La BERD abaisse sa prévision de croissance turque, relève celle de la Russie

Des chauffeurs de camions font la queue sur plus de dix kilomètres au poste de contrôle de Rava-Ruska, à la frontière ukraino-polonaise, le 18 avril 2023. (AFP).
Des chauffeurs de camions font la queue sur plus de dix kilomètres au poste de contrôle de Rava-Ruska, à la frontière ukraino-polonaise, le 18 avril 2023. (AFP).
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Publié le Mardi 16 mai 2023

La BERD abaisse sa prévision de croissance turque, relève celle de la Russie

  • En Turquie, après une croissance de 5,6% en 2022, l'activité devrait croitre de 2,5% en 2023
  • En Ukraine, l'économie devrait croître de 1% cette année, après un effondrement sans précédent du PIB de 29% en 2022

LONDRES: La Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) estime que l'économie russe va se contracter moins que prévu cette année mais que l'économie turque va pâtir plus qu'anticipé des séismes de février.

Dans l'ensemble, les économies des pays dans lesquels est présente la BERD devraient croître de 2,2%, anticipe l'institution, moins que les 2,3% projetés précédemment - selon une prévision de février actualisée en utilisant les données les plus récentes.

La BERD note que si l'inflation a commencé à reculer après les envolées des prix de l'énergie dans la foulée de l'invasion russe de l'Ukraine, en mars elle atteignait en moyenne encore 14,3% dans ses régions.

En Turquie, après une croissance de 5,6% en 2022, menée surtout par une politique monétaire "non orthodoxe" de taux d'intérêt faibles malgré une inflation qui a flambé à 85% sur un an en octobre avant de retomber plus récemment à 50%, l'activité devrait croitre de 2,5% en 2023.

Cela représente une révision à la baisse de 0,5 point de pourcentage comparé à la précédente prévision en février, à cause de l'impact des tremblements de terre dévastateurs du même mois.

Les dégâts devraient "dépasser 100 milliards de dollars" et les efforts de reconstruction post-séismes devraient soutenir en 2024 la croissance, attendue à 3%, estime le rapport trimestriel.

"Ces dernières années, la Turquie a donné la priorité à la croissance sur la stabilité macroéconomique. Il y a une limite à combien de temps on peut (...) ignorer les lois élémentaires de l'économie", remarque Beata Javorcik, cheffe économiste de la BERD.

A l'heure où la Turquie s'achemine vers un second tour pour son scrutin présidentiel, "peu importe qui gagne, des choix difficiles attendent le prochain gouvernement", a-t-elle ajouté.

En Ukraine, l'économie devrait croître de 1% cette année, après un effondrement sans précédent du PIB de 29% en 2022 avec le début de l'invasion russe.

"Les producteurs doivent faire face à de fréquentes pannes d'électricités, des dégâts à leurs installations et infrastructures, des difficultés de logistique, pénuries de travailleurs et des raids aériens occasionnels", détaille le rapport. Mais la stabilité macroéconomique a été maintenue par des financements de long terme et un programme du FMI.

L'an prochain, la BERD pronostique une croissance de 3%, malgré de fortes incertitudes sur l'évolution du conflit.

En Russie, l'économie s'est contractée de 2,1% l'an dernier, moins qu'attendu, et devrait de nouveau se contracter de 1,5% cette année, une révision à la hausse d'1,5 point comparé à février.

Le pays bénéficie de recettes pétrolières plus élevées qu'attendu grâce notamment aux transactions réorientées vers d'autres pays pour compenser la perte des achats d'Europe de l'est. Un retour à la croissance est attendu à 1% l'an prochain.


Pétrole: le baril chute de près de 5% après l'annonce de négociations Etats-Unis/Iran

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Les prix du pétrole chutent lundi à l'ouverture des échanges asiatiques après l'annonce par Donald Trump de nouvelles négociations pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient et rouvrir le détroit d'Ormuz.

Vers 22H50 GMT dimanche, le prix du baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre reculait de 4,69% à 83,81 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate cédait 4,67% à 80,72 dollars.

Après avoir menacé l'Iran d'une attaque massive, Donald Trump a dit samedi soir renoncer à de nouvelles frappes à condition qu'un accord soit conclu rapidement, en particulier sur le détroit d'Ormuz.

L'Iran a de son côté assuré dimanche être proche d'un accord avec Oman sur ce passage stratégique crucial pour le commerce mondial d'hydrocarbures.

Le président américain a ensuite annoncé que des nouvelles négociations avec Téhéran commenceraient lundi.


Engie revoit à la hausse ses perspectives 2026 grâce à l’électrification et les infrastructures

Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
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  • Engie relève ses objectifs 2026, porté par l’électrification, les renouvelables et l’acquisition de UK Power Networks
  • Le groupe affiche un bénéfice net semestriel en hausse de 13,7 % à 3,3 milliards d’euros

PARIS: Engie a revu à la hausse ses perspectives pour l’année 2026 après un premier semestre au cours duquel l'énergéticien a été porté par l’accélération de l’électrification et l’acquisition du distributeur britannique d’électricité UK Power Networks.

"Partout où nous opérons, l'électrification s'accélère, les besoins en infrastructure, en flexibilité, en solution bas carbone continuent de croître", a déclaré Catherine MacGregor, la directrice générale lors d’une conférence téléphonique vendredi. "Et tous les métiers d'Engie sont au coeur de ces transformations".

"Qu'il s'agisse des renouvelables, des batteries, des réseaux électriques, des infrastructures locales ou encore des offres dédiées aux +data centers+, nous accélérons nos investissements dans les activités qui répondent justement aux évolutions structurelles du système énergétique", a-t-elle ajouté.

Sur les six premiers mois de l'année, le bénéfice net a progressé de 13,7% à 3,3 milliards d’euros. Le chiffre d’affaires en revanche a reculé de 3,6% à 36,7 milliards d’euros.

Le groupe a bénéficié de sa dynamique opérationnelle lors de ces six mois et estime que son plan de performance en cours a contribué pour 304 millions d’euros à l'amélioration des résultats.

Il a également été porté par l’activité gaz soutenue par des conditions de marché favorables.

Côté perspectives, Engie a revu à la hausse son objectif de résultat net récurrent pour 2026 à un niveau compris entre 4,9 et 5,5 milliards d’euros (contre une fourchette de 4,6 à 5,2 milliards d’euros annoncée précédemment). Au premier semestre, cet indicateur qui exclut les activités exceptionnelles, s'est établi à 3 milliards d'euros.

L’Ebit (résultat opérationnel ajusté) hors nucléaire est quant à lui attendu dans une fourchette indicative de 9,2 à 10,2 milliards d’euros (contre 8,7 à 9,7 milliards d’euros auparavant).

"Nos activités de génération et nos infrastructures gazières jouent un rôle déterminant dans la sécurité du système et la maîtrise de son coût", a souligné Catherine MacGregor.

"C'est bien la cohérence stratégique associée à la solidité de nos modèles intégrés et à notre capacité d'exécution qui nous permet d'aborder la suite de l'année avec confiance et de relever notre +guidance+", a-t-elle conclu.


Saint-Gobain: bénéfice et ventes en recul au premier semestre mais des signes de croissance retrouvés

Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance. (AFP)
Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance. (AFP)
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  • Sur le semestre, le chiffre d'affaires est en repli de 1,1% à 23,6 milliards d'euros mais les ventes se sont améliorées dans la plupart des zones géographiques, à l'exception des Amériques, selon un communiqué du groupe français
  • En Europe du Nord, le chiffre d'affaires est en hausse de 0,2% sur le semestre. Sur la zone Europe du Sud, Moyen-Orient et Afrique, la croissance est de 2,1% et +2% en Asie-Pacifique

PARIS: Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance.

Sur le semestre, le chiffre d'affaires est en repli de 1,1% à 23,6 milliards d'euros mais les ventes se sont améliorées dans la plupart des zones géographiques, à l'exception des Amériques, selon un communiqué du groupe français.

"Après un premier trimestre marqué par l'impact de conditions climatiques défavorables dans l'hémisphère nord, le chiffre d'affaires à données comparables renoue avec la croissance au deuxième trimestre dans toutes les régions, y compris en volumes: en Europe grâce au marché de la construction neuve, en Amérique avec une normalisation des conditions climatiques en Amérique du Nord, et en Asie-Pacifique qui poursuit sa forte croissance", décrypte Saint-Gobain, qui emploie plus de 162.000 personnes dans 81 pays.

En Europe du Nord, le chiffre d'affaires est en hausse de 0,2% sur le semestre. Sur la zone Europe du Sud, Moyen-Orient et Afrique, la croissance est de 2,1% et +2% en Asie-Pacifique.

C'est la zone Amériques qui tire le chiffre d'affaires vers le bas avec -7,2% sur le semestre. En ne prenant en compte que le deuxième trimestre, les ventes sont restées stables (+0,4%).

En 2025, la zone représentait plus du quart du chiffre d'affaires global de Saint-Gobain.

L'Ebitda (excédent brut d'exploitation), un indicateur de rentabilité, atteint 3,6 milliards d'euros "affecté par l'effet de change", mais "bénéficiant du retour à la croissance au deuxième trimestre", explique Saint-Gobain.

L'entreprise a confirmé ses perspectives de croissance, malgré "un environnement macroéconomique contrasté et géopolitiquement incertain", selon Benoît Bazin, PDG du groupe, lors d'un point presse.

Saint-Gobain anticipe une croissance de ses ventes au deuxième semestre 2026 dans toutes les zones, "contrastées par pays" en Europe, "dans un contexte incertain" dans les Amériques et "tirée par l'Inde et l'Asie du sud-est" pour la zone Asie-Pacifique.