L'UE impose un contrôle renforcé à 19 plateformes dont Twitter et TikTok

Twitter, détenu par le milliardaire américain Elon Musk, et TikTok, propriété du géant chinois Bytedance, ont récemment alimenté les inquiétudes quant à leur aptitude à respecter la législation européenne. (AFP)
Twitter, détenu par le milliardaire américain Elon Musk, et TikTok, propriété du géant chinois Bytedance, ont récemment alimenté les inquiétudes quant à leur aptitude à respecter la législation européenne. (AFP)
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Publié le Mardi 25 avril 2023

L'UE impose un contrôle renforcé à 19 plateformes dont Twitter et TikTok

  • Ces entreprises, qui comptent chacune plus de 45 millions d'utilisateurs actifs dans l'UE, seront placées sous la surveillance de la Commission européenne et soumises à des règles renforcées
  • Ces 19 très grandes plateformes en ligne et moteurs de recherche auront jusqu'au 25 août prochain pour se mettre en conformité

BRUXELLES: Bruxelles a dévoilé mardi une liste de 19 très grandes plateformes en ligne, incluant Twitter, TikTok et les principaux services d'Amazon, Apple, Google, Meta et Microsoft, qui seront soumises à des contrôles renforcés à partir de fin août.

Ces entreprises, qui comptent chacune plus de 45 millions d'utilisateurs actifs dans l'UE, seront placées sous la surveillance de la Commission européenne et soumises à des règles renforcées, dont l'obligation d'un audit annuel indépendant pour s'assurer qu'elles luttent efficacement contre la désinformation, la haine en ligne ou les contrefaçons.

"Le compte à rebours a commencé pour ces 19 très grandes plateformes en ligne et moteurs de recherche", a déclaré le commissaire européen au Marché intérieur Thierry Breton.

Il a rappelé qu'elles devaient se conformer pleinement aux obligations spéciales que leur impose la loi sur les services numériques (DSA), un règlement historique entré en vigueur mi-novembre dans l'UE.

Elles auront jusqu'au 25 août prochain pour se mettre en conformité.

Les contrevenants s'exposeront à des amendes pouvant atteindre 6% du chiffre d'affaires mondial de leur groupe et, en dernier recours, en cas d'infractions graves répétées, à une interdiction temporaire d'exercer dans l'UE.

Les 19 plateformes ont été désignées sur la base de leur nombre d'utilisateurs en Europe qu'elles avaient obligation de publier avant le 17 février.

Twitter, détenu par le milliardaire américain Elon Musk, et TikTok, propriété du géant chinois Bytedance, ont récemment alimenté les inquiétudes quant à leur aptitude à respecter la législation européenne.

Thierry Breton s'est réjoui que Twitter ait accepté de se soumettre à un test de conformité qui aura lieu "fin juin" à San Francisco. Il a précisé que TikTok s'était également dit intéressé par ce soutien proposé par la Commission à tous les acteurs concernés.

La liste dévoilée mardi comprend en outre cinq services du géant Google: moteur de recherche, cartographie (Maps), magasin d'applications (Play Store), vente en ligne (Shopping) et vidéos (YouTube).

Elle inclut aussi les réseaux sociaux Facebook et Instagram du groupe Meta, ainsi que le moteur de recherche Bing et le réseau social professionnel LinkedIn de Microsoft. Sont également concernés Apple, via son magasin d'applications AppStore, et le géant de la distribution Amazon.

AliExpress, branche logistique du géant chinois du commerce en ligne Alibaba, le réseau social Snapchat, le service de partage de photos Pinterest, l'encyclopédie en ligne Wikipedia et le champion européen de la vente en ligne de mode Zalando complètent la liste.

«Responsabilités particulières»

Considérées comme ayant "une importance systémique" et des "responsabilités particulières" en raison de leur taille, elles seront placées sous la supervision directe de la Commission européenne et devront procéder elles-mêmes à une analyse des risques liés à leurs services en matière de diffusion de contenus illégaux, d'atteinte à la vie privée ou à la liberté d'expression, mais aussi en matière de santé ou de sécurité publique.

Elles devront en outre mettre en place les moyens adéquats, notamment dans la modération de contenus, pour atténuer ces risques.

Par ailleurs, elles auront obligation d'ouvrir leurs algorithmes aux experts de l'exécutif européen et d'offrir un accès à leurs données à des chercheurs agréés.

Ces règles, imposées aux seules très grandes plateformes, s'ajoutent à celles prévues par le DSA pour l'ensemble des réseaux sociaux, places de marché et moteurs de recherche quelle que soit leur taille.

Les règles s'imposant à tous les acteurs deviendront elles effectives au 17 février 2024.

Elles incluent l'obligation d'agir "promptement" pour retirer tout contenu illicite dès que la plateforme en a connaissance, ou l'obligation d'informer les autorités judiciaires quand elles soupçonnent une "infraction pénale grave".

Elles comprennent aussi des interdictions, comme celles d'exploiter les données "sensibles" des utilisateurs (genre, tendance politique, appartenance religieuse...) pour de la publicité ciblée et des obligations de transparence, comme la publication des principaux paramètres utilisés par les systèmes de recommandation.

Outre la liste dévoilée mardi, Bruxelles vérifie les données d'autres plateformes qui ont affirmé ne pas relever du champ des règles renforcées du DSA, comme Telegram, Airbnb ou Spotify.

Certaines d'entre elles pourraient être désignées ultérieurement, si la Commission estime qu'elles dépassent le seuil des 45 millions d'utilisateurs actifs dans l'UE. Thierry Breton a évoqué "quatre ou cinq plateformes supplémentaires" qui pourraient être annoncées "dans les prochaines semaines".

Le DSA complète le règlement sur les marchés numériques (DMA) qui s'attaque aux pratiques anticoncurrentielles des géants de la tech et qui est entré en vigueur le 1er novembre.


Pétrole: le baril chute de près de 5% après l'annonce de négociations Etats-Unis/Iran

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Les prix du pétrole chutent lundi à l'ouverture des échanges asiatiques après l'annonce par Donald Trump de nouvelles négociations pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient et rouvrir le détroit d'Ormuz.

Vers 22H50 GMT dimanche, le prix du baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre reculait de 4,69% à 83,81 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate cédait 4,67% à 80,72 dollars.

Après avoir menacé l'Iran d'une attaque massive, Donald Trump a dit samedi soir renoncer à de nouvelles frappes à condition qu'un accord soit conclu rapidement, en particulier sur le détroit d'Ormuz.

L'Iran a de son côté assuré dimanche être proche d'un accord avec Oman sur ce passage stratégique crucial pour le commerce mondial d'hydrocarbures.

Le président américain a ensuite annoncé que des nouvelles négociations avec Téhéran commenceraient lundi.


Engie revoit à la hausse ses perspectives 2026 grâce à l’électrification et les infrastructures

Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
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  • Engie relève ses objectifs 2026, porté par l’électrification, les renouvelables et l’acquisition de UK Power Networks
  • Le groupe affiche un bénéfice net semestriel en hausse de 13,7 % à 3,3 milliards d’euros

PARIS: Engie a revu à la hausse ses perspectives pour l’année 2026 après un premier semestre au cours duquel l'énergéticien a été porté par l’accélération de l’électrification et l’acquisition du distributeur britannique d’électricité UK Power Networks.

"Partout où nous opérons, l'électrification s'accélère, les besoins en infrastructure, en flexibilité, en solution bas carbone continuent de croître", a déclaré Catherine MacGregor, la directrice générale lors d’une conférence téléphonique vendredi. "Et tous les métiers d'Engie sont au coeur de ces transformations".

"Qu'il s'agisse des renouvelables, des batteries, des réseaux électriques, des infrastructures locales ou encore des offres dédiées aux +data centers+, nous accélérons nos investissements dans les activités qui répondent justement aux évolutions structurelles du système énergétique", a-t-elle ajouté.

Sur les six premiers mois de l'année, le bénéfice net a progressé de 13,7% à 3,3 milliards d’euros. Le chiffre d’affaires en revanche a reculé de 3,6% à 36,7 milliards d’euros.

Le groupe a bénéficié de sa dynamique opérationnelle lors de ces six mois et estime que son plan de performance en cours a contribué pour 304 millions d’euros à l'amélioration des résultats.

Il a également été porté par l’activité gaz soutenue par des conditions de marché favorables.

Côté perspectives, Engie a revu à la hausse son objectif de résultat net récurrent pour 2026 à un niveau compris entre 4,9 et 5,5 milliards d’euros (contre une fourchette de 4,6 à 5,2 milliards d’euros annoncée précédemment). Au premier semestre, cet indicateur qui exclut les activités exceptionnelles, s'est établi à 3 milliards d'euros.

L’Ebit (résultat opérationnel ajusté) hors nucléaire est quant à lui attendu dans une fourchette indicative de 9,2 à 10,2 milliards d’euros (contre 8,7 à 9,7 milliards d’euros auparavant).

"Nos activités de génération et nos infrastructures gazières jouent un rôle déterminant dans la sécurité du système et la maîtrise de son coût", a souligné Catherine MacGregor.

"C'est bien la cohérence stratégique associée à la solidité de nos modèles intégrés et à notre capacité d'exécution qui nous permet d'aborder la suite de l'année avec confiance et de relever notre +guidance+", a-t-elle conclu.


Saint-Gobain: bénéfice et ventes en recul au premier semestre mais des signes de croissance retrouvés

Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance. (AFP)
Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance. (AFP)
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  • Sur le semestre, le chiffre d'affaires est en repli de 1,1% à 23,6 milliards d'euros mais les ventes se sont améliorées dans la plupart des zones géographiques, à l'exception des Amériques, selon un communiqué du groupe français
  • En Europe du Nord, le chiffre d'affaires est en hausse de 0,2% sur le semestre. Sur la zone Europe du Sud, Moyen-Orient et Afrique, la croissance est de 2,1% et +2% en Asie-Pacifique

PARIS: Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance.

Sur le semestre, le chiffre d'affaires est en repli de 1,1% à 23,6 milliards d'euros mais les ventes se sont améliorées dans la plupart des zones géographiques, à l'exception des Amériques, selon un communiqué du groupe français.

"Après un premier trimestre marqué par l'impact de conditions climatiques défavorables dans l'hémisphère nord, le chiffre d'affaires à données comparables renoue avec la croissance au deuxième trimestre dans toutes les régions, y compris en volumes: en Europe grâce au marché de la construction neuve, en Amérique avec une normalisation des conditions climatiques en Amérique du Nord, et en Asie-Pacifique qui poursuit sa forte croissance", décrypte Saint-Gobain, qui emploie plus de 162.000 personnes dans 81 pays.

En Europe du Nord, le chiffre d'affaires est en hausse de 0,2% sur le semestre. Sur la zone Europe du Sud, Moyen-Orient et Afrique, la croissance est de 2,1% et +2% en Asie-Pacifique.

C'est la zone Amériques qui tire le chiffre d'affaires vers le bas avec -7,2% sur le semestre. En ne prenant en compte que le deuxième trimestre, les ventes sont restées stables (+0,4%).

En 2025, la zone représentait plus du quart du chiffre d'affaires global de Saint-Gobain.

L'Ebitda (excédent brut d'exploitation), un indicateur de rentabilité, atteint 3,6 milliards d'euros "affecté par l'effet de change", mais "bénéficiant du retour à la croissance au deuxième trimestre", explique Saint-Gobain.

L'entreprise a confirmé ses perspectives de croissance, malgré "un environnement macroéconomique contrasté et géopolitiquement incertain", selon Benoît Bazin, PDG du groupe, lors d'un point presse.

Saint-Gobain anticipe une croissance de ses ventes au deuxième semestre 2026 dans toutes les zones, "contrastées par pays" en Europe, "dans un contexte incertain" dans les Amériques et "tirée par l'Inde et l'Asie du sud-est" pour la zone Asie-Pacifique.