Après l'attaque de Djerba, le président tunisien insiste sur la «tolérance»

«C'est une rencontre historique importante qui atteste de la tolérance et de la coexistence qui caractérisent la Tunisie depuis de siècles», a déclaré Kais Saied en recevant le mufti de la République Hichem ben Mahmoud, le grand rabbin de Tunisie, Haim Bittan et l'archevêque de Tunis Ilario Antoniazzi (Photo, Présidence tunisienne via AFP).
«C'est une rencontre historique importante qui atteste de la tolérance et de la coexistence qui caractérisent la Tunisie depuis de siècles», a déclaré Kais Saied en recevant le mufti de la République Hichem ben Mahmoud, le grand rabbin de Tunisie, Haim Bittan et l'archevêque de Tunis Ilario Antoniazzi (Photo, Présidence tunisienne via AFP).
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Publié le Jeudi 18 mai 2023

Après l'attaque de Djerba, le président tunisien insiste sur la «tolérance»

  • Kais Saied a affirmé mercredi que la Tunisie était un pays de «tolérance et de coexistence» lors d'une rencontre avec des dignitaires juif, musulman et chrétien
  • Les autorités tunisiennes ont dénoncé une attaque «criminelle» mais se sont gardées de la qualifier de «terroriste» ou de lui conférer une dimension antisémite

TUNIS: Le président Kais Saied a affirmé mercredi que la Tunisie était un pays de "tolérance et de coexistence" lors d'une rencontre avec des dignitaires juif, musulman et chrétien après la fusillade meurtrière aux abords d'une synagogue à Djerba.

"C'est une rencontre historique importante qui atteste de la tolérance et de la coexistence qui caractérisent la Tunisie depuis de siècles", a déclaré M. Saied en recevant le mufti de la République Hichem ben Mahmoud, le grand rabbin de Tunisie, Haim Bittan et l'archevêque de Tunis Ilario Antoniazzi, selon une vidéo de la présidence.

Cette rencontre survient après la fusillade perpétrée le 9 mai par un gendarme aux abords de la synagogue de la Ghriba sur l'île de Djerba pendant le pèlerinage juif annuel.

Trois gendarmes et deux fidèles – un Israélo-tunisien et un Franco-tunisien – ont été tués par les tirs de l'assaillant, avant qu'il ne soit abattu par la police.

Les autorités tunisiennes ont dénoncé une attaque "criminelle" mais se sont gardées de la qualifier de "terroriste" ou de lui conférer une dimension antisémite.

Une attaque pour «porter atteinte» à la stabilité du pays

Kais Saied a affirmé aux dignitaires mercredi que l'attaque visait à "porter atteinte à la Tunisie et sa stabilité et y semer la discorde et la division".

"Vous pouvez vivre en paix et nous allons garantir votre sécurité", a-t-il lancé à l'adresse de la communauté juive tunisienne, démentant une nouvelle fois tout antisémitisme d'État à son égard.

Affirmant "faire la distinction entre judaïsme et sionisme", il a par ailleurs rejeté toute "normalisation" avec Israël et appelé la communauté internationale à "mettre fin à la tragédie du peuple palestinien".

Le rabbin Bittan, a qualifié la rencontre d'"excellente" et affirmé avoir reçu "des assurances que ce qui s'est passé (à Djerba) ne se reproduira pas".

Le pèlerinage de la Ghriba est au cœur des traditions des Tunisiens de confession juive, qui ne sont plus que 1.500 contre 100.000 avant l'indépendance en 1956.

En 2002, la synagogue avait été visée par un attentat suicide au camion piégé qui avait fait 21 morts. Il avait été revendiqué par Al-Qaida.


La Turquie met en garde contre «une crise migratoire durable» au Moyen-Orient

La guerre au Moyen-Orient fait courir le risque d'"une crise migratoire durable", a prévenu mardi le chef de la diplomatie turque, en insistant sur la situation au Liban où plus d'un million de personnes ont été déplacées depuis le début du conflit. (AFP)
La guerre au Moyen-Orient fait courir le risque d'"une crise migratoire durable", a prévenu mardi le chef de la diplomatie turque, en insistant sur la situation au Liban où plus d'un million de personnes ont été déplacées depuis le début du conflit. (AFP)
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  • "Si la guerre et l'occupation s'étendent, il est possible que cela se transforme en une crise migratoire durable, avec des réfugiés cherchant refuge hors des frontières de leur pays", a déclaré le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan
  • M. Fidan, qui juge "impératif de mettre un terme au plus vite" aux violences, a précisé qu'il se rendrait en visite à compter de mercredi dans plusieurs pays de la région afin de discuter des "mesures à prendre"

ISTANBUL: La guerre au Moyen-Orient fait courir le risque d'"une crise migratoire durable", a prévenu mardi le chef de la diplomatie turque, en insistant sur la situation au Liban où plus d'un million de personnes ont été déplacées depuis le début du conflit.

"Si la guerre et l'occupation s'étendent, il est possible que cela se transforme en une crise migratoire durable, avec des réfugiés cherchant refuge hors des frontières de leur pays", a déclaré le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, lors d'une conférence de presse à Ankara avec son homologue canadienne Anita Anand.

M. Fidan, qui juge "impératif de mettre un terme au plus vite" aux violences, a précisé qu'il se rendrait en visite à compter de mercredi dans plusieurs pays de la région afin de discuter des "mesures à prendre".

"La situation humanitaire au Liban est extrêmement préoccupante et risque de s'aggraver en cas d'offensive terrestre (israélienne)", a abondé à ses côtés la cheffe de la diplomatie canadienne, Anita Anand.

 

 


Liban: le bilan des frappes israéliennes s'élève à 912 morts

Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 912 personnes, dont 111 enfants, depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, a annoncé mardi le ministère de la Santé. (AFP)
Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 912 personnes, dont 111 enfants, depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, a annoncé mardi le ministère de la Santé. (AFP)
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  • Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 912 personnes, dont 111 enfants, depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, a annoncé mardi le ministère de la Santé
  • Selon l'armée, deux soldats ont été tués "par une frappe israélienne ennemie alors qu'ils circulaient à moto" sur une route de Nabatiyé dans le sud

BEYROUTH: Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 912 personnes, dont 111 enfants, depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, a annoncé mardi le ministère de la Santé.

Le ministère fait en outre état de 67 femmes et 38 personnels médicaux parmi les tués. Le bilan précédent annoncé la veille par les autorités faisait état de 886 morts.

 

 


L’Arabie saoudite appelle l’ONU à agir contre l’islamophobie

L’ambassadeur saoudien auprès de l’ONU, Abulaziz Alwasil, a appelé lundi la communauté internationale à prendre des mesures décisives pour lutter contre l’islamophobie. (Capture d’écran/UNTV)
L’ambassadeur saoudien auprès de l’ONU, Abulaziz Alwasil, a appelé lundi la communauté internationale à prendre des mesures décisives pour lutter contre l’islamophobie. (Capture d’écran/UNTV)
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  • Le harcèlement public, les stéréotypes nuisibles et le vandalisme des mosquées « créent la division, approfondissent la méfiance et compromettent les efforts pour bâtir des sociétés inclusives et stables », déclare l’envoyé
  • L’ambassadeur Abulaziz Alwasil exhorte les gouvernements et les plateformes en ligne à renforcer les protections légales et à garantir la responsabilité pour les crimes haineux visant les musulmans

NEW YORK : L’ambassadeur saoudien auprès de l’ONU, Abulaziz Alwasil, a appelé lundi la communauté internationale à prendre des mesures décisives pour lutter contre l’islamophobie, soulignant en particulier l’importance des protections légales, de l’éducation et de la coopération internationale.

Il a décrit l’islamophobie comme « un défi sérieux et croissant » et a mis en garde contre ses effets sociaux plus larges.

« Lorsque les musulmans sont harcelés dans l’espace public, lorsque des mosquées sont vandalisées et que des stéréotypes nuisibles se diffusent dans le discours public et sur les plateformes numériques, les conséquences vont bien au-delà d’une seule communauté », a-t-il déclaré.

« Elles créent la division, renforcent la méfiance et compromettent les efforts pour construire des sociétés inclusives et stables. »

Abulaziz Alwasil a exhorté les gouvernements, les autorités éducatives et les plateformes numériques à agir.

« Les gouvernements doivent renforcer les protections légales contre la discrimination et garantir la responsabilité en cas de crimes haineux visant les musulmans, les mosquées et les institutions islamiques », a-t-il ajouté.

« Les efforts doivent également s’attaquer à la propagation des discours de haine sur les plateformes numériques, où la désinformation et les narratifs hostiles peuvent rapidement influencer les perceptions et alimenter l’intolérance. »

L’envoyé saoudien a souligné l’importance de la coopération internationale et l’engagement de Riyad sur cette question.

« L’Arabie saoudite réaffirme que lutter contre l’islamophobie est une part indispensable de la promotion du respect de la diversité religieuse », a-t-il déclaré.

« Lorsque les nations travaillent ensemble pour promouvoir la tolérance et le respect mutuel, elles renforcent les bases d’une coexistence mondiale pacifique. »

« Le Royaume d’Arabie saoudite reste fermement engagé à faire progresser les efforts internationaux pour combattre l’islamophobie, contrer les narratifs qui incitent à l’hostilité et à la discrimination contre les musulmans, en renforçant la coopération, en poursuivant l’engagement avec l’ONU et en soutenant les initiatives qui favorisent la compréhension et le dialogue. » 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com