Le fils du dernier shah d'Iran célèbre la journée du souvenir de l'Holocauste en Israël

Le prince héritier d'Iran en exil a célébré mardi la journée du souvenir de l'Holocauste lors de sa visite en Israël (Photo fournie).
Le prince héritier d'Iran en exil a célébré mardi la journée du souvenir de l'Holocauste lors de sa visite en Israël (Photo fournie).
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Publié le Mercredi 19 avril 2023

Le fils du dernier shah d'Iran célèbre la journée du souvenir de l'Holocauste en Israël

  • Reza Pahlavi a quitté l'Iran à l’âge de 17 ans pour une école de pilotage militaire aux États-Unis, juste avant que son père n'abandonne le trône pour l'exil
  • «Ensemble, nous renouerons les liens entre les nations pour le bien des générations futures», a écrit Gamliel avant la cérémonie de Yom HaShoah

JÉRUSALEM: Le prince héritier d'Iran en exil a célébré mardi la journée du souvenir de l'Holocauste lors de sa visite en Israël, ce qui reflète les liens profonds que son père avait autrefois entretenus avec ce pays, contrairement à l'état actuel d'hostilité entre Israël et la République islamique.

Reza Pahlavi, fils du dernier shah à gouverner l'Iran avant la Révolution islamique de 1979, avait déclaré cette semaine qu'il transmettrait «un message d'amitié de la part du peuple iranien».

Il a commencé lundi soir sa participation à Yom HaShoah, comme on l'appelle en hébreu, a déclaré la ministre israélienne des Renseignements, Gila Gamliel, qui l'a accueilli. Il a également pu voir le Mur occidental, rencontré la communauté bahaïe locale, ainsi que des juifs israéliens d'origine iranienne, a-t-elle ajouté.

Gila Gamliel a salué la «décision courageuse» de Reza Pahlavi d’effectuer sa première visite en Israël.

«Le prince héritier symbolise un leadership différent de celui du régime des ayatollahs, et prône des valeurs de paix et de tolérance, contrairement aux extrémistes qui dirigent l'Iran», a-t-elle déclaré.

«Ensemble, nous renouerons les liens entre les nations pour le bien des générations futures», a écrit Gamliel avant la cérémonie de Yom HaShoah.

«Nous sommes très heureux d'être ici et nous nous engageons à travailler pour l'avenir pacifique et prospère que méritent les habitants de notre région», a déclaré Pahlavi dans un message Twitter annonçant son arrivée.

Reza Pahlavi a quitté l'Iran à l’âge de 17 ans pour une école de pilotage militaire aux États-Unis, juste avant que son père, Mohammad Reza Pahlavi, atteint d'un cancer, n'abandonne le trône pour l'exil. Puis vint la révolution, avec la création de la République islamique, la prise de contrôle de l'ambassade des États-Unis à Téhéran et l’élimination des derniers vestiges de la monarchie soutenue par les États-Unis.

Reza Pahlavi, qui réside toujours aux États-Unis, a appelé à une révolution pacifique qui remplacerait le régime clérical par une monarchie parlementaire, consacrerait les droits humains et moderniserait son économie étatisée.

On ne sait pas s'il peut galvaniser le soutien pour un retour au pouvoir. Son père a régné de manière fastueuse et répressive à la suite d'un coup d'État soutenu par la CIA en 1953. Le défunt shah avait également des liens diplomatiques et militaires étroits avec Israël.

Cela a pris fin en 1979, lorsque le chef de la révolution iranienne, l'ayatollah Khomeiny, a déclaré Israël «ennemi de l'islam» et a coupé tous les liens avec ce pays. Aujourd'hui, les deux pays sont des ennemis jurés. Israël considère l'Iran comme sa plus grande menace, en raison des appels de ce pays à la destruction d'Israël, son soutien aux groupes militants hostiles aux frontières d'Israël et son programme nucléaire. L'Iran conteste les accusations d'Israël et de ses alliés occidentaux selon lesquelles il poursuit la fabrication d’une bombe nucléaire.

«Je veux que le peuple d'Israël sache que la République islamique ne représente pas le peuple iranien. Les liens historiques entre nos peuples peuvent être ravivés au profit des deux nations», a déclaré Pahlavi sur Twitter.

* Avec AP

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Un soldat israélien tué dans le sud du Liban 

Au total, 26 Israéliens ont été tués, dont 25 soldats et un contractuel civil, depuis la reprise des hostilités entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, quand le mouvement chiite avait rouvert un front en soutien à l'Iran après l'offensive israélo-américaine le visant. (AFP)
Au total, 26 Israéliens ont été tués, dont 25 soldats et un contractuel civil, depuis la reprise des hostilités entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, quand le mouvement chiite avait rouvert un front en soutien à l'Iran après l'offensive israélo-américaine le visant. (AFP)
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  • Le sergent-chef Adam Tzarfati, 20 ans, "est tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée dans un bref communiqué
  • Une source militaire a précisé à l'AFP qu'il avait été tué par un drone du Hezbollah

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé lundi que l'un de ses soldats avait été tué lors de combats dans le sud du Liban, portant à 26 le nombre de morts dans ses rangs depuis début mars.

Le sergent-chef Adam Tzarfati, 20 ans, "est tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée dans un bref communiqué.

Une source militaire a précisé à l'AFP qu'il avait été tué par un drone du Hezbollah. Dimanche, l'armée avait annoncé la mort d'un autre soldat au Liban, également tué par un drone explosif du mouvement pro-iranien, selon elle.

Au total, 26 Israéliens ont été tués, dont 25 soldats et un contractuel civil, depuis la reprise des hostilités entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, quand le mouvement chiite avait rouvert un front en soutien à l'Iran après l'offensive israélo-américaine le visant.

 

 


Israël a ordonné à son armée de frapper la banlieue sud de Beyrouth

Des voitures endommagées et les décombres d'un bâtiment détruit sont visibles sur le site d'une frappe israélienne dans la ville de Tyr, au sud du Liban, le 31 mai 2026. (AFP)
Des voitures endommagées et les décombres d'un bâtiment détruit sont visibles sur le site d'une frappe israélienne dans la ville de Tyr, au sud du Liban, le 31 mai 2026. (AFP)
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  • L'armée israélienne a reçu l'ordre de frapper la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement Hezbollah soutenu par l'Iran
  • Tel-Aviv avait auparavant étendu ses opérations dans le sud du Liban

JERUSALEM: L'armée israélienne a reçu l'ordre de frapper la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement Hezbollah soutenu par l'Iran, après avoir étendu ses opérations dans le sud du Liban.

"A la lumière des violations répétées du cessez-le-feu au Liban par l'organisation terroriste Hezbollah et des attaques contre nos villes et nos citoyens, le Premier ministre, Benjamin Netanyahu, et le ministre de la Défense, Israël Katz, ont ordonné à Tsahal (l'armée, NDLR) de frapper des cibles terroristes" dans la banlieue sud de Beyrouth, indique un communiqué officiel.


L'armée du Koweït dit faire face à une attaque de missiles et drones

L'armée du Koweït a annoncé lundi faire face à une "attaque hostile" de missiles et drones, la deuxième en moins d'une semaine visant cette monarchie du Golfe. (AN)
L'armée du Koweït a annoncé lundi faire face à une "attaque hostile" de missiles et drones, la deuxième en moins d'une semaine visant cette monarchie du Golfe. (AN)
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  • Les Gardiens de la Révolution iraniens ont annoncé lundi avoir ciblé une base utilisée par l'armée américaine pour des frappes contre son territoire
  • "Tout bruit d'explosion résulte des systèmes de défense anti-aérienne interceptant ces attaques hostiles", a précisé l'armée sur X, sans en préciser l'origine

KOWEIT: L'armée du Koweït a annoncé lundi faire face à une "attaque hostile" de missiles et drones, la deuxième en moins d'une semaine visant cette monarchie du Golfe.

"Tout bruit d'explosion résulte des systèmes de défense anti-aérienne interceptant ces attaques hostiles", a précisé l'armée sur X, sans en préciser l'origine.

Jeudi, le Koweït avait fait état d'une attaque similaire qu'il avait ensuite attribuée à l'Iran, où les Gardiens de la Révolution avaient indiqué avoir visé une base américaine en représailles à de nouvelles frappes des Etats-Unis sur son territoire.