Soudan: Londres promet «un soutien constant» à ses ressortissants encore dans le pays

Des personnes fuyant le Soudan déchiré par la guerre font la queue pour monter à bord d'un bateau depuis Port Soudan le 28 avril 2023. (AFP)
Des personnes fuyant le Soudan déchiré par la guerre font la queue pour monter à bord d'un bateau depuis Port Soudan le 28 avril 2023. (AFP)
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Publié le Dimanche 30 avril 2023

Soudan: Londres promet «un soutien constant» à ses ressortissants encore dans le pays

  • Le dernier avion militaire britannique s'est envolé samedi soir du nord de Khartoum, mettant fin à une mission entamée mardi pour évacuer les ressortissants britanniques
  • 2 000 Britanniques s'étaient signalés auprès des autorités pour quitter le Soudan, et certains ont fui par leurs propres moyens, notamment en rejoignant l'Egypte par la route

LONDRES: Londres a promis dimanche d'apporter un "soutien constant" aux Britanniques encore au Soudan, malgré l'arrêt de l'évacuation aérienne de ses ressortissants, devenue selon le gouvernement trop risquée avec la poursuite des combats.

"Nous avons évacué 1 888 citoyens britanniques et leurs proches, ce qui témoigne d'un effort d'évacuation très réussi et nous continuerons d'apporter un soutien constant" à ceux qui sont encore au Soudan, a déclaré le ministre des Transports Mark Harper sur Sky News.

Le dernier avion militaire britannique s'est envolé samedi soir de la base aérienne de Wadi Saeedna située au nord de Khartoum, mettant fin à une mission entamée mardi pour évacuer les ressortissants britanniques piégés au milieu des combats.

Soudan: Londres prévoit un nouveau vol d'évacuation de ses ressortissants

Londres a annoncé dimanche l'organisation d'un vol supplémentaire pour évacuer ses ressortissants du Soudan et a promis un "soutien constant" aux Britanniques encore dans le pays où les combats se poursuivent.

"Un vol supplémentaire d'évacuation à partir de Port Soudan partira lundi", a indiqué le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué, appelant les ressortissants britanniques souhaitant y embarquer à se rendre à l'aéroport international de cette ville de l'est du pays.

Le chargé d'affaires du Soudan au Royaume-Uni, Khalid Mohammed Ali Hassan, avait indiqué dimanche matin que son pays était "prêt à aider" Londres pour organiser de nouveaux vols d’évacuation, interrogé sur Times radio.

Le gouvernement britannique est très critiqué pour avoir mis plus de temps que d'autres pays à lancer une évacuation à grande échelle.

Le refus d'évacuer des médecins soudanais travaillant pour le service public de santé britannique (NHS) a aussi suscité un tollé, et finalement une vingtaine de ses médecins ont pu embarquer dans un avion. Le ministère précise dimanche dans son communiqué que les étrangers travaillant pour le NHS peuvent être évacués.

"L'évacuation que nous avons menée est la plus longue et la plus importante de tous les pays occidentaux", a ajouté M. Harper, alors que le gouvernement est très critiqué pour avoir mis plus de temps que d'autres pays à lancer une évacuation à grande échelle.

Le refus d'évacuer des médecins soudanais travaillant pour le service public de santé britannique (NHS) a aussi suscité un tollé, et finalement une vingtaine de ses médecins ont pu embarquer dans un avion.

"Il y a eu une attaque sur un avion turc (...), ce qui montre que l'évacuation n'était pas sans risque et donc nous ne pouvons pas continuer indéfiniment", a insisté M. Harper.

Londres a désormais déployé des effectifs à Port-Soudan pour aider les Britanniques qui souhaiteraient quitter le pays par la mer, a ajouté le ministre, alors que le cessez-le-feu, qui n'a jamais été vraiment respecté sur le terrain, expire ce dimanche à 22H00 GMT.

2.000 Britanniques s'étaient signalés auprès des autorités pour quitter le Soudan, et certains ont fui par leurs propres moyens, notamment en rejoignant l'Egypte par la route.


Grèce: un homme de 89 ans recherché après deux fusillades

Un peu plus tôt, il avait blessé légèrement à la jambe un employé dans une antenne de la Sécurité sociale grecque. (AFP)
Un peu plus tôt, il avait blessé légèrement à la jambe un employé dans une antenne de la Sécurité sociale grecque. (AFP)
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  • L'homme âgé, présenté comme souffrant de troubles psychologiques, a abandonné son arme en s'enfuyant du tribunal, dans le centre d'Athènes, où il venait de blesser légèrement trois personnes, selon la même source
  • Un peu plus tôt, il avait blessé légèrement à la jambe un employé dans une antenne de la Sécurité sociale grecque

ATHENES: La police grecque recherche mardi un homme de 89 ans, en fuite et soupçonné d'être l'auteur de deux fusillades dans des bâtiments publics à Athènes qui ont fait quatre blessés légers, selon l'agence de presse grecque ANA.

L'homme âgé, présenté comme souffrant de troubles psychologiques, a abandonné son arme en s'enfuyant du tribunal, dans le centre d'Athènes, où il venait de blesser légèrement trois personnes, selon la même source.

Un peu plus tôt, il avait blessé légèrement à la jambe un employé dans une antenne de la Sécurité sociale grecque.

 

 


Washington examine une proposition iranienne sur le détroit d'Ormuz

A Washington, le président américain a conduit lundi une réunion avec ses principaux conseillers en matière de sécurité, lors de laquelle une nouvelle proposition iranienne sur le détroit a été discutée. (AFP)
A Washington, le président américain a conduit lundi une réunion avec ses principaux conseillers en matière de sécurité, lors de laquelle une nouvelle proposition iranienne sur le détroit a été discutée. (AFP)
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  • Selon CNN, citant des personnes au fait du dossier, Donald Trump a laissé entendre au cours de cette rencontre qu'il était peu probable qu'il l'accepte
  • Même si, selon son secrétaire d'Etat Marco Rubio, l'offre "est meilleure que ce que nous pensions qu'ils nous proposeraient"

WASHINGTON: La Maison Blanche étudie une nouvelle proposition de l'Iran pour débloquer le détroit d'Ormuz, quasiment paralysé depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, Téhéran jugeant de son côté mardi que les Etats-Unis n'étaient plus en mesure de dicter leur politique à d'autres pays.

Le blocage d'Ormuz, un passage maritime stratégique pour le commerce du pétrole et du gaz naturel liquéfié, a fragilisé l'économie mondiale et sa réouverture est un enjeu majeur pour un règlement durable du conflit, déclenché par des frappes israélo-américaines contre l'Iran le 28 février.

A Washington, le président américain a conduit lundi une réunion avec ses principaux conseillers en matière de sécurité, lors de laquelle une nouvelle proposition iranienne sur le détroit a été discutée.

Selon CNN, citant des personnes au fait du dossier, Donald Trump a laissé entendre au cours de cette rencontre qu'il était peu probable qu'il l'accepte.

Même si, selon son secrétaire d'Etat Marco Rubio, l'offre "est meilleure que ce que nous pensions qu'ils nous proposeraient".

"Exigences illégales et irrationnelles" 

Selon un article du site américain Axios - relayé par l'agence officielle iranienne Irna - l'Iran a transmis aux Etats-Unis une nouvelle proposition visant à rouvrir le détroit d'Ormuz et mettre fin à la guerre, et, à une date ultérieure seulement, négocier sur le dossier nucléaire.

Les Etats-Unis "ne sont plus en position de dicter leur politique à des nations indépendantes", a affirmé le porte-parole du ministère iranien de la Défense, Reza Talaei-Nik, appelant Washington à renoncer à ses "exigences illégales et irrationnelles".

Le Parlement iranien prépare parallèlement une loi prévoyant de placer le détroit sous l'autorité des forces armées. Selon ce texte, les navires israéliens auraient l'interdiction d'y passer et des droits de passage devraient être acquittés en rials iraniens.

"Nous ne pouvons pas tolérer que les Iraniens tentent d'instaurer un système dans lequel ils décident qui peut utiliser une voie maritime internationale et combien il faut leur payer pour l'utiliser", a répliqué Marco Rubio sur Fox News.

Il a par ailleurs insisté sur le volet nucléaire: "nous devons faire en sorte que tout accord conclu les empêche définitivement d'avoir à tout moment l'arme nucléaire à leur portée", a-t-il dit. Téhéran nie nourrir cette ambition et défend son droit au nucléaire civil.

Pour la première fois depuis le début de la guerre, un méthanier, chargé à plein en GNL, a pu franchir le détroit d'Ormuz courant avril, et se trouvait lundi au large de l'Inde, selon les données du cabinet spécialisé Kpler.

"Conflit gelé"? 

Alors qu'un cessez-le-feu est en vigueur depuis trois semaines, les négociations piétinent sur un arrêt durable des hostilités. Face à cette impasse diplomatique, le Qatar a mis en garde mardi contre un "conflit gelé" dans le Golfe.

Après l'annulation par les Etats-Unis d'un deuxième round de négociations au Pakistan, le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a rencontré lundi à Saint-Pétersbourg son allié Vladimir Poutine.

Moscou, un des principaux soutiens de Téhéran, fera "tout" pour que "la paix puisse être obtenue le plus rapidement possible", a assuré le président russe.

M. Araghchi a aussi démenti tout affaiblissement de l'Iran malgré les nombreuses frappes qui ont visé le pays durant les premières semaines de la guerre et le blocus maritime imposé par Washington à ses ports.

La guerre au Moyen-Orient a fait des milliers de morts, essentiellement en Iran et au Liban.

Le bombardement au premier jour de la guerre de l'école de Minab, dans le sud de l'Iran, un des drames les plus spectaculaires du conflit, a été ramené à 155 morts (dont 120 enfants) contre au moins 175 précédemment, selon un bilan révisé diffusé mardi par la télévision d'Etat iranienne.

Sur le front libanais, l'armée israélienne - qui combat le mouvement pro-iranien Hezbollah, a ordonné mardi l'évacuation de nouveaux villages dans le sud du Liban.

Des frappes israéliennes dans cette région ont fait quatre morts et 51 blessés lundi, selon le ministère libanais de la Santé. Cela porte à au moins 40 le nombre de personnes tuées au Liban depuis le début de la trêve théoriquement en vigueur sur ce front depuis le 17 avril, d'après un décompte de l'AFP à partir des chiffres du ministère de la Santé.


La stabilité dans le Golfe passe par des « garanties crédibles» de sécurité pour l'Iran

L’ambassadeur iranien auprès de l’ONU, Amir Saeid Iravani, s’exprime lors d’une réunion du Conseil de sécurité des Nations unies sur le conflit Israël-Iran, au siège de l’ONU à New York, le 20 juin 2025. (Photo d’archives AFP)
L’ambassadeur iranien auprès de l’ONU, Amir Saeid Iravani, s’exprime lors d’une réunion du Conseil de sécurité des Nations unies sur le conflit Israël-Iran, au siège de l’ONU à New York, le 20 juin 2025. (Photo d’archives AFP)
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  • L’ambassadeur iranien à l’ONU affirme que la stabilité du Golfe dépend de garanties crédibles empêchant toute nouvelle attaque contre l’Iran et du respect de sa souveraineté
  • De nombreux pays critiquent l’Iran pour son contrôle du détroit d’Ormuz, tandis que Téhéran accuse les États-Unis de blocus naval et d’actions assimilées à de la piraterie

NATIONS UNIES: Le retour de la sécurité et de la stabilité dans le Golfe passe par des "garanties crédibles" pour l'Iran contre toute nouvelle attaque américano‑israélienne, a déclaré lundi l'ambassadeur iranien aux Nations unies.

"Une stabilité et une sécurité durables dans le Golfe et dans toute la région ne peuvent être garanties que par une cessation durable et permanente de toute agression contre l'Iran, accompagnée de garanties crédibles de non-répétition et du plein respect des droits et intérêts souverains légitimes de l'Iran", a déclaré Amir Saeid Iravani lors d'une session du Conseil de sécurité convoquée par Bahreïn.

Lors de la réunion à New York, des dizaines de pays ont condamné l'Iran pour son contrôle du détroit d'Ormuz, passage stratégique pour les exportations d'hydrocarbures des pays du Golfe vers le reste du monde.

S'adressant ensuite à la presse, M. Iravani a regretté que les critiques aient visé exclusivement l'Iran, sans mentionner le blocus naval décrété par Washington.

"Les États-Unis agissent comme des pirates et des terroristes, ciblant les navires commerciaux par la coercition et l'intimidation, terrorisant les équipages, se saisissant illégalement des navires et prenant des membres d'équipage en otage", a-t-il déclaré. "Pourtant, parmi ceux qui ont exprimé leur inquiétude quant à la sécurité de la navigation internationale, personne lors de la réunion d'aujourd'hui n'a osé évoquer ni condamner ces actes terroristes."