Au Soudan, appel à l'aide pour sauver les lions affamés d'une réserve

La lionne Kandaka et d'autres lionceaux se promènent dans un enclos du centre de sauvetage des animaux du Soudan à al-Bageir, au sud de la capitale Khartoum, le 28 février 2022. (AFP).
La lionne Kandaka et d'autres lionceaux se promènent dans un enclos du centre de sauvetage des animaux du Soudan à al-Bageir, au sud de la capitale Khartoum, le 28 février 2022. (AFP).
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Publié le Lundi 24 avril 2023

Au Soudan, appel à l'aide pour sauver les lions affamés d'une réserve

  • A une heure de route au sud-est de Khartoum, la réserve d'al-Baguir se trouve «aux environs d'une base militaire en proie au combats», indique le «Sudan animal rescue center» dans un message publié sur les réseaux sociaux
  • La réserve accueille 25 lions, de tous âges, sur plus de quatre hectares, ainsi qu'une demi-douzaine de hyènes, de nombreux singes, tortues, oiseaux, six gazelles, deux chameaux et d'autres animaux domestiques

KHARTOUM : Une réserve soudanaise lance dimanche un appel à l'aide: sans électricité ni réserves de nourriture, 25 lions affamés risquent de se retrouver dans la nature, au moment où la population doit déjà subir des combats meurtriers.

Depuis le 15 avril, militaires et paramilitaires se sont lancés dans une guerre sans merci qui a déjà fait plus de 400 morts, principalement dans la capitale.

A une heure de route au sud-est de Khartoum, la réserve d'al-Baguir se trouve "aux environs d'une base militaire en proie au combats", indique le "Sudan animal rescue center" dans un message publié sur les réseaux sociaux.

Malgré les affrontements, "nous restons chaque jour avec les animaux (...) mais l'absence d'électricité est une vraie menace: nos appareils de sécurité (pour les barrières électriques) en dépendent largement", prévient la réserve qui réclame de la nourriture et du fuel pour les générateurs.

La réserve accueille 25 lions, de tous âges, sur plus de quatre hectares, ainsi qu'"une demi-douzaine de hyènes, de nombreux singes, tortues, oiseaux, six gazelles, deux chameaux" et d'autres animaux domestiques, précise le texte.

"Notre voiture a été volée et on ne trouve plus d'essence", s'alarme encore le "Sudan animal rescue center", dans un pays où l'eau courante et l'électricité manquent et où la nourriture se fait de plus en plus rare.

L'année dernière, des bénévoles d'al-Baguir avaient fait visiter à l'AFP leur réserve, ouverte dans la foulée du sauvetage en 2020 de lions mal-nourris du zoo de Khartoum. Alors, ils racontaient comment ils se relayaient chaque jour pour distribuer les cinq à dix kilos de viande quotidiens nécessaires à chacun des félins.

Le nombre de lions africains dans le monde a chuté de 40% en trois générations, s'alarme WWF. Ils ne sont plus qu'un peu plus de 20.000 à l'état sauvage, dont une poignée au Soudan dans le parc national Dinder près de la frontière avec l'Ethiopie.


Trump et Netanyahu sur le Liban, un « petit différend »

Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
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  • "Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré
  • "Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend"

EVIAN: Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille.

"Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré.

"Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend".

Le président américain a indiqué que le protocole d'accord avec l'Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient serait signé "bientôt", "peut-être" jeudi ou vendredi.

La signature a été annoncée pour vendredi à Genève.

Interrogé sur son intention de rester en Europe pour la signature, il a répondu qu'il "pourrait" rester, tout en ajoutant: "Ce n'est pas le genre de document que je devrais signer".

Sur "la partie libanaise, c'est une chose sur laquelle il va falloir qu'on travaille un peu", a reconnu Donald Trump, alors que les Iraniens exigent qu'Israël cesse ses frappes contre le groupe armé pro-iranien Hezbollah au Liban.

"C'est en fait une toute petite pièce du puzzle, mais elle fait quand même beaucoup de bruit", a également commenté Donald Trump, estimant que "le vrai sujet, c'est l'accord avec l'Iran".

Car "c'est là qu'est l'argent, là que se trouvait le pouvoir", a-t-il ajouté.

Il a en outre répété que les Etats-Unis "prendront" l'uranium hautement enrichi de l'Iran même s'il est "sans valeur".

Le président américain a par ailleurs promis une discussion "parallèle" avec les pays du Golfe portant sur les missiles balistiques.

Ces pays ont été la cible des frappes de Téhéran durant la guerre américano-israélienne contre la République islamique iranienne.

Donald Trump était depuis lundi à Evian, station thermale des Alpes, pour le sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de sept des plus grandes puissances industrialisées (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni).

Il prolonge son séjour en France avec un dîner au château de Versailles avec Emmanuel Macron.


Liban: plusieurs frappes israéliennes dans le sud malgré l'accord Washington-Téhéran

Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
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  • Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient
  • Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani

BEYROUTH: Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle).

Ces frappes ont notamment touché la région de Nabatiyé et de Kfartebnit, selon la même source.

L'Iran a répété plusieurs fois depuis l'annonce d'un accord avec les Etats-Unis lundi qu'il devait inclure une cessation des hostilités au Liban, où Israël dit viser le Hezbollah allié de Téhéran.

Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient.

Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani.

Et si certains habitants du sud ont commencé à rentrer chez eux, l'armée libanaise a conseillé d'attendre à cause des "risques de violations" de l'accord de la part d'Israël.

Mardi, l'armée israélienne avait mené plusieurs frappes, tuant quatre personnes, et affirmé que ses soldats dans le sud du Liban avaient été ciblés par des roquettes.

Le Hezbollah ne s'est pas exprimé publiquement depuis. Son chef, Naïm Qassem, qui a exprimé sa "profondre gratitude" à l'Iran pour avoir poussé pour inclure le Liban dans l'accord, doit s'exprimer à la télévision mercredi.

Le protocole visant à mettre fin à la guerre qui a fait des milliers de morts au Moyen-Orient, principalement en Iran et au Liban, doit être formellement signé en Suisse vendredi.


Mettre fin à la guerre au Liban est la «question la plus importante» de l'accord avec Washington, selon l'Iran

Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
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  • Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien
  • "Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban"

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington.

"Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban", a déclaré le ministre lors d'une réunion avec des diplomates étrangers diffusée à la télévision d'Etat.