Verdict attendu pour le spectaculaire vol des joyaux de Dresde

Sur cette photo d'archive prise le 10 janvier 2023, des policiers sécurisent le bâtiment du tribunal régional supérieur de Dresde, dans l'est de l'Allemagne, avant une audience dans le cadre du procès sur le vol de bijoux au musée de la Voûte verte (Gruenes Gewoelbe) dans le palais royal de Dresde, en novembre 2019. Le tribunal doit rendre ses verdicts le 16 mai 2023 dans le procès de six membres d'une célèbre bande criminelle accusés d'avoir dérobé des bijoux inestimables du XVIIIe siècle. (AFP).
Sur cette photo d'archive prise le 10 janvier 2023, des policiers sécurisent le bâtiment du tribunal régional supérieur de Dresde, dans l'est de l'Allemagne, avant une audience dans le cadre du procès sur le vol de bijoux au musée de la Voûte verte (Gruenes Gewoelbe) dans le palais royal de Dresde, en novembre 2019. Le tribunal doit rendre ses verdicts le 16 mai 2023 dans le procès de six membres d'une célèbre bande criminelle accusés d'avoir dérobé des bijoux inestimables du XVIIIe siècle. (AFP).
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Publié le Mardi 16 mai 2023

Verdict attendu pour le spectaculaire vol des joyaux de Dresde

  • Jugés notamment pour «vol aggravé en bande organisée», les prévenus, actuellement âgés de 24 à 29 ans, apparentés entre eux, risquent dix années de réclusion
  • Au total, ont été dérobés 21 bijoux du XVIIIème siècle, sertis de plus de 4 300 diamants, dont un de 49 carats, pour une valeur totale assurée qui atteint plus de 113 millions d'euros

DRESDE : Un casse audacieux au musée de Dresde, en Allemagne, des joyaux inestimables réapparus trois ans après, un sulfureux clan berlinois: tels sont les ingrédients d'une saga rocambolesque, proche du dénouement mardi avec un verdict pour six accusés.

Jugés notamment pour "vol aggravé en bande organisée", les prévenus, actuellement âgés de 24 à 29 ans, apparentés entre eux, risquent dix années de réclusion.

Tout commence le 25 novembre 2019, quand deux cambrioleurs s'introduisent dans l'un des plus vieux musées d'Europe, le "Grünes Gewölbe" ("Voûte verte"), sis dans le Palais des princes de Saxe, à Dresde, ville de l'est de l'Allemagne surnommée la Florence de l'Elbe.

Au total, ont été dérobés 21 bijoux du XVIIIème siècle, sertis de plus de 4 300 diamants, dont un de 49 carats, pour une valeur totale assurée qui atteint plus de 113 millions d'euros.

L'émoi est immense: la directrice des collections d'art d'Etat de Dresde, Marion Ackermann, parle d'un préjudice d'une valeur historique et culturelle "inestimable" et non chiffrable.

«Clan Remmo»

Un an plus tard, la police allemande arrête trois premiers suspects: ils appartiennent au "clan Remmo". Ce groupe kurde d'origine libanaise, enraciné dans le quartier populaire berlinois de Neukölln, avait déjà été impliqué dans le vol d'une pièce d'or géante de 100 kilos, d'une valeur d'environ 3,75 millions d'euros, dérobée en 2017 au Bode Museum de la capitale allemande.

Mais des bijoux de Dresde, pas de trace, malgré d'importantes promesses de récompenses.

Le procès des prévenus, entre temps au nombre de six, s'ouvre le 28 janvier 2022, plus de deux ans après l'audacieux cambriolage.

Nouveau coup de théâtre en plein procès, le 17 décembre 2022: une partie des joyaux dérobés réapparaissent à Berlin.

En tout, ce sont 31 pièces complètes ou fragments qui ont été retrouvés par des enquêteurs.

Joyaux endommagés

Parmi elles figurent "l'étoile de poitrine de l'Ordre polonais de l'Aigle blanc", sertie de diamants, et le "bijou en chapeau", comptant près de 300 diamants.

D'autres pièces manquent en revanche, dont une broche ayant appartenu à la reine Amalie Auguste de Saxe.

Une journée de fouilles de plongeurs de la police dans un canal berlinois, l'hiver dernier, n'ont permis de remonter que des outils, probablement utilisés pour le cambriolage.

Nombre des joyaux restitués sont incomplets ou ont été "endommagés" lors de leur tentative de nettoyage, probablement pour effacer des traces. Des dommages ont également été causés par un stockage dans l'eau, une experte décrivant des cassures, rayures, de la rouille et de nombreux diamants manquants.

L'essentiel de cette prise s'est faite grâce à des négociations entre la défense et le parquet, en marge du procès, pour préparer des aveux des accusés.

«Voyage scolaire»

Quelques semaines plus tard, plusieurs auteurs du cambriolage lèvent ainsi une partie du voile sur la préparation de leur forfait, qui a duré, expliquent-ils, un an.

Leur plan avait été élaboré après qu'une connaissance "ait parlé avec beaucoup d'enthousiasme d'un voyage scolaire au musée à Dresde et des diamants verts qui y étaient exposés".

Les salles d'exposition et les abords de l'établissement avaient alors fait l'objet de repérages: une fenêtre du rez-de-chaussée n'étant pas dans le champ de la vidéosurveillance, les cambrioleurs en avaient scié la grille, l'enveloppant dans du ruban adhésif pour dissimuler ce préparatif.

Avant leur délit, les malfaiteurs avaient incendié un transformateur électrique proche du musée afin de couper l'alimentation du secteur. Plus tard, ils avaient également mis le feu à une voiture avec laquelle ils avaient fui.

La passivité des quatre gardiens du musée avait au départ intrigué la police mais, faute d'éléments probants, l'enquête contre eux a été abandonnée en novembre dernier.

Une quarantaine d'autres suspects sont toujours recherchés pour leur implication dans le casse.

Et le sort des bijoux intrigue encore les enquêteurs: qu'en ont fait les cambrioleurs durant trois ans ? Où sont les pièces toujours manquantes ?

Les parures sont tellement connues qu'elles sont invendables en l'état, sauf à extraire et retailler les diamants, donnant bon espoir au musée de les voir réapparaître un jour.


L'attaque américaine «totalement stupide» en pleine négociation 

Ali Bahreini, chef de la mission diplomatique d'Iran à Genève, a assuré que Téhéran n'avait aucun problème avec ses voisins, mais qu'il ne pouvait tolérer que les bases américaines dans le Golfe servent à des attaques contre l'Iran.  "La guerre n'était pas notre option. La guerre a été imposée à l'Iran", a déclaré M. Bahreini devant l'Association des correspondants de l'ONU (Acanu). (AFP)
Ali Bahreini, chef de la mission diplomatique d'Iran à Genève, a assuré que Téhéran n'avait aucun problème avec ses voisins, mais qu'il ne pouvait tolérer que les bases américaines dans le Golfe servent à des attaques contre l'Iran. "La guerre n'était pas notre option. La guerre a été imposée à l'Iran", a déclaré M. Bahreini devant l'Association des correspondants de l'ONU (Acanu). (AFP)
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  • Le 26 février, Washington et Téhéran ont tenu des négociations indirectes à Genève sur le programme nucléaire iranien. Les médiateurs omanais avaient alors fait état de "progrès significatifs"
  • M. Bahreini, qui a assisté à une partie de ces négociations, a rappelé que "tout le monde était optimiste" et que les États-Unis "avaient accepté de poursuivre les négociations" à Vienne cette semaine

GENEVE: Les États-Unis ont pris une décision "totalement stupide" en attaquant l'Iran, alors que les deux pays menaient des pourparlers, a estimé mardi l'ambassadeur iranien auprès des Nations unies.

Ali Bahreini, chef de la mission diplomatique d'Iran à Genève, a assuré que Téhéran n'avait aucun problème avec ses voisins, mais qu'il ne pouvait tolérer que les bases américaines dans le Golfe servent à des attaques contre l'Iran.

"La guerre n'était pas notre option. La guerre a été imposée à l'Iran", a déclaré M. Bahreini devant l'Association des correspondants de l'ONU (Acanu).

"Personne ne doit s'attendre à ce que l'Iran fasse preuve de retenue face à une agression. Nous poursuivrons notre défense jusqu'à ce que cette agression cesse", a-t-il ajouté.

Le 26 février, Washington et Téhéran ont tenu des négociations indirectes à Genève sur le programme nucléaire iranien. Les médiateurs omanais avaient alors fait état de "progrès significatifs".

M. Bahreini, qui a assisté à une partie de ces négociations, a rappelé que "tout le monde était optimiste" et que les États-Unis "avaient accepté de poursuivre les négociations" à Vienne cette semaine.

Mais selon M. Bahreini, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a convaincu le président américain Donald Trump de sacrifier la diplomatie et d'attaquer l'Iran.

"C'était une décision totalement stupide. Ils comprendront plus tard à quel point cette décision était stupide. Ils le comprendront tous les deux, car l'Iran déterminera fermement le cours et l'issue de cette guerre", a-t-il soutenu.

"Tous nos voisins sont aujourd'hui déçus par la trahison des États-Unis, car tout le monde œuvrait pour la voie diplomatique, en particulier Oman. Les États-Unis ont trahi tout le monde", a encore insisté M. Bahreini.

Quand aux frappes de Téhéran contre des pays de la région abritant des bases américaines, il ne s'agit pas selon lui de représailles. "C'est un acte de légitime défense", a-t-il assuré.

"Nous ne pouvons en aucun cas permettre que ces bases soient utilisées pour mener des opérations militaires contre l'Iran", a ajouté M. Bahreini, assurant que les opérations iraniennes visaient "exclusivement "les installations militaires américaines.

Mardi, Trump a affirmé que les dirigeants iraniens "veulent discuter", mais M. Bahreini a affirmé qu'aucune démarche n'avait été entreprise auprès de Washington : "Il n'y a eu aucun contact de notre côté" depuis le début du conflit, a assuré le diplomate iranien.


L'Iran sous le feu israélo-américain, «trop tard» pour discuter selon Trump

De nouvelles puissantes explosions résonnent à Téhéran mardi au quatrième jour de la guerre lancée par Israël et les Etats-Unis, Donald Trump avertissant qu'il est "trop tard" pour discuter. (AFP)
De nouvelles puissantes explosions résonnent à Téhéran mardi au quatrième jour de la guerre lancée par Israël et les Etats-Unis, Donald Trump avertissant qu'il est "trop tard" pour discuter. (AFP)
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  • Radio-télévision publique, sites de production de missiles balistiques, aéroport Mehrabad de la capitale: Israël "continue à frapper l'Iran avec force", a lancé son Premier ministre Benjamin Netanyahu
  • En représailles, l'Iran multiplie de son côté ses attaques contre ses voisins du Golfe, visant des sites clefs, diplomatiques, militaires ou économiques, souvent liés aux intérêts américains

TEHERAN: De nouvelles puissantes explosions résonnent à Téhéran mardi au quatrième jour de la guerre lancée par Israël et les Etats-Unis, Donald Trump avertissant qu'il est "trop tard" pour discuter.

"Leur défense aérienne, leur armée de l'air, leur marine et leur commandement sont anéantis. Ils veulent discuter. J'ai dit: Trop tard !" a écrit le président américain sur son réseau Truth Social.

A Téhéran, ville fantôme désertée par ses habitants,  les frappes de mardi ont selon les médias iraniens notamment touché l'institution chargée d'élire un nouveau guide suprême pour succéder à Ali Khamenei, tué samedi au début de ce conflit sans précédent.

Une vidéo diffusée par l'agence de presse Tasnim montre un nuage de fumée s'élever dans le ciel dans le centre de Téhéran, où se trouvent de nombreux bâtiments gouvernementaux.

"J'ai peur de marcher dans les rues désertes car les bombes continuent de tomber du ciel", témoigne Samireh, une infirmière de 33 ans.

Radio-télévision publique, sites de production de missiles balistiques, aéroport Mehrabad de la capitale: Israël "continue à frapper l'Iran avec force", a lancé son Premier ministre Benjamin Netanyahu.

Le Golfe cible de nouvelles attaques 

En représailles, l'Iran multiplie de son côté ses attaques contre ses voisins du Golfe, visant des sites clefs, diplomatiques, militaires ou économiques, souvent liés aux intérêts américains.

Dans la capitale saoudienne où plusieurs détonations ont été entendues par un journaliste de l'AFP et des témoins, l'ambassade américaine a fermé ses portes après une attaque de drone ayant provoqué un incendie.

A Bahreïn, une base aérienne américaine a été visé par des drones et de missiles, et à Oman et aux Emirats arabes unis, ce sont des installations pétrôlières qui ont été visées.

Comme à Ryad, l'ambassade américaine au Koweït et à Bahrein ont fermé par précaution jusqu'à nouvel ordre, et Washington a ordonné le départ de tout son personnel diplomatique non essentiel d'Irak, de Jordanie et du Bahreïn.

Embrasement 

Depuis le début de la guerre, six militaires américains ont été tués, selon le Pentagone. En Israël d'après les services de secours, dix personnes ont été tuées dans des frappes iraniennes.

Côté iranien, le Croissant-Rouge a annoncé un bilan de plus de 780 personnes tuées depuis le début de l'attaque samedi, un chiffre que l'AFP n'a pu vérifier.

Le Moyen-Orient dans son ensemble s'embrase: au Liban en une journée, le Hezbollah pro-iranien a annoncé des attaques de roquettes contre quatre bases militaires israéliennes de l'autre côté de la frontière.

Une "réponse", a-t-il dit, aux frappes israéliennes qui ont fait 52 morts selon les autorités, et qui faisaient suite à des tirs du Hezbollah.

Selon l'ONU, quelques 30.000 personnes ont été déplacées au Liban, où les ordres d'évacuation israéliens se succèdent.

Et l'agence de l'Union européenne pour l'asile redoute un scénario de "flux de réfugiés d'une ampleur sans précédent" en provenance d'Iran, qui compte près de 90 millions d'habitants.

"Le déplacement de ne serait-ce que 10% de la population iranienne suffirait à rivaliser avec les plus importants flux de réfugiés de ces dernières décennies", a-t-elle averti.

"Viser l'Amérique" 

Au début de l'attaque, qui s'est soldée par la mort de plusieurs hauts responsables iraniens, Donald Trump avait appelé le peuple à renverser la République islamique en place depuis 1979.

Si les Etats-Unis souhaitent la chute du pouvoir actuel, le secrétaire d'Etat américain, Marco Rubio, a assuré que ce n'était pas "l'objectif" de la guerre, qui pourrait durer des semaines, voire "beaucoup plus", selon Washington.

Il s'agit avant tout d'empêcher l'Iran de se doter de la bombe atomique - intention que Téhéran dement - et de détruire ses capacités balistiques, selon Israël.

Après la guerre de douze jours en juin 2025, les Iraniens "ont commencé à construire de nouveaux sites, des bunkers souterrains qui auraient rendu leurs programmes de missiles balistiques et leurs programmes d'arme atomique intouchables d'ici quelques mois", a assuré le Premier ministre Benjamin Netanyahu.

"Et alors ils auraient pu viser l'Amérique", a-t-il ajouté.

"M. Rubio a admis ce que nous savions tous: les Etats-Unis sont entrés dans une guerre choisie par et au nom d'Israël. Il n'y a jamais eu de soi-disant +menace+ iranienne", lui a répondu sur X son homologue iranien, Abbas Araghchi.

Inquiétude des marchés 

Face à l'extension de ce conflit protéiforme, l'inquiétude gagne les marchés: les Bourses mondiales creusent leurs pertes, lestées par la flambée des prix du pétrole. Les prix du gaz européen s'envolent aussi, affectés par l'arrêt de la production de gaz naturel liquéfié (GNL) au Qatar et la paralysie du détroit d'Ormuz.

Les Gardiens de la révolution ont revendiqué lundi l'attaque d'un pétrolier, présenté comme lié aux Etats-Unis, dans ce stratégique détroit qui sépare l'Iran de la Péninsule arabique.

Et un général a menacé de "brûler tout navire" qui tenterait de franchir le détroit, par où transitent 20% du pétrole et du GNL mondiaux.

Quant aux touristes bloqués au Moyen-Orient, certains ont commencé à rentrer dès que l'espace aérien a rouvert.

Tout juste arrivé à l'aéroport de Roissy lundi soir, Aurélien, cadre bancaire de 43 ans, raconte comment l'escale d'une heure à Abou Dhabi que devait faire sa famille après un séjour en Thaïlande "s'est transformée en séjour de trois jours".

"On a entendu beaucoup d'avions de chasse passer... Le bruit des interceptions de missiles iraniens, des débris...", explique-t-il, alors que la France se prépare à affréter des vols pour rapatrier des ressortissants vulnérables.

 


Berlin, Paris et Londres prêts à des «actions défensives» pour «détruire» les capacités militaires de l'Iran

Les dirigeants européens se disent "consternés" par ces attaques "à l'aveugle et disproportionnées" qui touchent des pays du Moyen-Orient non impliqués dans l'opération militaire initiale. (AFP)
Les dirigeants européens se disent "consternés" par ces attaques "à l'aveugle et disproportionnées" qui touchent des pays du Moyen-Orient non impliqués dans l'opération militaire initiale. (AFP)
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  • Téhéran a répliqué à l'offensive américaine et israélienne débutée samedi avec des frappes tous azimuts contre plusieurs pays voisins, notamment ceux abritant des bases américaines, et Israël, où neuf personnes ont été tuées dimanche selon les secours
  • Les dirigeants européens se disent "consternés" par ces attaques "à l'aveugle et disproportionnées" qui touchent des pays du Moyen-Orient non impliqués dans l'opération militaire initiale

BERLIN: Les dirigeants allemands, français et britanniques se sont dit prêts dimanche à des "actions défensives nécessaires et proportionnées" face aux ripostes iraniennes afin de "détruire à la source" les capacités militaires de Téhéran.

"Nous prendrons des mesures pour défendre nos intérêts et ceux de nos alliés dans la région", potentiellement en empêchant la République islamique de tirer des missiles et des drones, a mis en garde le groupe E3, qui rassemble les trois puissances, dans une déclaration commune.

Téhéran a répliqué à l'offensive américaine et israélienne débutée samedi avec des frappes tous azimuts contre plusieurs pays voisins, notamment ceux abritant des bases américaines, et Israël, où neuf personnes ont été tuées dimanche selon les secours.

Les dirigeants européens se disent "consternés" par ces attaques "à l'aveugle et disproportionnées" qui touchent des pays du Moyen-Orient non impliqués dans l'opération militaire initiale.

Les frappes "ont ciblé nos alliés proches et menacent notre personnel militaire et nos civils dans toute la région", ajoute le communiqué.

Berlin, Paris et Londres discuteront de ces mesures défensives avec les États-Unis et leurs alliés dans la région.

Dimanche, Washington a aussi fait état des premiers soldats américains tués dans le cadre de l'opération qui a mené à la mort du guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei.

L'Iran ne se fixe "aucune limite" dans son droit à se défendre, a déclaré dimanche le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, dans un entretien avec la chaîne de télévision américaine ABC. "Ce que font les États-Unis est un acte d'agression. Ce que nous faisons, c'est nous défendre. C'est très différent", a-t-il insisté.