Une fillette britannique de trois ans bloquée au Soudan après que les autorités britanniques refusent d’évacuer sa mère

Amar Idriss a affirmé que sa femme, Amina, 41 ans, et sa fille, Samrin, avaient fui les combats à Khartoum. (Photo, AFP)
Amar Idriss a affirmé que sa femme, Amina, 41 ans, et sa fille, Samrin, avaient fui les combats à Khartoum. (Photo, AFP)
Short Url
Publié le Mardi 02 mai 2023

Une fillette britannique de trois ans bloquée au Soudan après que les autorités britanniques refusent d’évacuer sa mère

  • Les autorités britanniques ont empêché la maman d'embarquer, parce qu'elle n'avait pas de visa britannique. Elles ont dit à la mère que sa fille ne pouvait pas être placée seule sur le vol
  • Les mesures d'évacuation britanniques passent par Port-Soudan, où l'Arabie saoudite joue un rôle de premier plan

LONDRES: Au Soudan, une fillette britannique de trois ans, ainsi que sa mère, se sont vu refuser l'accès à un vol d'évacuation britannique, a affirmé le père de l'enfant au journal The Times.

Amar Idriss a indiqué que sa femme Amina, âgée de 41 ans, et sa fille, Samrin, avaient fui les combats à Khartoum pour se rendre à Port-Soudan, sur la mer Rouge. La mère et la fille ont tenté d'embarquer lundi à l’aéroport de la ville sur le dernier vol d’évacuation du Royaume-Uni depuis le Soudan.

Amar Idriss a toutefois indiqué que les autorités britanniques avaient empêché Amina d'embarquer, parce qu'elle n'avait pas de visa britannique. Elles ont dit à la mère que sa fille ne pouvait pas être placée seule sur le vol.

«Ce matin, les diplomates britanniques ont dit qu'ils emmèneraient l'enfant seule sur le vol. Puis ils sont revenus et ont dit qu'ils ne pouvaient pas prendre l'enfant sans sa mère. Ils ont changé d'avis», a-t-il précisé.

La mère et la fille avaient auparavant quitté Khartoum après que leur maison a été touchée lors d'un bombardement. Le passeport britannique de Samrin est resté dans la maison à la suite de la confusion qui a suivi.

Amar Idriss a averti que la santé de sa femme «se détériorait rapidement» car elle était restée sans eau potable pendant plusieurs jours. «J'ai contacté le ministère des Affaires étrangères à quatre reprises, les suppliant de prendre Samrin», a affirmé Roza Mohammed, la tante de Samrin.

Le gouvernement britannique a annoncé lundi qu'il allait arrêter les vols d'évacuation à partir de la base aérienne de Wadi Saeedna au nord de Khartoum, en raison d'une baisse du nombre de ressortissants britanniques demandant à partir.

L'équipe diplomatique à Port-Soudan servira désormais de centre de communication pour les ressortissants britanniques qui restent et qui cherchent à quitter le pays par des moyens de transport commerciaux.

Dans un communiqué, le ministre des Affaires étrangères James Cleverly a salué les efforts d'évacuation britanniques et a félicité le personnel de l'ambassade. «Alors que l'attention est fixée sur les efforts humanitaires et diplomatiques, nous continuerons à faire tout notre possible pour faire pression pour un cessez-le-feu à long terme et une fin immédiate de la violence au Soudan», a-t-il déclaré.

Par ailleurs, Adam Qumar Ibrahim, un Soudano-Britannique de Birmingham ayant la double nationalité, a affirmé au Times que son cousin nouvellement marié avait refusé de monter à bord d'un vol d'évacuation après que sa femme s’en soit vu refuser l'accès.

Le cousin d'Ibrahim, Abbas Adam, s'était rendu au Soudan en février pour son mariage, et avait cherché à quitter le pays avec sa femme alors que les combats éclataient entre le gouvernement et les paramilitaires des Forces de soutien rapide.

 «Lorsque les combats ont commencé, il a essayé de revenir au Royaume-Uni et de s'enregistrer, avec sa femme, auprès du ministère des Affaires étrangères», a expliqué Ibrahim. «Il a passé trois jours à l'aéroport, et ils ont refusé d'emmener sa femme. Ils lui ont dit "si vous voulez y aller, nous pouvons vous emmener, mais si vous voulez emmener votre femme, ce n’est pas possible."»

«C'est une très mauvaise façon de gérer les choses. Le gouvernement britannique aurait dû les croire et les emmener, puis effectuer les vérifications de visa une fois qu'ils étaient en sécurité», a-t-il affirmé.

L'Arabie saoudite joue un rôle de premier plan dans la planification des mesures d'évacuation de Port-Soudan via la mer Rouge. Des centaines de réfugiés du Soudan, dont 28 Britanniques, sont arrivés lundi à Djeddah à bord d'un navire de la marine américaine.

Jusqu'à présent, plus de 5 000 réfugiés sont arrivés dans le Royaume dans le cadre des mesures d'évacuation internationales.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Nouvel embrasement au Liban: quatre soldats israéliens tués, « tout le Liban doit brûler» estime Ben Gvir 

Des frappes israéliennes dans la nuit de jeudi à vendredi dans le sud du Liban ont fait 18 morts et 33 blessés selon Beyrouth, Israël déplorant de son côté la perte de quatre soldats. (AFP)
Des frappes israéliennes dans la nuit de jeudi à vendredi dans le sud du Liban ont fait 18 morts et 33 blessés selon Beyrouth, Israël déplorant de son côté la perte de quatre soldats. (AFP)
Short Url
  • "Les frappes aériennes israéliennes intensives menées à partir de minuit et jusqu'à ce matin ont empêché l'évacuation des martyrs et des blessés, et ont fait 18 morts et 33 blessés, selon un bilan provisoire", a indiqué le ministère libanais de la Santé
  • Elles ont touché au moins 10 localités, à proximité de la ville de Nabatiyé dans le sud du Liban, dont celle de Harouf, où huit personnes sont mortes, selon l'Agence nationale d'information libanaise (ANI)

BEYROUTH: Des frappes israéliennes dans la nuit de jeudi à vendredi dans le sud du Liban ont fait 18 morts et 33 blessés selon Beyrouth, Israël déplorant de son côté la perte de quatre soldats.

Il s'agit des bombardements les plus massifs et du bilan le plus lourd depuis l'annonce lundi d'un protocole irano-américain, qui prévoit une cessation des hostilités, y compris au Liban, où s'affrontent Israël et le mouvement islamiste Hezbollah, allié de Téhéran.

"Les frappes aériennes israéliennes intensives menées à partir de minuit et jusqu'à ce matin ont empêché l'évacuation des martyrs et des blessés, et ont fait 18 morts et 33 blessés, selon un bilan provisoire", a indiqué le ministère libanais de la Santé dans un communiqué.

Elles ont touché au moins 10 localités, à proximité de la ville de Nabatiyé dans le sud du Liban, dont celle de Harouf, où huit personnes sont mortes, selon l'Agence nationale d'information libanaise (ANI).

D'autres frappes israéliennes ont visé la région de Baalbek dans l'est du pays, relativement épargnée depuis le début du conflit le 2 mars.

De nombreux habitants ont fui le sud après ces raids, selon l'Agence nationale d'information libanaise (ANI). Des voitures bondées, avec matelas et effets personnels, ont envahi les routes, quittant la région de Tyr, a constaté un correspondant de l'AFP.

"Tout le Liban doit brûler" 

L'armée israélienne a affirmé de son côté avoir frappé des infrastructures du Hezbollah en riposte à la mort de ces soldats, dont le char a été touché peu après minuit dans la zone de Kfar Tebnit, près de Nabatiyé.

Les correspondants militaires des médias israéliens évoquent l'impact d'"un missile ou d'un drone".

"Le lieutenant-colonel Dor Gedalia Ben Simhon est tombé au combat" dans le sud du Liban avec "trois autres soldats" dont les noms seront publiés ultérieurement, a précisé l'armée. Elle dénonce les "violations répétées du cessez-le-feu par le Hezbollah", qui "continue de préparer et mener des attaques terroristes contre des soldats israéliens".

"Tout le Liban doit brûler", a réagi de son côté le ministre de la Sécurité nationale israélien Itamar Ben Gvir, figure de l'extrême droite et allié politique clef du Premier ministre Benjamin Netanyahu.

"Ça suffit le ping-pong. Au Proche-Orient, on ne gagne pas avec des réactions mesurées et de la retenue", a-t-il ajouté. "Il faut être fou, éradiquer. Et vaincre le terrorisme".

"Il faut faire parler le feu (...) Ouvrir les portes de l'enfer", a déclaré sur X son collègue et rival d'extrême droite Bezalel Smotrich, ministre des Finances, sans mentionner explicitement le Liban mais en faisant allusion à la mort des soldats.

Dans une déclaration publiée au petit matin, le groupe pro-iranien a annoncé que ses combattants avaient ciblé les forces israéliennes près des collines d'Ali Taher, qui surplombent la ville de Nabatiyé, par des tirs "de roquettes et d'obus de mortier".

Il avait affirmé dans la nuit avoir détruit trois chars israéliens lors d'affrontements entre ses combattants et une unité de l'armée israélienne dans le sud du Liban.


Netanyahu : l'armée israélienne restera dans le sud du Liban « aussi longtemps que nécessaire»

Une photo prise depuis la région de Marjayoun, au sud du Liban, montre de la fumée s'élevant à la suite d'une frappe aérienne israélienne sur le village de Nabatieh al-Fawqa, le 19 juin 2026. (AFP)
Une photo prise depuis la région de Marjayoun, au sud du Liban, montre de la fumée s'élevant à la suite d'une frappe aérienne israélienne sur le village de Nabatieh al-Fawqa, le 19 juin 2026. (AFP)
Short Url
  • L'armée israélienne "restera dans la zone de sécurité dans le sud du Liban aussi longtemps que nécessaire pour pour protéger les localités du nord" d'Israël, déclare M. Netanyahu dans un communiqué
  • Le ministre de la Défense Israël Katz a de son côté prévenu d'une riposte israélienne "avec une force considérable" à toute attaque du Hezbollah, allié de l'Iran

JERUSALEM: Israël restera au Liban "aussi longtemps que nécessaire" a affirmé vendredi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, ajoutant que son pays ferait "payer un prix très lourd" au mouvement islamiste Hezbollah, après l'annonce de la mort de quatre soldats en opération.

L'armée israélienne "restera dans la zone de sécurité dans le sud du Liban aussi longtemps que nécessaire pour pour protéger les localités du nord" d'Israël, déclare M. Netanyahu dans un communiqué. "Israël n'acceptera aucune attaque contre nos soldats ou notre territoire", ajoute-t-il.

Le ministre de la Défense Israël Katz a de son côté prévenu d'une riposte israélienne "avec une force considérable" à toute attaque du Hezbollah, allié de l'Iran.

 

 

 


Israël continuera à opérer dans le sud du Liban 

 L'armée israélienne a annoncé jeudi poursuivre ses opérations dans le sud du Liban face aux "menaces", après la signature par les Etats-Unis et l'Iran d'un accord visant à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, y compris sur le front libanais. (AFP)
L'armée israélienne a annoncé jeudi poursuivre ses opérations dans le sud du Liban face aux "menaces", après la signature par les Etats-Unis et l'Iran d'un accord visant à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, y compris sur le front libanais. (AFP)
Short Url
  • Depuis l'annonce lundi de l'accord entre Téhéran et Washington, signé mercredi soir par les présidents de deux pays, l'intensité des violences a drastiquement baissé dans le sud du Liban
  • Mais des échanges de tirs limités sont signalés et au moins huit personnes ont depuis été tuées dans des frappes israéliennes, dont trois sur la seule journée de jeudi selon un média d'Etat libanais

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé jeudi poursuivre ses opérations dans le sud du Liban face aux "menaces", après la signature par les Etats-Unis et l'Iran d'un accord visant à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, y compris sur le front libanais.

L'armée a publié une carte de ce qu'elle déclare être son "espace de sécurité", s'étendant sur une dizaine de kilomètres à l'intérieur du territoire libanais.

Elle indique que des troupes continueront d'y être déployées "afin d'éliminer les menaces et d'améliorer la défense des habitants du nord d'Israël".

Un responsable militaire israélien a précisé que l'armée pourrait également agir pour "neutraliser" les risques identifiés au-delà de la zone de sécurité, et appelé les civils libanais à ne pas y pénétrer.

Depuis l'annonce lundi de l'accord entre Téhéran et Washington, signé mercredi soir par les présidents de deux pays, l'intensité des violences a drastiquement baissé dans le sud du Liban et le Hezbollah pro-iranien n'a plus revendiqué d'attaques contre Israël.

Mais des échanges de tirs limités sont signalés et au moins huit personnes ont depuis été tuées dans des frappes israéliennes, dont trois sur la seule journée de jeudi selon un média d'Etat libanais.

L'armée israélienne a pour sa part annoncé la mort de l'un de ses soldats dans la nuit de mercredi à jeudi, lors d'un incident survenu dans le sud du Liban. Sept soldats ont également été blessés.

Le groupe armé Hezbollah soutenu par l'Iran a entraîné le Liban dans la guerre début mars en attaquant Israël pour venger l'assassinat du guide suprême de la République islamique au début de la campagne américano-israélienne.

Israël a riposté par de vastes frappes à travers le Liban et par le lancement d'une invasion terrestre dans le sud, région frontalière d'Israël et de longue date sous l'influence du Hezbollah.

Le Liban et Israël mènent depuis avril des pourparlers directs à Washington afin de tenter de mettre fin aux hostilités et de dissocier leur conflit de la guerre régionale.

"D'autres étapes sont en cours de discussion" dans le cadre de ces pourparlers, a déclaré jeudi la même source militaire, ajoutant que "les représentants se rencontreront à nouveau la semaine prochaine".