George Floyd, trois ans après: espoirs déçus, progrès mitigés

L'installation artistique «Say Their Names» (Dites leurs noms) sur la place George Floyd à Minneapolis, Minnesota, le 10 avril 2023. (Photo, AFP)
L'installation artistique «Say Their Names» (Dites leurs noms) sur la place George Floyd à Minneapolis, Minnesota, le 10 avril 2023. (Photo, AFP)
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Publié le Lundi 22 mai 2023

George Floyd, trois ans après: espoirs déçus, progrès mitigés

  • Pour la tante de George Floyd, parmi les faits les plus notables après la mort de son neveu figure «la prise de conscience que le racisme systémique existe»
  • «D'ici 20, 50, 100 ans, le but c'est de ne pas être en train de brandir une pancarte qui dise 'Les vies noires comptent'. Lorsqu'on n'aura plus à dire 'Les vies noires comptent', on saura qu'on a réussi. C'est ça, l'objectif», conclut-elle

MINNEAPOLIS: Le 25 mai 2020, George Floyd, un Afro-Américain de 46 ans, mourait asphyxié sous le genou d'un policier blanc. Filmée, son agonie a choqué le monde entier, provoquant des manifestations de masse contre le racisme et les violences policières.

Trois ans plus tard, sa tante, une manifestante rencontrée par l'AFP en 2020 et l'une des responsables d'une organisation dédiée à sa mémoire racontent ce qui a changé - ou non.

Angela Harrelson

Pour la tante de George Floyd, parmi les faits les plus notables après la mort de son neveu figure "la prise de conscience que le racisme systémique existe".

"La conversation est différente" au niveau national, dit-elle à l'AFP en face du "carrefour George Floyd", le mémorial de fortune érigé là où le quadragénaire a été tué à Minneapolis.

"Les gens sont plus ouverts, surtout l'Amérique blanche, à parler des relations raciales", ajoute-t-elle.

"Les gens me demandent toujours: pensez-vous que les choses soient en train de s'améliorer? Oui", juge-t-elle.

Elle en veut pour preuve la condamnation des policiers impliqués dans la mort de George Floyd, les réformes engagées à Minneapolis au sein des forces de l'ordre, les programmes sur la diversité dans les universités.

"Ceci dit, reste-t-il davantage à faire? Oui. Y aura-t-il davantage de morts aux mains de la police? Oui, il y en aura", reconnaît-elle.

C'est pourquoi le travail doit continuer.

"D'ici 20, 50, 100 ans, le but c'est de ne pas être en train de brandir une pancarte qui dise 'Les vies noires comptent'. Lorsqu'on n'aura plus à dire 'Les vies noires comptent', on saura qu'on a réussi. C'est ça, l'objectif", conclut-elle.

Bethany Tamrat

L'AFP avait rencontré Bethany Tamrat, 22 ans aujourd'hui, lors d'une manifestation à Minneapolis en 2020. A l'époque, dit-elle, il était essentiel pour elle de participer au mouvement. Elle voulait notamment "pouvoir dire 'je l'ai vu de mes propres yeux'".

"Sur le coup, en 2020, on a eu l'impression qu'il y avait un glissement (...). Il y avait beaucoup d'espoir", "on avait l'impression qu'un changement positif allait en découler", poursuit-elle sur le campus de son université.

"Je peux dire sans l'ombre d'un doute que trois ans après, c'était vraiment une façade", lâche l'étudiante. "On a presque l'impression d'avoir fait cinq pas en avant, quinze en arrière".

Les vifs débats sur les programmes de sensibilisation au racisme à l'école ou à l'université en sont un flagrant exemple, selon elle. Le 15 mai, soit près d'un mois après l'entretien de l'AFP avec Bethany Tamrat, le gouverneur de Floride a ainsi signé des lois pour mettre un terme aux programmes sur la diversité dans les universités publiques de son Etat.

"Je ne pense pas que les gens soient prêts pour le changement", estime-t-elle.

Parler de diversité et d'inclusion au sein d'une entreprise est une chose, "mais s'asseoir face à soi-même, réfléchir à la manière dont vous avez contribué au racisme, aux biais personnels que vous avez contre certaines communautés" en est une autre, dit-elle.

Les Américains ne sont même pas d'accord sur leur histoire et "nous avons tous des versions différentes de ce qui s'est passé dans ce pays (...), alors comment changer les choses?", s'interroge-t-elle.

Peut-être "en écoutant vraiment les personnes affectées" par le racisme, dit-elle.

Jeanelle Austin

Cofondatrice et directrice exécutive du "George Floyd Global Memorial", Jeanelle Austin préserve le moindre objet déposé là où il a été tué. Pancartes, fleurs, petits mots, il s'agit d'un jour les exposer pour faire en sorte que les gens "se souviennent de ce qui s'est passé afin de continuer la quête de justice raciale".

Pour elle, un vrai changement était possible, mais "les gens n'en veulent pas".

"Parce que nous avons un système et une industrie dans notre pays qui reposent sur le fait que les personnes noires soient tout en bas", cingle-t-elle dans l'espace où sont soigneusement rassemblées et triées les reliques.

Les manifestations antiracistes de 2020, "les gens qui abattaient les statues confédérées", ceux qui ont été atteints "par des balles en caoutchouc" et ont suffoqué dans le gaz lacrymogène, "tout cela n'allait pas résoudre le problème du racisme dans le pays si les gens n'étaient pas disposés à changer", ajoute-t-elle.

Il faut faire comprendre, insiste-t-elle, que la manière dont est mené le maintien de l'ordre par la police doit changer.

Par exemple, lorsque Tyre Nichols, un jeune homme noir de Memphis, est mort en janvier après avoir été passé à tabac par des policiers afro-américains, "les gens ont dit (...) 'c'est un crime commis par des Noirs contre un Noir'", dit-elle.

Or "c'est ce que nous essayons de dire aux gens depuis si longtemps. C'est que la culture policière est la culture policière, quelle que soit la couleur de peau", soutient-elle.

Le maintien de l'ordre n'est pas le seul à être en cause, selon elle: il s'agit aussi des médias, de l'éducation, du système de santé.

Et "la plupart des gens sont revenus à leur routine, comme si de rien n'était", déplore-t-elle.

Or "la routine est ce qui a causé du mal", dit-elle, alors que "nous sommes dans un état d'urgence permanent".


Affaire Epstein: démission d'une diplomate norvégienne de renom

Mme Juul, qui a joué un rôle important dans les négociations israélo-palestiniennes secrètes qui ont débouché sur les accords d'Oslo au début des années 1990, fait partie des personnalités norvégiennes dont les noms apparaissent dans les nouveaux documents de l'affaire Epstein. (AFP)
Mme Juul, qui a joué un rôle important dans les négociations israélo-palestiniennes secrètes qui ont débouché sur les accords d'Oslo au début des années 1990, fait partie des personnalités norvégiennes dont les noms apparaissent dans les nouveaux documents de l'affaire Epstein. (AFP)
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  • "C'est une décision correcte et nécéssaire ... Les contacts de Juul avec l'auteur de crimes sexuels condamné Epstein ont montré une grave erreur de jugement"
  • Mme Juul, qui a joué un rôle important dans les négociations israélo-palestiniennes secrètes qui ont débouché sur les accords d'Oslo au début des années 1990, fait partie des personnalités norvégiennes dont les noms apparaissent dans les documents

OSLO: L'ambassadrice norvégienne en Jordanie Mona Juul, qui avait joué un rôle important pour tenter de résoudre le conflit israélo-palestinien, a démissionné, a annoncé dimanche le ministère norvégien des Affaires étrangères, après le lancement d'une enquête sur ses liens présumés avec le criminel sexuel américain Jeffrey Epstein.

"C'est une décision correcte et nécéssaire ... Les contacts de Juul avec l'auteur de crimes sexuels condamné Epstein ont montré une grave erreur de jugement", a déclaré le ministre des Affaires étrangères Espen Barth Eide, soulignant que cette décision avait été prise après des discussions avec le ministère des Affaires étrangères.

Mme Juul, qui a joué un rôle important dans les négociations israélo-palestiniennes secrètes qui ont débouché sur les accords d'Oslo au début des années 1990, fait partie des personnalités norvégiennes dont les noms apparaissent dans les nouveaux documents de l'affaire Epstein diffusés par la justice américaine.

Elle a été provisoirement relevée lundi de ses fonctions, le temps d'enquêter sur ses liens supposés avec Epstein.

Selon les medias norvégiens, Jeffrey Epstein, qui s'est suicidé en prison en 2019, a légué une somme de 10 millions de dollars aux deux enfants de Mme Juul et de son mari, le diplomate Terje Rod-Larsen, qui avait lui aussi participé aux négociations des accords d'Oslo.

Selon M. Eide, le ministère continuera à avoir des discussions avec Mme Juul dans le cadre d'une enquête en cours devant déterminer l'étendue de leurs transactions.

S'exprimant au nom de sa cliente, l'avocat Thomas Skjelbred a déclaré dans un communiqué que Mme Juul avait démissionné "car la situation dans laquelle elle se trouve l'empêche d'exercer ses fonctions de manière responsable", et constitue une "énorme source de stress pour elle et sa famille".

Les milieux politiques et royaux norvégiens ont été plongés dans la tourmente Epstein, notamment le PDG du Forum économique mondial, Borge Brende, et l'ancien Premier ministre Thorbjorn Jagland (1996-1997) qui fait l'objet d'une enquête pour "corruption aggravée".

La princesse héritière Mette-Marit, qui apparaît à de multiples reprises dans les millions de pages diffusées par le ministère américain de la Justice, a déclaré vendredi "regretter profondément" son "amitié" avec le criminel sexuel américain.


Bissau: le principal opposant convoqué par un tribunal militaire, soupçonné de tentatives de coup d'Etat

 Le principal opposant en Guinée-Bissau, libéré de prison fin janvier et placé depuis en résidence surveillée, a été convoqué devant un tribunal militaire le 13 février, soupçonné d'être impliqué dans plusieurs tentatives de coup d'Etat, a appris l'AFP dimanche de sources judiciaire et militaire. (AFP)
Le principal opposant en Guinée-Bissau, libéré de prison fin janvier et placé depuis en résidence surveillée, a été convoqué devant un tribunal militaire le 13 février, soupçonné d'être impliqué dans plusieurs tentatives de coup d'Etat, a appris l'AFP dimanche de sources judiciaire et militaire. (AFP)
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  • La Guinée-Bissau est dirigée depuis le 26 novembre - veille de l'annonce prévue des résultats provisoires des élections présidentielle et législatives - par des militaires qui ont renversé le président sortant Umaro Sissoco Embalo et suspendu le processus
  • Leader du PAIGC, parti historique ayant mené le pays à l'indépendance en 1974 et aujourd'hui dans l'opposition, Domingos Simoes Pereira avait été fait prisonnier le jour du coup d'Etat qui a porté le général Horta N'Tam au pouvoir

BISSAU: Le principal opposant en Guinée-Bissau, libéré de prison fin janvier et placé depuis en résidence surveillée, a été convoqué devant un tribunal militaire le 13 février, soupçonné d'être impliqué dans plusieurs tentatives de coup d'Etat, a appris l'AFP dimanche de sources judiciaire et militaire.

La Guinée-Bissau est dirigée depuis le 26 novembre - veille de l'annonce prévue des résultats provisoires des élections présidentielle et législatives - par des militaires qui ont renversé le président sortant Umaro Sissoco Embalo et suspendu le processus électoral.

Leader du PAIGC, parti historique ayant mené le pays à l'indépendance en 1974 et aujourd'hui dans l'opposition, Domingos Simoes Pereira avait été fait prisonnier le jour du coup d'Etat qui a porté le général Horta N'Tam au pouvoir.

Il a été libéré le 31 janvier, tout comme les autres opposants arrêtés le jour du putsch, mais placé sous résidence surveillée car il est poursuivi par la justice pour délits économiques présumés.

"Domingos Simoes Pereira sera entendu le 13 février dans un tribunal militaire pour son implication présumée dans une tentative de coup d'Etat", a indiqué à l'AFP une source proche du tribunal militaire s'exprimant sous couvert d'anonymat pour sa sécurité.

"Il y a beaucoup de soupçons sur sa tête concernant son implication présumée dans plusieurs actions subversives", a renchéri un officier supérieur de l'état-major contacté par l'AFP.

Selon cette même source, M. Pereira est soupçonné d'être impliqué dans au moins deux tentatives de coup d'Etat fin 2023 et en octobre 2025.

Le 31 octobre dernier, l'armée bissau-guinéenne avait annoncé avoir déjoué une "tentative de subversion de l'ordre constitutionnel" et l'arrestation de plusieurs officiers supérieurs, à quelques heures de l'ouverture de la campagne des élections générales du 23 novembre.

Des militaires arrêtés lors de ce que les autorités avaient présenté comme une tentative de coup d'Etat en décembre 2023, ont accusé M. Pereira de les avoir financés, selon l'officier de l'état-major.

La Guinée-Bissau, pays lusophone côtier d'Afrique de l'Ouest situé entre le Sénégal et la Guinée (Conakry), avait, avant le coup d'État du 26 novembre dernier, déjà connu quatre coups d'État et une kyrielle de tentatives de putsch depuis son indépendance du Portugal.

M. Pereira avait été écarté de la présidentielle pour avoir déposé son dossier de candidature trop tardivement. Il avait ensuite soutenu le candidat Fernando Dias, principal adversaire au président Embalo à la présidentielle du 23 novembre qui revendiquait la victoire.


Le chef de cabinet de Starmer démissionne, emporté par le scandale des liens entre Mandelson et Epstein

La police a ouvert une enquête et a perquisitionné vendredi à deux adresses liées à Peter Mandelson.  Le chef de cabinet de Keir Starmer, Morgan McSweeney, était particulièrement sur la sellette, pour avoir poussé la nomination de M. Mandelson. (AFP)
La police a ouvert une enquête et a perquisitionné vendredi à deux adresses liées à Peter Mandelson. Le chef de cabinet de Keir Starmer, Morgan McSweeney, était particulièrement sur la sellette, pour avoir poussé la nomination de M. Mandelson. (AFP)
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  • Keir Starmer avait nommé en décembre 2024 Peter Mandelson ambassadeur à Washington, un poste hautement stratégique avec le retour de Donald Trump à la Maison Blanche
  • Mais il l'a démis de ses fonctions en septembre 2025 après la publication de documents détaillant l'ampleur de ses liens avec le pédocriminel, mort en 2019

LONDRES: Le chef de cabinet du Premier ministre britannique Keir Starmer a démissionné dimanche, emporté par le scandale qui ébranle Downing Street sur les liens entre l'ex-ambassadeur du Royaume-Uni à Washington Peter Mandelson et le criminel sexuel Jeffrey Epstein.

Beaucoup dans l'opposition comme dans la majorité travailliste réclamaient depuis plusieurs jours son départ, dans le contexte de la crise sans précédent où est plongé le gouvernement de Keir Starmer en raison de récentes révélations issues de la publication de documents du dossier Epstein par le ministère américain de la Justice.

Keir Starmer avait nommé en décembre 2024 Peter Mandelson ambassadeur à Washington, un poste hautement stratégique avec le retour de Donald Trump à la Maison Blanche. Mais il l'a démis de ses fonctions en septembre 2025 après la publication de documents détaillant l'ampleur de ses liens avec le pédocriminel, mort en 2019.

De nouveaux documents récemment rendus publics ont relancé la polémique, semblant montrer que M. Mandelson aurait transmis à Jeffrey Epstein des informations susceptibles d'influer sur les marchés, notamment lorsqu'il était ministre entre 2008 et 2010.

La police a ouvert une enquête et a perquisitionné vendredi à deux adresses liées à Peter Mandelson.

Le chef de cabinet de Keir Starmer, Morgan McSweeney, était particulièrement sur la sellette, pour avoir poussé la nomination de M. Mandelson.

"Après mûre réflexion, j'ai décidé de démissionner du gouvernement", a-t-il finalement annoncé dimanche, dans une déclaration transmise aux médias britanniques.

"La nomination de Peter Mandelson était une erreur. (...) Sollicité, j'ai conseillé au Premier ministre de procéder à cette nomination et j'assume l'entière responsabilité de ce conseil", a-t-il ajouté.

A Downing Street, Morgan McSweeney était le stratège et bras droit de Keir Starmer, avec qui il avait recentré le Labour après le départ du très à gauche Jeremy Corbyn. Ce qui lui a valu de se faire des ennemis parmi les travaillistes.

Cet homme de 48 ans très discret avait été nommé chef de cabinet en octobre 2024, quelques mois après le retour au pouvoir du Labour, dont il a dirigé la campagne pour les législatives.

Il était proche de Peter Mandelson, pour qui il avait travaillé dans les années 2000.

Keir Starmer a exprimé dimanche sa "profonde gratitude" à Morgan McSweeney et salué son "engagement envers le parti travailliste et (le) pays".

Indemnité de départ 

Mais cette démission suffira-t-elle, alors que plusieurs élus travaillistes appellent au départ de M. Starmer?

Cette semaine, le Premier ministre a tenté d'éteindre le scandale. Il a d'abord affirmé regretter d'avoir nommé Peter Mandelson. Puis, il a présenté ses excuses auprès des victimes de Jeffrey Epstein, se disant "désolé d'avoir cru aux mensonges de (Peter) Mandelson et de l'avoir nommé", mais a assuré vouloir rester à Downing Street.

"Keir Starmer doit assumer la responsabilité de ses propres décisions désastreuses", a lancé dimanche la cheffe de l'opposition conservatrice Kemi Badenoch sur X, tandis que la numéro 2 des Libéraux-démocrates Daisy Cooper a estimé que "le Premier ministre peut changer de conseillers à sa guise, mais la responsabilité finale lui incombe".

"Je parie que Starmer ne tardera pas à suivre" son chef de cabinet, a pour sa part réagi le chef de Reform UK, Nigel Farage.

Plusieurs ténors travaillistes sont toutefois montés au créneau pour le défendre.

Le ministre du Travail Pat McFadden a appelé les membres du Labour à lui "rester fidèles", alors qu'aucun prétendant à sa succession ne se dégage vraiment à trois mois d'élections locales cruciales.

La veille, l'ex-Premier ministre travailliste Gordon Brown avait assuré que Keir Starmer était un "homme intègre".

Le ministère des Affaires étrangères a aussi annoncé dimanche avoir ouvert une enquête sur le paiement d'une indemnité de plusieurs dizaines de milliers de livres à Peter Mandelson.

L'ex-ambassadeur quant à lui, n'a pas réagi aux dernières accusations portées contre lui.

Contacté dimanche par l'AFP, son porte-parole a simplement réaffirmé qu'il regrettait "et regrettera jusqu'à son dernier souffle, d'avoir cru aux mensonges d'Epstein concernant ses actes criminels".

"Il n'a découvert la vérité sur Epstein qu'après sa mort en 2019. Il est profondément désolé que des femmes et des filles sans défense et vulnérables n'aient pas bénéficié de la protection qu'elles méritaient", a-t-il ajouté.