L'enquête sur l'affaire Maddie reprend avec de nouvelles fouilles au Portugal

Alors âgée de près de quatre ans, Madeleine McCann avait disparu de sa chambre du complexe hôtelier de Praia da Luz, une petite station balnéaire de la région de l'Algarve, le 3 mai 2007 pendant que ses parents dînaient avec des amis dans un restaurant voisin (Photo, AFP).
Alors âgée de près de quatre ans, Madeleine McCann avait disparu de sa chambre du complexe hôtelier de Praia da Luz, une petite station balnéaire de la région de l'Algarve, le 3 mai 2007 pendant que ses parents dînaient avec des amis dans un restaurant voisin (Photo, AFP).
Short Url
Publié le Mercredi 24 mai 2023

L'enquête sur l'affaire Maddie reprend avec de nouvelles fouilles au Portugal

  • Plusieurs policiers ont arpenté les berges desséchées du réservoir d'Arade, situé à Silves, commune dans l'arrière-pays de la touristique région de l'Algarve
  • En fin de matinée, une vingtaine d'entre eux se sont concentrés sur une portion de terrain en usant de pioches et de sondes pour examiner le sol

SILVES: Les autorités allemandes, portugaises et anglaises ont lancé mardi dans le sud du Portugal de nouvelles fouilles aux abords d'un barrage pour tenter de faire avancer l'enquête sur la retentissante disparition, il y a 16 ans, de la fillette britannique Madeleine McCann.

Aidés d'un chien pisteur et d'un canot des pompiers locaux, plusieurs policiers ont arpenté les berges desséchées du réservoir d'Arade, situé à Silves, commune dans l'arrière-pays de la touristique région de l'Algarve, ont constaté des journalistes de l'AFP.

En fin de matinée, une vingtaine d'entre eux se sont concentrés sur une portion de terrain en usant de pioches et de sondes pour examiner le sol.

Des opérations "sont actuellement en cours au Portugal", a confirmé le parquet allemand en charge du dossier, qui constitue l'une des plus grandes énigmes criminelles des dernières années.

Il s'agit de nouvelles "recherches" effectuées avec l'appui de la police judiciaire allemande, a ajouté le parquet de Brunswick, dans le nord de l'Allemagne.

"Les démarches se poursuivent en vue d'une clarification totale" des circonstances de la disparition de la petite "Maddie", en mai 2007, alors qu'elle passait des vacances avec sa famille dans la station balnéaire de Praia da Luz, a affirmé la police portugaise.

"De nouvelles fouilles vont être menées dans les prochains jours, à la demande des autorités allemandes" et "en présence des autorités anglaises", a-t-elle annoncé lundi soir.

Suspect allemand

La police anglaise "continue de soutenir et de travailler avec les collègues au Portugal et en Espagne dans leurs enquêtes sur la disparition de Madeleine McCann, a déclaré l'inspecteur en chef Mark Cranwell, cité dans un communiqué.

Sur le site des fouilles, bouclé par un périmètre de sécurité, les autorités ont monté une base logistique composée de tentes blanches et bleues surplombant le plan d'eau entouré de collines boisées.

La zone, située à une cinquantaine de kilomètres de Praia da Luz, avait déjà été ratissée en 2008, y compris par des plongeurs qui n’y avaient trouvé que des vestiges d’animaux, selon les médias locaux.

"Seize ans après, je doute beaucoup qu’ils trouvent quelque chose!", a toutefois commenté André Calado, 25 ans, employé dans un hôtel d'un petit village proche du barrage d’Arade.

L'an dernier, le ministère public portugais avait décidé d'inculper un nouveau suspect, dans le cadre de sa coopération avec les autorités britanniques et allemandes.

Il s'agit de l'Allemand Christian Brueckner, un pédophile multirécidiviste ayant vécu plusieurs années en Algarve et qui, selon les médias portugais, se rendait régulièrement au barrage d'Arade.

Cet homme, qui purge une peine de prison en Allemagne pour le viol d'une Américaine de 72 ans en 2005 au Portugal, a été identifié en 2020 par les enquêteurs allemands, qui ont dit alors avoir la certitude que la fillette était morte.

Campagne internationale

Alors âgée de près de quatre ans, Madeleine McCann a disparu de sa chambre du complexe hôtelier de Praia da Luz, une petite station balnéaire de la région de l'Algarve, le 3 mai 2007, pendant que ses parents dînaient avec des amis dans un restaurant voisin.

Sa disparition avait donné lieu à une exceptionnelle campagne internationale menée par Kate et Gerry McCann pour essayer de la retrouver. Les photos de la petite Maddie, avec ses cheveux châtain clair et ses grands yeux clairs, avaient alors fait le tour du monde.

Après 14 mois d'investigations controversées, marquées notamment par la mise en examen puis la mise hors de cause du couple, la justice portugaise avait classé l'affaire en 2008, avant de rouvrir le dossier cinq ans plus tard en raison de l'apparition de "nouveaux éléments".

Après avoir passé deux ans à étudier le dossier, le Royaume-Uni avait officiellement ouvert sa propre enquête en juillet 2013 mais, depuis, seule la piste allemande a permis une réelle avancée.

Le 12 mai dernier, pour le 20e anniversaire de la naissance de Maddie, ses parents, qui disent n'avoir toujours pas de preuves de sa mort, avaient publié un nouveau message sur les réseaux sociaux pour appeler le public à continuer d’aider à la rechercher.


Le patron du Pentagone obtient le départ du chef d'état-major de l'armée de terre

Pete Hegseth, à la tête d'un ministère qu'il a renommé "ministère de la Guerre", a assuré qu'il choisissait tout simplement les chefs qu'il veut pour diriger l'armée au plus grand budget du monde. (AFP)
Pete Hegseth, à la tête d'un ministère qu'il a renommé "ministère de la Guerre", a assuré qu'il choisissait tout simplement les chefs qu'il veut pour diriger l'armée au plus grand budget du monde. (AFP)
Short Url
  • Le ministre américain de la Défense, Pete Hegseth, a obtenu le départ immédiat du chef d'état-major de l'armée de terre, le général Randy George
  • Ce très haut gradé "va quitter ses fonctions de 41e chef d'état-major de l'armée de terre, avec effet immédiat", a écrit sur la plateforme X Sean Parnell, le porte-parole du Pentagone, lui souhaitant "une belle retraite"

WASHINGTON: Le ministre américain de la Défense, Pete Hegseth, a obtenu le départ immédiat du chef d'état-major de l'armée de terre, le général Randy George, a fait savoir un responsable américain à propos de ce limogeage qui survient en pleine guerre contre l'Iran.

Ce très haut gradé "va quitter ses fonctions de 41e chef d'état-major de l'armée de terre, avec effet immédiat", a écrit sur la plateforme X Sean Parnell, le porte-parole du Pentagone, lui souhaitant "une belle retraite."

Il ne donne pas la raison de ce départ soudain.

CBS News, qui a révélé l'information, cite un responsable américain anonyme affirmant que Pete Hegseth souhaite nommer à sa place quelqu'un qui pourra appliquer la vision de Donald Trump et de son ministre pour l'armée de terre.

Le général Randy George, diplômé de la prestigieuse académie militaire de West Point, qui a servi en Irak et en Afghanistan, avait été nommé à ce poste en 2023, sous le mandat du président démocrate, Joe Biden.

Il s'agit d'un départ forcé de plus chez les plus hauts gradés de l'armée américaine depuis le retour au pouvoir de Donald Trump.

Le président américain avait, sans explication, limogé début 2025 Charles "CQ" Brown, le chef d'état-major des armées, pour le remplacer par Dan Caine.

Depuis, ce sont les chefs de la marine, des gardes-côtes, de l'agence d'espionnage NSA, ainsi que de nombreux autres, qui ont été poussés vers la sortie par le gouvernement de Donald Trump.

Selon le Washington Post et CBS, deux autres généraux, David Hodne, chargé du Commandement de la transformation et de l'entraînement de l'armée, et William Green Jr, à la tête du corps des aumôniers militaires, ont par ailleurs été mis à l'écart en même temps que le général George.

Pete Hegseth, à la tête d'un ministère qu'il a renommé "ministère de la Guerre", a assuré qu'il choisissait tout simplement les chefs qu'il veut pour diriger l'armée au plus grand budget du monde.

Des parlementaires de l'opposition démocrate se sont inquiétés d'une potentielle politisation de l'armée, traditionnellement plus isolée des batailles politiciennes que le reste de l'appareil d'Etat américain.

Pete Hegseth a aussi décidé l'an passé de réduire le nombre de plus hauts gradés de l'ensemble de l'armée.

 


Trump menace de nouvelles destructions de ponts et de centrales en Iran

Le président des Etats-Unis Donald Trump a menacé jeudi de nouvelles destructions d'infrastructures civiles en Iran, citant les ponts et les centrales électriques. (AFP)
Le président des Etats-Unis Donald Trump a menacé jeudi de nouvelles destructions d'infrastructures civiles en Iran, citant les ponts et les centrales électriques. (AFP)
Short Url
  • "Les ponts sont les prochains, puis les centrales électriques!", a mis en garde Donald Trump sur son réseau Truth Social
  • Donald Trump avait précédemment applaudi jeudi la destruction d'un pont emblématique près de Téhéran. Huit civils ont été tués dans cette frappe contre ce pont en construction, selon les médias iraniens

WASHINGTON: Le président des Etats-Unis Donald Trump a menacé jeudi de nouvelles destructions d'infrastructures civiles en Iran, citant les ponts et les centrales électriques.

"Les ponts sont les prochains, puis les centrales électriques!", a mis en garde Donald Trump sur son réseau Truth Social.

Donald Trump avait précédemment applaudi jeudi la destruction d'un pont emblématique près de Téhéran. Huit civils ont été tués dans cette frappe contre ce pont en construction, selon les médias iraniens.

Les Etats-Unis n'ont "même pas commencé" leur programme de destruction des infrastructures civiles du pays, a prévenu M. Trump dans la soirée.

Le dirigeant américain a répété à plusieurs reprises que la grande majorité des sites militaires, cibles premières de l'offensive américano-israélienne débutée le 28 février en Iran, avait déjà été endommagée ou détruite.

"Les dirigeants du nouveau régime (iranien) savent ce qu’il faut faire, et qu’il faut le faire VITE!", a ajouté le président américain, qui alterne menaces et appels à Téhéran à accepter un accord de cessez-le-feu.

 

 


Trump se moque du couple Macron lors d'un déjeuner

Short Url
  • "Macron, que sa femme traite extrêmement mal,… il se remet encore du coup de poing qu'il a pris à la mâchoire"
  • Il faisait vraisemblablement référence à une vidéo virale, tournée en mai 2025 en Indonésie, montrant Brigitte Macron porter les deux mains au visage de son mari dans ce qui pouvait ressembler à un petit coup

WASHINGTON: Donald Trump s'en est pris mercredi à Emmanuel et Brigitte Macron lors d'un déjeuner, faisant suite à une série de remontrances contre les dirigeants de pays de l'Otan à qui il reproche de ne pas prendre part à la guerre contre l'Iran.

"Macron, que sa femme traite extrêmement mal,… il se remet encore du coup de poing qu'il a pris à la mâchoire", a déclaré le président américain dans une vidéo postée brièvement sur la chaîne YouTube de la Maison Blanche qui en a ensuite fermé l'accès.

Il faisait vraisemblablement référence à une vidéo virale, tournée en mai 2025 en Indonésie, montrant Brigitte Macron porter les deux mains au visage de son mari dans ce qui pouvait ressembler à un petit coup.

Ces images avaient été largement exploitées sur les réseaux sociaux par des comptes hostiles au président français. Emmanuel Macron avait démenti toute "scène de ménage" et affirmé que cette petite chamaillerie n'était qu'un "moment de complicité".

La classe politique française s'est indignée jeudi matin de cette nouvelle déclaration irrespectueuse de Donald Trump.

"Franchement, c'est pas au niveau (...) On est en train de parler de l'avenir du monde, en ce moment en Iran, ça a des conséquences sur la vie de millions de personnes, des gens meurent sur les théâtres d'opérations et on a un président (américain) qui rigole, qui se moque des autres", a réagi la présidente de l'Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet sur franceinfo.

"Vous connaissez l'ampleur de mes désaccords avec le président de la République, mais que Donald Trump se permette de lui parler comme ça et de parler comme ça de son épouse, je trouve ça absolument inacceptable", a réagi le coordinateur de la France insoumise (gauche radicale), Manuel Bompard, sur BFMTV.

M. Trump a aussi affirmé avoir demandé au chef de l'État français un soutien militaire dans le Golfe: "J'ai dit: +Emmanuel, on aimerait bien avoir un peu d'aide dans le Golfe, même si on bat tous les records en matière d'élimination des méchants et de destruction de missiles balistiques+".

Puis, imitant son homologue avec un accent français: "+Non, non, non… on ne peut pas faire ça, Donald. On pourra le faire une fois la guerre gagnée+".