Européennes: Le RN et une liste de la gauche unie seraient au coude à coude

Jean-Luc Melenchon, fondateur et membre du parti de gauche français La France Insoumise (LFI) (Photo, AFP).
Jean-Luc Melenchon, fondateur et membre du parti de gauche français La France Insoumise (LFI) (Photo, AFP).
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Publié le Dimanche 14 mai 2023

Européennes: Le RN et une liste de la gauche unie seraient au coude à coude

  • Ifop Fiducial a testé l'hypothèse d'une liste Nupes qui serait conduite par l'écologiste David Cormand et l'insoumise Manon Aubry
  • Reconquête!, le parti d'extrême droite d'Eric Zemmour est crédité de 6%

PARIS: Le Rassemblement national (RN) et une liste de la Nupes, si les partis de gauche parvenaient à s'entendre, arriveraient en tête au coude à coude aux prochaines élections européennes qui se tiendront dans un an, selon un sondage IFOP Fiducial publié samedi par le JDD et Sud Radio.

Le RN, dont la liste serait dirigée par son président Jordan Bardella, réaliserait 26% des suffrages contre 26% également pour une liste Nupes. En cas de listes séparées des partis de gauche, le RN serait à 25%, très nettement en tête.

Une liste des partis de la majorité présidentielle (Renaissance, Modem, Horizons) qui serait menée par Stéphane Séjourné résisterait plutôt bien à un éventuel vote sanction et obtiendrait 19% si la gauche était désunie et 22% en cas de présence d'une liste Nupes.

Ifop Fiducial a testé l'hypothèse d'une liste Nupes qui serait conduite par l'écologiste David Cormand et l'insoumise Manon Aubry.

Viendrait ensuite une liste Les Républicains avec 11% en cas de liste Nupes et 8% en cas de listes séparées à gauche. L'hypothèse testée est celle d'une liste menée par François-Xavier Bellamy et Michel Barnier.

Reconquête!, le parti d'extrême droite d'Eric Zemmour est crédité de 6% dans les deux cas de figure.

Si les partis de la Nupes se présentaient séparément, le Parti socialiste (avec Raphaël Glucksmann en tête de liste), La France insoumise (avec Manon Aubry) et Europe Ecologie les Verts (avec David Cormand) recueillent chacun 10% des intentions de vote, tandis que le PCF (avec Fabien Roussel) en obtient 5%.

LFI pousse actuellement ses partenaires à constituer une liste unie pour ces élections qui auront lieu dans un an, à une date qui n'a pas encore été établie. Mais les écologistes y sont opposés.

A la dernière présidentielle, le leader des insoumis Jean-Luc Mélenchon était arrivé très nettement devant tous les autres candidats de gauche, avec 22%, au pied du second tour.

"Quand l'effet d'entraînement de Mélenchon n'est pas là, la marque LFI retombe à un niveau faible", note dans le JDD Frédéric Dabi, le directeur général de l'Ifop.

(Le sondage a été réalisé les 10 et 11 mai sur un échantillon représentatif de 1.310 personnes, la marge d'erreur est comprise entre 1,1 et 2,5 points).


Macron s'est entretenu lundi matin avec Netanyahu de la situation au Moyen-Orient et au Liban selon l'Elysée

Le président français avait déjà échangé mercredi dernier avec M. Netanyahu, pour la première fois depuis l'été 2025, alors qu'Israël poursuit ses frappes contre l'Iran mais aussi Beyrouth, dont la partie sud est le bastion du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
Le président français avait déjà échangé mercredi dernier avec M. Netanyahu, pour la première fois depuis l'été 2025, alors qu'Israël poursuit ses frappes contre l'Iran mais aussi Beyrouth, dont la partie sud est le bastion du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
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  • Emmanuel Macron s'est entretenu lundi matin avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu de la situation au Moyen-Orient et au Liban, a indiqué l'Elysée
  • Emmanuel Macron se rendra lundi après-midi à bord du porte-avions Charles de Gaulle, qui se trouve au large de la Crète, en Méditerranée orientale, où il a été dépêché pour faire face à la situation au Moyen-Orient

PAPHOS: Emmanuel Macron s'est entretenu lundi matin avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu de la situation au Moyen-Orient et au Liban, a indiqué l'Elysée.

Le président français avait déjà échangé mercredi dernier avec M. Netanyahu, pour la première fois depuis l'été 2025, alors qu'Israël poursuit ses frappes contre l'Iran mais aussi Beyrouth, dont la partie sud est le bastion du Hezbollah pro-iranien.

 

 

 


Liban: Macron condamne une "attaque inacceptable" contre une position de l'ONU

Le président français Emmanuel Macron photographié au palais de l’Élysée à Paris le 3 mars 2026. (AFP)
Le président français Emmanuel Macron photographié au palais de l’Élysée à Paris le 3 mars 2026. (AFP)
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  • Le président français Emmanuel Macron condamne une attaque contre une position de la Finul au sud du Liban et réaffirme le rôle stabilisateur de la force onusienne
  • Il exprime le soutien de la France à la souveraineté et à la sécurité de la Syrie, du Liban et de l’Irak, tout en appelant à éviter que le conflit régional ne s’étende

PARIS: Le président français Emmanuel Macron a condamné vendredi une "attaque inacceptable" contre une position de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) dans le sud du pays, après s'être entretenu avec ses homologues libanais Joseph Aoun et syrien Ahmad Al-Chareh.

"La France œuvre avec ses partenaires à éviter que le conflit ne se propage davantage dans la région", a affirmé sur le réseau social X le chef de l'Etat, soulignant le "rôle clé de stabilisation au sud du Liban" joué par la Finul.

Emmanuel Macron a assuré que son pays resterait "engagé" dans cette force qui compte quelque 700 Français et assuré que "la souveraineté et l'intégrité territoriale de la Syrie et du Liban, comme de chaque pays dans la région, devait être respectée".

Une position de la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (Finul) a été ciblée vendredi dans le sud du pays, faisant des blessés parmi les Casques bleus ghanéens, selon l'Agence nationale d'information (Ani) libanaise, alors que la guerre déclenchée le week-end dernier par les Etats-Unis et Israël contre l'Iran s'est étendue au Liban.

Israël a répliqué à des tirs du Hezbollah pro-iranien par des bombardements au Liban, notamment dans son fief de la partie sud de Beyrouth.

Le chef de l'Etat français a discuté auparavant avec le Premier ministre irakien Mohamed Chia al-Soudani, à qui il a exprimé la "pleine solidarité" de la France, après l'attaque par des drones de l'aéroport de Bassora et de deux installations pétrolières dans le sud de l'Irak.

"J'ai renouvelé mon appui à son action résolue pour que l'Irak ne soit pas entraîné dans le conflit", a-t-il ajouté, estimant que la stabilité de ce pays "est essentielle pour toute la région".

"La France soutient le plein respect de la souveraineté, de la sécurité, et de l’intégrité territoriale de l’Irak", a-t-il également assuré.

Le gouvernement irakien et le gouvernement de la région autonome du Kurdistan ont affirmé que l'Irak ne devait pas servir de base pour lancer des attaques contre des pays voisins, alors que des informations font état de la possibilité que des combattants kurdes traversent la frontière avec l'Iran.

L'Iran a menacé, pour sa part, de prendre pour cible "toutes les installations" de la région du Kurdistan en Irak si des combattants kurdes parvenaient à entrer sur le territoire de la République islamique.


Guerre au Moyen-Orient : le porte-avions français Charles de Gaulle est arrivé en Méditerranée

Le porte-avions Charles de Gaulle, envoyé par la France au Moyen-Orient pour protéger ses ressortissants et ses alliés frappés par l'Iran, est entré vendredi en tout début d'après-midi en mer Méditerranée en franchissant le détroit de Gibraltar, a constaté un journaliste de l'AFP. (AFP)
Le porte-avions Charles de Gaulle, envoyé par la France au Moyen-Orient pour protéger ses ressortissants et ses alliés frappés par l'Iran, est entré vendredi en tout début d'après-midi en mer Méditerranée en franchissant le détroit de Gibraltar, a constaté un journaliste de l'AFP. (AFP)
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  • Emmanuel Macron, qui estime que l'offensive américano-israélienne est menée "en dehors du droit international", avait assuré mardi que la France était dans une posture "strictement défensive"
  • Il a annoncé le déploiement d'importants moyens militaires, dont le porte-avions Charles de Gaulle, en Méditerranée orientale car la France doit "prendre des dispositions pour sa sécurité, celle de ses ressortissants et de ses bases"

TARIFA: Le porte-avions Charles de Gaulle, envoyé par la France au Moyen-Orient pour protéger ses ressortissants et ses alliés frappés par l'Iran, est entré vendredi en tout début d'après-midi en mer Méditerranée en franchissant le détroit de Gibraltar, a constaté un journaliste de l'AFP.

Le bâtiment, qui a encore plusieurs jours de trajet devant lui avant d'être sur zone, était déployé dans le nord de l'Europe dans le cadre d'une mission de l'Otan quand le président français Emmanuel Macron a annoncé son envoi au Moyen-Orient.

Emmanuel Macron, qui estime que l'offensive américano-israélienne est menée "en dehors du droit international", avait assuré mardi que la France était dans une posture "strictement défensive".

Il a annoncé le déploiement d'importants moyens militaires, dont le porte-avions Charles de Gaulle, en Méditerranée orientale car la France doit "prendre des dispositions pour sa sécurité, celle de ses ressortissants et de ses bases ainsi que celle de ses alliés dans la région".

La France est notamment liée par des accords de défense avec le Qatar, le Koweït et les Emirats.