Funérailles d'un adolescent palestinien tué lors de heurts avec l'armée israélienne

Les personnes en deuil portent le corps de l'adolescent palestinien Ali Abu Alia lors de ses funérailles dans le village de Mughayir près de Ramallah en Cisjordanie occupée par Israël, le 5 décembre 2020. L'adolescent palestinien a été tué lors d'affrontements avec l'armée israélienne en marge d'une manifestation en Cisjordanie occupée, a déclaré le ministère palestinien de la santé. (ABBAS MOMANI / AFP)
Les personnes en deuil portent le corps de l'adolescent palestinien Ali Abu Alia lors de ses funérailles dans le village de Mughayir près de Ramallah en Cisjordanie occupée par Israël, le 5 décembre 2020. L'adolescent palestinien a été tué lors d'affrontements avec l'armée israélienne en marge d'une manifestation en Cisjordanie occupée, a déclaré le ministère palestinien de la santé. (ABBAS MOMANI / AFP)
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Publié le Samedi 05 décembre 2020

Funérailles d'un adolescent palestinien tué lors de heurts avec l'armée israélienne

  • Des centaines de personnes ont assisté samedi aux funérailles d'un adolescent palestinien tué la veille lors de heurts avec l'armée israélienne près de Ramallah en Cisjordanie occupée, bravant le couvre-feu imposé pour lutter contre le coronavirus
  • La ville de Ramallah est soumise à un couvre-feu en soirée et le week-end pour endiguer la pandémie de Covid-19. 

RAMALLAH : Des centaines de personnes ont assisté samedi aux funérailles d'un adolescent palestinien tué la veille lors de heurts avec l'armée israélienne près de Ramallah en Cisjordanie occupée, bravant le couvre-feu imposé pour lutter contre la circulation du coronavirus.

Selon les autorités palestiniennes, Ali Ayman Nasr Abou Aliya, 13 ans, a été touché par des tirs de l'armée israélienne en marge d'une manifestation vendredi dans le village de Mughayir contre la création d'une colonie israélienne dans le secteur, puis a été transporté dans un état critique vers un hôpital de Ramallah où il est mort. 

Samedi un cortège funèbre a accompagné la dépouille du jeune garçon, drapé du drapeau palestinien et la tête recouverte d'un keffieh laissant apparaître son visage, dans les rues de Ramallah et de Mughayir où il a été enterré.

La ville de Ramallah est soumise à un couvre-feu en soirée et le week-end pour endiguer la pandémie de Covid-19. 

La Cisjordanie, territoire palestinien de 2,8 millions d'habitants occupé depuis 1967 par l'armée israélienne, a officiellement recensé 71.703 cas de personnes contaminées par la maladie, dont 678 décès.

L'agence de presse palestinienne Wafa a indiqué que quatre autres personnes avaient été blessées par des tirs de soldats israéliens.

L'armée israélienne nie avoir tiré à balles réelles et dit avoir utilisé "des moyens de dispersion anti-émeute" pour empêcher les manifestants de jeter des pierres en direction de l'armée et de la police aux frontières.

Selon elle, des dizaines d'émeutiers "ont tenté de faire rouler des pierres et des pneus en flamme" sur une route, "mettant en danger la vie de civils".

Samedi, la délégation européenne pour les Palestiniens a dénoncé dans un tweet "un usage excessif des armes par les forces de sécurité israéliennes". 

L'émissaire de l'ONU pour le Moyen-Orient, Nickolay Mladenov, a appelé vendredi Israël à mener une enquête rapide et indépendante sur cet événement "choquant et inacceptable", qualifié d'"atroce" par l'Autorité palestinienne. 

Le ministère palestinien des Affaires étrangères a par ailleurs annoncé vendredi qu'il allait poursuivre Israël devant la Cour pénale internationale (CPI) pour la mort de l'adolescent, a fait savoir Wafa.


Liban: des frappes israéliennes tuent deux personnes dans le sud du Liban

Des frappes israéliennes ont tué mercredi deux personnes selon les autorités dans le sud du Liban, où Israël poursuit ses frappes contre le Hezbollah malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis novembre 2024. (AFP)
Des frappes israéliennes ont tué mercredi deux personnes selon les autorités dans le sud du Liban, où Israël poursuit ses frappes contre le Hezbollah malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis novembre 2024. (AFP)
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  • Selon l'agence de presse libanaise Ani, le véhicule a été pris pour cible à Zahrani, une localité au sud de Saïda, éloignée de la frontière avec Israël
  • Un photographe de l'AFP a vu sur une route principale la voiture détruite et carbonisée, et ses pièces éparpillées autour. Des pompiers tentaient de maîtriser l'incendie

SAIDA: Des frappes israéliennes ont tué mercredi deux personnes selon les autorités dans le sud du Liban, où Israël poursuit ses frappes contre le Hezbollah malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis novembre 2024.

La première frappe a visé une voiture près de Saïda, principale ville de la zone, tuant un homme, a indiqué le ministère de la Santé.

Selon l'agence de presse libanaise Ani, le véhicule a été pris pour cible à Zahrani, une localité au sud de Saïda, éloignée de la frontière avec Israël.

Un photographe de l'AFP a vu sur une route principale la voiture détruite et carbonisée, et ses pièces éparpillées autour. Des pompiers tentaient de maîtriser l'incendie.

Une deuxième frappe a également visé une voiture à Bazourieh près de la ville de Tyr, faisant un mort, selon le ministère.

Dans deux communiqués séparés, l'armée israélienne a affirmé avoir "visé des terroristes du Hezbollah".

Malgré un cessez-le-feu qui a mis fin en novembre 2024 à une guerre avec le Hezbollah, l'armée israélienne continue de mener régulièrement des frappes sur le territoire libanais, affirmant viser la formation pro-iranienne qu'Israël accuse de se réarmer.

L'aviation israélienne avait visé lundi "des structures militaires du Hezbollah", dont des tunnels, dans une série de raids sur le sud du pays.

Ces frappes interviennent alors que l'armée libanaise a indiqué début janvier avoir achevé le désarmement du Hezbollah dans la partie du sud située entre la frontière israélienne et le fleuve Litani, à une trentaine de kilomètres plus au nord.

Zahrani se situe au nord du Litani et Bazourieh au sud du fleuve.

Israël a jugé que les efforts de l'armée libanaise pour désarmer le Hezbollah constituaient "un début encourageant" mais étaient "loin d'être suffisants".


Le président syrien « ne participera finalement pas » au Forum de Davos, selon des sources

La participation du président syrien Ahmed Al-Chareh à des réunions diplomatiques et économiques de haut niveau aurait constitué une étape importante, marquant la première participation d'un chef d'État syrien au Forum économique mondial. (AFP)
La participation du président syrien Ahmed Al-Chareh à des réunions diplomatiques et économiques de haut niveau aurait constitué une étape importante, marquant la première participation d'un chef d'État syrien au Forum économique mondial. (AFP)
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  • Les participants souhaitaient entendre Ahmed Al-Chareh, mais comprennent les défis internes auxquels le pays est confronté

DAVOS : Le président syrien Ahmed Al-Chareh a annulé sa participation à la réunion annuelle du Forum économique mondial à Davos cette semaine, selon un haut responsable de l’organisation.

Arab News s’est entretenu avec de nombreux participants au Centre des congrès, qui ont exprimé leur déception face à cette décision. La présence du président dans des sessions de haut niveau consacrées à la diplomatie et à l’économie aurait marqué la première participation d’un chef d’État syrien au forum.

Beaucoup espéraient entendre Al-Chareh s’exprimer sur les réformes jugées impressionnantes et sur les opportunités d’investissement en Syrie, tout en comprenant les défis internes auxquels Damas est actuellement confrontée.

« Avec tout ce qui s’est passé ces dernières semaines au Moyen-Orient, on s’attendait à ce qu’Al-Chareh ne puisse probablement pas venir », a confié un participant à Arab News.

Les forces gouvernementales syriennes ont intensifié leurs opérations contre les Forces démocratiques syriennes dans plusieurs gouvernorats — notamment Alep, Raqqa et Hassaké — avec des échanges de tirs fréquents signalés, même lorsque des trêves temporaires sont négociées.

L’an dernier, le ministre syrien des Affaires étrangères récemment nommé, Asaad Al-Shibani, s’était rendu à Davos dans le cadre des efforts du forum visant à réintégrer la Syrie dans les discussions politiques et économiques mondiales après des années d’isolement sous le régime d’Assad.

L’annulation du déplacement d’Al-Chareh à Davos intervient après plusieurs semaines de pressions diplomatiques et militaires. Son gouvernement de transition, arrivé au pouvoir après le renversement de l’ancien dirigeant Bashar al-Assad fin 2024, cherche activement une reconnaissance internationale, obtenant un allègement progressif des sanctions et renforçant son dialogue avec les partenaires occidentaux.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le ministre saoudien des Affaires étrangères et le Premier ministre palestinien évoquent Gaza à Davos

(Photo: SPA)
(Photo: SPA)
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  • Le prince Faisal ben Farhane et Mohammed Mustafa se sont entretenus en marge du Forum économique mondial

LONDRES: Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, et le Premier ministre palestinien, Mohammed Mustafa, ont discuté mardi des derniers développements de la situation à Gaza.

La rencontre s’est tenue en marge de la réunion annuelle du Forum économique mondial, à Davos, en Suisse. Les deux responsables ont également passé en revue les relations bilatérales ainsi que les perspectives de coopération, a rapporté l’Agence de presse saoudienne.

Plusieurs responsables saoudiens ont assisté à cet entretien, parmi lesquels l’ambassadeur du Royaume en Suisse, Abdulrahman Al-Dawood, le directeur général du bureau du ministre des Affaires étrangères, Waleed Al-Ismail, ainsi que Mohammed Alyahya, conseiller du ministre des Affaires étrangères.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com