L’EIA prévoit une hausse de 5% de la production pétrolière américaine en 2023

Le prix du brut Brent LCOc1 a baissé de 1,32 dollars américains (1 dollar = 0,91 euro), soit 1,70%, pour atteindre 76,12 dollars le baril à 11 heures 45, heure saoudienne. Quant au brut américain West Texas Intermediate, il a connu une baisse de 1,22 dollars, soit 1,66%, pour atteindre 72,49 dollars (Photo, Shutterstock).
Le prix du brut Brent LCOc1 a baissé de 1,32 dollars américains (1 dollar = 0,91 euro), soit 1,70%, pour atteindre 76,12 dollars le baril à 11 heures 45, heure saoudienne. Quant au brut américain West Texas Intermediate, il a connu une baisse de 1,22 dollars, soit 1,66%, pour atteindre 72,49 dollars (Photo, Shutterstock).
Short Url
Publié le Mercredi 10 mai 2023

L’EIA prévoit une hausse de 5% de la production pétrolière américaine en 2023

  • L’augmentation des réserves américaines, associée à une baisse des importations de brut et à un ralentissement de la croissance des exportations en Chine en avril, a exacerbé les inquiétudes concernant la demande mondiale de pétrole
  • Pour le président de la prochaine COP 28 qui se tiendra à Dubaï, l’industrie pétrolière et gazière devrait réduire progressivement ses émissions de méthane d’ici à 2030

RIYAD: Les prix du pétrole ont chuté mercredi, mettant fin à un rallye de trois jours dû à une augmentation inattendue des réserves de pétrole aux États-Unis qui a suscité des inquiétudes quant à la demande, tandis que les investisseurs attendaient les données relatives à l’inflation pour évaluer la prochaine décision concernant les taux d’intérêt dans le premier pays consommateur de pétrole.

Le brut Brent LCOc1 a baissé de 1,32 dollars américains (1 dollar = 0,91 euro), soit 1,70%, pour atteindre 76,12 dollars le baril à 11 heures 45, heure saoudienne. Quant au brut américain West Texas Intermediate, il a connu une baisse de 1,22 dollars, soit 1,66%, pour atteindre 72,49 dollars.

Signe possible d’un affaiblissement de la demande, les réserves américaines de brut ont augmenté d’environ 3,6 millions de barils au cours de la semaine qui s’est achevée le 5 mai, tandis que les réserves d’essence ont augmenté de 399 000 barils, a rapporté mardi l’American Petroleum Institute.

La surprenante augmentation des réserves américaines, associée à une baisse des importations de brut et à un ralentissement de la croissance des exportations en Chine en avril, a exacerbé les inquiétudes concernant la demande mondiale de pétrole.

L’EIA prévoit une hausse de 5% de la production pétrolière américaine en 2023

Mardi, l’Agence d’information sur l’énergie (EIA) a estimé que la production américaine de pétrole brut connaîtrait une hausse d’environ 5% en 2023, tandis que la demande de carburant progresserait de 1%.

La production de brut devrait grimper de 5,1% pour atteindre 12,53 millions de barils par jour (bpj) en 2023 et de 1,3% pour atteindre 12,69 millions de bpj en 2024, a indiqué l’EIA dans ses perspectives énergétiques à court terme.

L’EIA a ajouté que la consommation totale de pétrole croîtrait de près de 1% pour atteindre 20,5 millions de bpj en 2023 et de 1,4% pour atteindre 20,8 millions de bpj en 2024.

Les bénéfices trimestriels d’Occidental Petroleum chutent de 48%

Le producteur américain de pétrole et de gaz Occidental Petroleum Corporation a annoncé mardi un déclin de 48% de ses bénéfices au premier trimestre, bien en deçà des estimations des analystes. En effet, les inquiétudes concernant la croissance économique mondiale ont entraîné une chute des prix du pétrole.

Au cours du trimestre, les prix mondiaux de l’énergie ont reculé par rapport aux sommets atteints l’année dernière à la suite de l’invasion de l’Ukraine par la Russie. Le pétrole brut d’Occidental Petroleum s’est vendu à un prix inférieur de 19% à celui du trimestre précédent, avec une moyenne de 74,22 dollars le baril.

Les bénéfices se sont contractés malgré un accroissement de la production journalière de pétrole et de gaz au premier trimestre, qui a atteint 1,22 million de barils, contre 1,08 million un an plus tôt, grâce à la production accrue de ses activités dans la région du Permien.

La société, dans laquelle Berkshire Hathaway Inc. détenue par l’investisseur milliardaire Warren Buffett, détient une part de 24%, a annoncé un revenu ajusté de 1,1 milliard de dollars, soit une régression de 48% par rapport à l’année précédente, en raison de l’accélération des investissements et des rendements pour les actionnaires.

Le bénéfice ajusté de 1,09 dollar par action pour le trimestre est loin de correspondre à l’estimation de 1,24 dollar par action des analystes, compilée par Refinitiv.

Les dépenses en capital d’Occidental ont presque doublé au cours du trimestre par rapport à l’année précédente, pour atteindre 1,5 milliard de dollars, et les flux de trésorerie d’exploitation avant variation du besoin en fonds de roulement a diminué de 24% pour atteindre 3,2 milliards de dollars.

Jaber, des EAU, préconise la réduction progressive des émissions de méthane d’ici à 2030

Sultan al-Jaber, président désigné de la prochaine conférence des Nations unies sur les changements climatiques (COP 28) qui se tiendra à Dubaï, a précisé mercredi que l’industrie pétrolière et gazière devrait réduire progressivement ses émissions de méthane d’ici à 2030 et qu’il était nécessaire d’investir dans la technologie afin de développer des alternatives au carbone.

M. Jaber a tenu ces propos à Abu Dhabi, lors de la première conférence UAE Climate Tech.

Il a également renouvelé les appels en faveur d’un triplement de la capacité des énergies renouvelables pour atteindre 11 000 gigawatts d’ici à 2030 et d’un doublement supplémentaire d’ici à 2040. Il a d’ailleurs a ajouté que les énergies renouvelables n’étaient pas la seule réponse au changement climatique.

«Si nous voulons vraiment réduire les émissions industrielles, nous devons nous intéresser sérieusement aux technologies de captage du carbone», a déclaré M. Jaber devant une foule de plus de mille participants issus d’entreprises technologiques, de grandes industries, du monde de la finance et du gouvernement.

 

(Avec Reuters)

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Alimentation durable: les principaux distributeurs français «à la traîne» 

Concernant la "transition protéinique", Carrefour, plus qu'avant et que ses concurrents, "met le paquet pour" vendre "plus de légumineuses" ou de "produits céréaliers complets", mais le groupe français "continue à avoir des pratiques (promotions, publicités, etc.) qui incitent à la consommation. (AFP)
Concernant la "transition protéinique", Carrefour, plus qu'avant et que ses concurrents, "met le paquet pour" vendre "plus de légumineuses" ou de "produits céréaliers complets", mais le groupe français "continue à avoir des pratiques (promotions, publicités, etc.) qui incitent à la consommation. (AFP)
Short Url
  • Du côté de la France, Carrefour est la seule "à avoir publié une feuille de route pour atteindre ses objectifs à court terme", tandis que "les plans climat de E.Leclerc et d'Intermarché ne sont pas encore concrets", estiment les auteurs de l'étude
  • Les Suisses Denner et Migros se classent respectivement 9e et 10e, devant le britannique Tesco (11e) et le suédois ICA (14e)

PARIS: Les principaux supermarchés français "sont à la traîne" sur le changement climatique et la transition vers une alimentation plus durable et végétale comparé à leurs homologues européens, Néerlandais en tête, selon un classement publié mardi par le centre de réflexion Questionmark.

Deux axes ont été retenus pour évaluer 27 enseignes: les actions engagées pour réduire les émissions de CO2 conformément à l'Accord de Paris sur le climat de 2015, et celles visant à rééquilibrer les ventes de protéines vers davantage d'aliments d'origine végétale plutôt qu'animale.

Aucune des trois françaises étudiées n'intègrent le Top 10: Carrefour se classe 12e et Intermarché 20e, tandis qu'E.Leclerc, premier distributeur de France en parts de marchés, arrive dernier (27e) selon l'étude du centre néerlandais Questionmark, soutenu par le Réseau Action Climat (RAC).

A l'inverse, les Pays-Bas s'illustrent en haut du tableau, avec la branche néerlandaise de Lidl (1e), puis les distributeurs Albert Heijn (3e) et Jumbo (4e), selon l'étude à laquelle ont également participé les associations Madre Brava, ProVeg International et WWF Pays-Bas.

Chez les bons élèves se trouvent aussi les enseignes de Lidl en Pologne (2e), Allemagne (5e) et Espagne (6e), suivies des supermarchés allemands Rewe (7e) et Aldi Süd (8e).

Les Suisses Denner et Migros se classent respectivement 9e et 10e, devant le britannique Tesco (11e) et le suédois ICA (14e).

Du côté de la France, Carrefour est la seule "à avoir publié une feuille de route pour atteindre ses objectifs à court terme", tandis que "les plans climat de E.Leclerc et d'Intermarché ne sont pas encore concrets", estiment les auteurs de l'étude.

"Les émissions totales de gaz à effet de serre de Carrefour France et Intermarché ont augmenté depuis qu'ils les publient", et "les progrès de E.Leclerc sont inconnus", seules les émissions de 2023 ayant été publiées, ajoutent-ils.

Concernant la "transition protéinique", Carrefour, plus qu'avant et que ses concurrents, "met le paquet pour" vendre "plus de légumineuses" ou de "produits céréaliers complets", mais le groupe français "continue à avoir des pratiques (promotions, publicités, etc.) qui incitent à la consommation, voire à la surconsommation de viande", a déclaré à l'AFP Benoît Granier, responsable alimentation du RAC.

Dans ce contexte, le RAC "exhorte le gouvernement" français "à renforcer l'encadrement du secteur de la grande distribution et à publier enfin la Stratégie nationale pour l'alimentation, la nutrition et le climat (SNANC)", attendue depuis plus de deux ans.


Maisonnave: Le secteur culturel de l'Arabie Saoudite est un nouveau moteur économique entre Riyad et Paris

M. Maisonnave a déclaré à Al-Eqtisadiah, lors de la cérémonie d'ouverture de La Fabrique, que la coopération culturelle avec l'Arabie saoudite est un élément important pour l'attractivité de ce pays dans les décennies à venir. AL-EQTISADIAH.
M. Maisonnave a déclaré à Al-Eqtisadiah, lors de la cérémonie d'ouverture de La Fabrique, que la coopération culturelle avec l'Arabie saoudite est un élément important pour l'attractivité de ce pays dans les décennies à venir. AL-EQTISADIAH.
Short Url
  • La Fabrique est un espace dédié à la créativité artistique et aux échanges culturels, lancé dans le cadre d'un partenariat entre le Riyadh Art program et l'Institut français de Riyad
  • Du 22 janvier au 14 février, l'initiative fournira un espace de travail ouvert qui permettra aux artistes de développer et de travailler sur leurs idées dans un cadre collaboratif

RIYAD: La culture est devenue un pilier fondamental des relations bilatérales entre la France et l'Arabie saoudite, selon l'ambassadeur de France au Royaume, Patrick Maisonnave.

Maisonnave a souligné son lien avec les secteurs du divertissement et du tourisme, ce qui en fait un nouveau moteur de la coopération économique entre Riyad et Paris.

Il a déclaré à Al-Eqtisadiah, lors de la cérémonie d'ouverture de La Fabrique dans le quartier Jax de Diriyah, que la coopération culturelle avec l'Arabie saoudite est un élément important pour son attractivité dans les décennies à venir.

La Fabrique est un espace dédié à la créativité artistique et aux échanges culturels, lancé dans le cadre d'un partenariat entre le Riyadh Art program et l'Institut français de Riyad.

Du 22 janvier au 14 février, l'initiative fournira un espace de travail ouvert qui permettra aux artistes de développer et de travailler sur leurs idées dans un cadre collaboratif.

Lancement de La Fabrique, un espace dédié à la créativité artistique

L'ambassadeur a souligné que le processus de transformation du Royaume dans le cadre de la Vision 2030 a contribué à l'émergence d'une nouvelle génération de jeunes artistes et créateurs, ainsi qu'à un désir croissant de la société saoudienne de se connecter à la culture et de s'intéresser à ce qui se passe dans le monde.

Il a affirmé que la relation entre les deux pays est "profonde, voire culturelle par excellence", l'intérêt de la partie saoudienne pour la culture française allant de pair avec l'intérêt croissant du public français et des institutions culturelles qui se développent dans le Royaume.

Selon les dernières estimations, l'économie de la culture représente environ 2,3 % du produit intérieur brut de la France, soit plus de 90 milliards d'euros (106,4 milliards de dollars) de recettes annuelles, d'après les données du gouvernement. Le secteur emploie directement plus de 600 000 personnes, ce qui en fait l'un des secteurs les plus créateurs d'emplois dans les domaines de la création, de l'édition, du cinéma et des arts visuels.

L'Arabie saoudite bénéficie de l'expérience française dans le domaine culturel

M. Maisonnave a expliqué que la France possède des institutions culturelles bien établies, tandis que l'Arabie saoudite est en train de construire un secteur culturel solide, ce qui ouvre la voie à des opportunités de coopération.

Cette initiative s'inscrit dans le prolongement de la signature, il y a un an, de dix accords culturels majeurs entre des institutions françaises et saoudiennes, visant à renforcer la coopération et à transférer l'expertise et les connaissances françaises afin de contribuer au développement du système culturel dans le Royaume.

Il a ajouté que des expériences telles que La Fabrique permettent de rencontrer la nouvelle génération de créateurs saoudiens, qui ont exprimé leur intérêt pour la mise en relation avec des institutions et des artistes français à Paris et en France.

La Fabrique offre un espace pour de multiples pratiques artistiques contemporaines, y compris les arts de la performance, les arts numériques et interactifs, la photographie, la musique et le cinéma, tout en permettant au public d'assister aux étapes de la production d'œuvres artistiques et d'interagir avec le processus de création.


La CJUE valide les astreintes de 68,5 M EUR contre la Pologne pour son refus de fermer une mine de charbon

La Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) UE a rejeté jeudi le recours de la Pologne contre 68,5 millions d'euros d'astreintes accumulées depuis le refus de Varsovie de mettre fin à l'extraction de lignite dans une énorme mine proche des frontières avec la République tchèque et l'Allemagne. (AFP)
La Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) UE a rejeté jeudi le recours de la Pologne contre 68,5 millions d'euros d'astreintes accumulées depuis le refus de Varsovie de mettre fin à l'extraction de lignite dans une énorme mine proche des frontières avec la République tchèque et l'Allemagne. (AFP)
Short Url
  • "La Cour de justice rejette le pourvoi de la Pologne contre l'arrêt du Tribunal concernant l'annulation des astreintes journalières infligées dans l'affaire de la mine de Turów"
  • La mine polonaise, qui s'étend à ciel ouvert sur plus de 10 kilomètres le long des deux zones frontalières, suscite des tensions avec ses voisins qui lui reprochent d'abaisser le niveau des nappes phréatiques et de polluer l'environnement

VARSOVIE: La Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) UE a rejeté jeudi le recours de la Pologne contre 68,5 millions d'euros d'astreintes accumulées depuis le refus de Varsovie de mettre fin à l'extraction de lignite dans une énorme mine proche des frontières avec la République tchèque et l'Allemagne.

"La Cour de justice rejette le pourvoi de la Pologne contre l'arrêt du Tribunal concernant l'annulation des astreintes journalières infligées dans l'affaire de la mine de Turów", selon un communiqué de presse officiel dans lequel la CJUE insiste sur son souhait de "garantir l'application effective du droit de l'Union dans l'intérêt général".

La mine polonaise, qui s'étend à ciel ouvert sur plus de 10 kilomètres le long des deux zones frontalières, suscite des tensions avec ses voisins qui lui reprochent d'abaisser le niveau des nappes phréatiques et de polluer l'environnement.

En 2021, la République tchèque avait porté l'affaire devant la CJUE.

La mine Turow a été sommée de cesser ses activités, mais l'ancien gouvernement polonais nationaliste n'a pas obtempéré et, en conséquence, Varsovie a été condamné par Bruxelles à une astreinte de 500.000 euros par jour.

Selon le gouvernement, la fermeture de la mine compromettrait la sécurité énergétique du pays.

En 2022, moyennant un engagement à des investissements importants dans la protection de l'environnement, la Pologne est parvenue finalement à un accord amiable avec la République tchèque.

Cependant la Commission européenne a sommé Varsovie de verser environ 68,5 M EUR, soit l'équivalent des astreintes journalières cumulées avant la conclusion de l'accord avec Prague.

Face au nouveau refus polonais, Bruxelles a prélevé les sommes dues dans les fonds européens destinés à Varsovie, une démarche alors inédite.

"L'accord amiable conclu entre la République tchèque et la Pologne n'a pas supprimé rétroactivement les astreintes ordonnées en référé", a expliqué jeudi la CJUE.

Selon la Cour européenne, les astreintes gardent "un caractère préventif et non répressif, contrairement à ce que prétendait la Pologne".

"L'obligation de payer l'astreinte journalière, versée au budget de l'Union, vise à assurer le respect des mesures provisoires déjà ordonnées", a insisté la CJUE.