvelle conférence bien que la classe politique libanaise n'ait pas tenu ses engagements de former un nouveau gouvernement pour lancer des réformes structurelles (Photo, AFP)
Emmanuel Macron a maintenu cette nouvelle conférence bien que la classe politique libanaise n'ait pas tenu ses engagements de former un nouveau gouvernement pour lancer des réformes structurelles (Photo, AFP)
Short Url
Publié le Mercredi 02 décembre 2020

Nouvelle visioconférence internationale de «soutien à la population libanaise», présidée par Macron et Guterres

  • Cette visioconférence «a pour objectif d'établir le bilan de l’aide apportée par la communauté internationale et de ses modalités de distribution depuis la conférence du 9 août»
  • Ces derniers mois, le Liban n'a cessé de s'enfoncer dans la crise économique, une «dépression délibérée», selon la Banque mondiale

PARIS: Le président français, Emmanuel Macron, et le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, co-président mercredi une nouvelle visioconférence internationale de « soutien à la population libanaise », quatre mois après l'explosion dévastatrice du port de Beyrouth.
Pour cette réunion, pilotée de l'Elysée à partir de 18H30 (17H30 GMT), ont été conviés des chefs d'État, des organisations internationales, des bailleurs de fonds multilatéraux, des ONG et des représentants de la société civile libanaise, a indiqué la présidence française.
Cette visioconférence « a pour objectif d'établir le bilan de l’aide apportée par la communauté internationale et de ses modalités de distribution depuis la conférence du 9 août, de faire un point sur les nouveaux besoins et de travailler à y répondre, dans le contexte de crise que connaît le Liban », selon la présidence.
Cette réunion organisée à la hâte le 9 août, cinq jours seulement après l'explosion, avait permis de mobiliser une aide d'urgence de 250 millions d'euros.
Emmanuel Macron a maintenu cette nouvelle conférence bien que la classe politique libanaise n'ait pas tenu ses engagements de former un nouveau gouvernement pour lancer des réformes structurelles réclamées par la communauté internationale en échange de son soutien sur le long terme.
Ces derniers mois, le Liban n'a cessé de s'enfoncer dans la crise économique, une « dépression délibérée », selon la Banque mondiale qui, dans un rapport accablant publié mardi, a dénoncé l'incapacité des dirigeants à s'entendre sur « une action politique efficace ».
Le Produit intérieur brut (PIB) devrait reculer de 19,2% cette année après une contraction de 6,7% en 2019, et la dette devrait représenter l'an prochain 194% du PIB, selon l'institution.
En plus d'une dépréciation historique de sa monnaie et d'une hyperinflation, le pays est toujours sans gouvernement plus de trois mois après la démission du Premier ministre, Hassan Diab.


Iran: les Gardiens disent avoir frappé trois pétroliers dans le détroit d'Ormuz

Short Url
  • Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de l'Iran, ont annoncé mercredi avoir frappé trois pétroliers qui tentaient de franchir le détroit stratégique d'Ormuz
  • "Il y a quelques heures, trois pétroliers contrevenants, qui avaient ignoré nos avertissements et continuaient à suivre une route dangereuse et illégale, ont été frappés et contraints de s'arrêter"

TEHERAN: Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de l'Iran, ont annoncé mercredi avoir frappé trois pétroliers qui tentaient de franchir le détroit stratégique d'Ormuz, a annoncé l'agence de presse iranienne Tasnim.

"Il y a quelques heures, trois pétroliers contrevenants, qui avaient ignoré nos avertissements et continuaient à suivre une route dangereuse et illégale, ont été frappés et contraints de s'arrêter", ont affirmé les forces navales des Gardiens, citées par Tasnim.

 

 


L'Arabie saoudite frappe une milice irakienne soutenue par l'Iran

L'Arabie saoudite a frappé des groupes alliés à l'Iran basés en Irak. (SPA/Archives)
L'Arabie saoudite a frappé des groupes alliés à l'Iran basés en Irak. (SPA/Archives)
Short Url
  • Le Royaume affirme ne pas rechercher l'escalade

RIYAD : Le ministère saoudien de la Défense a annoncé tôt mercredi avoir frappé des cibles appartenant à des groupes soutenus par l'Iran en Irak.

Dans une publication sur les réseaux sociaux, le ministère a indiqué que l'Arabie saoudite ne cherchait pas l'escalade, mais qu'elle répondrait à toute agression.

Selon le ministère, l'opération a été menée conjointement avec les forces américaines.

Plus tôt, le ministère avait annoncé avoir intercepté et détruit plusieurs drones mardi soir, qui tentaient de viser des installations pétrolières dans la Province orientale.

Le porte-parole officiel du ministère, le général de division Turki Al-Malki, a déclaré que ces attaques « terroristes » provenaient une nouvelle fois du territoire irakien et avaient été menées par des milices terroristes soutenues par l'Iran.

Il a réaffirmé le droit inhérent du Royaume à défendre son territoire et ses infrastructures, ainsi que son droit de répondre au moment et à l'endroit qu'il jugera appropriés.

Dans un communiqué, le ministère saoudien des Affaires étrangères a déclaré que cette « approche agressive adoptée par les milices terroristes affiliées à l'Iran en Irak intervenait alors même que le Royaume déployait des efforts pour contribuer à mettre fin à l'escalade dans la région, de manière à préserver sa sécurité et sa stabilité ».

« Cependant, ces milices terroristes affiliées à l'Iran ont choisi une voie d'escalade irresponsable, en violation du droit international et au mépris des exigences de la fraternité islamique, qui imposent le respect des principes du bon voisinage », poursuit le communiqué.

Des drones lancés depuis l'Irak, qui tentaient de viser des installations pétrolières dans la Province orientale du Royaume ainsi que Riyad, avaient déjà été interceptés lundi.

Une coalition d'anciens groupes paramilitaires pro-iraniens en Irak a déclaré mercredi que plusieurs personnes avaient été tuées et blessées lors de frappes américano-saoudiennes sur le territoire irakien.

« Ces attaques ont entraîné la mort de plusieurs membres de nos forces, fait plusieurs blessés, et causé des dégâts matériels à plusieurs bâtiments et propriétés », a indiqué dans un communiqué les Forces de mobilisation populaire (PMF), connues en arabe sous le nom de Hashed Al-Shaabi

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


La Jordanie dit avoir intercepté un drone sur son territoire

L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance. (AFP)
L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance. (AFP)
Short Url
  • "Le drone a été abattu avec succès dans le désert oriental, sur le territoire du Royaume", a-t-il indiqué, sans préciser la provenance du drone
  • Mardi, l'armée israélienne a également annoncé avoir intercepté un drone près de la frontière avec la Jordanie, à l'ouest, avant qu'il ne pénètre dans l'espace aérien israélien, après en avoir intercepté deux autres lundi, dans le même contexte

AMMAN: L'armée jordanienne a dit mardi avoir détruit un drone qui survolait la partie orientale et désertique de son territoire, sans préciser sa provenance.

"L'armée de l'air royale jordanienne a neutralisé un drone qui avait violé l'espace aérien jordanien à l'aube mardi matin", a indiqué son porte-parole dans un communiqué.

"Le drone a été abattu avec succès dans le désert oriental, sur le territoire du Royaume", a-t-il indiqué, sans préciser la provenance du drone.

Mardi, l'armée israélienne a également annoncé avoir intercepté un drone près de la frontière avec la Jordanie, à l'ouest, avant qu'il ne pénètre dans l'espace aérien israélien, après en avoir intercepté deux autres lundi, dans le même contexte.

La Jordanie a été prise pour cible à plusieurs reprises lors de la reprise des frappes réciproques entre l'Iran et les États-Unis début juillet.