Les élections européennes auront lieu du 6 au 9 juin 2024

Le nombre de membres élus dans chaque pays dépend de la taille de la population, les petits pays disposant de davantage de sièges que si le principe de la proportionnalité stricte était appliqué. (AFP)
Le nombre de membres élus dans chaque pays dépend de la taille de la population, les petits pays disposant de davantage de sièges que si le principe de la proportionnalité stricte était appliqué. (AFP)
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Publié le Mercredi 17 mai 2023

Les élections européennes auront lieu du 6 au 9 juin 2024

  • Ce scrutin donnera le coup d'envoi du renouvellement des postes-clés des principales institutions de l'UE
  • Le Parlement européen compte actuellement 705 élus, après le départ des eurodéputés britanniques en janvier 2020 à la suite du Brexit

BRUXELLES: C'est désormais officiel: les prochaines élections européennes auront lieu du 6 au 9 juin 2024, un scrutin qui donnera le coup d'envoi du renouvellement des postes-clés des principales institutions de l'UE.

Au total, plus de 400 millions d'Européens seront appelés aux urnes dans les 27 pays de l'Union pour renouveler le Parlement, institution basée principalement à Strasbourg, qui participe à l'adoption des législations aux côtés des Etats membres.

Le Parlement européen compte actuellement 705 élus, après le départ des eurodéputés britanniques en janvier 2020 à la suite du Brexit.

Sa présidente, la Maltaise Roberta Metsola, a lancé un appel à la mobilisation pour cette élection qui se tient tous les cinq ans au suffrage universel.

"L'Europe a besoin que vous participiez. Ne passez pas à côté des prochaines élections européennes, inscrivez-vous sur les listes, participez au plus grand exercice démocratique en Europe!", a-t-elle exhorté dans un message vidéo diffusé sur les réseaux sociaux.

"Votre vote compte, il décidera de la direction que notre Union prendra", a ajouté la responsable, reconnaissant que l'UE n'était "pas parfaite" et "évoluait constamment".

Lors des dernières élections, en mai 2019, le taux de participation était en hausse, la moyenne pour l'Union s'établissant à 50,66%.

Question du vote populiste

Le nombre de membres élus dans chaque pays dépend de la taille de la population, les petits pays disposant de davantage de sièges que si le principe de la proportionnalité stricte était appliqué.

Actuellement, le nombre de membres qui siègent au Parlement européen varie de six (pour Malte, le Luxembourg et Chypre) à quatre-vingt-seize (pour l'Allemagne), la France en détenant 79.

Le Parti populaire européen (PPE, droite) est la principale force politique de l'assemblée, devant les Socialistes et démocrates (S&D) et Renew Europe (centristes et libéraux).

Les équilibres entre les familles politiques déterminent ensuite les présidences des principales institutions européennes (Parlement, Commission, Conseil européen).

La présidente de la Commission européenne, l'Allemande Ursula von der Leyen, issue des rangs du PPE, n'a pas encore indiqué si elle se représenterait, mais cette hypothèse semble très probable.

La présidence du Parlement est elle aussi actuellement aux mains du PPE, la Maltaise Roberta Metsola ayant succédé en janvier 2022 au socialiste italien David Sassoli, décédé peu auparavant. Le président du Conseil européen, le Belge Charles Michel, est quant à lui issu de la famille Renew Europe.

Alors que plusieurs pays de l'UE ont vu l'extrême droite arriver récemment au pouvoir (Italie, Suède, Finlande), la question du vote populiste va être un gros enjeu du scrutin, souligne Eric Maurice, responsable du bureau de Bruxelles de la Fondation Robert Schuman.

"Le grand enseignement des des élections de 2019, c'était la fragmentation accrue du Parlement européen, avec la baisse des grands partis traditionnels", explique l'expert à l'AFP.

"La grande question va être comment se maintiennent les quatre partis: le PPE, Socialistes et démocrates, Renew, Verts. Est-ce qu'ils vont maintenir leur niveau par rapport aux partis populistes?".

En France, où la question d'une liste commune de la gauche et des écologistes est en débat, deux récents sondages mettent le Rassemblement national (RN, extrême droite) entre 20 et 26%.

Les élections commencent habituellement un jeudi (le jour où les Pays-Bas votent traditionnellement) et se terminent un dimanche (jour de vote dans la plupart des pays).

Le Parlement européen a proposé une réforme électorale afin d'"européaniser" le scrutin, prévoyant l'introduction de listes transnationales pour attribuer 28 sièges supplémentaires, mais cette mesure bute sur les réticences de nombreux Etats membres.


Détroit d'Ormuz: l'Iran met en garde le Conseil de sécurité de l'ONU contre toute «action provocatrice»

 Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a mis en garde contre toute "action provocatrice" avant un vote prévu du Conseil de sécurité de l'ONU sur un usage de la force pour débloquer le détroit d'Ormuz. (AFP)
Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a mis en garde contre toute "action provocatrice" avant un vote prévu du Conseil de sécurité de l'ONU sur un usage de la force pour débloquer le détroit d'Ormuz. (AFP)
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  • Le détroit d'Ormuz, passage stratégique du marché mondial des hydrocarbures, est quasiment totalement bloqué par l'Iran en réaction à l'attaque américano-israélienne contre son territoire le 28 février
  • "M. Araghchi souligne que toute action provocatrice des agresseurs et de leurs soutiens, y compris au Conseil de sécurité de l'ONU concernant la situation dans le détroit d'Ormuz, ne fera que compliquer davantage la situation"

TEHERAN: Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a mis en garde contre toute "action provocatrice" avant un vote prévu du Conseil de sécurité de l'ONU sur un usage de la force pour débloquer le détroit d'Ormuz.

M. Araghchi s'exprimait jeudi et le vote était initialement prévu vendredi, avant l'annonce de son report sine die.

Le détroit d'Ormuz, passage stratégique du marché mondial des hydrocarbures, est quasiment totalement bloqué par l'Iran en réaction à l'attaque américano-israélienne contre son territoire le 28 février.

"M. Araghchi souligne que toute action provocatrice des agresseurs et de leurs soutiens, y compris au Conseil de sécurité de l'ONU concernant la situation dans le détroit d'Ormuz, ne fera que compliquer davantage la situation", selon un communiqué de son ministère.

Porté par Bahreïn, le texte fait l'objet de discussions par les 15 membres du Conseil depuis dix jours, reflétant leurs divergences.

Le dernier projet de résolution insiste sur le fait que le Conseil autoriserait tout Etat ou toute coalition d'Etats à utiliser des moyens "défensifs" pour assurer la sécurité des navires. Une stipulation de mandat défensif absente au départ.

Mais il n'est pas certain que cela soit suffisant à convaincre la Russie et la Chine, qui ont un droit de veto.

"L'Iran a fermé le détroit d'Ormuz, empêchant les navires commerciaux et les pétroliers de passer et posant des conditions pour permettre le passage de certains", a dénoncé jeudi le secrétaire général du Conseil de coopération du Golfe (CCG), Jassem Al-Budaiwi, au nom de cette organisation qui regroupe l'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, Bahreïn, le Qatar, le Koweït et Oman.

"Nous appelons le Conseil de sécurité à prendre toutes ses responsabilités et à prendre toutes les mesures nécessaires pour protéger les couloirs maritimes et assurer la poursuite en toute sécurité de la navigation internationale", a-t-il insisté à New York, avant l'annonce du report.


Le patron du Pentagone obtient le départ du chef d'état-major de l'armée de terre

Pete Hegseth, à la tête d'un ministère qu'il a renommé "ministère de la Guerre", a assuré qu'il choisissait tout simplement les chefs qu'il veut pour diriger l'armée au plus grand budget du monde. (AFP)
Pete Hegseth, à la tête d'un ministère qu'il a renommé "ministère de la Guerre", a assuré qu'il choisissait tout simplement les chefs qu'il veut pour diriger l'armée au plus grand budget du monde. (AFP)
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  • Le ministre américain de la Défense, Pete Hegseth, a obtenu le départ immédiat du chef d'état-major de l'armée de terre, le général Randy George
  • Ce très haut gradé "va quitter ses fonctions de 41e chef d'état-major de l'armée de terre, avec effet immédiat", a écrit sur la plateforme X Sean Parnell, le porte-parole du Pentagone, lui souhaitant "une belle retraite"

WASHINGTON: Le ministre américain de la Défense, Pete Hegseth, a obtenu le départ immédiat du chef d'état-major de l'armée de terre, le général Randy George, a fait savoir un responsable américain à propos de ce limogeage qui survient en pleine guerre contre l'Iran.

Ce très haut gradé "va quitter ses fonctions de 41e chef d'état-major de l'armée de terre, avec effet immédiat", a écrit sur la plateforme X Sean Parnell, le porte-parole du Pentagone, lui souhaitant "une belle retraite."

Il ne donne pas la raison de ce départ soudain.

CBS News, qui a révélé l'information, cite un responsable américain anonyme affirmant que Pete Hegseth souhaite nommer à sa place quelqu'un qui pourra appliquer la vision de Donald Trump et de son ministre pour l'armée de terre.

Le général Randy George, diplômé de la prestigieuse académie militaire de West Point, qui a servi en Irak et en Afghanistan, avait été nommé à ce poste en 2023, sous le mandat du président démocrate, Joe Biden.

Il s'agit d'un départ forcé de plus chez les plus hauts gradés de l'armée américaine depuis le retour au pouvoir de Donald Trump.

Le président américain avait, sans explication, limogé début 2025 Charles "CQ" Brown, le chef d'état-major des armées, pour le remplacer par Dan Caine.

Depuis, ce sont les chefs de la marine, des gardes-côtes, de l'agence d'espionnage NSA, ainsi que de nombreux autres, qui ont été poussés vers la sortie par le gouvernement de Donald Trump.

Selon le Washington Post et CBS, deux autres généraux, David Hodne, chargé du Commandement de la transformation et de l'entraînement de l'armée, et William Green Jr, à la tête du corps des aumôniers militaires, ont par ailleurs été mis à l'écart en même temps que le général George.

Pete Hegseth, à la tête d'un ministère qu'il a renommé "ministère de la Guerre", a assuré qu'il choisissait tout simplement les chefs qu'il veut pour diriger l'armée au plus grand budget du monde.

Des parlementaires de l'opposition démocrate se sont inquiétés d'une potentielle politisation de l'armée, traditionnellement plus isolée des batailles politiciennes que le reste de l'appareil d'Etat américain.

Pete Hegseth a aussi décidé l'an passé de réduire le nombre de plus hauts gradés de l'ensemble de l'armée.

 


Trump menace de nouvelles destructions de ponts et de centrales en Iran

Le président des Etats-Unis Donald Trump a menacé jeudi de nouvelles destructions d'infrastructures civiles en Iran, citant les ponts et les centrales électriques. (AFP)
Le président des Etats-Unis Donald Trump a menacé jeudi de nouvelles destructions d'infrastructures civiles en Iran, citant les ponts et les centrales électriques. (AFP)
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  • "Les ponts sont les prochains, puis les centrales électriques!", a mis en garde Donald Trump sur son réseau Truth Social
  • Donald Trump avait précédemment applaudi jeudi la destruction d'un pont emblématique près de Téhéran. Huit civils ont été tués dans cette frappe contre ce pont en construction, selon les médias iraniens

WASHINGTON: Le président des Etats-Unis Donald Trump a menacé jeudi de nouvelles destructions d'infrastructures civiles en Iran, citant les ponts et les centrales électriques.

"Les ponts sont les prochains, puis les centrales électriques!", a mis en garde Donald Trump sur son réseau Truth Social.

Donald Trump avait précédemment applaudi jeudi la destruction d'un pont emblématique près de Téhéran. Huit civils ont été tués dans cette frappe contre ce pont en construction, selon les médias iraniens.

Les Etats-Unis n'ont "même pas commencé" leur programme de destruction des infrastructures civiles du pays, a prévenu M. Trump dans la soirée.

Le dirigeant américain a répété à plusieurs reprises que la grande majorité des sites militaires, cibles premières de l'offensive américano-israélienne débutée le 28 février en Iran, avait déjà été endommagée ou détruite.

"Les dirigeants du nouveau régime (iranien) savent ce qu’il faut faire, et qu’il faut le faire VITE!", a ajouté le président américain, qui alterne menaces et appels à Téhéran à accepter un accord de cessez-le-feu.