La France encore sous-équipée pour régler ses chauffages

Les bâtiments non résidentiels, grands bureaux, commerces et locaux professionnels sont les premiers ciblés, avec un décret en vigueur depuis le 7 avril, mais les logements vont suivre. (AFP)
Les bâtiments non résidentiels, grands bureaux, commerces et locaux professionnels sont les premiers ciblés, avec un décret en vigueur depuis le 7 avril, mais les logements vont suivre. (AFP)
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Publié le Jeudi 20 avril 2023

La France encore sous-équipée pour régler ses chauffages

  • Avec les nouveaux décrets, l'objectif reste d'obliger les plus gros bâtiments à s'équiper avant 2025 d'un système d'automatisation et de contrôle de la chaleur
  • Dans les grands bâtiments, les responsables techniques ont acheté davantage de centrales de mesure, qui permettent de superviser les consommations à l'aide de multicapteurs et d'un logiciel

PARIS: L'explosion des prix de l'énergie a dopé les ventes de thermostats. Mais la France reste sous-équipée en solutions pour piloter le chauffage ou l'éclairage et réduire les factures, selon les fabricants qui misent sur la réglementation pour forcer à faire plus d'économies.

Les bâtiments non résidentiels, grands bureaux, commerces et locaux professionnels sont les premiers ciblés, avec un décret en vigueur depuis le 7 avril, mais les logements vont suivre.

Chacun sera obligé d'avoir au moins un thermostat basique relié à la chaudière, ou des boutons de réglage des radiateurs sur plusieurs modes.

C'est en effet l'une des leçons tirées de l'hiver écoulé: les petits gestes pour éteindre, baisser ou décaler permettent des économies, mais ne suffisent pas. La consommation nationale a diminué d'environ -13% pour le gaz et -9% pour l'électricité par rapport à la normale.

"On a fait le plus facile, mais on peut faire deux fois plus avec les solutions de pilotage et en programmant les bâtiments", souligne Delphine Eyraud, une déléguée du Gimelec, qui fédère 200 fabricants de technologies électriques et numériques pour les grands bâtiments.

Le Gimelec participait mardi à une présentation presse avec d'autres fédérations, artisans, électriciens, fournisseurs de matériel et d'électricité (Capeb Una3E, Coedis, FFIE, Ignes, Serce, UFE).

Chauffage programmable 

"La réalité, c'est qu'en 2020, durant le premier confinement, on aurait dû avoir une baisse de consommation majeure dans les bâtiments mais elle a été de 30% alors qu'on était tous en télétravail", remarque Gilles Mailet, président de la Capeb Una3E.

Cela prouve que "l'écogeste, ce n'est pas suffisant" et qu'"il faut des solutions techniques en plus", dit-il. Il ajoute : "On peut trouver un gisement d'économie d'énergie de 15 à 30% accessible grâce à une chasse au gaspi dans les bâtiments, basée sur les écogestes techniques".

Certains n'ont pas attendu pour s'équiper.

Au dernier trimestre 2022, les ventes de robinets de radiateurs ou de thermostats, à poser ou fixer au mur, ont enregistré "un boom de plus de 40%", selon Ignes, alliance de fabricants d'équipements pour le parc résidentiel et les petits bâtiments. Et un thermostat vendu sur deux était connecté.

Dans les grands bâtiments, les responsables techniques ont acheté davantage de centrales de mesure, qui permettent de superviser les consommations à l'aide de multicapteurs et d'un logiciel (+17% en 2022 par rapport à 2021, selon le Gimelec).

Les ventes ont aussi fortement accéléré (+25% au dernier trimestre 2022) sur les systèmes de pilotage, reliés à un serveur d'automation et de contrôle pour impulser des consignes de chauffage selon les moments de la journée, de la semaine ou de l'année.

Obligations 

Le retard à combler reste cependant immense.

Seuls 6% des bâtiments tertiaires (bureaux ou commerces) de plus de 1.000 m2 en France sont dotés d'outils de pilotage fonctionnels et récents pour la ventilation, le chauffage ou l'éclairage. Et 12% des logements privés utilisaient des solutions de pilotage ou de programmation en 2018. Un jour d'hiver, ces bâtiments représentent pourtant "plus de 70%" de la consommation électrique française, selon RTE.

Avec les nouveaux décrets, l'objectif reste d'obliger les plus gros bâtiments à s'équiper avant 2025 d'un système d'automatisation et de contrôle de la chaleur: "cela concerne grosso modo les bâtiments de plus de 2.000 m2", décrypte Mme Eyraud.

La nouveauté vient de ce que l'obligation est étendue aux bâtiments plus petits, d'environ 1.000 m2, qui devront s'équiper avant 2027. Il y aura aussi moins de dérogations possibles et des inspections techniques obligatoires.

"Un coût pour les entreprises mais un retour sur investissement rapide, encore plus avec des prix de l'énergie élevés", assure Mme Eyraud.

Dans le résidentiel, il faudra avant 2025 investir dans des robinets thermostatiques permettant un réglage minimal des radiateurs sur quatre modes, "confort", "réduit", "hors gel" ou "éteint", selon le projet de décret consulté par l'AFP.

Il existe des équipements plus performants pour choisir la température pièce par pièce, pour l'ajuster à distance, la programmer, ou encore des radiateurs intelligents capables, tout comme le ballon d'eau chaude ou les volets, d'apprendre le rythme de vie des occupants d'un logement, mais la réglementation ne va pas jusqu'à les imposer.


De retour d'Alger, Darmanin se dit «très rassuré par la façon dont Christophe Gleizes est traité»

Gérald Darmanin a effectué une visite de deux jours en Algérie, "à la demande du président de la République" française, pour évoquer le cas de Christophe Gleizes ainsi que la coopération judiciaire entre les deux pays. (AFP)
Gérald Darmanin a effectué une visite de deux jours en Algérie, "à la demande du président de la République" française, pour évoquer le cas de Christophe Gleizes ainsi que la coopération judiciaire entre les deux pays. (AFP)
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  • Le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, s'est dit mardi "très rassuré" par la façon dont le journaliste sportif Christophe Gleizes "est traité" par l'Algérie où il est détenu, au lendemain d'une visite à Alger
  • Le journaliste sportif est détenu depuis près d'un an en Algérie

PARIS: Le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, s'est dit mardi "très rassuré" par la façon dont le journaliste sportif Christophe Gleizes "est traité" par l'Algérie où il est détenu, au lendemain d'une visite à Alger.

"Nous avons rappelé qu'il faut rendre Christophe Gleizes non pas à la France, mais à sa mère", a déclaré le garde des Sceaux sur CNews et Europe 1, estimant que le président algérien Abdelmadjid Tebboune "y sera sensible, en tous cas (...) je lui fais confiance pour cela".

Le journaliste sportif est détenu depuis près d'un an en Algérie.

Gérald Darmanin a effectué une visite de deux jours en Algérie, "à la demande du président de la République" française, pour évoquer le cas de Christophe Gleizes ainsi que la coopération judiciaire entre les deux pays.

Ce séjour actait un apaisement entre les deux pays amorcé ces derniers mois après une crise acrimonieuse de presque deux ans.

Le garde des Sceaux a affirmé avoir obtenu des autorités algériennes "la reprise de notre coopération judiciaire".

Il a salué "des échanges extrêmement forts" avec le président Tebboune sur la question de Christophe Gleizes, arrêté dans le cadre d'un reportage en mai 2024 en Kabylie (nord-est) et condamné à sept ans de prison pour "apologie du terrorisme".

"Maintenant, sa peine est définitive, puisqu'il n'a pas fait de pourvoi en cassation", a reconnu mardi Gérald Darmanin. La démarche vise à ouvrir la voie à une possible grâce du président Tebboune.

Le ministre a estimé que le chef de l'Etat algérien était en mesure "de faire ce geste pour cette famille, et bien sûr pour notre bonne relation".

 


L’Institut du monde arabe réunit les jeunes du G7 autour des partenariats internationaux

L'Institut du monde arabe accueille lundi une rencontre internationale organisée dans le cadre du sommet du YOUTH 7 (Y7) 2026, consacré cette année à la réflexion sur les partenariats internationaux dans un contexte de profondes tensions géopolitiques. (AFP)
L'Institut du monde arabe accueille lundi une rencontre internationale organisée dans le cadre du sommet du YOUTH 7 (Y7) 2026, consacré cette année à la réflexion sur les partenariats internationaux dans un contexte de profondes tensions géopolitiques. (AFP)
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  • La soirée-débat, organisée en partenariat avec Open Diplomacy, réunira des délégués internationaux autour du thème: «Au G7, quelle politique des partenariats internationaux à l’heure de la brutalisation du monde?»
  • Plusieurs personnalités prendront part à cette rencontre, parmi lesquelles Anne-Claire Legendre, Éléonore Caroit, Thomas Friang et Aurélien Duchêne

PARIS: L'Institut du monde arabe accueille lundi une rencontre internationale organisée dans le cadre du sommet du YOUTH 7 (Y7) 2026, consacré cette année à la réflexion sur les partenariats internationaux dans un contexte de profondes tensions géopolitiques.

Organisé à Paris du 17 au 20 mai sous présidence française du G7, le Y7 constitue la plateforme officielle d’engagement des jeunes des pays membres du G7. Cette initiative précède d’un mois le sommet des chefs d’État et de gouvernement prévu à Évian.

La soirée-débat, organisée en partenariat avec Open Diplomacy, réunira des délégués internationaux autour du thème: «Au G7, quelle politique des partenariats internationaux à l’heure de la brutalisation du monde?»

Plusieurs personnalités prendront part à cette rencontre, parmi lesquelles Anne-Claire Legendre, Éléonore Caroit, Thomas Friang et Aurélien Duchêne.

Le programme prévoit également une visite privée de l’exposition consacrée à Byblos pour les délégations internationales, avant les interventions officielles et un cocktail de réseautage.

À travers cet événement, l’Institut du monde arabe entend réaffirmer son engagement en faveur du dialogue entre les cultures, de la coopération internationale et de la mobilisation des nouvelles générations face aux grands défis mondiaux.


Opération avec Audemars Piguet: Swatch dit à l'AFP avoir constaté des «problèmes» dans une vingtaine de magasins

L'horloger suisse Swatch Group a annoncé lundi à l'AFP qu'il avait observé une demande "phénoménale" pour sa collaboration avec la marque de prestige Audemars Piguet, reconnaissant "des problèmes" dans une vingtaine de ses boutiques dans le monde le jour de son lancement samedi. (AFP)
L'horloger suisse Swatch Group a annoncé lundi à l'AFP qu'il avait observé une demande "phénoménale" pour sa collaboration avec la marque de prestige Audemars Piguet, reconnaissant "des problèmes" dans une vingtaine de ses boutiques dans le monde le jour de son lancement samedi. (AFP)
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  • A Lille, dans le nord de la France, "au moins quatre" personnes ont dit aux équipes municipales avoir reçu des "coups de poing dans la file d'attente" et vouloir porter plainte.
  • Une bagarre a également éclaté devant une boutique à Milan, dans le nord de l'Italie. Des mouvements de foule ont aussi été observés entre autres en Thaïlande et aux Etats-Unis

ZURICH: L'horloger suisse Swatch Group a annoncé lundi à l'AFP qu'il avait observé une demande "phénoménale" pour sa collaboration avec la marque de prestige Audemars Piguet, reconnaissant "des problèmes" dans une vingtaine de ses boutiques dans le monde le jour de son lancement samedi.

"Le jour du lancement, il y a eu des problèmes dans environ une vingtaine de magasins Swatch sur 220 dans le monde où Royal Pop a été lancée, car les files d’attente des personnes intéressées étaient extrêmement longues et l’organisation faite par certains centres commerciaux n’était pas suffisante pour contenir cette ruée", a indiqué le groupe suisse.

"La réaction à la collection Royal Pop dans le monde est phénoménale et la demande est immensément élevée", a ajouté le groupe horloger, qui compare le lancement de ce modèle avec Audemars Piguet à celui du modèle MoonSwatch en 2022, en partenariat avec Omega.

Avant l'ouverture samedi, de longues files d'attentes s'étaient formées durant la nuit devant les boutiques Swatch. L'affluence a viré au chaos à l'ouverture dans certaines villes, nécessitant l'intervention de la police et la fermeture immédiate de certains magasins.

"Comme pour le MoonSwatch, cela s'est quelque peu 'normalisé' après le jour du lancement", a précisé le groupe suisse, "surtout après que nous avons de nouveau communiqué que la collection Royal Pop serait disponible durant plusieurs mois".

Dans l'ouest de la région parisienne, au Chesnay-Rocquencourt (Yvelines), quelque 300 personnes, venues avant l'ouverture du magasin Swatch du centre commercial Westfield Parly 2, ont été dispersées samedi par la police à l'aide de gaz lacrymogène.

A Lille, dans le nord de la France, "au moins quatre" personnes ont dit aux équipes municipales avoir reçu des "coups de poing dans la file d'attente" et vouloir porter plainte.

Une bagarre a également éclaté devant une boutique à Milan, dans le nord de l'Italie. Des mouvements de foule ont aussi été observés entre autres en Thaïlande et aux Etats-Unis.

Propriétaire de 16 marques, Swatch avait déjà lancé une coopération en 2022 avec Omega, une des marques de prestige du groupe. Devant son succès, l'entreprise avait renouvelé l'opération en 2023 avec Blancpain, autre marque du groupe, connue notamment pour ses montres de plongée.

Mais pour le modèle lancé samedi, la collaboration a lieu cette fois avec une marque externe au groupe, Audemars Piguet. Cette marque indépendante compte parmi les plus prestigieuse de l'horlogerie suisse.