Royaume-Uni: Des élections locales test pour la majorité de Rishi Sunak

Le Premier ministre britannique Rishi Sunak quitte le 10 Downing Street dans le centre de Londres le 3 mai 2023 (Photo, AFP).
Le Premier ministre britannique Rishi Sunak quitte le 10 Downing Street dans le centre de Londres le 3 mai 2023 (Photo, AFP).
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Publié le Jeudi 04 mai 2023

Royaume-Uni: Des élections locales test pour la majorité de Rishi Sunak

  • Ces élections dont le taux de participation est traditionnellement bas sont les premières pour Rishi Sunak
  • Les sondages les plus défavorables prédisent une perte de 1000 sièges pour les conservateurs.

LONDRES: Les électeurs sont appelés aux urnes jeudi en Angleterre pour un scrutin local test pour les conservateurs au pouvoir, avant des législatives prévues l'année prochaine qui s'annoncent difficiles pour le parti du Premier ministre Rishi Sunak.

Plus de 8.000 sièges sont en jeu dans 230 collectivités locales à travers l'Angleterre lors de ce scrutin qui introduit une exigence inédite, celle de présenter une pièce d'identité pour pouvoir voter.

Ce changement crée des remous et a été dénoncé par ses opposants comme une menace sur la démocratie en raison du nombre d'électeurs qui risquent d'être exclus, la carte d'identité nationale à la française n'existant pas. Dans les rangs des travaillistes, certains députés dénoncent une décision destinée à contrer l'avance qui est la leur, selon les sondages.

Ces élections dont le taux de participation est traditionnellement bas sont les premières pour Rishi Sunak, arrivé au pouvoir fin octobre après la succession de scandales de l'ère Boris Johnson et les 49 jours chaotiques de Liz Truss à Downing Street.

Rishi Sunak n'attend pas de miracle. "Nous avons toujours dit que ce serait des élections difficiles pour nous", a déclaré mercredi le Premier ministre, citant parmi ses promesses celle de combler davantage de nids-de-poules, un fléau sur les routes britanniques.

Selon le spécialiste des sondages John Curtice, politologue à l'université écossaise de Strathclyde, une avance de plus de 10 points des travaillistes sur les conservateurs laisse augurer une victoire de l'opposition lors des élections générales qui doivent se tenir d'ici à la fin de l'année prochaine. Leur date n'est pas encore fixée.

Avant d'arriver au pouvoir respectivement en 1997 et 2010, le travailliste Tony Blair et le conservateur David Cameron avaient tous deux remporté des succès avec une avance à deux chiffres aux élections locales précédant les élections générales, a souligné John Curtice sur la BBC.

«Bazar», «difficultés» et «crise»
Lors de leur dernier face-à-face au Parlement mercredi avant le scrutin, le chef de l'opposition, Keir Starmer, s'en est pris aux conservateurs, au pouvoir depuis 13 ans. Il a évoqué les près de deux million de Britanniques qui vont devoir payer davantage pour leur emprunt parce que le parti de Rishi Sunak "a utilisé leur argent comme un casino", en référence aux conséquences des décisions financières hasardeuses de Liz Truss qui ont fait bondir les taux d'intérêt.

En réponse, Rishi Sunak lui a opposé les "impôts locaux plus élevés" et les "promesses brisées" des travaillistes.

Les enquêtes d'opinion montrent que les électeurs sont principalement préoccupés par l'inflation, qui dépasse les 10% depuis des mois, et la crise du système public de santé, frappé par des grèves à répétition, et notamment un mouvement sans précédent des infirmières.

Les sondages les plus défavorables prédisent une perte de 1.000 sièges pour les conservateurs.

Ces derniers estiment qu'un recul en deçà du millier de sièges équivaudrait à une victoire.

Les résultats sont attendus très progressivement au fil de la journée vendredi, à la veille du couronnement du roi Charles III à l'abbaye de Westminster.

Les électeurs rassemblés dans un "focus group", groupe de discussion destiné à sonder l'humeur de l'opinion publique, a livré un verdict cinglant sur les conservateurs, bien que Rishi Sunak s'en sorte un peu mieux personnellement.

Invités par le cercle de réflexion "More in Common" (Plus en commun) de décrire l'état du pays en un mot, les participants ont cité "cassé", "pagaille", "bazar", "difficultés" et "crise".


Attaques de drones sur des infrastructures pétrolières en Russie, une raffinerie en feu

Un véhicule de recrutement militaire renversé à Lviv, à la suite des troubles qui ont éclaté après que des officiers ont interpellé un homme soupçonné de se soustraire au service militaire et l'ont conduit dans un centre de recrutement le 8 juillet 2026, dans le contexte de l'invasion russe de l'Ukraine. (Photo : document fourni / Bureau du procureur général ukrainien / AFP)
Un véhicule de recrutement militaire renversé à Lviv, à la suite des troubles qui ont éclaté après que des officiers ont interpellé un homme soupçonné de se soustraire au service militaire et l'ont conduit dans un centre de recrutement le 8 juillet 2026, dans le contexte de l'invasion russe de l'Ukraine. (Photo : document fourni / Bureau du procureur général ukrainien / AFP)
  • Le gouverneur de la région de Rostov, Iouri Slioussar, également dans le sud de la Russie, a indiqué que deux installations de stockage d'hydrocarbures à Azov avaient pris feu, suite à des frappes
  • Ces nouvelles attaques contre des infrastructures pétrolières interviennent au moment où le pays connaît des difficultés d'approvisionnement en carburant, qui sont particulièrement sévères dans la péninsule de Crimée voisine

MOSCOU: Des attaques de drones ont visé plusieurs infrastructures pétrolières dans le sud de la Russie vendredi, déclenchant un incendie dans une raffinerie de la région de Krasnodar, ont indiqué les autorités, faisant état de la destruction de 376 drones ukrainiens dans la nuit.

"A la suite de la chute de débris de drones, un incendie s’est déclaré à la raffinerie d'Ilskiï", a indiqué le quartier général opérationnel de la région de Krasnodar sur Telegram, précisant qu'il n'y a pas eu de victimes.

Le gouverneur de la région de Rostov, Iouri Slioussar, également dans le sud de la Russie, a indiqué que deux installations de stockage d'hydrocarbures à Azov avaient pris feu, suite à des frappes.

Ces nouvelles attaques contre des infrastructures pétrolières interviennent au moment où le pays connaît des difficultés d'approvisionnement en carburant, qui sont particulièrement sévères dans la péninsule de Crimée voisine.

Entre 20H00 locales jeudi et vendredi 7H00, les forces russes ont détruit 376 drones ukrainiens, a précisé le ministère russe de la Défense sur la messagerie Max.

La Russie continue de frapper presque quotidiennement l'Ukraine, plus de quatre ans après le début de la guerre, pire conflit en Europe depuis la Deuxième Guerre mondiale, jusqu'à présent sans issue diplomatique.

L'Ukraine a également intensifié ses frappes sur le territoire russe, parfois très loin de la frontière, visant particulièrement des infrastructures de transport et de stockage d'hydrocarbures pour tenter d'assécher la capacité de Moscou à financer son effort de guerre.


L'Iran cherche à tuer Donald Trump, a affirmé Israël auprès de Washington

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu écoute le président américain Donald Trump s'exprimer devant les journalistes lors d'une conférence de presse conjointe à la résidence Mar-a-Lago de Trump, à Palm Beach, en Floride. (AFP)
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu écoute le président américain Donald Trump s'exprimer devant les journalistes lors d'une conférence de presse conjointe à la résidence Mar-a-Lago de Trump, à Palm Beach, en Floride. (AFP)
  • Israël a transmis aux États-Unis des renseignements affirmant que l'Iran préparerait un nouveau projet d'assassinat contre Donald Trump, selon des médias américains.
  • Ces révélations surviennent sur fond de tensions entre Washington et Israël concernant la guerre en Iran, certains responsables américains évoquant une possible tentative d'influencer la politique de Donald Trump

WASHINGTON: Israël a transmis à Washington des informations de ses services de renseignement selon lesquelles l'Iran prépare un nouveau plan pour assassiner Donald Trump, rapportent jeudi le Wall Street Journal et CNN en citant des sources anonymes.

Les deux médias américains sont avares en détails. Selon une source citée par CNN, l'alerte est arrivée cette semaine aux oreilles des Américains. Selon une autre source auprès de la chaîne, les Israéliens ont confirmé un nouveau plan iranien déjà partiellement détecté par les services américains.

Interrogée par l'AFP, la Maison Blanche n'a pas démenti, renvoyant simplement vers des déclarations de Donald Trump datant de mercredi: "Ils veulent éliminer le dirigeant américain - moi. Je suis sur une sorte de liste, j'ai vu ce matin que je suis sur toutes leurs listes".

Le président avait alors quitté le sommet de l'Otan en Turquie avec l'ancien avion présidentiel, et non le nouveau offert par le Qatar, en raison de questions de sécurité, selon le New York Times.

Ces fuites évoquant un nouveau complot interviennent au moment où la relation entre Israël et les Etats-Unis et leurs deux dirigeants, le Premier ministre Benjamin Netanhayu et Donald Trump, bat de l'aile à propos de la guerre en Iran.

Les Etats-Unis sont le principal allié d'Israël, mais le président américain s'est à plusieurs reprises livré ces dernières semaines à des critiques publiques de M. Netanyahu, après que la guerre menée par Israël contre le Hezbollah au Liban a menacé les pourparlers avec l'Iran.

Des sources américaines citées par CNN estiment que cette transmission d'informations israéliennes aux Américains pourrait constituer un effort du gouvernement Netanyahu visant à convaincre Donald Trump de poursuivre ses bombardements contre l'Iran, redémarrés cette semaine.

Les Etats-Unis ont assassiné le puissant général iranien Qassem Soleimani en Irak en 2020, lors du premier mandat du républicain, et l'Iran a publiquement menacé de représailles, notamment à l'encontre de Donald Trump.

L'Iran vient d'inhumer son défunt guide suprême Ali Khamenei, tué dans une frappe américano-israélienne fin février au tout début de leur guerre, après plusieurs jours de funérailles marquées le désir de vengeance.


L'armée américaine dit avoir mené une nouvelle série de frappes en Iran, sur 90 cibles

Des personnes se rassemblent sur la place Ferdowsi à Téhéran pour les funérailles du guide suprême iranien, Ali Khamenei. (AFP)Les États-Unis annoncent avoir frappé environ 90 cibles militaires en Iran, dont des systèmes de défense antiaérienne
Des personnes se rassemblent sur la place Ferdowsi à Téhéran pour les funérailles du guide suprême iranien, Ali Khamenei. (AFP)Les États-Unis annoncent avoir frappé environ 90 cibles militaires en Iran, dont des systèmes de défense antiaérienne
  • Les États-Unis annoncent avoir frappé environ 90 cibles militaires en Iran, dont des systèmes de défense antiaérienne
  • Selon le Centcom, ces frappes visent à réduire les capacités de l’Iran à menacer la navigation commerciale dans le détroit d’Ormuz

WASHINGTON: L'armée américaine a atteint quelque 90 "cibles militaires" en Iran, parmi lesquelles des systèmes de défense antiaérienne, lors de sa dernière série de frappes, a annoncé mercredi soir le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom).

"Les Etats-Unis ont achevé une nouvelle série de frappes contre l'Iran, le 8 juillet, afin de dégrader davantage la capacité de l'Iran à s'en prendre au transport maritime commercial et à d'innocents marins civils dans le détroit d'Ormuz", a détaillé le Centcom dans un communiqué publié sur X.