Pour le PDG d’Aramco, «le pire est derrière nous »

Amin Nasser, PDG de Saudi Aramco, a remporté le prix Kavaler du Chemists’ Club pour 2020. (Photo fournie)
Amin Nasser, PDG de Saudi Aramco, a remporté le prix Kavaler du Chemists’ Club pour 2020. (Photo fournie)
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Publié le Vendredi 04 décembre 2020

Pour le PDG d’Aramco, «le pire est derrière nous »

  • «Le PDG de Saudi Aramco, Amin Nasser, a réalisé de grandes avancées dans l’industrie pétrochimique avec l’acquisition de SABIC à 69 milliards de dollars»
  • Le prix Kavaler, présenté pour la première fois à une personne en dehors de l’Europe et de l’Amérique du Nord, lui est décerné pour ses «réalisations exceptionnelles».

RIYAD : L’industrie pétrolière se remet de l’impact de la pandémie de coronavirus et «le pire est derrière nous», a déclaré le PDG de Saudi Aramco, Amin Nasser, lors d’une cérémonie de remise des prix à Riyad jeudi.

« Avril était de loin le pire mois étant donné que la demande en pétrole a diminué. Jamais l’industrie n’a connu une telle chute. Mais je pense que le pire est derrière nous. Une reprise est en cours à présent», a indiqué M. Nasser après avoir été déclaré lauréat du prix Kavaler du Chemists’ Club.

Ce prix, qui reconnaît le travail de Nasser dans l’industrie pétrochimique, a été remis lors d’un évènement virtuel le 3 décembre. L’événement comprenait une discussion avec le PDG à propos de la stratégie et des perspectives d’Aramco, ainsi que des tendances principales de l’industrie.

En acceptant ce prix, M. Nasser a salué les employés de Saudi Aramco, et il a affirmé vouloir partager cet honneur avec eux.

«Je suis fier d’accepter ce prix au nom des milliers d’hommes et de femmes de Saudi Aramco qui font preuve d’une grande détermination et résilience durant cette année exceptionnelle. Ce prix est certainement le leur aussi», a-t-il dit.

Lors de la discussion, M. Nasser a parlé des projets actuellement en cours à Saudi Aramco.

«Malgré les défis posés par la Covid-19, Aramco continue son travail. Nous poursuivons notre stratégie à long terme p d’accroître notre position dans l’industrie chimique, en plus de nos projets au Royaume et dans le monde. En effet, le progrès réalisé n’est que le début d’une transformation majeure qui consolide la position d’Aramco dans le futur», a-t-il expliqué.

Dans une déclaration précédant la cérémonie, Joseph Chang, rédacteur en chef de la revue ICIS Chemical Business, a félicité M. Nasser pour ses exploits. «Le PDG de Saudi Aramco, Amin Nasser, a réalisé de grandes avancées dans l’industrie pétrochimique avec l’acquisition de SABIC à 69 milliards de dollars, la construction de mégaprojets dans le monde entier et le développement des technologies de transformation du pétrole brut en produits chimiques. Le spectre des activités d’Aramco est inégalé pour une entreprise. Ses ambitions mondiales et ses investissements dans la pétrochimie auront un impact sur l’industrie pour des années à venir », a-t-il affirmé.

Le Chemists’ Club, organisation privée à New York, offre aux chercheurs et aux chimistes industriels travaillant dans tous les domaines la possibilité d’y adhérer.

Le prix Kavaler, présenté pour la première fois à une personne en dehors de l’Europe et de l’Amérique du Nord, lui est décerné pour ses «réalisations exceptionnelles».

La profitabilité, l’innovation, les activités d’acquisition, et l’engagement envers les questions environnementale et sociale sont pris en compte lors du choix du jury.

Le vote est effectué par des membres de l’ICIS Top 40 Power Players, un classement mondial des leaders de l’industrie ayant le plus grand impact positif, publié dans la revue ICIS Chemical Business.

Parmi les lauréats des années précédentes se trouvent entre autres le PDG de LyondellBasell, Bob Patel, le PDG de BASF, Kurt Bock, le président d’Ineos, Jim Ratcliffe, l’ex-PDG de Dow Chemical, Andrew Liveris, l’ex-PDG de LyondellBasell, Jim Gallogly et l’ex-PDG de PPG, Charles Bunch.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


Le patron de TotalEnergies voit la Syrie comme une «route alternative» pour le pétrole

  • "Aujourd'hui, c'est clair que la situation sécuritaire ne permet pas encore de travailler, mais je trouve que c'est une belle initiative de venir ici, à Damas"
  • "C'est un pays qui est à la croisée des chemins dans le Moyen-Orient"

DAMAS: La Syrie peut devenir un "pays de transit important pour le pétrole qui vient d'Irak vers la Méditerranée", et offrir des "routes alternatives" au détroit d'Ormuz, a déclaré mardi à Damas le patron de TotalEnergies Patrick Pouyanné, en marge de la visite d'Emmanuel Macron.

"Aujourd'hui, c'est clair que la situation sécuritaire ne permet pas encore de travailler, mais je trouve que c'est une belle initiative de venir ici, à Damas", a-t-il dit à des journalistes juste avant l'annonce de l'explosion de deux bombes à proximité de l'hôtel où le président français avait passé la nuit.

"C'est un pays qui est à la croisée des chemins dans le Moyen-Orient", a-t-il ajouté.

Selon lui, "ce qui vient de passer avec le détroit d'Ormuz" dans le Golfe, bloqué durant la guerre américano-israélienne contre l'Iran, "lui donne également plus d'importance", "puisqu'on voit bien que maintenant, si on veut investir au Moyen-Orient, il va falloir qu'on trouve des routes alternatives".

Début avril, l'Irak avait annoncé avoir commencé à transporter du pétrole par camion à travers la Syrie en vue de sa réexportation, en raison de la fermeture du détroit d'Ormuz. L'Irak et la Syrie ont récemment évoqué un projet de restauration de l'oléoduc reliant les deux pays, fermé depuis des décennies.

TotalEnergies a conclu un mémorandum d'entente avec la Syrie pour un bloc d'exploration offshore en Méditerranée, mais n'a pas encore d'autre projet spécifique dans le pays, a souligné Patrick Pouyanné.

Sa visite à Damas, la première depuis la fin de la guerre civile en 2024, vise à "rencontrer les autorités" pour "des prises de contact", a-t-il précisé.

"Laissons au gouvernement le temps de prendre le contrôle de ce pays. Il ne faut pas trop demander" après plus de 13 ans de guerre civile, "il faut être un peu patient", a-t-il ajouté.


Saudia clarifie la vente d’anciens avions Boeing dans un contexte de rapports sur des sanctions

Photo Wikipedia (14 avril 2020) d’un Boeing 777-200 de Saudia, désormais remplacé par des appareils plus récents Airbus et Boeing. (John Taggart / Wikimedia Commons)
Photo Wikipedia (14 avril 2020) d’un Boeing 777-200 de Saudia, désormais remplacé par des appareils plus récents Airbus et Boeing. (John Taggart / Wikimedia Commons)
  • Saudia affirme que des Boeing 777-200 ont été vendus légalement à une société étrangère
  • La compagnie dit n’avoir aucun lien avec les appareils depuis la vente de juin 2023

RIYAD : Le transporteur national saoudien Saudia a clarifié samedi des informations circulant dans les médias et sur les réseaux sociaux concernant le transfert d’avions Boeing 777-200 qu’il possédait auparavant à une compagnie aérienne faisant l’objet de sanctions internationales.

Dans un communiqué publié sur la plateforme sociale X, la compagnie a indiqué que les appareils avaient été vendus le 7 juin 2023 à une société enregistrée en dehors de l’Arabie saoudite, et que la transaction avait été réalisée conformément à toutes les procédures commerciales et juridiques applicables.

« Depuis la finalisation de la vente, Saudia n’a plus aucun lien opérationnel ou commercial avec ces avions », a déclaré la compagnie, sans identifier l’acheteur ni fournir davantage de détails.

Cette déclaration intervient après des rapports et publications en ligne ayant lié d’anciens appareils de Saudia à un transporteur sanctionné, poussant la compagnie à prendre publiquement ses distances avec toute utilisation ultérieure de ces avions.

Saudia, anciennement connue sous le nom de Saudi Arabian Airlines, a été fondée en septembre 1945 et est la plus ancienne compagnie aérienne du Royaume. Selon son site internet, elle exploite actuellement une flotte d’environ 149 avions de passagers.

Sa flotte comprend 95 avions Airbus des familles A320, A321 et A330, ainsi que 54 appareils Boeing incluant les séries 777 et 787 Dreamliner. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


France: la production industrielle recule de 0,1% en mai

Un des moteurs de l'économie française, la production industrielle de la France a légèrement reculé en mai, de 0,1% sur un mois, pénalisée par la production manufacturière dont la baisse est nettement plus marquée (-1%), a indiqué l'Insee vendredi. (AFP)
Un des moteurs de l'économie française, la production industrielle de la France a légèrement reculé en mai, de 0,1% sur un mois, pénalisée par la production manufacturière dont la baisse est nettement plus marquée (-1%), a indiqué l'Insee vendredi. (AFP)
  • "Le moteur de l'économie française commence à perdre de sa vigueur", a souligné Charlotte de Montpellier, économiste chez ING, dans une note
  • En revanche, la production des industries extractives, énergie, eau a rebondi (+3,2%)

PARIS: Un des moteurs de l'économie française, la production industrielle de la France a légèrement reculé en mai, de 0,1% sur un mois, pénalisée par la production manufacturière dont la baisse est nettement plus marquée (-1%), a indiqué l'Insee vendredi.

En avril, la production industrielle avait augmenté de 0,3% et la production manufacturière de 0,6%, après révision à la hausse.

Dans l'industrie manufacturière, la production est en repli dans tous les principaux secteurs, a précisé l'Institut national de la statistique et des études économiques: les matériels de transport (-2,8%) dont l'automobile (-4,7%), les biens d'équipement électriques, électroniques et informatiques (-2,3%), la cokéfaction et le raffinage (-9,0%), les "autres produits industriels comme la métallurgie, chimie et pharmacie (-0,4%) ainsi que les industries agro-alimentaires (-0,3%).

"Le moteur de l'économie française commence à perdre de sa vigueur", a souligné Charlotte de Montpellier, économiste chez ING, dans une note.

En revanche, la production des industries extractives, énergie, eau a rebondi (+3,2%). "La hausse qui concerne à la fois l'électricité et le gaz est due à une augmentation de la consommation liée aux températures fraîches en milieu de mois, puis à l'épisode caniculaire en fin de mois", a expliqué l'Insee.

Sur les trois derniers mois (mars à mai), par rapport à la même période en 2025, la production a augmenté de 2,4% dans l'industrie et de 2,2% dans l'industrie manufacturière.

Dans la construction, la production a progressé de 1,2% en mai sur un mois, mais elle s'inscrit en baisse de 2,3% sur les trois mois allant de mars à mai par rapport aux mêmes trois mois de l'an dernier.

Dans les prochains mois, "certains facteurs temporaires qui avaient bénéficié à l'industrie française, notamment la mise à l'arrêt de la production chez certains concurrents asiatiques, vont progressivement s'estomper avec l'apaisement de la situation au Moyen-Orient", a analysé Charlotte de Montpellier.

"D'autres facteurs continueront toutefois de soutenir l'activité, notamment la forte demande dans l'aéronautique et la hausse des dépenses de défense, qui bénéficie largement aux 5% de l'industrie française orientés vers l'armement", a-t-elle ajouté.

Selon elle, "l'industrie française devrait continuer à surperformer le secteur des services", affecté notamment par la faible confiance des ménages, "mais avec un peu moins d’élan qu’en début d’année", avec des répercussions sur la croissance.