Charles et Camilla, le couronnement d'une longue histoire d'amour

Le Prince Charles et Camilla Parker Bowles, suivis du Prince Harry (à gauche), quittent le Guildhall de Windsor après leur cérémonie de mariage civil, le 9 avril 2005. Le couple sera ensuite béni à la chapelle Saint-George du château de Windsor. (Photo  Tim Ockenden / Pool / AFP)
Le Prince Charles et Camilla Parker Bowles, suivis du Prince Harry (à gauche), quittent le Guildhall de Windsor après leur cérémonie de mariage civil, le 9 avril 2005. Le couple sera ensuite béni à la chapelle Saint-George du château de Windsor. (Photo Tim Ockenden / Pool / AFP)
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Publié le Vendredi 05 mai 2023

Charles et Camilla, le couronnement d'une longue histoire d'amour

  • Avant sa mort, la reine avait exprimé le souhait que Camilla soit connue comme reine consort, mettant fin à un long débat sur son titre
  • Charles et Camilla «sont des âmes sœurs» commente l'expert royal Richard

Londres, Royaume-Uni : C'était la partie «non négociable de sa vie» et le roi Charles III a atteint son but. Camilla, sa «femme chérie» sera couronnée samedi à ses côtés, 18 ans après un mariage qui avait bousculé les institutions et suscité de très fortes résistances.

Camilla, 75 ans, recevra l'onction puis sera couronnée aux côtés de Charles, 74 ans, lors d'une cérémonie religieuse grandiose à l'abbaye de Westminster, en présence d'une centaine de chefs d'Etat et de gouvernement.

Est-elle inquiète de cette exposition maximale, elle qui a si longtemps vécu dans l'ombre ? «Tout le monde serait inquiet pour une occasion de cette importance historique», a déclaré son fils Tom Parker Bowles au podcast News Agents. «Elle a 75 ans, c'est difficile. Mais elle ne s'est jamais plainte».

Pour Tom, dont Charles est le parrain, le couple «s'en sort à merveille» et Charles III «est un homme bon, gentil, intelligent».

Mais le chemin n'a pas été simple.

Dans les années 1990, Camilla était la femme la plus détestée du Royaume-Uni, accusée d'avoir brisé le mariage conte de fée du prince Charles avec la princesse Diana.

Diana, qui se savait trompée, l'avait surnommée la rottweiler (un chien dangereux).

Le prince Harry, fils de Charles et Diana, l'a décrite dans sa récente autobiographie et des interviews comme la «méchante» qui voulait «la couronne».

Mais Charles n'a jamais varié.

Il aime Camilla, née Shand, depuis leur première liaison au début des années 1970. Issue de la grande bourgeoisie proche des cercles royaux, elle est décontractée, drôle, et rassure ce prince alors peu sûr de lui. Mais à l'époque, un mariage est inimaginable.

Charles part servir dans la Royal Navy, Camilla épouse en 1973 le très volage Andrew Parker Bowles, et en 1981 Charles épouse Diana, jeune aristocrate vierge de 12 ans sa cadette. Parmi les invités à la cathédrale Saint-Paul, Diana repère Camilla.

Charles et Diana se déchirent très vite. Et après la naissance d'un héritier, William, et d'un suppléant Harry, Charles retrouve les bras de Camilla.

- Ames soeurs -

La presse tabloïd se déchaîne, publie des conversations sexuelles intimes de Charles et Camilla, enregistrées à leur insu. Certains se demandent alors si après cette humiliation Charles pourra un jour devenir roi.

Camilla divorce en 1995, Charles en 1996. La mort de Diana en 1997 dans un accident voit s'effondrer la popularité de Charles. Camilla reste plus que jamais dans l'ombre.

Il faut des années d'une campagne de communication soigneusement orchestrée pour préparer l'opinion au remariage de l'héritier du trône. La reine Elizabeth II, longtemps hostile, finit par se rendre à l'évidence. Ces deux-là sont faits pour s'entendre.

Un compromis est trouvé pour un remariage, civil, en avril 2005 suivi d'une bénédiction nuptiale. Lors d'une réception pour les mariés au château de Windsor, Elizabeth II salue «les terribles obstacles» dépassés par le couple, dans un discours émaillé de références hippiques. «Mon fils est au sec à la maison avec la femme qu'il aime», se réjouit-elle.

Charles et Camilla «sont des âmes sœurs» commente l'expert royal Richard Fitzwilliams. «Même âge, même sens de l'humour, même amis. (...) Tout ce que lui et Diana n'avaient pas», ajoute-t-il en soulignant aussi le «sens aigu du devoir» de Camilla, entièrement «dévouée à son mari».

«Elle a des opinions bien arrêtées sur beaucoup de choses mais les garde pour elle», explique aussi son fils.

Avant sa mort, la reine avait exprimé le souhait que Camilla soit connue comme reine consort, mettant fin à un long débat sur son titre.

Les invitations au couronnement ont officiellement mentionné la «reine Camilla» pour la première fois. A la demande du roi, les prières officielles pour la famille royale mentionneront désormais «la reine Camilla».

Mais en dépit de son dévouement, de ses centaines d'engagements par an et de ses nombreux patronages caritatifs, la cote de popularité de Camilla reste mitigée à 48% d'opinions positives (YouGov avril 2023). Seulement 14% des Britanniques veulent une «reine Camilla» selon un autre sondage.

A quelques heures du couronnement, une photo officielle du couple royal sur les réseaux sociaux continuait à alimenter le débat, certains toujours nostalgiques de la princesse Diana.


Le programme Art Bridges d’Arabie saoudite touche à sa fin

Les programmes se sont déroulés en Écosse, au Japon, en Corée du Sud (photo) et en Espagne. (Fourni)
Les programmes se sont déroulés en Écosse, au Japon, en Corée du Sud (photo) et en Espagne. (Fourni)
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  • L’initiative a réuni des artistes visuels, des acteurs culturels, des professionnels des industries créatives et des producteurs de projets culturels

DUBAÏ : La Commission des arts visuels d’Arabie saoudite a conclu l’édition 2025-2026 de son initiative Art Bridges, mettant fin à un programme d’échanges internationaux d’une durée d’un an destiné à renforcer les liens entre le secteur des arts visuels du Royaume et les communautés créatives à travers le monde.

L’initiative a réuni 40 artistes visuels saoudiens et basés en Arabie saoudite, ainsi que des acteurs culturels, des professionnels des industries créatives et des producteurs de projets culturels, qui ont participé à une série d’échanges internationaux visant à encourager la collaboration, le développement professionnel et le dialogue interculturel.

Les programmes ont été organisés en Écosse, au Japon, en Corée du Sud et en Espagne.

À l’occasion de la clôture du programme, Dina Amin, directrice générale de la Commission des arts visuels, a déclaré : « En lançant Art Bridges, notre objectif était de créer des opportunités dont l’impact se poursuivrait bien après le retour des participants chez eux.

Tout au long de cette édition, nous avons vu des artistes et des acteurs culturels établir des relations avec leurs homologues à travers le monde, tout en partageant leur propre expérience de l’évolution du secteur des arts visuels en Arabie saoudite. Nous espérons que les échanges et les liens créés grâce à ces programmes continueront d’influencer leur travail dans les années à venir. »

Au cours des quatre programmes d’échanges, les participants ont exploré la manière dont les artistes, les institutions culturelles et les organisations créatives de différents pays répondent à des défis communs, notamment l’accompagnement des talents émergents, le développement des publics, la préservation du patrimoine culturel et la création de parcours professionnels durables dans le domaine des arts.

Le programme s’est conclu par une rencontre organisée ce mois-ci à Riyad, réunissant les participants des quatre groupes afin de revenir sur leurs expériences. L’événement a également proposé la projection d’un court documentaire retraçant l’initiative et son impact au cours de l’année écoulée.

Art Bridges s’inscrit dans la stratégie plus large de la Commission des arts visuels visant à soutenir le développement professionnel des artistes et des acteurs culturels, tout en renforçant l’engagement culturel international du Royaume. L’initiative s’aligne également sur les ambitions de la Vision 2030 de l’Arabie saoudite, qui vise à développer les industries créatives du pays et à approfondir les échanges culturels à l’échelle mondiale.

Créée en 2020 sous l’égide du ministère de la Culture, la Commission des arts visuels est l’une des 11 commissions sectorielles chargées de contribuer au développement du paysage culturel de l’Arabie saoudite. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Une coproduction franco-égyptienne rend hommage à l’héritage de Dalida

Une nouvelle comédie musicale célébrant la vie et la carrière de l’icône de la chanson Dalida sera présentée en première en Égypte cet automne. (Photo d’archives / Getty Images)
Une nouvelle comédie musicale célébrant la vie et la carrière de l’icône de la chanson Dalida sera présentée en première en Égypte cet automne. (Photo d’archives / Getty Images)
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  • Une comédie musicale consacrée à Dalida sera présentée en Égypte à partir du 31 octobre, pour les 40 ans de sa disparition
  • Cette coproduction franco-égyptienne célèbre les racines égyptiennes de la chanteuse et la coopération culturelle entre les deux pays

DUBAÏ : Une nouvelle comédie musicale célébrant la vie et la carrière de l’icône de la chanson Dalida sera présentée en première en Égypte cet automne, à l’occasion des 40 ans de la disparition de la chanteuse.

« Dalida: The Song That Never Ends » (« Dalida : La chanson qui ne s’arrête jamais ») a été dévoilée lors d’une conférence de presse organisée dimanche à l’ambassade de France au Caire, en présence de l’ambassadeur de France Éric Chevalier, de la soprano de renommée internationale Farrah El-Dibany, du réalisateur Khairy Beshara et du scénariste Walid Khairy.

Cette coproduction entre l’Égypte et la France a été développée dans le cadre de la Saison de la Méditerranée 2026 (« 2026 Mediterranean Season »), une initiative culturelle portée par la France visant à célébrer la coopération artistique et le patrimoine commun des pays méditerranéens.

La production sera présentée en première à la Bibliotheca Alexandrina le 31 octobre, avant d’être jouée au Caire en novembre. La première à Alexandrie marquera également la clôture de l’édition de cette année de la Saison de la Méditerranée

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« Dalida : La chanson qui ne s’arrête jamais » a été dévoilée lors d’une conférence de presse organisée dimanche à l’ambassade de France au Caire. (Photo fournie)

Selon un communiqué, l’ambassadeur Éric Chevalier a souligné que ce projet illustre la solidité des liens culturels entre la France et l’Égypte et reflète leur engagement commun à préserver l’héritage artistique de Dalida.

Farrah El-Dibany a confié qu’incarner la légendaire chanteuse était un rêve d’enfance. Elle a expliqué avoir proposé le projet à Khairy Beshara avant que tous deux ne le développent avec le scénariste Walid Khairy.

Khairy Beshara a décrit Dalida comme une femme faite de contrastes, alliant fragilité et force tout au long de sa vie et de sa carrière. Il a salué le travail de Walid Khairy, dont le scénario restitue avec justesse la complexité de sa personnalité et donne toute sa dimension au spectacle.

De son côté, Walid Khairy a indiqué que la comédie musicale met en lumière des chapitres méconnus de la vie de Dalida tout en célébrant ses racines égyptiennes, restées au cœur de son identité malgré son succès international. Produite par la société 26One1 Company, l’œuvre retrace son parcours, de l’Égypte jusqu’à la célébrité mondiale.

La production proposera également de nouveaux arrangements musicaux signés par le pianiste et compositeur franco-arménien André Manoukian.

Annoncée en 2023 par le président français Emmanuel Macron, la Saison de la Méditerranée favorise les échanges culturels à travers des expositions, des spectacles et des collaborations artistiques. L’édition 2026 met particulièrement l’accent sur la créativité, la jeunesse et les partenariats interculturels. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Un rare panneau du XIXe siècle exposé au Musée de la mer Rouge présente le texte complet du Coran

Le manuscrit soigneusement réalisé commence par la sourate Al-Fatihah au sommet. (SPA)
Le manuscrit soigneusement réalisé commence par la sourate Al-Fatihah au sommet. (SPA)
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  • Cette œuvre d’une seule page présente l’intégralité du texte du Saint Coran intégrée dans une illustration détaillée

DJEDDAH : Un rare panneau de calligraphie coranique du XIXe siècle est exposé au Musée de la mer Rouge, dans la ville historique de Djeddah.

Réalisée vers 1859–1860 par Ghouth Mahboob Ghalib à Mysore, en Inde, cette œuvre d’une seule page présente l’intégralité du texte du Saint Coran disposée au sein d’une illustration détaillée de la Grande Mosquée de La Mecque.

Rédigé en écriture Diwani à l’encre noire et avec des dorures, le manuscrit place la Kaaba en son centre, a rapporté la SPA.

Le texte minutieusement élaboré commence par la sourate Al-Fatihah au sommet, s’entrelace avec les détails architecturaux de la mosquée et s’achève par la sourate An-Nas.

Cet artefact met en lumière les parcours historiques et spirituels des pèlerins qui traversaient la mer Rouge vers La Mecque, emportant avec eux des objets d’art témoignant du patrimoine culturel et de l’histoire du Hajj. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Asharq Al-Awsat.