Algérie: un programme culturel pour égayer les soirées ramadanesques

Concert _Lohkawli al-Kasbah, de l'artiste Leila Barsali et Hawkatiya Lala Awash. (Photo fournie)
Concert _Lohkawli al-Kasbah, de l'artiste Leila Barsali et Hawkatiya Lala Awash. (Photo fournie)
L’Opéra d'Alger. (Photo fournie)
L’Opéra d'Alger. (Photo fournie)
Orchestre du chant andalou. (Photo fournie)
Orchestre du chant andalou. (Photo fournie)
Manal_Gharby et Samir Tomi accompagnés de l'Opéra Andalousien "Gouk Algérien", sous la direction du Maestro Najeeb Katab. (Photo fournie)
Manal_Gharby et Samir Tomi accompagnés de l'Opéra Andalousien "Gouk Algérien", sous la direction du Maestro Najeeb Katab. (Photo fournie)
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Publié le Mardi 18 avril 2023

Algérie: un programme culturel pour égayer les soirées ramadanesques

  • Organisé par l'Office national de la culture et de l'information, le programme baptisé «Layadi Ramadan 2023» a proposé des soirées culturelles dans plusieurs wilayas comme à Alger, Tipaza, Constantine, Oran et Kherrata
  • À Alger comme dans les autres villes, le public a pu apprécier les soirées animées par des vedettes de la chanson populaire algérienne comme Chaou Abdelkader, Hassiba Amrouche, Lila Borsali, Abbas Righi ou encore Manal Gharbi

PARIS: Concerts de musique traditionnelle et chants spirituels, pièces de théâtre, rencontres autour de la poésie et de la littérature, un riche programme a été concocté pour égayer les soirées ramadanesques en Algérie. Ces dernières, rythmées aux sons des instruments phares de la musique andalouse et du chaâbi tels que la mandole, le banjo, le qanoun ou l’oud, ont enchanté un public conquis.

Organisé par l'Office national de la culture et de l'information (Onci), le programme baptisé «Layadi Ramadan 2023» et placé sous la thématique «Soirées ramadanesques, entre authenticité du patrimoine et spiritualité du mois sacré», a proposé des soirées culturelles, du 25 mars au 18 avril 2023, dans plusieurs wilayas comme à Alger, Tipaza, Constantine, Oran et Kherrata. Il y en a pour tous les goûts et genres musicaux; du hawzi au chaâbi et au malouf, ou encore les chants aissaoui et le madih, les spectacles ont affiché complet. Les soirées consacrées à la poésie, au théâtre et aux rencontres littéraires ont connu le même succès.

Le théâtre, très apprécié durant le mois sacré

Le 4e art n’est pas en reste. Plusieurs théâtres à travers le territoire ont proposé un riche programme de spectacles à Alger, Oran ou Annaba. Au Théâtre national algérien Mahieddine-Bachtarzi, l’heure était à la célébration de l’œuvre du grand dramaturge et comédien Abdelkader Alloula avec la programmation de la pièce El Halqa. De son côté, l’association culturelle «3e millénaire» a rendu hommage aux comédiennes Bahia Rachedi et Fadila Hachemaoui pour leurs immenses carrières artistiques respectives, en présence de nombreux artistes de toutes générations confondues.

Le théâtre régional de Constantine Mohamed-Tahar Fergani a programmé, quant à lui, Qouloub («Cœurs»), un spectacle conçu par les élèves de l’établissement, mis en scène par Abdenour Yessad. Le théâtre régional d’Annaba Azzeddine-Medjoubi a abrité le Festival national de la chanson citadine et il a programmé plusieurs représentations théâtrales.

Pour satisfaire les attentes en matière de divertissements durant le mois du ramadan, l'établissement Arts et culture de la wilaya d'Alger a programmé des soirées musicales avec des interprètes du style musical chaâbi dans de nombreux quartiers de la capitale.


Festivals et soirées musicales

Pour satisfaire les attentes en matière de divertissements durant le mois du ramadan, l'établissement Arts et culture de la wilaya d'Alger a programmé des soirées musicales avec des interprètes du style musical chaâbi dans de nombreux quartiers de la capitale dont ceux de Bouzaréah, Cheraga, Kouba, Bab el-Oued, Sidi Abdellah, El-Biar ou encore Oued Smar et Rouïba. Nombreux sont les artistes qui s’y sont produits comme Abdelkader Chercham, Kamel Aziz, Lamine Saâdi, Abdelkrim Chenine, Nacer Mokdad ou encore Karim Melzi.

À Alger comme dans les autres villes, le public a pu apprécier les soirées animées par des vedettes de la chanson populaire algérienne comme Chaou Abdelkader, Hassiba Amrouche, Lila Borsali, Abbas Righi ou encore Manal Gharbi. Au palais de la Culture Moufdi-Zakaria, le 12e Festival culturel national de la chanson chaâbi, programmé du 6 au 9 avril 2023, a connu un franc succès. Ce dernier a rassemblé seize jeunes interprètes qui ont rendu hommage à Aziouz Raïs, un artiste emblématique du chant chaâbi, disparu en 2022.

À sa clôture, le jury, présidé par Mustapha Bouafia, a distingué trois jeunes talents: Faisal Boukhetache (Tiaret), Amir Dilmi (Alger) et Rabah Izbatène (Béjaïa). Le Prix spécial du jury a été remis, quant à lui, à Ghofrane Ibtihal Bouache, une jeune artiste de 16 ans (Tipaza).

Enfin, pour la dernière semaine du ramadan, l'opéra d'Alger Boualem-Bessaih propose un programme de musique andalouse, symphonique et raï. Sous la direction du maestro Nadjib Kateb, la soirée de jeudi 13 avril a été consacrée aux artistes féminines, dont Naouel Ayloul, Lamia Madini et Mounia Chetttal. Quant aux fans de musique raï, la troupe populaire Raïna enchantera le public sur scène lors de la soirée du 18 avril 2023.


Prix de la littérature arabe 2026: 9 ouvrages en lice pour la 14e édition

La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
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  • Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie
  • À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité

PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.

Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.

Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.

Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.

Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.


Sorbonne Abu Dhabi: une rentrée sous le signe de la culture, de l’innovation et de la recherche

À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
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  • Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA
  • L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public

ABU DHABI: À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA.

L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public. Sur le plan académique et scientifique, le SUAD–IIT Delhi Abu Dhabi Computational Materials School proposera une rencontre autour des matériaux computationnels, en collaboration avec IIT Delhi Abu Dhabi.

Cette programmation illustre la diversité de la vie de SUAD, à la croisée de la culture, de la recherche, de l’innovation et de la vie universitaire.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
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  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".